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L’aigle royal et l’homme

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2014

 

L’homme, depuis toujours, s’est comporté vis-à-vis de l’aigle royal d’une manière ambiguë. Dans l’histoire – et ce, dès l’Antiquité –, il l’a honoré comme le symbole guerrier de la puissance, de la gloire. Mais, si les emblèmes exaltent l’oiseau, celui-ci n’en a pas été pour autant sauvé des persécutions ; autrefois victime de la chasse, il l’a été également de certains pesticides utilisés de façon intensive.

images (15)L’aigle royal en fauconnerie

Le faucon pèlerin, autre rapace de haut vol, capable de « lier » un oiseau en plein ciel, a toujours été plus recherché en fauconnerie que l’aigle royal qui capture de préférence le gibier à terre.

La fauconnerie occidentale s’est développée à partir du Moyen Âge. Loisir des rois et des seigneurs, c’est en Asie qu’elle trouva son origine avant de gagner l’Europe. Au ive siècle avant J.-C., l’historien grec Ctesias mentionnait déjà l’utilisation d’aigles par des chasseurs au nord de l’Inde.

Aujourd’hui, la plupart des espèces de rapaces diurnes, menacées, sont protégées. Aussi les réglementations autour de la fauconnerie sont-elles très strictes dans la plupart des pays.

En France, quelques fauconniers utilisent encore l’aigle royal pour la chasse aux lapins et aux renards, mais cette pratique est devenue rare. La réglementation française concernant la détention, le transport et l’utilisation de rapaces à des fins cynégétiques, c’est-à-dire pour la chasse au vol, est très stricte. Une carte spéciale est délivrée par le préfet, seul habilité à l’autoriser. Chaque oiseau de fauconnerie est muni d’une bague spéciale d’identification. La plupart des oiseaux utilisés, des faucons et des autours, sont nés en captivité.

La vie d’un aigle en france aujourd’hui

Les aigles royaux sont devenus moins nombreux en France dès le xixe siècle, mais leur déclin a surtout été rapide entre les années 1950 et la fin des années 1970, pendant lesquelles on estime que leurs effectifs ont baissé de 60 à 70 %. En 1972, l’espèce est proche de l’extinction : il ne reste qu’une soixantaine de couples. Depuis 1976, l’aigle royal bénéficie d’une protection intégrale, comme tous les rapaces.

L’interdiction de l’emploi en agriculture des pesticides organochlorés comme le DDT, en 1972, est l’une des mesures essentielles adoptées pour la protection des aigles. Ces substances non dégradables s’accumulent dans les graisses des animaux, tout au long de la chaîne alimentaire. Les superprédateurs, comme l’aigle royal et d’autres rapaces, étant en bout de chaîne, étaient les plus touchés. Leurs œufs devenaient stériles, et, en cas d’intoxication massive, les adultes mouraient.

Les tirs, empoisonnements et dénichages ont aujourd’hui cessé, mais les zones tranquilles sont peu nombreuses. En vol rapide, les oiseaux jeunes ne voient pas toujours les câbles de remontées mécaniques lorsque la luminosité est médiocre, en début ou en fin de journée. Ils se fracturent les ailes dans ces heurts, heureusement assez rares.

L’électrocution est plus fréquente. Elle peut se produire lorsque l’oiseau se pose sur certains pylônes. Il arrive aussi, comme cela s’est produit récemment dans l’Isère, en France, que l’aigle soit foudroyé en passant à proximité d’une ligne à haute ou très haute tension : une « fuite » de courant entraîne un phénomène d’arc électrique qui atteint l’oiseau en plein vol.

Les loisirs « verts », comme l’escalade ou la chasse photographique abusive, provoquent parfois des perturbations dans la vie des aigles, surtout en période de reproduction.

Aujourd’hui, 200 à 250 couples d’aigles royaux vivent en France dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, en Corse, ainsi que dans les Vosges et le Haut-Rhin.

Ces grands oiseaux, mieux connus grâce aux campagnes d’information et aux études des ornithologues modernes, ne passent plus comme autrefois pour des ravageurs de troupeaux et de gibier, des agresseurs de l’homme et des ravisseurs d’enfants.

Les études dans le monde

Tous les aspects de la vie de l’aigle royal, en matière de biologie, de comportement et de répartition, ont été étudiés en Europe et en Amérique du Nord. Mais les mouvements migratoires, la dispersion des jeunes, les causes et les taux de mortalité, le comportement social, les effectifs de quelques régions restent encore mal connus.

Pour suivre avec exactitude les déplacements et déterminer les limites des territoires des aigles, les chercheurs canadiens et, surtout, américains emploient très fréquemment la technique du radio tracking, ou radiopistage. Le procédé consiste à équiper l’aigle d’un minuscule émetteur en le fixant solidement à une plume de sa queue.

En Europe, les recherches et les études sur les déplacements des aigles n’utilisent pas les émetteurs, mais plutôt des techniques de comptage sur la base d’observations.

Ces dernières années, un programme d’études des déplacements des aigles a été mis en place en Écosse. Pour le réaliser, les ailes des oiseaux ont été munies de plaques en plastique coloré qui permettent de les identifier à distance et de connaître leurs mouvements.

Malgré la masse des données déjà acquises, il subsiste encore quelques zones d’ombre. Les progrès de la technique permettront sans doute enfin de faire toute la lumière.

 

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l’aigle révèle l’équilibre du milieu naturel

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2014

 

220px-Kaiseradler_Aquila_heliaca_2_amkQuel que soit l’habitat considéré, l’aigle intervient de façon déterminante sur l’écologie, à la fois comme prédateur et « superprédateur ». En raison de l’immensité de son territoire et donc de l’abondance locale et de la variété des proies, l’aigle dispose en permanence de réserves alimentaires potentielles qui, dans des conditions normales, lui permettent de subsister et de subvenir à tous les besoins d’une nichée.

On a pu calculer qu’un couple d’aigles n’exploitait annuellement que de 1/14 à 1/129 des richesses offertes par le milieu. Le grand rapace obéit ainsi aux lois naturelles et n’épuise pas les ressources de son habitat. Au contraire, ce dernier conserve un équilibre, car un rapport convenable est maintenu entre les réserves nutritives de base (végétaux, insectes), les proies qui les consomment et les prédateurs qui chassent ces proies.

Comme tous les prédateurs, l’aigle exerce une fonction à la fois sélective et sanitaire.

Il sélectionne : en capturant les animaux affectés d’une tare quelconque, il les élimine, par là même, du cycle reproducteur d’une espèce qu’ils auraient, à terme, affaiblie. Son rôle sanitaire revêt deux aspects : il prévient les épidémies en supprimant des individus malades ou contagieux, et il nettoie les charognes avant qu’elles ne se transforment en foyers d’infection. La présence de l’aigle révèle l’équilibre d’un milieu et en maintient la qualité.

En tant que superprédateur, il limite le nombre des prédateurs ; il évite ainsi un prélèvement trop important des proies situées en bas de la pyramide alimentaire (petits mammifères et oiseaux se nourrissant de plantes ou d’insectes). Son rôle – fondamental – consiste à empêcher un déséquilibre néfaste.

Les autres aigles du genre Aquila jouent également un rôle important dans les milieux qu’ils occupent, chaque espèce s’inscrivant dans la chaîne alimentaire, tant sur les lieux de nidification que dans les zones d’hivernage.

L’aigle pomarin, lors de son séjour estival en Europe, consomme de nombreux petits rongeurs (campagnols, rats, hamsters, spermophiles), qui détruisent le couvert lorsqu’ils existent en trop grand nombre). Au cours de son hivernage en Afrique orientale, il se nourrit surtout de termites ou capture au nid de jeunes Quelea(travailleurs), petits passereaux très prolifiques et ravageurs de récoltes.

Les aigles des steppes se contentent de sousliks pendant la saison de nidification en Eurasie. En Afrique, durant l’hivernage, leur régime diffère selon l’âge des oiseaux. Les adultes chassent seuls et se nourrissent de petits mammifères et de charognes. Les jeunes immatures, en groupes, imitent les aigles pomarins et fondent sur les termites et les jeunes Quelea.

L’aigle de Verreaux est un sédentaire des zones montagneuses d’Afrique orientale et méridionale. Parmi ses proies – des mammifères de taille moyenne – figurent en priorité des hyrax gris (sorte de damans) et des damans des rochers qui ressemblent à de gros cobayes.

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Sur l’aigle royal et les Autres

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2014

 

 

220px-KyrgyzEagleHuntsmanL’aigle royal est l’archétype du chasseur aérien, avec cette aptitude à maintenir étalées ses longues ailes pour les vols ascensionnels et les glissades planées ou à les refermer à moitié dans les piqués en flèche. Les muscles pectoraux, puissants, règlent des battements d’ailes tantôt amples et lents, tantôt accélérés afin de gagner en vitesse, en phase de chasse active.

Le plumage des jeunes immatures est plus foncé que celui des adultes. Il est en outre caractérisé par trois larges zones blanches frappant chaque aile et la base de la queue. Peu à peu, au fil des mues, ces marques disparaissent et le plumage s’éclaircit, surtout à la tête. Le plumage adulte complet est atteint vers trois ans et demi, mais des traces blanches subsistent parfois plus longtemps jusqu’à l’âge de six ou huit ans.

Les femelles sont en moyenne plus lourdes (20 %) et plus grandes (10 %) que les mâles. Ce dimorphisme sexuel est fréquent chez les rapaces diurnes, et particulièrement net chez les faucons.

Les facultés visuelles justifient l’expression « avoir un regard d’aigle ». Une proie, si petite soit-elle, est repérée sans effort à plusieurs centaines de mètres.

Tous les aigles, enfin, ont reçu en partage un bec et des serres redoutables. Cependant, ils usent de leurs moyens avec discernement. Hors de la saison de reproduction et d’activité intense, ils peuvent se percher, immobiles, plus de dix heures par jour. Modérant leurs besoins, ils supportent, sans inconvénients, un jeûne d’une semaine.

La robustesse de la constitution des aigles royaux et la variété de leur régime alimentaire expliquent que la plupart d’entre eux soient sédentaires. À la mauvaise saison, ils se bornent à compenser la raréfaction du gibier en agrandissant leur territoire de chasse. Mais, au nord de 60° de latitude, leur situation diffère. Les aigles savent, quand il le faut, devenir migrateurs. Ils fuient les hivers trop rudes de ces régions et gagnent, vers le sud, des contrées plus hospitalières. Un sujet bagué en Finlande a été repris en Hongrie ; il avait parcouru 2 100 km.

Les sous-espèces

Il existe 6 sous-espèces d’aigle royal. Elles ne se distinguent les unes des autres que par la taille (5 à 6 cm de marge, par exemple, pour la longueur de l’aile fermée) et un plumage plus ou moins foncé. Il est à l’heure actuelle encore impossible d’évaluer précisément les effectifs de ces sous-espèces à travers le monde.

Aigle royal, Aquila chrysaetos chrysaetos.

Habitat : Eurasie occidentale, sauf l’Espagne. Se rencontre à l’est jusqu’en Sibérie occidentale et dans les monts Altaï.

Aigle royal d’Afrique du Nord, Aquila chrysaetos homeyeri.

Habitat : Espagne, Afrique du Nord jusqu’en Égypte, Asie Mineure jusqu’au Caucase et en Iran.

Aigle royal « d’Asie méridionale », Aquila chrysaetos daphanea.

Habitat : de l’Asie du Turkestan à la Mandchourie, sud-ouest de la Chine, nord de l’Inde, Pakistan.

Aigle royal d’Asie orientale, Aquila chrysaetos kamtschatica.

Habitat : localisé à l’est de la Sibérie occidentale et des monts Altaï.

Aigle royal « japonais », Aquila chrysaetos japonica.

Habitat : Japon et Corée.

Aigle royal « américain », Aquila chrysaetos canadensis.

Habitat : Amérique du Nord.

290px-Spizaetus-ornatus-001Les autres aigles

Les systématiciens ont rassemblé les rapaces diurnes dans l’ordre des falconiformes, divisé en 3 familles (les accipitridés, les cathartidés et les falconidés). Les aigles, au sens large, appartiennent à celle des accipitridés et sont répartis en plusieurs genres. L’aigle royal fait partie du genre Aquila. Les 11 autres espèces de ce genre possèdent avec lui d’étroites affinités morphologiques. Elles ne diffèrent que par la taille et la coloration, combinaison de bruns plus ou moins clairs et de blanc. À l’exception de l’Amérique du Sud, les aigles du genre Aquila habitent tous les continents. Les milieux fréquentés sont variés, de la taïga aux marges des déserts, en passant par les steppes et la forêt équatoriale. Ces aigles sont tous carnivores. Ils se nourrissent, dans des proportions variables, de proies vivantes et de charognes.

 

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L’adolescence des aiglons

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2014

 

220px-Steinadler_Baby_vierzehn_Tage_alt_12052007_01Après trois mois passés dans le nid, sous la surveillance attentive de leurs parents, les aiglons découvrent la technique complexe du vol et apprennent à la maîtriser. Aux premiers essais, des accidents se produisent, en particulier à l’atterrissage. Les apprentis calculent mal leur vitesse et culbutent. Ils courent alors se réfugier dans l’aire. Ils répètent ce manège jusqu’aux premiers succès. Ils s’enhardissent et sont bientôt capables d’accompagner leurs parents pour apprendre les secrets de la chasse et les imiter. Le groupe familial peut rester soudé pendant encore trois mois, tant que les petits chassent avec les adultes pour la nourriture. Tolérés parfois jusqu’au printemps qui suit leur naissance, ils sont, par la suite, exclus du territoire parental. Commence alors une longue errance jusqu’à leur maturité sexuelle, vers trois ou quatre ans. Les jeunes immatures tentent rarement de pénétrer dans des territoires occupés ; ils se maintiennent en marge de ceux-ci et sillonnent des régions où l’espèce ne niche pas. Les aiglons des régions nordiques entreprennent alors de longs voyages qui ressemblent à des migrations.

 

sur un autre registre……

Napoléon II – dit l’Aiglon – le Mythe

Depuis la mort de Napoléon Ier, le parti libéral en France tourne volontiers les yeux vers l’Autriche, qui retient en cage « l’Aiglon ». Béranger (les Deux Cousins), A. M. Barthélemy (le Fils de l’homme, 1829), entre autres, exaltent le noble « prisonnier ».

Après la révolution de 1830, le « culte » de Napoléon II prend des proportions considérables ; certains libéraux songent même à appeler au trône le fils du grand Empereur ; en 1831, quelques enthousiastes prononcent son nom quand il est question de donner un roi aux Belges. Mais l’Autriche garde bien son prince ; et c’est à Schönbrunn qu’il meurt, de phtisie, le 22 juillet 1832.

Parmi les poèmes inspirés par sa mort, le Napoléon II de Victor Hugo est l’un des plus beaux : le titre et le mouvement de cette pièce semblent avoir inspiré à Edmond Rostand le drame l’Aiglon (1900), dont la reprise perpétue l’un des épisodes les plus touchants de l’« épopée napoléonienne ».

 

 

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