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Le Manchot empereur et l’homme

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

220px-Aptenodytes_forsteri_-Snow_Hill_Island,_Antarctica_-juvenile_with_people-8L’espèce est considérée comme quasi menacée par l’UICN. Toutefois, avec neuf autres espèces de manchots, l’espèce voit en 2010 étudier son éventuelle inclusion dans l’Endangered Species Act américain. Cela s’explique notamment par la forte diminution de ses ressources en nourriture du fait des effets du réchauffement climatique et de la pêche industrielle sur les populations de crustacés et de poissons. D’autres raisons sont également évoquées parmi lesquelles les maladies, la destruction de son habitat et la présence humaine qui perturbe les couples en reproduction. Le tourisme est particulièrement concerné par ce dernier point. Une étude a montré que les oisillons du Manchot empereur se montraient plus peureux après avoir été approchés par un hélicoptère à moins de 1 000 m.

Une diminution de la population de l’ordre de 50 % a été observée en Terre Adélie du fait d’une augmentation de la mortalité des adultes, et notamment des mâles, au cours d’une période chaude prolongée à la fin des années 1970 qui a entraîné une réduction de la couverture de la banquise. D’un autre côté, le taux de réussite des éclosions diminue lorsque l’étendue de la banquise augmente. Pour ces raisons l’espèce est considérée comme très sensible aux aléas climatiques.

Une étude de l’Institut océanographique de Woods Hole en janvier 2009 envisage que le Manchot empereur pourrait être au bord de l’extinction d’ici l’année 2100 du fait du changement climatique. En appliquant des modèles mathématiques pour prédire comment la diminution de la banquise va affecter une colonie importante de Manchots empereurs de Terre Adélie, ils prévoient un déclin de 87 % de la population de la colonie d’ici la fin du siècle, faisant passer la population de 3 000 à 400 couples. Un tel déclin est envisageable pour l’ensemble de la population de manchots, soit 200 000 couples environ.

En 2009, grâce à des images satellites qui montraient de larges zones de glace recouvertes d’excréments, assez étendues pour être visibles de l’espace, des scientifiques ont pu découvrir dix colonies de Manchots empereurs jusque-là inconnues.

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Gorfou doré ou Manchot

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

220px-Macaroni_(js)1Le gorfou doré ou gorfou macaroni, est une espèce d’oiseaux de l’ordre des Sphenisciformes vivant près de l’Antarctique. Comme les autres gorfous, il se distingue desmanchots par une touffe de plumes jaunes de chaque côté de sa tête, appelée « aigrette ». Sa tête et son dos sont noirs alors que son ventre est blanc. Les adultes pèsent en moyenne 5,5 kilogrammes et mesurent 70 centimètres de long. Les mâles et les femelles ont une apparence relativement semblable, même si le mâle est plus gros avec un bec plus long. Comme tous les membres de sa famille, il est incapable de voler. Son corps fuselé contribue à son hydrodynamisme tandis que ses ailes raides et aplaties lui servent de nageoires.

Son alimentation est composée de crustacés (principalement du krill), de petits poissons et de céphalopodes. En raison de son abondance, le gorfou doré est le principal consommateur avien d’aliments d’origine marine. Il mue une fois par an et passe alors trois ou quatre semaines à terre avant de retourner à l’eau.

La reproduction a lieu pendant les mois d’été. Après celle-ci, les gorfous dorés se dispersent dans les océans. C’est le sphéniscidé le plus abondant dans le monde, avec une population atteignant les 18 millions d’individus. Une colonie de gorfous dorés peut comporter plus de 100 000 individus. Néanmoins, depuis les années 1970, les populations déclinent, ce qui a valu une reconsidération du statut de conservation de l’espèce.

Le gorfou doré est un gros sphéniscidé possédant une touffe de plumes appelée « aigrette » de chaque côté de la tête dont la morphologie générale est proche de celle des autres membres du genre Eudyptes. Un adulte mesure environ 70 centimètres de longueur. Sa masse varie suivant la période de l’année. Les mâles pèsent environ 3,3 kilogrammes après avoir couvé, 3,7 kilogrammes après avoir mué et 6,4 kilogrammes avant d’avoir mué.

Les mâles et les femelles ont un aspect similaire, même si les mâles sont légèrement plus gros. Leur bec est également plus grand avec une longueur moyenne de 6,1 centimètres pour le mâle contre 5,4 centimètres pour la femelle. C’est cette caractéristique que l’on utilise pour différencier rapidement mâle et femelle.

Les jeunes gorfous dorés se distinguent par le fait qu’ils sont moins grands et qu’ils ont un bec plus petit, plus terne et presque brun. Le plumage de leur menton et de leur gorge est gris foncé et leurs aigrettes sont peu développées, voire absentes. Ils ne possèdent en général que quelques plumes jaunes éparses. L’aigrette est totalement développée à partir de l’âge de 3-4 ans, un an ou deux avant la maturité sexuelle.

La tête, le menton et les parties supérieures du gorfou doré sont noirs alors que le ventre et les parties inférieures sont blanches. Le plumage noir a des reflets bleuâtres quand il est récent. En vieillissant, il devient plus brun. L’aigrette jaune du gorfou doré est très remarquable et se déploie horizontalement depuis le milieu du front vers la nuque. La face supérieure des nageoires a une couleur noire bleutée avec un bord de fuite blanc. En dessous, les nageoires sont principalement blanches avec une extrémité et un bord d’attaque noir. Le bec, renflé, a une couleur proche de l’orange et du marron. L’iris est rouge et une zone de peau nue rose se trouve sous l’œil, à la base du bec. Les pattes et les pieds sont roses.

Les gorfous dorés muent une fois par an pour remplacer leurs vieilles plumes. Ils passent environ deux semaines à accumuler de la graisse avant de muer car ils ne se nourrissent pas pendant la mue, ne pouvant pas, en l’absence de plumes, aller dans l’eau pour chercher leur nourriture. Ils restent donc à terre durant trois à quatre semaines en attendant le renouvellement du plumage.

Une fois la période de mue terminée, les gorfous dorés retournent à la mer et se regroupent en colonies durant le printemps austral (octobre) pour s’accoupler.

Vocalisations

Les vocalisations des gorfous dorés sont similaires à celles des autres manchots à aigrettes. Ils sont spécialement bruyants dans les colonies quand ils établissent leur territoire et quand ils forment les couples. Ils redeviennent plus calmes quand ils couvent. Pendant cette période, les partenaires utilisent les appels lorsqu’ils se relaient pour assurer la couvaison et donner leur position. Un individu qui veut appeler son partenaire se trouve en compétition avec les vocalisations potentielles d’un millier d’autres oiseaux et doit composer avec un environnement au bruit de fond important et peu d’indices visuels. Des études sur le terrain suggèrent que les gorfous dorés parviennent à communiquer grâce à une signature acoustique unique propre à chaque oiseau. Les vocalisations enregistrées dans les colonies de Géorgie du Sud ont un rythme plus rapide et une hauteur plus basse que celles des îles Kerguelen et des îles Crozet.

À l’instar des autres espèces de manchots, le gorfou est un animal social lors de la couvaison et pour l’alimentation ; les colonies de gorfous dorés sont parmi les plus grandes et les plus densément peuplées de toutes les colonies de manchots. Hors de la saison de reproduction, les gorfous dorés sont pélagiques, ils se dispersent dans les océans à partir du mois d’avril ou du mois de mai jusqu’au mois d’octobre. En 2009, une étude menée par une équipe française dirigée par le scientifique Charles-André Bost a découvert que les gorfous dorés des îles Kerguelen se dispersaient à l’est sur une zone de plus de 3 millions de km². Grâce à des capteurs de géolocalisation, 12 individus ont été suivis sur plus de 10 000 kilomètres sur cette période et se sont répartis entre les latitudes 47 à 49° sud et les longitudes 70 à 110° est dans l’océan Indien sans revenir une seule fois à terre. Dans cette zone, connue sous le nom de convergence antarctique, le krill est absent.

220px-Eudyptes_chrysolophus1_(South_Georgia)Le fait de vivre en colonie mène les gorfous dorés à interagir entre eux, que ce soit visuellement ou vocalement. Ainsi, pendant la saison des amours, les colonies sont très bruyantes, le calme revenant quand les mâles vont chercher la nourriture sous l’eau. Il arrive que les gorfous dorés se battent entre eux avec leurs nageoires et leurs becs, essayant de frapper la nuque de leur adversaire pour les faire tomber.

On peut également observer des gorfous dorés traversant leur colonie le cou et la tête rentrés dans les épaules, les nageoires en avant, ce qui est une marque de soumission. Quand ils couvent, ils rentrent également le cou et la tête dans les épaules.

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Manchot à jugulaire

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2014

 

220px-Manchot_04Le Manchot à jugulaire est en effectif, la deuxième plus importante espèce de manchots après le gorfou doré . On en dénombre 7 500 000 de couples, dont 5 000 000 habiteraient les îles Sandwich du Sud. Son nom lui a été donné en raison de la ligne noire qui parcourt son menton. Il ressemble au Manchot Adélie.

Le manchot à jugulaire adulte mesure de 65 à 80 cm et pèse environ 4 kg, poids variant pour atteindre un maximum avant la mue et un minimum juste avant d’élever les petits. Il peut plonger jusqu’à180 mètres de profondeur

Ils vivent principalement en Antarctique et les îles Shetland du Sud, dans l’archipel des Orcades du Sud. On les trouve en Géorgie du Sud et îles Sandwich du Sud sur l’île Zavodovski où se trouve la plus grande au monde, mais aussi sur les îles Balleny, Bouvet et île Peter.

Comme tous les manchots, les manchots à jugulaire ne se nourrissent qu’en mer. Ils pêchent en majorité des krills, et quelques petits poissons. Ils peuvent plonger à plus de 180 mètres sous l’eau et y rester une vingtaine de minutes sans respirer. Ils font des bonds hors de l’eau pouvant aller jusqu’à 2 mètres de hauteur.
Ce sont des animaux agressifs et bruyants (au point qu’ils sont surnommés stonebreaker en anglais, soit casseur de roches en raison de leur cri). Ils ne s’entendent pas très bien avec le manchot Adélie, dont ils partagent l’habitat, car ils ont l’habitude de leur prendre leurs nids. Ils sont en outre assez audacieux, et peuvent aller jusqu’à se battre avec d’autres manchots.

Leur nid se compose simplement d’un cercle de cailloux et de galets. Au mois d’avril, de grandes colonies de plusieurs milliers d’individus se forment. La ponte s’effectue au milieu du mois et comprend généralement deux œufs : la femelle pond, puis va en mer se nourrir tandis que le mâle garde les œufs. Les parents alterneront alors, sur des périodes de 5 à 10 jours, la garde des œufs : pendant cette période, ils gardent les œufs hors du contact du sol, et ne se nourrissent pas. Lorsqu’ils ne gardent pas l’œuf, ils restent en mer pour se nourrir. Lorsque les petits naissent, ils ont un duvet gris. Ils restent dans le nid pendant 20 à 30 jours, pour ensuite rejoindre une crèche, c’est-à-dire un rassemblement de petits sous la garde d’un ou deux adultes, qui ne sont pas forcément leur parents : l’attitude sociale des manchots est très développée. Lorsqu’ils ont 2 mois, ils muent et acquièrent leur plumage adulte : ils rentrent alors dans l’eau et doivent se nourrir seuls.

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Le Gorfou doré dans la culture

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2014

 

290px-Macaroni_Penguins_(js)Le manchot est un animal souvent utilisé dans les dessins animés pour enfants. Ainsi, eu égard à son aspect particulier, on trouve des gorfous dorés dans certains médias animés récents. Dans le film d’animation Les Rois de la glisse, le personnage principal, Cody, est un gorfou doré vivant dans une colonie en Antarctique et rêvant de faire du surf sur les plages hawaïennes. Dans Happy Feet, un autre long métrage d’animation mettant en scène des manchots, l’un des personnages secondaires, Lovelace, est un gorfou doré qui s’est empêtré dans un morceau de plastique autour du cou, une attache de canette, et qui prétend que ce sont des êtres surnaturels qui lui ont donné le collier en tant que talisman. Dans la série animée Mon copain de classe est un singe, l’un des personnages, Nathaniel, est un gorfou doré.

On le trouve aussi dans une série de jeux vidéo japonais mettant en scène deux héros, Rocky et Hopper, deux gorfous dorés. Cette série compte deux titres : Iwatobi Penguin: Rocky × Hopperet Iwatobi Penguin: Rocky × Hopper 2 − Tantei Monogatari.

Le gorfou doré a été également utilisé comme emblème décoratif en philatélie (par exemple dans les timbres des Terres australes et antarctiques françaises 2006) et en héraldique (armoiries de la Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud).

Si la population de gorfous dorés est estimée à environ 18 millions d’individus, un déclin substantiel de cette espèce a été enregistré en plusieurs endroits. En Géorgie du Sud par exemple, la population a décliné de 50 % entre les années 1970 et le milieu des années 1990. L’espèce a même disparu de certains endroits comme l’île Recalada située au sud du Chili.

Ce déclin de la population globale sur les trente dernières années a motivé le reclassement de l’espèce dans la liste rouge de l’UICN au statut de « vulnérable ». Des projets de suivi à long terme ont été mis en place dans plusieurs colonies et certaines zones de reproduction sont devenues des réserves protégées. Les îles Heard-et-MacDonald ont notamment été inscrites au patrimoine mondial.

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Manchots empereurs en captivité

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2014

220px-Птенцы_императорского_пингвинаL’espèce est très rarement élevée en captivité. On peut notamment citer l’exemple de SeaWorld San Diego qui élève des manchots loin de l’Antarctique et où plus de 20 jeunes sont nés depuis 1980.

Le cycle de vie unique de l’espèce dans un environnement très hostile est un thème très souvent repris dans la littérature ou à la télévision. L’explorateur de l’Antarctique Apsley Cherry-Garrard a dit un jour : « je ne crois pas qu’aucun animal sur Terre n’ait une vie plus difficile que le Manchot empereur ». Le documentaire « La Marche de l’empereur », très largement diffusé dans les salles du monde entier, raconte l’histoire du cycle de reproduction du Manchot empereur. Ce film obtient un bon accueil par le public et les critiques, et se voit décerner l’oscar du meilleur documentaire en 2006, et obtient quatre nominations aux césars la même année (premier film, musique, son, montage). Ce sujet a également été repris par deux fois par la BBC et le présentateur David Attenborough, une première fois dans l’épisode cinq de la série sur l’Antarctique Life in the Freezer, et à nouveau en 2006 dans la série Planète Terre.

Les personnages principaux du film d’animation Happy Feet (2006) sont des Manchots empereurs, dont un est passionné de danse. Bien qu’il s’agisse d’un divertissement, ce film représente le cycle de vie des manchots et fait passer un message environnemental sur les risques du changement climatique et de la surpêche. Dans le film d’animation Les Rois de la glisse (2007), on retrouve un Manchot empereur surfeur nommé Zeke « Big-Z » Topanga.

L’album de 1998 Phantom Power du groupe The Tragically Hip comprend un titre nommé Emperor Penguin.

Plus de 30 pays ont représenté l’oiseau sur leurs timbres, même à plusieurs reprises pour l’Australie, le Royaume-Uni, le Chili et la France. Un timbre le représentant d’une planche (Penguins III) de 6,6 £ a été créé en novembre 2008 pour le territoire britannique antarctique.

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Manchot papou

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

 

290px-Manchot_papou_-_Gentoo_PenguinLe Manchot papou est un manchot originaire des îles Malouines et de l’Antarctique.

Le manchot papou mesure entre 76 et 81 cm. Malgré cela, ce n’est pas le plus petit des manchots. Il pèse entre 4,5 et 8,5 kg. Son plumage est blanc sur le ventre et noir sur le dos. Il possède un bec orange fin, allant au noir au bout. Les pattes du manchot papou sont entre le rose et l’orange de type saumon. Il possède une tache blanche à la forme triangulaire au niveau de chaque tempe. Les ailerons ont eux aussi une bande blanche ; à part le dimorphisme sexuel, les adultes sont en tout point identiques. Les manchots papous se reproduisent généralement en septembre. Ils pondent deux œufs et la période d’incubation est de 30 à 35 jours.

Sous l’eau, avec une vitesse de 36 km/h, cette espèce est le plus rapide de tous les manchots.

Leur population est estimée à 300 000 individus. Ils nichent principalement aux îles Malouines et en Géorgie du Sud.

Le régime alimentaire du manchot papou est surtout composé de poissons et de krill.

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Culture populaire du Pingouin

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

Alca_torda_Caithness,_ScotlandLes pingouins sont très souvent amalgamés aux manchots dans la culture populaire, ce qui fait que l’usage du mot pingouin désigne ainsi quasiment toujours un manchot :

  • Le Pingouin est un personnage de l’univers de fiction de Batman (Penguin signifiant manchot en anglais, la traduction Pingouin est quelque peu abusive).
  • Petit Pingouin est un personnage secondaire de l’univers des Looney Tunes, et qui est en fait un bébé manchot.
  • Un « drôle de pingouin », est une expression qui signifie un drôle d’individu.
  • Vilain Pingouin, un groupe de rock québécois.
  • Papa Pingouin, une chanson populaire dans les années 1980 et 2006 qui semble plus décrire un manchot qu’un pingouin, puisque ce Papa Pingouin ne peut pas voler.
  • Le « Pain goin » est un pain en forme d’autruche, le boulanger l’ayant conçu étant d’origine australienne.
  • Youbi le petit pingouin, un film d’animation dont le héros, Youbi, est en fait un manchot.
  • Les Pingouins est un groupe français de rock du début des années 1960.
  • L’Île des Pingouins, une satire de la société d’Anatole France.
  • Pingu, série d’animation d’origine suisse ; tiré de l’allemand pinguine, le titre original a été conservé dans les pays francophones, et représente bien un manchot.
  • M. Popper et ses pingouins, long-métrage américain de Mark Waters produit en 2011 (mais il s’agit de manchots).
  • Le terme « pingouin » est utilisé pour désigner un homme vêtu d’un complet noir et d’une chemise blanche, ou d’un smoking.

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Pingouin (comics)

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

Burgess_Meredith_Penguin_Batman_1967Oswald Chesterfield Cobblepot est un personnage de fiction de l’univers de DC Comics. Créé par Bill Finger et Bob Kane, il apparaît pour la première fois dans Detective Comics #58 en décembre 1941. Il est aussi surnommé Le Pingouin.

Oswald Chesterfield Cobblepot, le Pingouin, durant son enfance, est un souffre douleur à cause de sa petite taille, son obésité et son nez crochu. Plusieurs témoignages rapportent qu’il fut forcé par sa mère trop protectrice à toujours avoir avec lui un parapluie, son père étant en train de mourir d’une pneumonie après avoir été trempé par une averse. Son apparence fait de lui un paria. Et malgré sa richesse, la haute société le rejette et le pousse ainsi à devenir un criminel. Enfant, il trouvait le réconfort parmi les oiseaux d’un magasin d’animaux. Lorsque ses « camarades » de classe massacrent ses amis, Oswald devient fou furieux et commence par les venger. Restant fidèle à la tradition de richesse de sa famille, le Pingouin vit une vie de crime, mais avec classe et style. Conformément à sa volonté d’être un gentleman raffiné, il a également choisi de porter officiellement un chapeau haut de forme et un monocle, en plus du parapluie hérité de sa mère.

Le Pingouin tire son pseudonyme d’un surnom d’enfance, donné par ses camarades qui se moquaient de son apparence grotesque et de son amour des oiseaux. (Retellings de son origine, il suggère également avoir souffert d’une maladie des hanches qui le faisait dandiner. Le Pingouin ne montre aucun signe de souffrance aujourd’hui). On suggère que dans la bande dessinée, il a essayé d’abandonner son surnom, qu’il déteste, cependant définitivement devenu célèbre avec sa carrière criminelle. Il a d’ailleurs profité de cette popularité avec le « Iceberg Lounge », sa discothèque dans Gotham City.

Contrairement à la plupart des méchants de Batman, le Pingouin sait ce qu’il fait et est parfaitement sain d’esprit. Cet élément permet de maintenir une relation unique avec son ennemi juré, Batman. Cela est prolongé dans la situation actuelle avec Pingouin lorsqu’il cesse son implication directe dans le crime, mais plutôt la gestion d’une boîte de nuit qui est fréquentée par la pègre. À ce titre, il est une excellente source d’information sur la criminalité. Ainsi, Batman tolère à contrecœur ses opérations. Toutefois, l’esprit d’entreprise de Pingouin est souvent basé sur le vol de biens ou l’organisation au début permissions pour les détenus criminels anciens collaborateurs – pour une lourde taxe, bien entendu. Ainsi, au cours de l’histoire No Man’s Land, lorsque Gotham City est pratiquement rasée par un tremblement de terre, il reste derrière quand le gouvernement des États-Unis s’arrête et que le blocus de la ville est ordonné. Il devient l’un des acteurs majeurs dans la plupart des quartiers de la ville laissé à l’abandon, en utilisant ses relations à profit. Une de ces connexions est découvert avec Lex Luthor et son entreprise, LexCorp.

Dans la série télévisée The Batman, Le Pingouin est plus jeune. Il est toujours accompagné de deux kimono girls, deux jeunes filles spécialistes en combats asiatiques qui donnent du fil à retordre à Batman.

Dans Batman, le défi réalisé par Tim Burton, le Pingouin est enfant unique de la riche famille Cobblepot. Il est né difforme, affublé d’un nez crochu semblable à un bec, de mains triffides et d’un petit corps trapu, le bébé nommé alors Oswald Cobblepot fut abandonné. Ses parents jetèrent son landau dans une rivière conduisant aux égouts de Gotham City. Il se retrouva entraîné dans le Zoo de Gotham et passa son enfance parmi les manchots avant d’être adopté par le gérant d’un cirque ambulant. Il y travailla comme « attraction » sous le nom d’Aquatique, l’oiseau-enfant.

Dans le jeu vidéo Batman: Arkham City, le Pingouin est un criminel se définissant comme un « collectionneur », s’étant approprié le muséum d’histoire naturelle de Gotham City pour y entreposer ses trophées (différents objets appartenant aux criminels de Gotham). Il cultive également les inimitiés avec le Joker, Victor Zsasz, Mister Freeze (qu’il a capturé et enfermé sans son armure pour lui dérober son fusil lance-glace), Bruce Wayne et Batman. Il collabore avec Hugo Strange, le directeur d’Arkham City qui lui fournit armes et renseignements. Batman doit l’affronter pour libérer Freeze, mais le criminel le met face à Solomon Grundy, le colosse immortel qui était enfermé dans les fondations de l’Iceberg Lounge au moment de sa réouverture dans la cité.

C’est un être cruel qui porte un chapeau haut de forme, monocle à l’œil droit et porte-cigarette en guise d’accoutrement, utilise des parapluies truffés de gadgets électronique pour commettre ses crimes.

La personnalité du Pingouin est une des plus complexes de la série de Batman : même si on le considère comme un être infâme et cruel, toute sa vie il a été la victime de moqueries et de railleries et s’est refermé sur lui-même.

Il apparaît dans plusieurs épisodes de Batman la série animée avec un design proche du film de Burton mais une personnalité plus aristocratique. Il reprend un look plus classique dans la série-suite The New Batman Adventures mais s’avère plus dangereux grâce à sa façade d’honnête homme d’affaires. Il est doublé en anglais par Paul Williams et en français par Philippe Peythieu.

Son nom provient d’une erreur de traduction, penguin se traduisant normalement par manchot. Son surnom provient de son accoutrement, qui rappelle celui des manchots.

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Manchot de Humboldt

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

290px-Spheniscus_humboldti_(Humboldt-Pinguine_-_Humboldt_Penguins)_-_Weltvogelpark_Walsrode_2013-01Le Manchot de Humboldt est une espèce de manchot appartenant à la famille des Spheniscidae et vivant en Amérique du Sud dans les zones côtières du Pérou et du Chili. Ses parents les plus proches sont le manchot de Magellan et le manchot des Galapagos.

Ils ont une taille moyenne pour les manchots qui est de 65 à 70 cm de long et un poids de 4,7 kg. Ils ont une tête noire, avec un bande blanche qui commence derrière les yeux et descend jusqu’à la gorge. Les manchots de Humboldt nichent sur les îles et côtes rocheuses où ils utilisent parfois les éraflures et les grottes.

Le statut actuel de ce manchot est vulnérable en raison d’une diminution de la population causée par la sur-pêche. Historiquement, il fut aussi victime de l’exploitation du guano et subit aussi la destruction de son habitat. La population actuelle est estimée à 8 000 individus.

Les manchots de Humboldt du zoo de Bremerhaven ont défrayé la chronique médiatique en 2005 car les mâles formaient des couples homosexuels. La direction du zoo a fait venir des femelles de Suède et des associations gays et lesbiennes ont dénoncé là une volonté de « modifier l’orientation sexuelle » des animaux. Certains couples hétérosexuels se sont formés à la suite de cette mesure à côté des couples « gays ».

Ses Prédateurs

  • Orque
  • Phoque léopard (qui peut engloutir jusqu’à 15 manchots par jour).
  • Otarie
  • Renard
  • Serpent
  • Autres oiseaux (comme le pétrel géant)

Les espèces suivantes s’attaquent plus aux oeufs qu’aux manchots adultes :

  • Chat sauvage ou domestique
  • Les mustelidés tels que les : hermine, belette et fouine
  • Rat et souris

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Manchot d’Antarctique

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

290px-Manchot_Adelie_-_Adelie_Penguin

Le Manchot Adélie est une espèce de manchots vivant en Antarctique. C’est une des trois espèces du genre Pygoscelis et une des rares espèces de manchots à avoir un plumage de queue saillant, ce qui lui a valu le nom de « manchot à longue queue ».

En 1841, les naturalistes Jacques Bernard Hombron et Honoré Jacquinot ont récolté les premiers spécimens de cette espèce en Terre Adélie, d’où son nom, au cours de l’expédition Dumont d’Urville.

Le manchot Adélie pèse entre 3,2 kg et 3,5 kg en temps normal, mais il peut atteindre 7 kg (mâle) ou 6,5 kg (femelle) en accumulant de la graisse sous-cutanée au moment de la reproduction et de la mue. Il mesure entre 60 cm et 70 cm, dans la moyenne des espèces de manchots. Le dimorphisme sexuel est peu prononcé, mais les mâles sont légèrement plus grands que les femelles. Son poids est compris entre 3,8 et 6,8 kg pour une taille de 75 cm.

Les adultes portent un plumage blanc à la gorge, l’estomac et sous les nageoires. Ils ont aussi des cercles orbitaux de cette couleur. Le reste du plumage est noir bleuté après la mue, puis noir de jais. Ils possèdent une petite crête érectile, un bec noir largement emplumé et une longue queue.

Par rapport aux adultes, les juvéniles présentent un plumage blanc sous la tête qu’ils gardent jusqu’à leur première mue vers 14 mois. Les oisillons portent un plumage bleuté alors que les juvéniles de l’année précédente le portent noir. Les cercles orbitaux ne sont pas marqués.

L’espèce est présente et commune sur toute la côte antarctique et les îles voisines (Shetland du Sud, Orcades du Sud, Sandwich du Sud, Bouvet, Pierre 1er et Balleny). La population totale de l’espèce était estimée à environ 2 445 000 couples répartis sur 161 colonies auxquels il faut rajouter les oiseaux ne se reproduisant pas. L’île de Ross abrite une colonie d’un million d’individus environ et l’île Paulet une de deux cent mille. Ces dernières décennies, l’espèce a profité du recul des glaces et de l’augmentation de la taille des polynies (des zones libres de glace grâce aux vents ou aux courants) qui leur facilitent l’accès à la mer (et donc à leur nourriture) et la nidification. Cependant, dans les zones les plus au nord, le recul des glaces a pour conséquence le remplacement du manchot Adélie par d’autres espèces.

Du point de vue génétique, il existe deux populations de l’espèce. L’une d’elles réside exclusivement sur l’île de Ross tandis que la seconde est répartie dans tout l’Antarctique. Le fait que l’espèce perde ses tendances philopatriques quand les conditions météorologiques ne sont pas clémentes permet à l’espèce de garder une mixité génétique plus élevée que celle des autres espèces d’oiseaux marins.

Au moment de la reproduction, les manchots établissent leurs colonies sur des terrains disposant d’un accès facile à la mer et non recouverts par la glace afin de pouvoir trouver les galets qu’ils utilisent pour leurs nids. Une colonie peut être composée de quelques dizaines de couples jusqu’à plusieurs centaines de milliers. Six colonies dépassent les 200 000 individus. La population des colonies comprend aussi des individus ne se reproduisant pas (environ 30 %) comme les jeunes de l’année précédente.

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UN MANCHOT GÉANT VIEUX DE 34 MILLIONS D’ANNÉES DÉCOUVERT

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

 

images (2)Il est le plus grand du genre jamais trouvé. Les restes d’un manchot de 2 mètres de haut ont été découverts dans l’Antarctique par des scientifiques argentins.

On n’a encore aucune image mais la découverte est de taille. Des paléontologues argentins ont découvert dans l’Antarctique les restes d’un manchot géant, vieux de 34 millions d’années et d’une taille de 2 mètres, le plus grand du genre jamais trouvé, a indiqué mardi le Musée des Sciences naturelles de La Plata sur son site internet. Le site a précisé que la découverte, effectuée lors d’une campagne de recherche du Musée dans l’Antarctique, va permettre « une étude plus intensive et plus complète sur ces ancêtres des manchots modernes ».

Selon Caroline Acosta, chercheuse au département de paléontologie du Musée, « il s’agit du plus grand manchot connu jusqu’à présent quant à la taille et la masse corporelle ». Le manchot le plus grand connu à ce jour est le manchot empereur qui mesure 1 m 20. Les experts ont précisé qu’ils effectueraient une nouvelle campagne dans l’Antarctique au printemps prochain afin de « chercher de nouveaux squelettes permettant d’étudier la manière de se déplacer et l’anatomie » de ces animaux de leur vivant.

Des fossiles de manchots ayant vécu il y a des millions d’années et découverts précédemment ont permis d’établir que ces animaux disparus avaient des plumages différents de ceux noir et blanc de leurs descendants, arborant ainsi des plumages de couleur, marron, rose et gris.

 

Un article de lci.tf1.fr, relayé par SOS-planete

 

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Comportement du Manchot d’Antarctique

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

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Le manchot Adélie est un animal marin ; il passe environ 90 % de sa vie dans l’eau. En mer, ils vivent en groupes composés de 5 à 10 individus sauf à proximité des colonies pendant la période de reproduction. Entre l’automne et le printemps, ils passent la plupart de leur temps à se reposer sur des floes et ne passent que quelques heures à la recherche de nourriture. Au printemps, ils pêchent plus afin de faire une provision de graisse pour la migration et la reproduction. De même, à l’automne, ils se nourrissent plus que d’ordinaire avant leur mue annuelle.

Les manchots Adélie nagent à une vitesse d’environ 7 km/h, mais ils sont capables d’atteindre brièvement le triple de cette vitesse. Ils nagent entre 3 et 5 mètres de profondeur à l’aide de leurs nageoires et font surface régulièrement (plusieurs centaines de mètres) pour respirer. Lorsqu’ils rentrent à terre, ils font surface plus souvent afin de trouver un endroit où accoster. Quand il n’y a pas de plage, ils peuvent atteindre des rebords de 2 m en accélérant rapidement. En marchant, ils atteignent une vitesse de 2 km/h en comptant les pauses prises pour se reposer. Ils peuvent aussi glisser sur leur ventre quand il y a de la glace en poussant avec leurs pattes. Si le vent souffle dans leur dos, ils peuvent en profiter pour atteindre des vitesses supérieures à celle de leur marche5.

Selon la latitude, la date de formation des colonies varie. Aux basses latitudes (60° S), la reproduction commence vers la fin de septembre tandis qu’aux grandes latitudes (78° S) elle commence à la mi-octobre. La durée de la reproduction est d’environ 125 jours. La fenêtre de temps favorable est beaucoup plus courte aux grandes latitudes. Les plus vieux individus arrivent les premiers. Tous les manchots arrivant après la mi-novembre ne se reproduisent pas. Les femelles commencent à se reproduire entre 3 et 7 ans ; les mâles commencent entre 4 et 8 ans. La proportion d’oiseaux à se reproduire est maximale à 6 ans pour les femelles et 7 ans pour les mâles avec un taux d’environ 85 %. Généralement, les manchots ne se reproduisent pas lors de leur première visite d’une colonie, mais ils attendent l’année suivante pour acquérir l’expérience nécessaire.

Les nids sont construits avec des galets sur des crêtes rocheuses afin d’empêcher que les œufs soient en contact avec de l’eau. La pondaison commence entre le 1er et le 7 novembre selon la latitude. Elle est synchronisée au sein de la colonie ; la majorité des pondaisons ont lieu dans un intervalle de dix jours. Une couvée comporte habituellement deux œufs, sauf chez les retardataires qui n’en pondent généralement qu’un. Les femelles âgées pondent plus tôt que les jeunes. Les deux parents se partagent la couvaison ; les mâles y passent quelques jours de plus que les femelles. Une fois les œufs éclos, ils se partagent équitablement la tâche de nourrir les poussins.

Les poussins pèsent environ 85 g à la naissance et sont recouverts de duvet. Au début, un des parents surveille en permanence ses poussins tandis que le deuxième va chercher de la nourriture. Au bout de trois semaines, les besoins en nourriture des poussins deviennent trop importants et les deux parents doivent s’en charger en même temps. Les poussins se regroupent près de leur colonie en crèches. Ils reviennent aux nids quand un de leurs parents, de retour, les appellent. Ils atteignent leur masse adulte entre leur 40e et 45e jour et ils commencent à remplacer leur duvet par des plumes. Ils deviennent indépendants de leurs parents vers l’âge de 50 jours. Le taux moyen de jeunes à atteindre cet âge est de 0,9 poussin par paire5.

La période de reproduction est suivie de la mue des adultes. Pendant une durée de 2 ou 3 semaines, ils ne vont plus dans l’eau ; ils doivent donc faire des provisions de graisse substantielles. Ils passent ce temps sur des floes ou sur le lieu de leur colonie.

Durant la période de la reproduction, les manchots se nourrissent principalement de krill antarctique et de calandre antarctique. Plus les colonies sont proches du plateau continental, plus le krill est prédominent dans l’alimentation. Durant l’hiver, les manchots vivent dans les eaux au nord du cercle antarctique, près de la bordure de la banquise. La durée du jour y est plus longue et la le régime alimentaire plus variée que près du continent. On y trouve notamment le krill antarctique, diverses espèces de poissons lanternes (en particulier Electrona antarctica) et des calmars (dont le calmar des glaces). Les manchots Adélie sont d’excellents plongeurs et sont capables de retenir leur respiration plus longtemps que la plupart des autres espèces de manchots. Les plongées à la recherche de nourriture durent en moyenne entre 115 et 230 secondes. La profondeur de la plongée est usuellement entre 30 et 60 mères, ils sont capables de descendre en dessous de 170 m.

800px-Galápagos_Penguin_(Spheniscus_mendiculus)_-standing_on_rockPendant la reproduction, quand les parents doivent nourrir leurs poussins, ils plongent en continu pendant 2 à 4 heures, se reposent puis recommencent. Ils rentrent au nid avec jusqu’à 1 kg pour leurs poussins. Comme ils vivent en colonies, les manchots doivent s’éloigner de la colonie pour chercher leur nourriture afin de pallier la compétition et à la disparition des proies aux environs. Dans le cas d’une petite colonie, les oiseaux peuvent s’éloigner d’une dizaine de kilomètres pour pêcher, mais dans les grandes colonies ils sont parfois obligés à faire jusqu’à 100 km.

Sur terre, les manchots Adélie ne subissent pas de prédation une fois atteint l’âge adulte. En revanche, leurs œufs et les juvéniles sont la proie des labbes. Ceux-ci prennent pour cibles les plus petits poussins, surtout lorsqu’il sont isolés du reste de la colonie.

Dans l’eau, les plus grands prédateurs des manchots sont les léopards de mer. Les manchots étant généralement capable d’échapper aux léopards de mer en eau libre, ces derniers se placent en embuscade au bord de la banquise ou de plages près des colonies et attrapent les manchots lorsqu’ils passent à proximité ou lorsqu’ils retombent dans l’eau après une tentative avortée pour se hisser hors de l’eau. Ils se cachent aussi sous la glace aux endroits où elle est la plus fine afin d’attraper les manchots marchant au-dessus d’eux. En conséquence, les manchots se montrent généralement méfiant en présence de fractures dans la glace et avant de plonger dans la mer.

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Papa Pingouin

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

 

téléchargement (12)Papa Pingouin est une chanson grand public et familiale interprétée par le duo des sœurs jumelles Sophie & Magaly, dont les paroles ont été écrites par Pierre Delanoë et enregistrée sous le label Jupiter Records et Arabella en 1980.

Cette chanson a été chantée au Concours de l’Eurovision pour représenter le Grand Duché du Luxembourg. Elle finit 9e sur 19 au classement avec 56 points.

En 2006, le titre du Papa Pingouin est repris par le groupe de 3Dance Pigloo sous le titre Le Papa pingouin, il sortira de ce titre un clip vidéo mettant en scène des manchots en images de synthèse dansant, avant même la sortie de Happy Feet.

À noter que la chanson et le clip (costume) semblent parfois désigner par erreur des manchots par le nom de pingouin. Selon les paroles, le « Papa Pingouin » vit à juste titre en Arctique (puisqu’en rêve, il part « vers le Sud jusqu’en Angleterre »), qui sont bel et bien des habitats des pingouins, (alors que les manchots vivent dans l’hémisphère sud). Par contre, il est aussi décrit par erreur que ses ailes ne servent « plus à rien », ce qui est une des caractéristiques des manchots (alors que les pingouins sont des oiseaux volants).

VOIR LA VIDEO DE PAPA PINGOUIN

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=DN59pKJoF34

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Parole de LA CHANSON : Le Papa Pingouin

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

téléchargement (11)

 

{Refrain:}
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Le Papa pingouin s’ennuie sur la banquise
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Le Papa pingouin voudrait faire sa valise

On le sent nerveux
Un peu malheureux
Pas très bien dans ses plumes
Pour se calmer les nerfs
Il plonge dans la mer

Il envie l’oiseau
Qui sent va voir du côté de la lune
Il a des pieds de plomb
Ça le rend grognon . .

{au Refrain}

Sur la neige bleue
Fait des pas douteux
Et glisse sur la glace
On l’entend murmurer
Je veux m’en aller

Très haut dans le ciel
Tout près du soleil
En traversant l’espace
J’ai les ailes d’un oiseau
Je peux voler haut . .

Mais voyons Papa
Pourquoi dis tu ça ?
Tu sais bien que les ailes
Celles des pingouins et des moulins
Ne servent plus à rien

Mais Pourquoi Papa
Aller là bas ?
Ici la vie est belle
Laisse le ciel aux anges et aux saints
Vient Papa …
{au Refrain}
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Le Papa pingouin poursuit son joli rêve

Voilà qu’il se prend
Pour un goéland
Il fait de longs voyages
Il descend vers le sud
Jusqu’en Angleterre

Et voici Paris
Et même Napoli
Les rives de Carthage
La méditerranée
Que c’est beau l’été .

Mais voyons Papa
Tu n’y pense pas ?
Tu sais bien que les ailes
Celles des pingouin et des moulins
Ne servent plus à rien

Mais Pourquoi Papa
Aller là bas ?
Ici la vie est belle
Si tu pars tu n’iras pas loin
Reste là Papa . . . . . . .

{au Refrain}
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Revient de ses chimères
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Redescend sur la terre

{Le pinguoin:}
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Adore sa banquise

{Chœurs:}
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin
Va brûler sa valise

{Le pinguoin + Chœurs:}
Le Papa pingouin
Le Papa pingouin
Le Papa, Le Papa, Le Papa pingouin

 

téléchargement (10)

 Télécharge « Le Papa Pingouin » sur ton portable

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La MARCHE de l’EMPEREUR

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

La Marche de l’empereur est un film documentaire français réalisé en 2004 par Luc Jacquet et sorti en 2005.

Premier long métrage cinématographique de Luc Jacquet, ce film a connu un grand succès mondial et obtenu de nombreuses distinctions dont l’Oscar du meilleur film documentaire en 2006. Tourné en Antarctique, La Marche de l’empereur traite des manchots empereurs et de leur mode de reproduction.

La narration originale utilise la méthode du récit à la première personne, qui imagine le point de vue interne d’un couple de manchots et de leur petit, lesquels racontent les obstacles de leur vie dans la région la plus rude et isolée du monde. Les trois voix sont interprétées par Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk. Les versions internationales n’ont pas toujours respecté ce principe, telle la narration américaine, réécrite pour un seul narrateur, Morgan Freeman. Les distributeurs américains ont également remplacé la bande originale, créée par Émilie Simon, par une autre composition signée Alex Wurman.

Aptenodytes_forsteri_-Snow_Hill_Island,_Antarctica_-adults_and_juvenile-8En 1992, lors de ses études dans une faculté de Lyon, Luc Jacquet répond à une annonce cherchant quelqu’un pour aller en Antarctique étudier des manchots empereurs. Ce sont alors ses premiers contacts avec ce continent et ces animaux. Il officie alors comme caméraman auprès du réalisateur suisse Hans-Ulrich Schlumpf pour le film documentaire Le Congrès des pingouins  Luc Jacquet décide alors de se consacrer aux films documentaires; il passe ainsi plusieurs années en Antarctique ou dans les îles australes comme chef opérateur ou comme réalisateur.

Luc Jacquet commence à écrire le scénario de La Marche de l’empereur quatre ans avant sa sortie. Il se base notamment sur sa collaboration avec le chercheur Christophe Barbaud, avec qui il travaille sur les manchots empereurs en 2000 pour faire le point sur les connaissances à propos de cet animal. Il discute très tôt avec Jérôme Maison, biologiste marin, de son projet de documentaire animalier puis, au fil des discussions, le projet évolue et prend des aspects fictionnels : « Tout d’un coup, on ne parlait plus seulement d’oiseaux, mais de personnages qui s’expriment », selon Jérôme Maison. Trois ans sont ensuite nécessaires à Jacquet pour trouver une société de production intéressée, Bonne Pioche, chez qui le projet suscite un « intérêt immédiat et sans réserve ». La production du film commence ainsi en août 2002 et tout s’accélère. D’abord prévu pour la télévision, le projet prend progressivement de l’ampleur grâce à ce que Luc Jacquet appelle « un engouement général hyper motivant » et « une gigantesque conjonction d’envies concordantes avec à la clé une détermination et une énergie similaire à une opération commando ». Le projet convainc aussi Jean-François Camilleri, alors à la tête de Walt Disney Studios Motion Pictures France, qui s’associe à la production.

Les préparatifs du tournage commencent en novembre 2002 et durent deux mois. Les caméras sont équipées spécialement par Aaton (modèle XTRprod) pour résister à une température qui pouvait descendre jusqu’à -30 °C. Laurent Chalet et Jérôme Maison passent des tests médicaux auprès de l’Institut polaire Paul Émile Victor. Le découpage et le scénario sont alors très précis et, selon Luc Jacquet, il fallait désormais « parier sur les acteurs ».

Luc Jacquet, Laurent Chalet et Jérôme Maison partent pour la Terre Adélie le 29 janvier 2003 et commencent par une période d’acclimatation. Jacquet les laisse en mars avec une consigne majeure :« Prenez le risque de faire des images étonnantes ». Le 7 février, ils obtiennent l’autorisation de l’administrateur supérieur des TAAF d’accéder à la zone spécialement protégée de Pointe-Géologie. Lors du tournage, 60kg de matériel sont portés sur un traîneau et l’équipe ne se déplace qu’à pied dans des conditions physiquement très dures. Laurent Chalet et Jérôme Maison, qui ont ainsi tourné la majorité des images (et qui n’ont pas quitté l’Antarctique durant le tournage), ont évité le pire lorsqu’ils ont été piégés par un blanc dehors et une température chutant à -60 °C ; ils ont eu besoin de six heures pour parcourir les 3km qui les séparaient alors de la base Dumont d’Urville, se repérant grâce à un GPS et à leur radio qui a permis à cinq hommes de la station, avec qui ils avaient pu établir un contact, de venir les récupérer en cordée. Le tournage a été interrompu pendant un mois pour qu’ils se remettent de leurs importantes gelures et Jérôme Maison a gardé des problèmes d’insensibilité à une oreille et plusieurs doigts. Malgré tout, la météo n’était pas forcément la plus grande difficulté selon Laurent Chalet : « il s’agissait d’une histoire . Sauf qu’au fil des jours et des semaines, il a fallu qu’on se rappelle tout ce qu’on tournait, comment on l’avait tourné : les entrées de champ, les sorties de champ, etc ». En l’absence de scripte et de possibilité de visionner les images tournées, Laurent Chalet et Jérôme Maison se sont essentiellement appuyés sur le séquencier fourni par Luc Jacquet pour assurer la continuité. Durant l’hivernage, ils envoient également des photographies au réalisateur pour que celui-ci suive l’avancée du projet. Jérôme Maison raconte que la scène où la femelle passe les œufs au mâle a été l’une des plus compliquées à filmer car il s’agit d’un acte discret que les animaux effectuent au sein d’un groupe d’environ 7 000 manchots.

Pour sa part, Luc Jacquet est resté cinq mois sur place tout en supervisant l’ensemble du tournage et du montage. En octobre 2003, il revient en Antarctique pour filmer les images sous-marines avec le plongeur Patrick Marchand. En décembre, le tournage est interrompu par manque de pellicule, le stock ne pouvant être acheminé à cause de la glace.

220px-Manchot-frPour filmer l’entièreté du cycle de reproduction des manchots, le tournage a duré 13 mois pour 120 heures de rushes. 200 bobines de film ont été utilisées et seule une a posé des problèmes malgré les conditions extrêmes auxquelles le matériel a été soumis. L’ensemble des rushes arrivent en France en février 2004 et la postproduction se termine en décembre de la même année.

 

SYNOPSIS : Les manchots empereurs vivent en colonie en Antarctique. Au milieu de leurs congénères, chaque couple de manchots lutte contre les conditions extrêmes pour perpétuer l’espèce et protéger leur petit des nombreux obstacles et dangers qui les guettent. Chaque année est un cycle qui voit la naissance d’un seul petit manchot par couple, dont beaucoup n’atteindront pas l’âge adulte, voire n’auront pas la chance de naître. Outre le grand froid, le vent et les tempêtes, ils affrontent des prédateurs tels que le léopard de mer et le pétrel géant. Les parents alternent entre protection de l’œuf puis du petit dans l’intérieur des terres (plus stable et protégé que la banquise) et pêche sur le littoral. Des kilomètres de marche sont alors nécessaires pour utiliser les avantages de ces deux territoires alors que le manchot, bien plus à l’aise dans l’eau, est incapable de voler et se déplace avec difficulté sur le continent.

La narration de l’histoire en version originale fait appel à un récit à la première personne en point de vue interne, interprété par trois acteurs :

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Le manchot dans la culture

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

Au Cinéma 

 

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Bibliographie Pingouin – Manchot

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

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les parasites à l’Antiquité

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2014

 

Les parasites des animaux en Europe et leurs traitements décrits dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

 

téléchargement (3)B. ROBIN *Résumé : Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les connaissances sur les parasites des animaux domestiques se sont affinées. Les travaux de F.W. Hastfer, Ph.-E. Lafosse, Ph. Chabert et B. Clark ont permis une meilleure connaissance et une meilleure description de ceux-ci. A cette époque, les traitements sont à base de remèdes qui relèvent du règne animal, du règne végétal et des minéraux. Il faudra attendre la seconde moitié du XXe siècle pour voir des vaccins antiparasitaires et des molécules très actives.

 

INTRODUCTION

Les connaissances sur les parasites des animaux ont très peu évolué entre l’Antiquité et le début de la période ici étudiée. Les Egyptiens, les Grecs et les Romains avaient une bonne connaissance des affections causées par les parasites macroscopiques et en avaient pour la plupart établi les symptômes et les traitements (16). La découverte du microscope permit une étude morphologique plus précise dans certains cas. Par exemple, Nicolas Andry de Boisregard (1648-1752), dans son ouvrage sur La génération des vers, décrit la puce de l’homme d’une façon très détaillée, dans une planche finement dessinée tandis que les planches relatives aux ténias sont beaucoup moins précises. 

Le début de la seconde moitié du XVIIIe siècle voit la parution de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ; les courants scientifiques se multiplient et les sciences vétérinaires évoluent, principalement autour d’un littéraire, Claude Bourgelat et d’un scientifique, Philippe-Etienne Lafosse. Les études des parasites des animaux ne sont pas à cette époque une priorité, mais elles s’affineront vers la fin du XVIIIe siècle. 

LES POUX

Les poux ne sont pas, à cette époque, l’objet d’une étude importante, mais F.W. Hastfer (12), L. Vitet (18) et Ph.-E. Lafosse (15) en font état. Le premier considère que les petits poux rougeâtres de la brebis fatiguent extrêmement ces animaux et entraînent leur dépérissement. Pour le deuxième, les poux entraînent des démangeaisons qui font perdre les poils et qui permettent aux gales et aux dartres de s’installer. Les poux du cheval et du boeuf sont différents ; ceux de la brebis sont de deux espèces : les uns, gros et fort adhérents à la peau ; les autres, petits et rougeâtres. La chèvre et le porc ont chacun leur espèce. Les causes de la multiplication des poux sont la malpropreté dans les étables, la poussière, le défaut de pansage, les mauvais aliments et le contact immédiat avec un animal infesté de poux. La contagiosité de la maladie contraint de séparer les animaux sains des malades, avant tout traitement. Pour le troisième auteur, les maladies pédiculaires sont très fréquentes et peu de praticiens s’y arrêtent. Les vieux chevaux y sont plus sujets que les jeunes, leur peau est plus dure et les poils sont hérissés et clairsemés. 

F.W. Hastfer conseille de laver les brebis après la tonte avec un remède préparé de la façon suivante : faire cuire une demi-livre de tabac, additionnée d’une poignée de sel, dans cinq à six pintes d’eau. L. Vitet recommande de laver les animaux avec une infusion de feuilles de tabac ou de ciguë dans de l’eau additionnée d’eau-de-vie. Dans le cas d’insuccès, il préconise l’onguent mercuriel chez le boeuf et le cheval et, pour la brebis, une forte infusion de coloquinte ou de feuilles de tabac, additionnée de quelques grains de sublimé corrosif. Pour Ph.-E. Lafosse, les mercuriaux sont le meilleur remède, mais les infusions de tabac dans de l’eau-de-vie, appliquées sur l’animal sont aussi efficaces. 

LES TIQUES

Dans un mémoire, inclus dans le tome III des Instructions (8), sur les chevaux et les mulets dans les colonies françaises par M. Moreau de Saint-Méry, il est question de la tique, insecte blanchâtre puis devenant gris sale, qui s’attache aux peaux des équidés et des bestiaux. Les tiques se gorgent de sang aux dépens de l’animal qui maigrit, et entraînent de violentes démangeaisons.

 

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L’Hygiène au Moyen Âge

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2014

 

téléchargement (2)L’hygiène est définie aujourd’hui comme étant l’ensemble des principes et des pratiques tendant à préserver et à améliorer la santé. 

Elle regroupe le fait de se laver, de manger sainement et de v ivre dans un environnement sain.   Le mot vient du grec : Hygie qui était la déesse de la santé et de la propreté. Elle était la fille d’ Asclépios, dieu de la médecine.  

    Au Moyen Âge, la not ion d’hygiène est déjà présente même si le mot n’existe pas encore. Néanmoins les pratiques varient selon les couches de la société et selon que l’on se trouve en ville ou à la campagne.  Au Moyen Âge, on écrit aussi des ouvrages sur la façon de tenir son logis. Par exemple, le  Ménagier de Paris  (ouvrage anonyme écrit vers 1393) est un traité de morale et d’économie domestique.  

        Chambre médiévale  : On y donne aussi des conseils d’hygiène. L’auteur y explique par exemple que la maison doit être bien chauffée et qu’il ne doit pas y avoir de puces. Plusieurs techniques sont données pour chasser les puces : mettre des feuilles d’aulne sur le sol de la maison, mettre un « drap estru » (= un drap à long poils) ou une peau de mouton sur le lit où les puces se coinceront (une fois les puces prises au piège des poils du drap, on le sort à l’extérieur pour faire partir les puces).  Mouche et abeille                 

De même, il ne faut pas qu’il y ait de mouches dans  la maison ; pour les faire partir, le Ménagier  conseille de pendre des petites touffes de fougère dans la maison : les mouches s’y logeront, il suffira alors de jeter les fougères dehors. Pour lutter contre les insectes, ce traité préconise également de dormir avec un « cincenellier » (= une moustiquaire) sur le lit.   

          On  utilise aussi des pièges à insectes : « une chausse de toile liée au fond d’un pot qui ait le cul percé » avec à l’intérieur du miel ou un fruit ; ou « un cordon pendant et mouillé en miel » où les mouches se colleront.  Pour éliminer les poux, puces et autres parasites,  il faut, pense-t-on,  ranger le linge, les couvertures et les habits très serrés dans des coffres.

Ainsi, confinés, sans lumière et sans air, les parasites (les poux, notamment) « meurent dans l’heure ».

Au Moyen Âge, contrairement à l’espace privé dont on prend soin, l’espace public n’est pas touché par des mesures d’hygiène. Ainsi, les villes sont très sales et les condit ions de vie n’y sont pas saines.  

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LES PUCES A L’HONNEUR

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2014

 

téléchargement (4)Au Moyen âge, avoir une chambre à coucher individuelle était un luxe que seuls les plus riches pouvaient s’offrir. Les villageois pauvres dormaient sur des dalles de pierre recouvertes de matelas très fins faits de foin ou de mousse de tourbe. La chambre à coucher dans les milieux les plus humbles c’était souvent une pièce commune chauffée par un feu central. En plein hiver, quand toutes les fenêtres étaient fermées, l’air était lourd de fumée et irrespirable. Les lieux étaient souvent insalubres, humides et peuplés d’oiseaux, de rats, de souris et d’insectes en tout genre qui trouvaient refuge dans tous les recoins des taudis.

Les plus aisés, propriétaires ou commerçants, pouvaient s’offrir un peu plus de luxe pour accommoder leur sommeil : un lit avec un matelas, des draps, des couvertures, un dais, des rideaux, etc. On retrouve trace de ses biens mobiliers dans les testaments de l’époque comme preuve de leur grande valeur.

Les lits étaient très larges ce qui permettait à toute la famille de dormir ensemble dans la même couche. Des invités pouvaient aussi se joindre au lit commun pour profiter de sa chaleur.

C’est peu dire que cette grande promiscuité faisait la part belle à tous les parasites qui pouvaient se reproduire et se développer sans trop de difficulté. Les poux, les puces et les punaises de lit ont élu domicile dans ces bouges et faisaient partie intégrante de la vie quotidienne.

De fines housses de protection tissées aidaient parfois à limiter la prolifération des insectes nocturnes. On utilisait aussi des coffres de cèdre que l’on plaçait aux pieds des lits. D’autres habitudes comme celles de se servir de couvertures en fourrure ou d’oreillers en plume provoquaient des ravages.

Nul n’était vraiment à l’abri des parasites, car même la chambre du Roi était visitée par ces créatures désagréables alors même que son matelas et sa literie étaient changés tous les jours.

En ces temps médiévaux, il était bien vu et même viril d’avoir des poux et des puces et surtout de ne pas chercher à s’en débarrasser. Ces parasites étaient perçus comme des « perles de la pauvreté » et plus on en avait plus on était considéré comme étant un saint.

Au Moyen âge, on pouvait librement étudier et spéculer sur l’origine de ces insectes. On pensait qu’ils surgissaient de nulle part par génération spontanée apportés par l’air, la rosée, la saleté et tout autre moyen sans conséquence, mais en aucun cas on ne les considérait comme des créatures de Dieu comme c’était le cas des autres animaux.

N’étant pas sous la protection de l’église ils furent même parfois maudits et excommuniés. La loi s’en mêlait aussi ordonnant parfois la destruction par le feu des biens infestés.

C’est aussi à cette époque que les punaises de lit ont été jugées responsables de la peste bubonique ce qui est complètement inexact puisque ce sont les piqures des puces contaminées par la bactérie Yersinia pestis  qui le sont. Cette croyance subsiste encore aujourd’hui et est très largement relayée par des sites Web de qualité très médiocre en quête de visiteurs et de sensationnel.

images (9)Le terme « Cimices » pour désigner les punaises de lit a été utilisé jusqu’au 17ème siècle (c’est la forme plurielle du mot latin « Cimex ») pour être remplacé ensuite par l’expression punaises de lit encore en usage aujourd’hui. En anglais, on emploie l’expression « bed bugs » (insecte de lit) dérivée du mot bogy ou hobgoblin qui signifie « une terreur dans le noir ».

Avant la découverte de l’Amérique, ce continent ne connaissait pas les punaises de lit. Ce sont les colons qui les ont introduites dans leurs navires ce qui a ensuite contaminé les Indiens. Elles ont rapidement colonisé le pays en suivant les voies de communication empruntées par les chevaux, les chariots et les charrettes puis plus tard par le chemin de fer.

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