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LES PUCES A L’HONNEUR

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2014

 

téléchargement (4)Au Moyen âge, avoir une chambre à coucher individuelle était un luxe que seuls les plus riches pouvaient s’offrir. Les villageois pauvres dormaient sur des dalles de pierre recouvertes de matelas très fins faits de foin ou de mousse de tourbe. La chambre à coucher dans les milieux les plus humbles c’était souvent une pièce commune chauffée par un feu central. En plein hiver, quand toutes les fenêtres étaient fermées, l’air était lourd de fumée et irrespirable. Les lieux étaient souvent insalubres, humides et peuplés d’oiseaux, de rats, de souris et d’insectes en tout genre qui trouvaient refuge dans tous les recoins des taudis.

Les plus aisés, propriétaires ou commerçants, pouvaient s’offrir un peu plus de luxe pour accommoder leur sommeil : un lit avec un matelas, des draps, des couvertures, un dais, des rideaux, etc. On retrouve trace de ses biens mobiliers dans les testaments de l’époque comme preuve de leur grande valeur.

Les lits étaient très larges ce qui permettait à toute la famille de dormir ensemble dans la même couche. Des invités pouvaient aussi se joindre au lit commun pour profiter de sa chaleur.

C’est peu dire que cette grande promiscuité faisait la part belle à tous les parasites qui pouvaient se reproduire et se développer sans trop de difficulté. Les poux, les puces et les punaises de lit ont élu domicile dans ces bouges et faisaient partie intégrante de la vie quotidienne.

De fines housses de protection tissées aidaient parfois à limiter la prolifération des insectes nocturnes. On utilisait aussi des coffres de cèdre que l’on plaçait aux pieds des lits. D’autres habitudes comme celles de se servir de couvertures en fourrure ou d’oreillers en plume provoquaient des ravages.

Nul n’était vraiment à l’abri des parasites, car même la chambre du Roi était visitée par ces créatures désagréables alors même que son matelas et sa literie étaient changés tous les jours.

En ces temps médiévaux, il était bien vu et même viril d’avoir des poux et des puces et surtout de ne pas chercher à s’en débarrasser. Ces parasites étaient perçus comme des « perles de la pauvreté » et plus on en avait plus on était considéré comme étant un saint.

Au Moyen âge, on pouvait librement étudier et spéculer sur l’origine de ces insectes. On pensait qu’ils surgissaient de nulle part par génération spontanée apportés par l’air, la rosée, la saleté et tout autre moyen sans conséquence, mais en aucun cas on ne les considérait comme des créatures de Dieu comme c’était le cas des autres animaux.

N’étant pas sous la protection de l’église ils furent même parfois maudits et excommuniés. La loi s’en mêlait aussi ordonnant parfois la destruction par le feu des biens infestés.

C’est aussi à cette époque que les punaises de lit ont été jugées responsables de la peste bubonique ce qui est complètement inexact puisque ce sont les piqures des puces contaminées par la bactérie Yersinia pestis  qui le sont. Cette croyance subsiste encore aujourd’hui et est très largement relayée par des sites Web de qualité très médiocre en quête de visiteurs et de sensationnel.

images (9)Le terme « Cimices » pour désigner les punaises de lit a été utilisé jusqu’au 17ème siècle (c’est la forme plurielle du mot latin « Cimex ») pour être remplacé ensuite par l’expression punaises de lit encore en usage aujourd’hui. En anglais, on emploie l’expression « bed bugs » (insecte de lit) dérivée du mot bogy ou hobgoblin qui signifie « une terreur dans le noir ».

Avant la découverte de l’Amérique, ce continent ne connaissait pas les punaises de lit. Ce sont les colons qui les ont introduites dans leurs navires ce qui a ensuite contaminé les Indiens. Elles ont rapidement colonisé le pays en suivant les voies de communication empruntées par les chevaux, les chariots et les charrettes puis plus tard par le chemin de fer.

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Les puces sortent des rotatives

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2014

 

par Denis Delbecq

téléchargement (3)Biopuces fabriquées sur des imprimantes à jet d’encre, circuits électroniques, capteurs solaires ou écrans d’ordinateurs organiques produits sur rotatives… Les spectaculaires progrès des techniques d’imprimerie nourrissent l’imagination des ingénieurs.

En 2000, un jury international a désigné Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg, personnalité la plus influente du millénaire écoulé. L’inventeur de l’imprimerie, vers 1440, serait-il déjà en lice pour conserver son titre à l’issue du millénaire qui vient de démarrer ? On peut se le demander tant l’imprimerie, après avoir propagé les idées, inspire les ingénieurs. Saviez-vous qu’il existe un point commun entre les imprimantes à jet d’encre, le dépistage de maladies génétiques, les écrans informatiques et les cellules solaires ? Tout cela est de près ou de loin une affaire d’information et ce que Gutenberg nous a appris, c’est qu’une information, cela s’imprime !

Revenons cinquante-sept ans en arrière. En 1953, les Britanniques James Watson et Francis Crick décryptent enfin la molécule d’ADN, acide désoxyribonucléique pour les spécialistes. Forts de leurs travaux, les scientifiques peuvent, enfin, porter un regard nouveau sur le fonctionnement de la vie cellulaire. Vue de la biologie moléculaire, elle apparaît comme une machinerie programmée par le code génétique, l’ADN, comme les ordinateurs le sont par leurs logiciels. Pas si loin de la logique binaire de l’informatique, faite de 0 et de 1, l’information biologique est portée par la combinaison de quatre molécules, l’adénine (A), la cytosine (C), la thymine (T) et la guanine (G). Dans les années 1980, l’Américain Leroy Hood conçoit le premier séquenceur, machine capable de lire l’ADN à la chaîne, qui permet en 2001, d’achever le décryptage complet du patrimoine génétique d’un être humain. Dans le même temps, l’Américain Patrick Brown imagine de fabriquer des puces biologiques, ou biopuces, faites de brins d’ADN déposés sur un support, et capables de dépister dans un échantillon de sang une maladie génétique ou la présence d’une bactérie pathogène. Tout naturel- lement, les progrès spectaculaires des technologies de l’information sont venus nourrir la biologie moléculaire.

 

Au début des années 1990, Leroy Hood, encore lui, et ses collègues, détournent une imprimante à jet d’encre ordinaire pour fabriquer ces fameuses biopuces. Après tout, rien n’empêchait de remplacer les quatre encres d’une imprimante en quadrichromie (cyan, magenta, jaune et noir) par des « encres biologiques » contenant chacune une des quatre molécules A, C, T ou G de l’ADN. Et si aujourd’hui d’autres procédés de fabrication des biopuces sont aussi à l’œuvre, les progrès spectaculaires des imprimantes à jet d’encre en font un outil de choix pour la biologie, avec des gouttes d’un millionième de millionième de litre, qu’on peut déposer avec une précision de quelques millièmes de millimètre !

Parallèlement, d’autres ingénieurs se sont tournés vers l’imprimerie. Aujourd’hui, la plupart des composants électroniques, les puces, les écrans ou les cellules solaires photovoltaïques, sont élaborés au cours de processus lents, complexes et onéreux. Les robots de fabrication doivent être placés dans des « salles blanches » dont l’air est filtré avec un soin extrême et où les techniciens doivent porter de véritables scaphandres pour ne rien contaminer. Les composants sont obtenus après des dizaines d’étapes, dont beaucoup se déroulent dans des enceintes sous vide. D’où l’idée de mettre au point des méthodes plus rapides, moins coûteuses, en s’appuyant sur le savoir-faireacquis en presque six siècles d’imprimerie. Le salut est venu des rotatives, les presses d’imprimerie, capables de cracher des milliers de mètres carrés de « papier » à l’heure, grâce à l’apparition des films minces de métal, ou de plastique, qu’on peut enrouler sur leurs cylindres. Les encres contiennent des particules élaborées pour leur aptitude à laisser passer le courant électrique de manière contrôlée et dont l’empilement successif produit les circuits électroniques voulus. C’est ainsi que depuis 2009, les capteurs solaires sortent au kilomètre des machines de la firme américaine Nanosolar. C’est aussi de rotatives que sortent certains écrans de plastique, dits organiques, qu’on trouve dans des ordinateurs, téléphones ou tablettes numériques. Le procédé en est encore aux balbutiements. Demain, n’importe quel objet, quelle que soit sa forme, pourra acquérir une forme d’intelligence informatique ou la capacité de produire du courant avec la lumière. Si Gutenberg savait… 

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Exhibition des Puces Savantes

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2014

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Les puces savantes sont un spectacle de cirque dans lequel des puces sont attachées à divers objets et encouragées à réaliser divers tours.

Les puces savantes apparaissent en Angleterre dans les années 1830. Ces spectacles atteignent leur apogée dans les années 1930 avant de disparaître complètement.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=e4vpM_oyoaE

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=r9BjN_GHIic

 

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