La vie sexuelle des Manchots

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2014

 

Couvert par les hautes autorités pendant des années, l’oiseau est en réalité nécrophile et pédophile.

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Sa démarche chaloupée lui confère un déhanché sans pareil et le climat glacial dans lequel il évolue ne calme pas ses ardeurs : le manchot n’a pas besoin de savoir déployer ses ailes pour s’envoler au septième ciel. Cette évidence n’a pas échappé à un explorateur britannique du siècle dernier… qui a préféré la taire, tant ses découvertes étaient inconvenantes pour l’époque.

Au péril de sa vie, George Murray Levick participe entre 1910 et 1913 à l’expédition Scott dans l’Antarctique. Manquant de peu de mourir de faim et de froid comme cinq autres de ses collègues, il passe le plus clair de son temps à décortiquer le comportement sexuel de ces drôles de volatiles. À son retour, le scientifique tente de pondre un article qui relate ses découvertes. Et quelles découvertes ! Les manchots, pour qui il a bien failli y passer, sont bel et bien adeptes de pratiques pour le moins… déviantes. Les mâles aiment en effet à copuler avec des femelles décédées, lorsqu’ils ne s’adonnent pas à des actes pédophiles sur des poussins, avant parfois même de les tuer. D’autres préfèrent laisser libre cours à leur libido en public. Shocking !

 

Orgie dépravée et inconvenante

Absolument scandalisé et horrifié, Levick écoute sa moralité rigide qui lui dicte de censurer ses trouvailles. Le scientifique décide dans un premier temps de rédiger son étude, intitulée Les habitudes sexuelles des manchots d’Adélie, en grec : le quidam ne pourra pas s’en emparer. Restant sur sa réserve, il écrit alors que « les mâles se rassemblent en gangs de hooligans d’une demi-douzaine d’individus ou plus et traînent aux alentours des tertres en incommodant les occupants par leurs actes de dépravation répétés ». Il choisit ainsi de taire l’essentiel des prouesses sexuelles de ces oiseaux marins. Puis Levick s’attaque à l’écriture d’un article de fond, qui sera relégué aux oubliettes pendant plus de 50 ans. 

Son texte refait aujourd’hui surface, comme l’a relaté samedi le Guardian. Douglas Russell, le conservateur du Muséum d’histoire naturelle de Londres qui a retrouvé l’article de Levick, tente d’expliquer les observations faites par le seul scientifique ayant à ce jour étudié un cycle complet de reproduction de ces manchots. Selon le conservateur, les moeurs sexuelles de ces oiseaux sont à imputer au climat extrême de la région : les manchots n’ont que quelques semaines pour se reproduire. Autant dire qu’ils n’ont guère le temps de réfléchir ! Pris de panique à l’idée de ne pas réussir à s’accoupler, ils sauteraient ainsi sur tout ce qui bouge, transformant la saison des amours en orgie dépravée et pour le moins inconvenante. Cachée par les hautes autorités pendant des années, voilà la vie sexuelle des manchots dévoilée au grand jour. Nul doute que le quidam ne les verra plus jamais comme de grosses peluches réconfortantes.

 

Article Le.Point fr

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