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La vie de l’Aigle royal

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2014

 

SONY DSCTournoyant très haut dans le ciel, l’aigle royal explore son vaste domaine. Parmi plus de 300 espèces de rapaces diurnes, il est sans doute celui qui incarne le mieux l’oiseau de proie. L’homme, qui l’a longtemps pourchassé, cherche maintenant à préserver ce superbe oiseau au regard fier et à l’envergure impressionnante.

Il est plus courant de découvrir des restes de mammifères ou des coquilles de mollusques que des traces fossiles, même fragmentaires, d’oiseaux. Car la structure délicate de leur squelette, leurs os creux et la fragilité de leurs plumes ne permettent pas une bonne fossilisation. Cela explique pourquoi l’étude phylogénétique, c’est-à-dire la détermination des modalités de l’évolution des oiseaux, n’est pas aisée. Toutefois, certains des matériaux fossiles existants ont conduit les paléontologues à établir des affinités entre les rapaces et les cigognes, ibis et hérons (ciconiiformes) et, de façon plus éloignée, avec les pélicans (pélécaniformes).

Les ancêtres primitifs des rapaces font leur apparition entre 63 et 36 millions d’années avant notre ère. En ces temps reculés vivent des rapaces d’une taille impressionnante, parfois inaptes au vol, tel Diatryma, dont l’aspect rappelle celui d’une autruche et qui habite les plaines d’Amérique voici 60 millions d’années. Avec son énorme bec, crochu et acéré, et sa taille (2,10 m), il est sans doute un prédateur redoutable. De l’oligocène au pliocène (de – 36 à – 2 millions d’années), de nombreuses espèces d’oiseaux existant encore voient le jour. Parmi celles-ci des rapaces, et peut-être l’aigle royal, ou du moins une forme voisine de celle que nous connaissons. Résultat d’une longue évolution, l’aigle royal, après avoir traversé avec succès les bouleversements climatiques du pléistocène (de – 2 millions d’années à – 10 000 ans), a été confronté, à notre époque, à des dangers qui l’ont mis en péril.

Présent sur quatre continents, l’aigle royal a longtemps été chassé par l’homme. Il a dû supporter et il subit encore les ravages de l’agriculture intensive et de ses moyens chimiques (dont le DDT, qui s’accumule dans les tissus, provoquant une baisse dramatique de la fécondité) ; ces produits ont causé des dégâts considérables sur les populations de rapaces. De nombreux pays ont adopté une législation interdisant les pesticides les plus nocifs. Ces mesures seront-elles suffisantes pour que l’aigle continue à tracer ses orbes superbes dans le ciel ?

Pour élire une partenaire ou honorer sa compagne, l’aigle la courtise en plein ciel. Ces jeux nuptiaux commencent aux beaux jours de l’hiver quand les ascendances thermiques sont favorables. Le couple s’élève en spirale et vole ailes étendues. Les grandes plumes se frôlent parfois. Soudain, le mâle gagne en altitude avant de piquer sur la femelle, ses ailes à moitié repliées, simulant l’attaque. Sur sa lancée, il reprend de la hauteur et recommence à plusieurs reprises ce manège. La femelle bascule sur le dos et feint de parer de ses serres ce semblant d’assaut. Parfois, elle agrippe, un instant très bref, les serres du mâle. Selon les régions, ces parades spectaculaires cessent en janvier ou se prolongent jusqu’en mars-avril.

La plaque incubatrice permet à la femelle de maintenir en permanence l’œuf à la température élevée dont il a besoin pour éclore. Cette zone de la face ventrale se modifie aux approches de la reproduction par des changements successifs. Sous l’action d’hormones, le duvet qui protège la peau tombe peu à peu jusqu’à ce qu’elle soit tout à fait dénudée ; et sa surface s’échauffe grâce à un afflux de sang dans les vaisseaux capillaires qui se sont mis à gonfler. L’équilibre thermique, indispensable à la couvaison, se trouve alors assuré. Les femelles de la plupart des oiseaux possèdent, comme l’aigle, une plaque incubatrice, parfois même plusieurs. En son absence, chaque espèce adopte sa propre méthode de substitution. Les canards s’arrachent le duvet ventral et en garnissent leur nid ; les fous de Bassan couvrent leur œuf de leurs pattes palmées, toujours irriguées en abondance ; quant au manchot empereur, il dépose son œuf sur ses pattes, l’abritant ainsi dans un repli de la peau de son ventre.

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L’AIGLE DES SINGES

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2014

 

290px-Sir_Arny(Philippine_Eagle)Classé en 1988 dans la catégorie « menacé » de la liste rouge de l’UICN, l’Aigle des singes est désormais considéré comme « en danger critique d’extinction » (catégorie CR), du fait du nombre très faible et en déclin de sa population (l’effectif total de l’espèce est estimé à moins de 250 individus adultes). La raréfaction de son habitat, par l’exploitation forestière, le défrichement ainsi que la chasse de subsistance et la pollution aux pesticides, constituent les menaces principales qui pèsent sur l’espèce.

L’aigle des singes est protégé par la loi dans les Philippines et le commerce international et l’export est strictement réglementé par la Convention de Washington sur le commerce international d’espèces menacées d’extinction (CITES). Un programme de conservation et restauration de l’espèce est mené (« The Philippine Eagle Conservation Programme ») afin de sensibiliser les Philippins par des campagnes éducatives, inventorier et suivre les nids et mener un programme d’élevage conservatoire.

Malgré ces efforts de conservation, on s’accorde à dire que l’espèce est très fortement menacée d’extinction à court terme si la pression sur son habitat naturel garde le même rythme.

Actuellement (2008), il existe un programme d’élevage en captivité où le personnel sert aux poussins une nourriture similaire à celle des adultes. Après des années d’échec, 21 aiglons ont vu le jour dans le cadre du programme et les défenseurs de l’environnement étudient différents moyens de relâcher les oiseaux élevés en captivité dans la forêt.

Cette espèce peuple les plus grandes îles du nord et de l’est des Philippines (Luçon, Leyte, Samar et Mindanao où se trouve la plus grande population). Elle est endémique des Philippines.

Ce rapace mesure de 86 à 102 cm pour une masse de 4,5 à 8 kg et une envergure de 2,50 m.

Libres d’évoluer en dehors de la concurrence d’autres grands prédateurs, les aigles sont devenus les chasseurs dominants des forêts philippines. En raison de leur taille, un vaste territoire de forêt pluviale leur est indispensable pour se nourrir.
Les couples reproducteurs préfèrent les hauts arbres aux cimes dégagées. Les nids sont construits à des altitudes allant de 25 à 50 m et servent souvent pour les nidifications suivantes. Chaque couple a besoin de 70 à 130 km2 pour élever un seul poussin, ce qui rend l’espèce vulnérable à la déforestation.

 

 

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