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Tux a pour mascotte un manchot

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2014

200px-Tux.svgBeaucoup pensent à tort que la mascotte de Linux est un pingouin, notamment parce qu’en anglais, le mot manchot se dit penguin. Ce que l’on désigne en français comme un pingouin est un oiseau de l’hémisphère nord de la famille des alcidés, qui peut voler, alors que le manchot est un oiseau qui ne vit que dans l’hémisphère sud et qui est incapable de voler. Dans le langage courant, utiliser le mot « pingouin » à la place de « manchot » est un abus de langage très fréquent.

Tux ne représente précisément aucune des 19 espèces de manchots, bien qu’il ressemble un peu à un manchot Adélie et que Linus Torvalds ait trouvé des affinités avec un manchot pygmée. Il dit d’ailleurs qu’il a été mordu par un manchot pygmée lors d’un de ses voyages.

Beaucoup d’artistes ont élaboré des variantes. Il en résulte de nombreuses créations burlesques, au point que l’image de Tux est de moins en moins associée à Linux…

La mascotte de Linux est employée par de nombreuses applications en tant que logo, mais a aussi été modifiée par de nombreux particuliers et développeurs. On découvrira ainsi, parmi de nombreux autres, Tux en Sherlock Holmes, en Dracula, ou encore en Charlie Chaplin ou habillé avec des maillots de football.

Des petits robots animés reliés par USB ou par Wi-Fi à un ordinateur ont aussi été développés. Par exemple, le Tux Droid12 est programmable (lecture d’email, de musique, mouvements, etc).

De nombreux logiciels libres, comme TuxGuitar, Tux Paint ou les jeux Tux Racer, Tux Kart et SuperTux reprennent le nom de Tux dans leur intitulé. Parmi ceux-ci, plusieurs utilisent Tux comme personnage principal.

Le dessin du personnage a été choisi à l’issue d’un concours organisé en 1996 remporté par Larry Ewing. Il utilisa GIMP, le logiciel de traitement d’image phare sur GNU/Linux. Il s’agit d’un personnage fictif représentant très approximativement un manchot pygmée dont l’idée a été suggérée par Alan Cox puis affinée par Linus Torvalds, le créateur du noyau Linux.

Linus s’est inspiré d’une photo qu’il a trouvée sur un site FTP, montrant une figurine de manchot ressemblant aux personnages des Creature Comforts de Nick Park.

Le nom a été suggéré par James Hughes. Il s’agit de l’apocope du terme américain tuxedo signifiant « smoking ». James Hugues, dans un courriel envoyé le 10 juin 1996, proposa un rétro-acronyme composé à partir des mots Torvalds et UNIX.

Certains déclarèrent de prime abord que cette mascotte était inappropriée car elle n’évoquait guère la puissance. Linus Torvalds répondit que nulle personne poursuivie par un manchot pygmée, qui court vite et dispose d’un bec très dur, ne penserait cela. Les contradictions s’éteignirent.

Il a été remplacé temporairement par Tuz comme logo de la version 2.6.29 du noyau Linux afin de soutenir la campagne pour sauver le diable de Tasmanie de l’extinction. Dès la version 2.6.30 RC-4, Tux était de retour.

 

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REVER DE MANCHOT

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2014

 

images (7)Un oiseau marin survient dans un de nos rêves ; on se demande s’il peut nous apporter des bonnes nouvelles dans la vie réelle. Sa présence est synonyme de travail hardi. Il est évident que vous vous fixez des objectifs dans la vie, des rêves que vous voulez concrétiser. Rêver de manchot vous encourage. Même si vous commencez à vous décourager, et que vous perdez tout espoir sur la réalisation de ce rêve, l’intervention du manchot est capitale. Oui, il vous transmet un message du destin disant que vous allez réussir à mener à terme vos projets. Cela demandera beaucoup de travails et d’engagements de votre part parce que si vos persévérez, vous parviendrez à être récompensé. La relation entre le manchot et le message est subtile mais perceptible. Si vous en observez un, vous vous rendrez compte qu’il a quelques difficultés à se déplacer, mais il arrive à parcourir beaucoup de pays. Les efforts du manchot symbolisent les efforts que vous devez fournir pour arriver à vos fins.

Un MANCHOT: Il est en relation avec son propre développement spirituel. Les talents laissés sommeil se révèlent petit à petit. Symboliquement, le manchot signifie l’engagement de la parole donnée. Et le meilleur exemple est le Dieu romain, Tyr qui sacrifia son bras pour sauver tous les autres dieux. Cela étant, voir un manchot, ou perdre soi-même un bras, annonce une période de difficultés relativement longue et qui commence par un perte cruelle de pouvoir à tous les niveaux, avant de retrouver son intégrité et d’évoluer dans un autre champ d’activités et de conscience… supérieur, bien sûr.

 

REVER D’UN PINGOUIN

Faire un rêve qui est en rapport avec pingouin peut avoir plusieurs sens, et ceux-ci peuvent toucher plusieurs domaines de la vie de la personne qui fait le songe. En effet, l’interprétation des songes qui sont relatifs à pingouin peuvent toucher la vie sentimentale ou la vie professionnelle de celui ou de celle qui fait le songe, mais aussi le coté social. Il faut noter toutefois, que ce rêve est rarement interprété comme étant de mauvais augure pour l’avenir. Aussi, dans un premier temps, on peut interprété ce genre de rêve comme étant le signe ou le reflet d’une relation amicale ou amoureuse qui vous parait réellement envahissante. Dans ce cas là, vous devriez vous fixer, car cette situation vous empêche d’avancer. Par ailleurs, il se peut aussi que dans le domaine du travail vous ne disposer que de peu de ressources, mais quoi qu’il en soit dites-vous que ce n’est pas ça qui vous arrêtera, car vous arriverez à atteindre vos buts.

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Climat, attention aux Manchots

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2014

 

Deux études s’inquiètent des conséquences du changement climatique  sur deux espèces de manchots, en Amérique du Sud et dans la mer de Ross.

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Tous les bébés du monde veulent avoir chaud et manger à leur faim. Les manchots ont beau peupler les plus froides contrées, ils n’échappent pas à la règle. Hélas, deux études publiées fin janvier dans PlosOne montrent que, quand le climat se dérègle, leurs poussins meurent glacés et le ventre creux.

Une équipe américaine s’est penchée sur le sort de 3496 jeunes manchots de Magellan, nés entre 1983 et 2010 à Punta Tombo, sur la côte atlantique de l’Argentine. «C’est la première étude de long terme qui montre que le changement climatique a un impact majeur sur la survie des poussins», explique la professeur de biologie de l’Université de Washington qui a dirigé l’étude. Dee Boersma avait déjà montré en 2009 que surpêche et pollution forçaient Spheniscus magellanicus à nager de plus en plus loin pour manger. Et lorsqu’un des parents traîne en mer, l’autre resté au nid et les petits ont faim.

Mais le froid aussi fait œuvre macabre. Car les poussins, trop gros pour s’abriter dans le giron de leurs parents mais encore dépourvus de plumes imperméables, sont trempés jusqu’aux os lorsque tombent des pluies glaciales. Quand il fait trop chaud, la même absence de plumes waterproof les empêche de piquer une tête pour se rafraîchir. Les tempêtes, calcule Dee Boersma, tuent chaque année 7 à 8 % des petits ; mais à deux reprises lors de l’étude (1991 et 1999), les pluies en ont décimé près de la moitié. C’est, insiste la chercheuse, une cause de mortalité qui s’ajoute aux autres (faim, prédateurs…). Et plus les poussins ont faim, plus ils peinent à réguler leur température interne.

Les poussins, dépourvus de plumes imperméables, sont trempés jusqu’aux os lorsque tombent des pluies glaciales

Les climatologues prévoient que des pluies diluviennes pourraient frapper la région tous les sept à quinze ans à la fin du XXIe siècle, quand elles tombaient tous les vingt ans à la fin du XXe siècle. «Nous allons voir des années durant lesquelles quasiment aucun oisillon ne survivra», s’inquiète la biologiste. Or le nombre de manchots se reproduisant à Punta Tombo, insiste-t-elle, a déjà chuté de près de 20 % depuis 1987, notamment à cause de la pollution. Et de plaider pour la création d’une réserve marine, «pour être sûr que la plus grande colonie de manchots de Magellan au monde ait assez à manger».

Icebergs géants

En mer de Ross, à l’extrême sud du globe, leurs cousins d’Adélie s’adaptent mal aux événements extrêmes. Des chercheurs du centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS) suivent, avec une équipe américaine, trois populations de manchots d’Adélie depuis le milieu des années 1990. «Nous avons voulu savoir comment la fluctuation de la glace influait sur la pêche des manchots », explique Amélie Lescroël, premier auteur d’une étude publiée dans PlosOne. «Nous avons pu montrer qu’ils étaient plus efficaces quand il y avait moins de glace : les manchots doivent plonger pour trouver leur nourriture. Si l’accès à l’eau est bouché, c’est plus compliqué», explique-t-elle.

Les icebergs prennent de la place, obscurcissent l’océan et empêchent l’écoulement normal de la glace en été

images (5)Cinq ans durant, deux icebergs géants, dont l’un de plus de 3 000 m² de surface, sont restés coincés dans une baie, bloquant l’accès à la mer. «L’efficacité de la pêche des manchots était nettement moindre. Les icebergs prenaient de la place, gênant la production de la chaîne alimentaire en obscurcissant l’océan, et empêchaient l’écoulement normal de la glace en été, donc l’accès à la nourriture.» Les manchots durent multiplier les kilomètres à pattes pour atteindre la mer, puis revenir au nid pour nourrir leur famille… Or ils préfèrent de loin la nage! Les climatologues ne sont pas unanimes quant à l’impact du changement climatique sur le vêlage d’icebergs, mais «on pense que ce genre d’événement extrême va s’accélérer, et qu’on aura de plus en plus de gros icebergs», affirme Amélie Lescroël.

Peut-être faudra-t-il alors imiter les responsables du sanctuaire marin de Scarborough, dans le nord-est de l’Angleterre: 12 manchots de Humboldt y déprimaient à cause d’une météo exécrable, et se terraient dans leur abri. Les manchots de Sa Majesté ont donc été placés… sous antidépresseurs.

 

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Le pingouin torda et notre culture

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

téléchargement (3)Histoire du pingouin
Le pingouin torda n’est pas chassé, et n’a que peu de relations avec l’homme.
C’est surtout un sujet d’observation pour les passionnés d’ornithologie, une célébrité en quelque sorte, car c’est le seul pingouin restant, depuis la disparition de son cousin, le grand pingouin.

Ce dernier n’a pas eu de chance. Ce grand oiseau (il mesurait 80 centimètres), ne pouvait pas voler, son corps étant intégralement dévoué à la nage. Du coup, il fut une proie facile pour l’homme, qui l’extermina. Le pingouin torda, lui est plus petit, vole bien et niche sur des falaises inaccessibles. C’est plus approprié pour éviter l’extinction…

En Islande en particulier, les cousins macareux, guillemots et mergules font encore l’objet de chasse on de ramassage des oeufs. Les macareux sont chassés à l’à-pic des falaises où ils se reproduisent dans des terriers (ces terriers sont infestés de poux qui quittent volontiers les oiseaux pour venir se régaler du sang du premier rare humain qui s’aventure à proximité). Ils sont débusqués à l’aide de petits chiens à la morphologie spéciale (ces chiens sont capables de se luxer momentanément et volontairement les clavicules pout mieux adhérer aux parois verticales). Ils effraient ainsi les oiseaux et les obligent à voler. Les hommes cachés dans la falaise les capturent ensuite à l’aide d’épuisettes.

Les oeufs des guillemots sont collectés au prix d’ascension ou de descentes périlleuses sur les vires à 50 m au dessus de la mer. Le fruit de la récolte, qui marque l’arrivée tant attendue des beaux jours, est vendu de maison en maison par les jeunes de l’île. Seuls ceux qui s’investissent dans le sauvetage en mer jouissent du privilège de pouvoir récolter et vendre les oeufs de guillemots.

Finalement, le lien principal avec l’homme est la mauvaise utilisation de son nom. Lorsqu’une personne parle des pingouins, il y a fort à parier qu’elle pense en fait aux manchots, car la majorité des gens font une confusion sur le terme. Les oiseaux de l’Antarctique, qui ne peuvent pas voler, et sont connus pour vivre dans des conditions de froid extrême, sont les manchots, pas des pingouins.

Cette confusion vient de plusieurs sources : d’abord, le grand pingouin, l’espèce disparue, ressemblait vraiment à un manchot, puisqu’il était de bonne taille et ne pouvait pas voler. Deuxièmement, le mot anglais pour manchot est « penguin », ce qui évidemment n’arrange rien. Enfin, l’erreur existe depuis si longtemps qu’elle a même été reprise dans certains documentaires animaliers. On a ainsi entendu le commandant Cousteau parler des années durant des « pingouins » tout en montrant des images de manchots.

Il faudra encore du temps avant que tout le monde sache que le pingouin est un petit oiseau de l’hémisphère nord qui vole sans problème et que le manchot vit dans l’hémisphère sud et est incapable ne serait-ce même de décoller.

Attention ! Les macareux sont appelés « puffins » en anglais, alors qu’en français les puffins sont des oiseaux de mer pélagiques de la famille des procellaridae. Ils sont représentés par 22 espèces de par le monde dont en France le puffin des anglais et le puffin yelkoauan.

Où rencontrer des pingouins ?

Il faut être un peu observateur et savoir regarder les bords de mer pour voir cet oiseau, qui vient se nourrir sur nos côtes surtout à partir de l’automne.
On le rencontre dans la partie nord de la France, y compris sur les côtes bretonnes mais également en Espagne jusqu’à Gibraltar. C’est d’ailleurs une rencontre agréable et intéressante, car voir cet oiseau nager juste sous la surface est toujours un spectacle. Lorsqu’on se promène sur les ouvrages portuaires les digues ou les jetés, il n’est pas rare de voir un ou deux pingouins torda longer la côte, et explorer les eaux grâce à leur nage battue très caractéristique.

Le pingouin avance vite dans l’eau, et ne prend sa respiration qu’après avoir parcouru une longue distance. La rencontre est en général furtive, car le pingouin torda est toujours en mouvement, il est difficile à suivre depuis la côte. En bateau, il n’appréciera guère non plus d’être suivi, et préférera plonger à répétition ou s’envoler, présentant alors son vol particulier, avec ses courtes ailes qui battent très rapidement. Quand il est sur l’eau le pingouin torda tient sa queue redressée.

images (9)Pour observer les colonies, il faut se rendre sur des falaises isolées, la plupart du temps en bateau. En ce qui concerne les pingouins torda de l’Atlantique Est, la majorité des spécimens semblent nicher en Islande, ce qui fait un peu loin pour l’observateur français. Il n’en reste pas moins que la rencontre furtive du pingouin torda est un excellent moment. Ayez donc l’oeil lors de vos sorties d’automne.

D’une façon générale, la faune d’automne et d’hiver des bords de mer est étonnamment riche, et je suis toujours étonné de voir les côtes totalement désertées hors de la belle saison, alors que c’est à ce moment que l’on voit le plus d’animaux, en particulier des oies, des canards, des macreuses des eiders et des milliers de bernaches.
Ni le petit pingouin, ni les autres oiseaux migrateurs, ne se plaindront de cette tranquillité (de plus en plus relative).

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury. http://www.pratique.fr/pingouin-hommes.

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POUR L’amour des manchots

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

White-flippered_Penguin_-standing_on_rocksChaque été, une grande colonie de manchots fait le trajet depuis les eaux chaudes du Brésil pour venir s’accoupler en Patagonie.

Avec ses milliers de cratères qui signalent la présence de nids, Punta Tombo [Argentine, Patagonie] donne l’impression d’un paysage lunaire. On y trouve en effet près d’un nid par mètre carré et des centaines de milliers de manchots. Chaque matin et chaque soir surgissent de ces terriers des légions de manchots de Magellan qui se dirigent vers la mer en procession ou en reviennent avec le produit de leur pêche pour nourrir leur progéniture. Puisqu’il leur faut parfois empiéter sur le territoire d’un autre pour atteindre la mer, les accrochages ne sont pas rares et s’accompagnent de violents échanges de coups de bec. 
 
Au bout du cap, une saillie de pierre rougeâtre permet aux manchots de plonger dans la mer. Comme les dauphins, les manchots nagent en faisant des bonds hors de l’eau pour respirer. Ils y vont généralement en groupe pour pêcher. A la nage, ils peuvent atteindre une vitesse de 24 km/h et plonger jusqu’à 80 m de profondeur. Les manchots sont des oiseaux primitifs qui ont perdu la capacité de voler : leurs “ailes” servent en réalité de nageoires. Il est tout simplement fascinant d’observer ces oiseaux qui marchent en se dandinant, nagent comme des poissons et, malgré leurs ailes, sont incapables de voler. 

Les plumes du manchot sont disposées les unes sur les autres comme des écailles et les pattes sont situées loin à l’arrière du corps pour faciliter la nage. Dans l’eau, la queue sert de gouvernail. A la base de celle-ci, une glande sécrète une huile que les manchots étalent sur leurs plumes pour se protéger des eaux froides du Sud. Bref, les manchots sont de véritables animaux marins : ils vivent dans l’eau et ne viennent sur la terre ferme que pour se reproduire. 

A l’extérieur, ils sont extrêmement maladroits. Il est particulièrement difficile pour eux de s’extraire de l’eau. Ils s’approchent de la côte en nageant comme des canards puis, comme les surfeurs, ils utilisent les vagues pour atteindre la plage, où ils échouent sur le gravier et tentent de se relever le plus rapidement possible. 

Dans la colonie, le bruit est assourdissant : les couples passent leur temps à crier pour ne pas se perdre lorsque l’un des deux – parfois le mâle, parfois la femelle – quitte le nid pour aller chercher de la nourriture. Les poussins contribuent au vacarme en réclamant à manger à grands cris. On les entend aussi “éternuer” pour expulser le sel accumulé par leur organisme grâce à des glandes situées au niveau de leur bec, qui leur permettent de boire de l’eau de mer. 

Les manchots sont des êtres très confiants. On peut les approcher, lentement, à près d’un mètre. Ils avertissent ceux qui tentent de s’approcher davantage en bougeant la tête de bas en haut et de droite à gauche. Le mouvement permet au manchot d’observer l’intrus d’un œil puis de l’autre pendant qu’il se prépare à attaquer. Est-il nécessaire de préciser qu’il ne faut jamais tenter de les toucher ? 

Des fossiles découverts dans la région permettent d’attester de la présence de manchots en Patagonie il y a 35 millions d’années. Antonio Pigafetta, l’un des membres de l’équipage de Magellan, les a décrits comme d’« étranges oies sauvages”. Les manchots ont par la suite été victimes des baleiniers, qui les chassaient pour extraire l’huile de leur graisse. A un moment, des navires anglais ont sacrifié quelque 1,3 million de manchots dans cet objectif… Si l’espèce semblait vouée à l’extinction, sa survie est désormais assurée grâce à la création de réserves protégées. Il n’existe aucun récit de voyage ou documentaire qui ne mentionne pas avec une certaine tendresse ces oiseaux pacifiques à la démarche chaplinesque qui se consacrent avec autant de zèle à l’élevage de leurs petits. 

Contrairement à la majorité des êtres humains, ces Lilliputiens ont une vie de couple qu’on pourrait qualifier d’exemplaire et d’harmonieuse. Dans l’univers des manchots, la monogamie est la règle. On a même observé des couples qui totalisaient Manchot_pygméequinze ans de vie commune – l’équivalent de toute une vie. S’ils se séparent pour traverser l’océan jusqu’aux côtes brésiliennes, où ils passent l’hiver à batifoler dans l’eau, ils se retrouvent l’été suivant en Patagonie, à l’endroit même où ils ont creusé leur nid l’année précédente. Il existe cependant des exceptions à la règle : certains manchots rompent pendant un instant leur pacte d’amour éternel. S’il semble que les femelles se permettent plus souvent cet écart de conduite, elles finissent malgré tout par revenir au nid.

Répère

Le manchot et le pingouin ont une morphologie similaire, mais ils sont différents. Les pingouins vivent dans l’hémisphère Nord – et même jusqu’en Bretagne – et peuvent voler, contrairement aux manchots, qui vivent dans l’hémisphère austral. La confusion courante entre ces deux oiseaux vient du fait que les manchots sont désignés en anglais ou en espagnol par le même mot, penguin ou pingüino. Le mot manchot dans notre langue vient du latin mancus, qui signifie “estropié”, attribué par un ornithologue à cette espèce en raison des ailes atrophiées de l’animal.
De nos jours, les nappes de pétrole sont le pire ennemi des manchots. Cette année encore, 200 d’entre eux ont atteint la réserve couverts de pétrole. Au contact des hydrocarbures, les plumes perdent leur fonction de protection thermique et les manchots sont contraints de rester au chaud sur la plage, où ils meurent d’inanition.

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Le Manchot de Magellan

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

 

63453247La première référence à ce sympathique animal remonte à 1520 que nous devons au chroniqueur de Fernand de Magellan, Antonio Pigafetta le décrivant comme une oie sauvage !

Il semble que le manchot fut dans un passé lointain un oiseau terrestre volant, apparenté aux pétrels, qui par la suite s’approcha chaque fois plus à la mer pour trouver sa nourriture. Ainsi, il cessa de voler et s’adapta à la vie aquatique avec son corps en forme de fuseau; spheniscus, ses pattes aux membranes interdigitales et ses ailes, qui se transformèrent en nageoires, comme les poissons.

Il existe dans le monde 17 espèces de manchots, tous peuplent l’hémisphère Sud. Le plus septentrional est le manchot des Galápagos et le plus méridional est le manchot Empereur, qui vit sur le continent Antarctique.

Le manchot de Magellan peut s’observer de la Terre de Feu jusqu’au Brésil (pour l’Océan Atlantique) et jusqu’au Pérou (pour l’Océan Il atteint ces contrées éloignées après une migration de plus de 6000 kilomètres vers les eaux chaudes.

Ce manchot mesure entre 50 cm et 70 cm de hauteur, pèse jusqu’à 5 kilos et peut vivre 20 ans.

Le mâle est légèrement plus grand que la femelle et son bec est un peu plus développé. Ils passent une grande partie de leur vie dans l’eau, ils y dorment même, ils ont une vie pélagique. Ce sont d’extraordinaires nageurs : ils peuvent atteindre une vitesse dans l’eau de 8 km/h. Leur plumage est une sorte de duvet très épais enduit d’une huile imperméabilisante qu’ils extraient d’une glande appelée uropygiale. Sous leur peau, une épaisse couche de graisse les protège du froid.

Leur cri est très particulier et ressemble à un braiement. Ils éternuent souvent pour expulser un liquide salé produit par une glande qui régule le sel dans leur corps.

Chaque année, les manchots changent de plumage.

Durant cette période (janvier – février), ils évitent de pénétrer dans l’eau et de manger. À trois ans ils obtiennent leurs couleurs avec leur notoire collier autour des yeux et du cou. De plus, leurs plumes à la tonalité grise changent pour devenir entièrement noires.

Les petits poissons comme les anchois, les sardines ou les athérines constituent la base de leur alimentation. Leurs grands ennemis sont les lions de mer, les de pêche et la pollution des océans. Sous l’eau, ils peuvent plonger jusqu’à 80 mètres.

REPRODUCTION

Entre août et septembre les premiers mâles arrivent pour reconstruire le nid, généralement construit au même endroit que la saison antérieure, soit à l’air libre ou sous un arbuste. Arrivent ensuite les femelles et les couples se forment. Elles pondent deux oeufs (exceptionnellement3), lesquels sont couvés et gardés entre 30 et 40 jours par les deux manchots qui se relaient pour pouvoir aller chercher à manger. À leur naissance, les oisillons ne pèsent pas plus de 150 g et ne vont pas dans l’eau avant d’avoir atteint 250 g. Après la ponte du premier oeuf les mâles vont se nourrir dans la mer et veillent aussi à rapporter plus de végétation pour le nid. Les seconds oisillons sont généralement plus petits et ont moins de chance de survivre (30% de chance de survie). Cela est généralement dû au manque de nourriture causé par la pêche commerciale, qui rend plus la recherche de nourriture pour les parents.

Les oisillons dépendent de leurs parents pendant au moins deux mois et demi jusqu’à ce qu’ils imperméabilisent leurs nouvelles plumes et puissent  aller dans l’eau pour se nourrir. Depuis leur naissance jusqu’à ce moment, ils sont alimentés par les deux parents par régurgitation. À l’âge de 3 ou 4 ans les jeunes sont en âge de se reproduire.

Fin janvier – février les jeunes groupes, nés pendant les saisons antérieures, retournent sur leur lieu de naissance, passant presque deux semaines à terre, sur la côte, où ils perdent leur plumage originel. Tous les manchots changent de plumage chaque année; durant cette période ils ne se nourrissent pas car ils évitent d’aller à l’eau. En effet, tant qu’ils ne terminent pas leur mue ils ne peuvent réguler leur température À partir de mars, ils abandonnent la terre ferme et restent dans l’eau. Une grande partie de la population, particulièrement les jeunes, migre vers le nord, atteignant le Pérou et le Brésil. Beaucoup de manchots disparaissent lors de leur migration vers le nord, à cause de la pollution pétrolière ou emprisonnés dans les de pêche.

Il existe de nombreuses colonies de manchots de Magellan dans la région. Les plus accessibles sont les colonies de manchots de Seno Otway, avec environ 5 000 individus et celles du Détroit de Magellan et de l’île Magdalena où se regroupent plus de 130 000 individus. C’est pourquoi, cette île est protégée et administrée par la CONAF, la Corporation Nationale Forestière sous le nom de « Monument National des Pingouins ».

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Un manchot géant vivait près de l’équateur à l’Eocène

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

170px-Penguin,_Strait_of_MagellanLa découverte avait de quoi surprendre : non seulement les manchots sont plutôt adaptés aux climats froids, mais en plus, leur taille tend à s’accroître à proximité du pôle sud. Le plus grand d’entre eux est le manchot empereur, popularisé par un fameux film français récent, et qui présente la particularité unique de pondre en plein hiver antarctique, ce qui oblige ses parents (le père en particulier) à jeûner des semaines durant.

Or, voici que deux espèces fossiles de manchots, l’un d’assez grande taille (Perudyptes devriesi) et l’autre encore plus grand que l’empereur (Icadyptes salasi) avec une hauteur d’1,5 m viennent d’être exhumés des dépôts de la fin de l’Eocène du Pérou, qui plus est une période au cours de laquelle le climat était particulièrement chaud et humide. Pour couper court aux assertions selon lesquelles le réchauffement climatique actuel ne serait pas préjudiciable aux manchots, empressons-nous de dire que les espèces actuelles ne sont que lointaines parentes de ces fossiles et sont adaptées aux climats ou aux courants froids : la plus septentrionale d’entre elles, le manchot des Galapagos, bénéficie de la présence d’un courant marin froid, le courant de Humboldt, qui lui assure les conditions écologiques nécessaires à sa survie, et refermons la parenthèse.

Donc, le mode de vie de ces manchots fossiles était sans doute relativement différent des actuels. Icadyptes, en particulier, se caractérisait par un bec d’une longueur étonnante, très éloigné de celui des espèces actuelles. Non pourvu d’un crochet à son extrémité, ce bec était peut-être (spéculation personnelle) utilisé pour embrocher les poissons dont il se nourrissait, à l’instar de l’anhinga (une sorte de cormoran avec un long cou de héron en « S » et un long bec pointu, dont il existe deux espèces actuelles). On a écrit que la grande taille de Icadyptesremettait en cause la loi selon laquelle la taille des animaux à sang chaud augmente à l’approche des pôles, comme un moyen de lutte contre le froid (la surface d’un individu, dont dépend la déperdition de chaleur, diminue en proportion de sa masse totale à mesure que la taille augmente). Mais outre que cette loi n’est pas une règle absolue en soi (bien que très souvent vérifiée, par exemple avec les ours, les loups, etc.), il faut remarquer qu’il n’est pas pertinent de l’appliquer à des organismes éloignés de plusieurs dizaines de millions d’années d’évolution que sont Icadyptes (le manchot géant fossile) et Aptenodytes (les manchots royal et empereur actuels).

Ces considérations mises à part, il faut rappeler que les manchots font partie des oiseaux les plus étonnants du monde. Outre son mode de reproduction unique, on oublie souvent qu’avec un poids atteignant 45 kg, le manchot empereur est l’un des plus gros oiseaux actuels -il est même le plus gros des carinates, les oiseaux qui le surpassent en taille, actuels (autruche, émeu) ou récemment exterminés par l’homme (moas zéo-zélandais, oiseaux-éléphants malgaches) font tous partie du groupe primitif des ratites. La technique de nage des manchots, qui consiste en un « vol » sub-aquatique, ne se retrouve que chez les tortues marines ainsi que certains poissons tels que l’opah (Lampris) et, dans une moindre mesure, chez les otaries (et les plésiosaures fossiles). Mais aussi, bien sûr, chez quelques autres oiseaux dont les pingouins, avec lesquels ils sont si souvent confondus, et qui ne leur sont pas apparentés. Il s’agit d’un de ces exemples étonnants de convergence évolutive, les pingouins, guillemots, macareux et mergules occupant l’hémisphère nord, tandis que la moitié australe du globe est occupée par les manchots. Les premiers, ou alques (alcidés), sont apparentés aux mouettes et goélands, tandis que les seconds (sphéniscidés) sont apparentés aux pétrels et albatros, qui, chose remarquable, sont, de leur côté, d’un aspect et d’un mode de vie tout à fait convergents avec ceux des goélands. Manchots, albatros et pétrels font partie du groupe des tubinares : un tube recouvre les narines du bec chez les pétrels, et des vestiges de ce tube sont visibles sur le bec du manchot nain (Eudyptula).

Il peut paraître extraordinaire que les manchots, qui ont renoncé depuis longtemps au vol, puissent être apparentés aux albatros, ces extraordinaires et majestueux voiliers, et pourtant… Le groupe des pétrels nous réserve encore une surprise : comme le font souvent remarquer les connaisseurs, les vrais pingouins sont capables d’utiliser leurs ailes à la fois pour voler et pour nager sous l’eau (excepté le grand pingouin, exterminé par l’homme au XIXème siècle, et qui était trop gros pour voler). Or, il existe une famille très méconnue de pétrels qui présente cette caractéristique : les pétrels-plongeurs (pélécanoïdidés). De petite taille comme les pingouins et guillemots, ils hantent l’hémisphère sud, dans lequel ils n’entrent pas en concurrence avec leur homologues, auxquels ils ressemblent en réalité bien plus que les manchots. Les pétrels-plongeurs maîtrisent même si bien l’alternance de vol aérien et de vol aquatique qu’il n’est pas rare, lors de leur vol au ras des flots battus par les tempêtes australes, de les voir traverser de part en part les hautes vagues sans dévier de leur trajectoire.

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Un manchot préhistorique

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Après 35 ans, un fossile de manchot géant a pu être entièrement reconstitué, il offre aux chercheurs de nouvelles perspectives sur la diversité des manchots préhistoriques.

 

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Recueillis en 1977, les os fossilisés de ce manchot Kairuku waitaki ont attendu près de vingt-cinq ans avant de reprendre une position anatomique. Les chercheurs ont en fait reconstitué deux fossiles de Kairuku distincts, en utilisant le squelette d’un manchot royal comme modèle. Le résultat donne un grand oiseau avec un bec allongé et de longs pieds palmés.

Les os proviennent de Nouvelle-Zélande, ils ont été déterrés en 1977 par un paléontologue local dans une couche sédimentaire contenant des fossiles vieux de 25 millions d’années. A cette période, l’Oligocène, au moins cinq espèces de manchots vivaient dans cette région. Le Kairuku (son nom vient d’un mot maori qui signifie plongeur qui revient avec de la nourriture) représente la plus grande des cinq espèces de manchots.

A l’époque, l’emplacement était particulièrement attractif pour les manchots en termes de nourriture et de sécurité. La plupart de la Nouvelle-Zélande était sous les eaux avec quelques îles qui émergeaient procurant un abri pour les oiseaux explique Dan Ksepka dans le Journal of Vertebrate Paleontology. « Le Kairuku était un oiseau élégant par rapport aux autres manchots, avec un corps mince, des palmes longues mais des pattes courtes et épaisses. Cette espèce nous donne une image plus complète des manchots géants et peut nous aider à déterminer comment ils ont évolué au cours de l’Oligocène.

Sciences et Avenir.fr

 

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le pingouin voyageur

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Pingu-Corderie-1Depuis cinq mois, Pingu, volé dans la ville de Céret par des inconnus, voyage dans toute la France et en Italie. Le pingouin en résine synthétique pourrait réapparaître en fin de semaine.

À quelques jours de la fête de la cerise, qui se tiendra le week-end prochain à Céret, la tension est montée d’un cran dans l’épineux dossier de la disparition de Pingu. Ce pingouin décoratif des fêtes de Noël, volé en décembre, qui a depuis pris la route à la manière du nain de jardin d’« Amélie Poulain », et qui poste des reportages facétieux sur les différentes étapes de son périple. Dans plusieurs communications, le pingouin a laissé entendre qu’il rentrerait dans sa famille à l’occasion de la grande fête de la cerise. Alors, depuis plusieurs jours les enquêteurs de JPP, alias Jean-Pierre Piquemal l’adjoint chargé de la sécurité qui dirige le pool des détectives privés, sont sur les dents. Ils veulent anticiper sur le processus de ce retour. « Y-a-t-il des ravisseurs dans cette affaire ? Vont-ils vouloir se dévoiler ? Si Pingu est restitué pendant la fête, forcément nous serons indulgents », estime JPP qui tenait hier une réunion secrète stratégique pour lister les sites possibles de sa réapparition. « Les recherches pour identifier les ravisseurs qui sont forcément de Céret n’ont pas abouti. En croisant les informations nous avons pu établir que c’était un groupe de quatre personnes dont au moins une femme. Je ne suis pas sûre qu’il éprouve l’envie de rentrer alors qu’il a goûté à la liberté » résume encore Florence Normand la tutrice légale du pingouin et ancienne présidente de l’association des commerçants dont le bureau a volé en éclat dans le sillage de l’aventure Pingu. « S’il revient après ce long voyage, il faudra forcément lui trouver une place de premier choix pour l’exposer. Pourquoi pas le hall d’entrée du musée d’art moderne » s’exclame Thierry sur un ton provocateur. « C’est très drôle. C’est une blague de potaches que je trouve géniale » poursuit Sandrine ergothérapeute installée à la terrasse du Pablo. Pendant que Céret s’interroge, Pingu vit sa très belle vie. Après Marseille, Toulouse, Biarritz, le pays des Chti le pingouin volant a rejoint l’Italie. Aux dernières nouvelles, il testait les voitures de sport des gentlemen drivers : Ferrari, ou Maserati. Pingu ne se refuse rien.


La fracture du pingouin

Pingu ne compte pas que des amis à Céret. L’épopée médiatique cristallise les passions. « Mon père, alors maire, s’était fait photogaphier avec Dali. Celui-là va se faire immortaliser avec un pingouin. Le ridicule peut aussi tuer. Céret est une ville d’art on en a fait une cité de pingouins » s’emporte Yvette Le Stum la fille de l’ancien maire. « Cette pingouinification de la ville n’est pas glorieuse. C’était marrant au début. Aujourd’hui c’est lourd » explique Patrick Rossignol, élu d’opposition qui préconise le civet de pingouin aux cerises. Et la fête qui s’annonce sera une nouvelle opportunité de polémique en ville.

Pingu-de-ceret.overblog.com

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LES MANCHOTS ET LEURS SECRETS

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2014

 

 

images (7)Après avoir passé plusieurs mois en mer pour la majorité des espèces, les manchots regagnent la terre, souvent dans la même colonie que les années précédentes.

Saison des amours

En général, ce sont les mâles qui retrouvent la terre ferme en premier et construisent un nid. Puis, les femelles arrivent et la parade nuptiale commence. La fidélité n’est pas toujours constante chez les manchots, les couples se reforment souvent d’une année sur l’autre. La parade nuptiale diffère selon les espèces mais commence souvent par des signaux visuels et des vocalises qui permettent aux partenaires de se reconnaître. La construction des nids varie en fonction de l’environnement. En Antarctique par exemple, les manchots Adélie utilisent de petites pierres. Ceux des zones tempérées (de Magellan, du Cap, de Humboldt) construisent un terrier. Les manchots empereurs ne construisent pas de nid, mais gardent leurs œufs sur leurs pieds pour éviter qu’ils n’entrent en contact avec la glace et gèlent.

Du poussin à l’adulte

La forme et la taille des œufs dépendent des espèces. Leur nombre varie de un à trois. Les parents se relaient pour couver, sauf chez le manchot empereur où seul le mâle tient ce rôle. Pour protéger l’œuf du froid environnant, les manchots le placent sous un repli de peau abdominal.

L’incubation peut durer de un à deux mois selon les espèces. Parfois, les parents ne se relayent pas à temps et l’œuf est abandonné. Après éclosion, les petits arborent un fin duvet qui ne les protège ni du froid ni de l’eau. Puis un plumage juvénile aux couleurs très différentes des adultes apparaît. Il leur donne un aspect ébouriffé.

Les parents se relaient ensuite pour nourrir leur jeune par régurgitation. Après quelques temps, chez les espèces des régions antarctiques et sub-antarctiques, les jeunes sont rassemblés en crèche et attendent le retour de leurs parents qui retrouvent leur poussin grâce à ses vocalises qui lui sont propres. Les jeunes partiront en mer pour la première fois quand le plumage adulte imperméable sera définitivement acquis. Ils reviendront se reproduire dans leur colonie lorsqu’ils auront atteint la maturité sexuelle entre 3 et 8 ans.

 

images (9)La mue chez les adultes

Quant aux adultes, la plupart des espèces ont une mue complète après la saison des amours. Cette étape est cruciale dans la vie des manchots, car les anciennes plumes n’assurent plus leur rôle d’isolant et de perméabilité. Sans cette mue, les manchots ne pourraient plus survivre dans leur milieu.

Toutes leurs plumes abîmées sont remplacées par de nouvelles. L’aspect de l’oiseau est alors très étrange. Pendant la mue, le plumage n’est plus isolant ni imperméable, ce qui oblige les manchots à jeûner tout la durée de la mue. Lorsque leur plumage aura à nouveau toutes ses qualités, ils repartiront en mer pour de longs mois.

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La vie sexuelle des Manchots

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2014

 

Couvert par les hautes autorités pendant des années, l’oiseau est en réalité nécrophile et pédophile.

 images (5)

Sa démarche chaloupée lui confère un déhanché sans pareil et le climat glacial dans lequel il évolue ne calme pas ses ardeurs : le manchot n’a pas besoin de savoir déployer ses ailes pour s’envoler au septième ciel. Cette évidence n’a pas échappé à un explorateur britannique du siècle dernier… qui a préféré la taire, tant ses découvertes étaient inconvenantes pour l’époque.

Au péril de sa vie, George Murray Levick participe entre 1910 et 1913 à l’expédition Scott dans l’Antarctique. Manquant de peu de mourir de faim et de froid comme cinq autres de ses collègues, il passe le plus clair de son temps à décortiquer le comportement sexuel de ces drôles de volatiles. À son retour, le scientifique tente de pondre un article qui relate ses découvertes. Et quelles découvertes ! Les manchots, pour qui il a bien failli y passer, sont bel et bien adeptes de pratiques pour le moins… déviantes. Les mâles aiment en effet à copuler avec des femelles décédées, lorsqu’ils ne s’adonnent pas à des actes pédophiles sur des poussins, avant parfois même de les tuer. D’autres préfèrent laisser libre cours à leur libido en public. Shocking !

 

Orgie dépravée et inconvenante

Absolument scandalisé et horrifié, Levick écoute sa moralité rigide qui lui dicte de censurer ses trouvailles. Le scientifique décide dans un premier temps de rédiger son étude, intitulée Les habitudes sexuelles des manchots d’Adélie, en grec : le quidam ne pourra pas s’en emparer. Restant sur sa réserve, il écrit alors que « les mâles se rassemblent en gangs de hooligans d’une demi-douzaine d’individus ou plus et traînent aux alentours des tertres en incommodant les occupants par leurs actes de dépravation répétés ». Il choisit ainsi de taire l’essentiel des prouesses sexuelles de ces oiseaux marins. Puis Levick s’attaque à l’écriture d’un article de fond, qui sera relégué aux oubliettes pendant plus de 50 ans. 

Son texte refait aujourd’hui surface, comme l’a relaté samedi le Guardian. Douglas Russell, le conservateur du Muséum d’histoire naturelle de Londres qui a retrouvé l’article de Levick, tente d’expliquer les observations faites par le seul scientifique ayant à ce jour étudié un cycle complet de reproduction de ces manchots. Selon le conservateur, les moeurs sexuelles de ces oiseaux sont à imputer au climat extrême de la région : les manchots n’ont que quelques semaines pour se reproduire. Autant dire qu’ils n’ont guère le temps de réfléchir ! Pris de panique à l’idée de ne pas réussir à s’accoupler, ils sauteraient ainsi sur tout ce qui bouge, transformant la saison des amours en orgie dépravée et pour le moins inconvenante. Cachée par les hautes autorités pendant des années, voilà la vie sexuelle des manchots dévoilée au grand jour. Nul doute que le quidam ne les verra plus jamais comme de grosses peluches réconfortantes.

 

Article Le.Point fr

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Evolution des manchots

Posté par othoharmonie le 25 octobre 2014

 

images (4)Séparation des oiseaux volants

La séparation avec les oiseaux volants se serait effectuée il y a entre 30 et 50 millions d’années (2)(3) pour évoluer peu à peu vers les manchots actuels. 

On suppose qu’avec l’absence de prédateurs terrestre (à l’exception d’autres oiseaux) et avec l’évolution vers un régime alimentaire d’origine océanique, ils avaient de moins en moins besoin de voler et qu’ils ont donc progressivement perdu cette capacité pour acquérir celle de nager et de plonger: la principale modification morphologique est la transformation des ailes en nageoires. 

Les ordres les plus proches des manchots actuels sont les Procellariiformes (principalement les albatros, les pétrels et les puffins)(1) et les Gaviiformes (ordre comprenant uniquement les plongeons)(2). Des études de l’ADN pourraient suggérer un lien avec les frégates (ordre Pelecaniformes)(2). 

Les Eudyptula (le petit manchot bleu, le manchot à ailerons blancs ) sont considérés comme les plus primitifs car assez proche des puffins (trou tubulaire dans les narines).

Les manchots préhistoriques

Les scientifiques pensent que les manchots préhistoriques ont commencé à disparaître au même moment que l’augmentation du nombre de phoques et d’otaries (Pinnipedia) et de petites baleines, dauphins et orques (Odontoceti) préhistoriques dans les océans. 

Ces scientifiques ont émis l’hypothèse que deux facteurs ont contribué à l’extinction des manchots:(5)

  • les phoques, baleines et manchots étaient en concurrence pour la même source de nourriture
  • les manchots sont devenus les proies de certaines espèces de phoques et de baleines

Les espèces de manchots survivantes le doivent à leur petite taille (moyenne de 60cm pour les manchots actuels contre 90cm pour les manchots préhistoriques), à leur vitesse de nage sous l’eau et à leur régime alimentaire (nourriture plus petite que celles des prédateurs).

Les Fossiles

32 espèces de manchots éteintes sont actuellement reconnues.(1) 

Aujourd’hui, l’ensemble des fossiles de manchots n’ont été découverts que dans l’hémisphère Sud et uniquement dans des régions où les manchots actuels vivent.(3) 

Les premiers fragments de fossiles de manchots ont été découverts en Nouvelle-Zélande au milieu du XIXème siècle.

Palaeeudyptes antarcticus

Ce manchot fossile vivait pendant la période éocène (il y a 38 à 42 millions d’années).(4) 
Sa hauteur est estimée entre 1,2 et 1,5m. 
Ce spécimen est aujourd’hui conservé au British Natural History Museum de Londres.(5)

Pachydyptes ponderosus

Ce fossile avait probablement une hauteur entre 1,40m et 1,70m pour un poids compris entre 90 et 135 kg. 
Il vivait pendant la période miocène (il y a 11 à 25 millions d’années). 
Il fut trouvé à Oamaru (Nouvelle-Zélande) en 1905.

Anthropomis nordenskjoldi

Ce fossile avait probablement une hauteur entre 1,50m et 1,70m pour un poids compris entre 90 et 135 kg. Il est considéré comme le plus grand manchot connu. 
Il vivait pendant la période miocène (il y a 11 à 25 millions d’années). 
Il a été trouvé sur l’île Seymour (Antarctique) en 1930.(3)

 Les mesures ne sont que des estimations effectuées sur les quelques fragments d’os retrouvés.

Sources:
(1)del Hoyo, et al., 1992
(2)Davis and Darby, 1990
(3)Sparks and Soper, 1987
(4)Carroll, 1988
(5)Simpson, 1976

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LA NAISSANCE du Manchot

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (4)Œufs

Chaque espèce a sa forme et couleur d’œuf. 
Les oeufs ont des couleurs variant du blanc au blanc bleuté ou blanc tirant sur le vert. 
Chez les manchots Adélie et de Humboldt, l’œuf est plus ou moins rond. Pour les manchots empereurs et royaux, la forme est plus proche d’une poire. 

La taille et le poids de l’œuf varie selon les espèces.
Les programmes de reproduction de SeaWorld ont permis d’obtenir les chiffres suivants:

  • manchot empereur : taille de 11,1 à 12,7 cm ; poids de 345 à 515 g
  • manchot Adélie : taille de 5,5 à 8,6 cm ; poids de 61 à 153,5 g

Le nombre d’oeuf(s) dépend de chaque espèce:

  • manchots empereur et royal 
    Ils ne pondent qu’un unique œuf.
  • genres Pygoscelis, Spheniscus et Eudyptula (à l’exception du manchot à jugulaire) 
    Deux oeufs sont pondus. Le premier œuf est généralement plus grand que le second et il éclot le premier. Le premier a plus de chance de survivre que le second: il sera plus grand et robuste que le second à son éclosion. Ce second, généralement plus petit, peut difficilement rivaliser avec le premier pour la nourriture et il va périr.
  • genre Eudyptes (gorfous) 
    Deux oeufs sont pondus. Le second, et par conséquent, le poussin est généralement le plus gros des deux et celui qui survivra. Aucune explication scientifique n’a permis de comprendre cette différence avec les autres espèces.
  • manchot à jugulaire et manchot à oeil jaune. 
    Ils pondent généralement deux œufs. Les deux poussins sont élevés et il n’y a quasiment aucune différence de taille.

L’incubation

Pendant l’incubation, les deux parents alternent pour maintenir l’œuf au chaud. L’exception revient au manchot empereur où seul le mâle couve l’œuf. 
Comme tous les oiseaux qui couvent, les manchots protégent l’oeuf par un repli flasque de la peau abdominale. La partie intérieure de ce pli est une zone de peau sans plume fortement irriguée en veines et vaisseaux sanguins. Gorgée de sang, la chaleur du corps est transféré à l’oeuf. 
Le temps d’incubation varie d’une espèce à l’autre : cela va d’un mois (gorfou huppé) jusqu’à 62 à 67 jours (manchot empereur). 
La température d’incubation est d’environ 36°C. C’est un peu moins pour les grandes espèces. 
La raison principale d’un échec est la mauvaise synchronisation entre le mâle et la femelle lors de l’incubation. Le cas fréquent est celui où la femelle revient après le départ du mâle, laissant l’oeuf se refroidir et dépérir. Un mâle quittera spontanément le nid si la motivation de se nourrir est plus grande que celle de couver.

L’éclosion

Les poussins commencent par faire un petit trou dans l’oeuf. Ensuite, ils ébréchent la coquille jusqu’à ce qu’ils puissent détacher et faire tomber le sommet pour enfin sortir. Cela peut prendre jusqu’à trois jours. 
Pour la plupart des espèces, les poussins naissent avec un fin duvet. Dans le cas des manchots royaux, les poussins naissent nus et le duvet va pousser en quelques semaines. Les plumes du duvet ne protégent pas les poussins de l’eau; les poussins ne peuvent se rendre en mer qu’après l’apparition du plumage juvénile. Le plumage adulte n’apparait qu’au bout d’un an. 
Dans chaque espèce, les couleurs (blanc, gris, noir ou marron) et les marques des poussins sont complétement différentes de celles des adultes. Certains scientifiques avancent que les manchots adultes ne perçoivent pas les poussins comme étant des concurrents pour l’accouplement ou pour les sites de nidification. La coloration peut également faire ressortir le comportement parental chez les adultes.

Prise en charge par les parents

Pour survivre, les poussins demandent une grande attention de la part des parents. Les deux parents nourrissent le poussin en régurgitant. Les parents ne nourrissent que leurs poussins et ils les reconnaissent à leur cri ou vocalise (propre à chaque poussin). Les poussins sont maintenus au chaud par le repli flasque de la peau abdominale utilisé pour l’incubation. Dans certaines espèces, à partir d’un certain âge, les poussins peuvent être rassemblés dans des groupes appelés crèches. Les poussins sont alors mieux protégés des éléments et des prédateurs. Les espèces tempérées ou sub-tropicales (gorfous Eudyptes, Spheniscus) ne forment pas de crèche.

téléchargement (5)Développement du poussin

Un poussin dépend de ses parents pour survivre entre l’éclosion et l’âge où ses plumes (imperméables) apparaissent. Cette période va de sept semaines pour le manchot Adélie à 13 mois pour le manchot royal. Dès que le poussin a des plumes (remplaçant le duvet juvénile perméable), il peut aller en mer et il devient indépendant de ses parents.

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L’exploitation des manchots

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

images (3)La rencontre hommes-manchots ne fut pas favorable à ces oiseaux. Les hommes tirèrent rapidement parti de cet oiseau gras, peu craintif et relativement facile à attraper. 

Les habitants du groupe d’îles Tristan da Cunha dépendent toujours des manchots pour les oeufs, les plumes, l’huile et la peau.(2)

Viande et oeufs

Certaines espèces de manchots étaient déjà connues par les habitants primitifs. On pense que leurs oeufs étaient consommés et qu’ils étaient certainement chassés. 

La première exploitation des manchots fut ponctuelle et exceptionnelle par les explorateurs pour leur viande et pour leurs oeufs. On peut citer Magellan qui fit réserve d’une grande quantité de manchots avant de traverser l’océan Pacifique. Sir Ernest Shackleton a écrit:

« Ce laps de temps est également mis à profit pour abattre une centaine de pingouins (sic) qui [...] vont avantageusement compléter notre provision de viande fraîche pour la saison. » 
Extrait de Au cœur de l’Antarctique. Vers le pôle Sud, 1908-1909. (p. 50 – Phébus)

« Quatre-vingt dix infortunés pingouins(sic) et un phoque ont du être tués pour nous fournir une provision de viande fraîche. » 
Extrait de Le Pourquoi-pas? dans l’Antarctique de Jean-Baptiste Charcot (p.264 – Ed. Arthaud)

Par contre, les pêcheurs, les chasseurs de baleines et de phoques ont souvent considéré les manchots comme étant une source facile et principale de nourriture:

  • Parfois, jusqu’à 300.000 oeufs étaient prélevés par an sur une île africaine.(1)
  • Certains exploreurs allaient jusqu’à tuer et saler 3.000 manchots en un jour pour les provisions de voyage.(2)

Même si le ramassage des oeufs a été officiellement interdit en 1969, le ramassage illégale existe toujours (par ex., les îles Malouines ou l’Afrique du Sud).

Peau et plumes

Pendant une grande partie du XIIIème siécle et du XIXème siècle, la peau des manchots fut utilisée pour fabriquer des chapeaux, des chaussures et des sacs à main. 
Les plumes étaient dédiées à la décoration de vêtements et le rembourrage de matelas.(1)(2)(3)

Huile

A l’instar de nombreuses espèces de mammifères marins des eaux antarctiques, l’extraction d’huile de la couche de graisse des manchots est devenue une industrie dans les années 1800 et au début des années 1900.
L’huile était utilisée pour l’éclairage, pour le tannage du cuir et comme fioul.
Dans les îles Malouines, on a estimé à 2 millions et demi de manchots tués sur une période de 16 ans.
L’industrie de l’huile s’est arrêtée en 1918 face aux protestations du grand public et face à l’apparition de produits chimiques moins chers et de meilleure qualité. (1)(3)

Guano

Le guano des manchots de Humboldt a une grande valeur commerciale pour ses principes fertilisants (haute teneur en azote). Les incas utilisaient déjà le guano des manchots et autres oiseaux marins pour améliorer les taux de productivité agricole. Mais, ils l’exploitaient intelligemment en n’extrayant que des quantités inférieures à celles produites par les oiseaux. Le guano est devenu l’une des principales valeurs marchandes au XIXème siècle et fut exploité sans restriction. Au début du XXème siècle, les stocks étaient sur le point d’être épuisés. L’extraction de guano est aujourd’hui mieux controlée mais son exploitation et la présence humaine reste une menace sérieuse pour les manchots.

Sources:
(1)Sparks and Soper, 1987
(2)Simpson, 1976
(3)del Hoyo, et al., 1992
(4)Araya and Todd, 1988

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Différences entre manchots et pingouins

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (3)En Français, on utilise abusivement pingouin à la place de manchot. Il faut dire qu’en anglais et en espagnol, penguin et pingüino désignent le ‘manchot’ français et non pas le ‘pingouin’.

Même si la ressemblance physique existe, ces oiseaux sont complétement différents. 
Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord et ils peuvent voler ! Quant aux manchots, ils ne peuvent pas voler et ils vivent dans l’hémisphère sud. Leurs ailes leur permettent de nager dans l’eau.

Le nom de pingouin s’appliquait à deux genres différents mais se rapportant au même ordre des alcidés.

Le grand pingouin ou pingouin brachyptère (plautus impennis), aujourd’hui éteint (dernier spécimen vu le 3 juin 1844 sur l’île Eldey en Islande) était présent dans les îles du Nord, Islande, Orkney, Terre-Neuve, … 

Il était de la taille d’une oie, avec les ailes réduites à de courts moignons: il ne pouvait pas voler. 
Dos noir, ventre blanc, avec la gorge brune et le contour des yeux blancs, il avait le bec et les pattes noirs. Cet oiseau ne pondait qu’un oeuf par ponte, oeuf gris verdâtre couvert de taches brunes et noires, serrées, formant des dessins irréguliers.

Le petit pingouin, type de genre alca, est l’alca torda de l’Atlantique nord. Celui-là, malgré ses ailes étroites, en lame de sabre, vole bien et longtemps. De la taille d’un canard, il a également le ventre blanc, le dos noir, avec une ligne blanche sur chaque joue. Il niche parmi les rochers, sous les pierres, et ne pond qu’un oeuf. C’est un excellent plongeur, qui vit de poissons, de crustacés et de mollusques. 
On peut également l’apercevoir en Bretagne. Mais les marées noires (Amoco Cadiz, Erika, …) et la pêche intensive ont fortement réduit sa population jusqu’à devenir espèce en voie de disparition. On compterait une trentaine de couples en Bretagne.

Les macareux et les guillemots sont assez proches des pingouins.

Source de l’illustration: Nouveau Larousse Illustré (1901)

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Guillemot proche du pingouin

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2014

 

290px-Common_Murre_RWD1Le Guillemot de Troïl, aussi connu sous le nom de Guillemot marmette au Canada est une espèce d’oiseau marin de la famille des alcidés.

À première vue, le guillemot marmette ressemble à un petit manchot. Il se tient d’ailleurs debout comme un manchot lorsqu’il est à terre. Les adultes mesurent de 38 à 46 cm de longueur, avec une envergure d’aile de 61 à 73 cm. Ils ont la tête, le dos et les ailes brun foncé, presque noirs, et le dessous du corps blanc. Leur long bec foncé est mince et pointu et leur queue, également foncée, est courte et arrondie. Certains individus de l’Atlantique nord présentent la forme dite « bridée », avec un cercle oculaire blanc et une ligne blanche qui s’étire derrière l’œil. Le plumage d’hiver est presque identique, sauf que la gorge et les joues deviennent blanches et une ligne foncée apparaît derrière l’œil.

Le guillemot marmette niche sur des îles, des rivages, des falaises et des pitons rocheux sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique nord, en Amérique du Nord et en Europe de l’ouest. Pendant la période de reproduction, on le retrouve sur la côte nord du Pacifique en Alaska, en Colombie-Britannique et vers le sud jusqu’au centre de la Californie et le nord du Japon, ainsi que sur les côtes de l’Atlantique nord, du Labrador jusqu’en Nouvelle-Écosse, et de la Norvège jusqu’au Portugal. En France, quelques couples nichent encore dans la réserve du Cap Sizun, dans le Finistère, dans la réserve naturelle des Sept-Îles au large de Perros Guirec ainsi que dans les falaises du Cap Fréhel dans les Côtes-d’Armor.

Certains oiseaux sont des résidents permanents, mais pendant l’hiver, les oiseaux nordiques migrent vers le sud pour trouver des eaux libres de glace jusqu’en Nouvelle-Angleterre, au sud de la Californie et à l’ouest de la Méditerranée.

Le guillemot marmette est une espèce qui passe presque tout son temps en mer, sauf pendant la période de reproduction. Il cherche sa nourriture en « volant » littéralement sous l’eau à l’aide de ses puissantes ailes. Il se nourrit surtout de petits poissons de banc (200 mm de long au maximum), mais aussi de quelques crustacés, de vers marins et de calmars. Il plonge souvent jusqu’à 30 m de profondeur, mais on a enregistré des plongeons de plus de 150 m.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d’une poire, de telle façon qu’ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu’ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise. Leurs couleurs et leurs motifs varient, probablement pour aider les adultes à les reconnaître. Dès qu’il atteint deux semaines, le jeune n’est plus gavé (de poissons) au nid par ses parents. C’est sur l’eau que ses parents le nourriront jusqu’à l’achèvement de sa croissance (la taille d’un gros canard), vers la fin de l’été.

Le guillemot de Troïl s’installe volontiers en colonies à mi-hauteur des falaises.

On ne trouve plus en France que 150 couples, confinés aux côtes nord de la Bretagne, où la pollution pétrolière les menace gravement. Aux îles Britanniques, c’est, avec 570 000 couples nicheurs, l’oiseau de mer le plus commun. Après quelques migrations vers le sud, les adultes deviennent presque sédentaires.

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La maîtresse et la fourmi, une nouvelle fable à l’école

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2014

 

 

Ange Ansour : La maîtresse et la fourmi, une nouvelle fable à l’école

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Traductrice de formation et de métier, Ange Ansour est devenue Professeur des écoles en 2006. Elle travaille dans une école « ZEP-ECLAIR » de la banlieue parisienne. Elle a expérimenté dans sa classe de CM1-CM2, un projet qui invite les jeunes élèves à explorer et pratiquer la recherche scientifique avec rigueur. Ce projet, encadré par des chercheurs qui interviennent directement en classe, permet aux plus jeunes de s’inspirer des méthodes et de l’éthique de la recherche pour construire leurs apprentissages.

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Les hommages du lion

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2014

 

La première chose que fait un lion avec sa nouvelle conquête, c’est d’égorger ses lionceaux pour que celle-ci accepte plus vite ses hommages.

http://www.dailymotion.com/video/x22aevv

 

La scène est atroce. À grandes foulées, le lion fond sur sa minuscule proie. Ses yeux brillent d’une lueur assassine, ses babines se retroussent sur de monstrueux crocs. Il gagne du terrain. Les crochets du lionceau affolé ne servent à rien. La lionne tente de s’interposer, mais un coup de patte dans sa direction accompagné d’un terrible rugissement l’incite à battre en retraite. Elle n’est pas de taille. Le fauve finit par saisir dans sa gueule la minuscule boule de poils qui laisse échapper des cris déchirants. Mais l’assassin est sans pitié. Il resserre sa prise. Les griffes déchirent les entrailles. Le sang jaillit, le petit corps se tord dans tous les sens. La mère pleure de rage, mais bientôt le meurtre est consommé. La victime s’affaisse sans vie. Le nouveau maître de la troupe, celui qui vient de déposer l’ancien roi, a tué le dernier enfant de son prédécesseur. C’est la façon d’opérer pour que les lionnes soient fécondables le plus rapidement possible, car lui-même est toujours à la merci d’être détrôné par un rival plus fort. C’est la dure loi de la jungle !

 

Le lion est le plus social des félidés. Chaque femelle reste dans son clan natal tout au long de sa vie. Elle vit en parfaite intelligence avec ses mère, grands-mères, tantes, cousines et filles, partageant les faveurs des mâles régnant sur le clan. En revanche, les jeunes mâles quittent leur groupe natal, à l’adolescence, attirés par l’aventure. Mais ils partent rarement seuls, préférant s’acoquiner avec plusieurs compagnons de jeux et de sang (entre deux et sept). Pendant quelques années, le gang rôde dans la savane, chassant ensemble et faisant mille conneries. Au bout d’un certain temps, les jeunes lions se sentent assez forts pour fonder une famille en restant unis. La seule solution qui s’offre à eux est de voler le harem d’une autre bande.

Elle rugit langoureusement

images (16)Depuis le temps que les lionnes sont victimes de leurs tueurs d’époux royaux, elles ont mis au point une stratégie pour protéger leurs enfants. Avant même qu’ils ne naissent, quand elles se sentent l’humeur de batifoler, elles testent la force de leurs époux en organisant une joute entre eux et les bandes rivales du coin. L’une d’entre elles, la plus sexy, s’éloigne du groupe pour draguer un de ces étrangers. La jeune lionne joue à merveille l’aguicheuse. Elle rugit langoureusement, fait rouler ses muscles, frissonne de plaisir, émet un fumet aphrodisiaque. Elle lui raconte combien elle et ses soeurs sont malheureuses avec leurs vieux maris. Le pauvre puceau tombe forcément amoureux de la belle inconnue qui n’hésite pas à se donner à lui. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’une lionne n’est pas fécondable par un mâle étranger qui lui fait une seule fois l’amour. Se croyant futur père, le malheureux convainc ses potes d’attaquer les maris en place. Au cours des semaines suivantes, les escarmouches se multiplient. Puis la grande bagarre se produit. Souvent, le jeune gang est chassé ; parfois, il s’empare du trône et du harem. Dans les deux cas, les femelles sont les grandes gagnantes, car elles sont assurées d’avoir maintenant pour maris de rudes combattants qui les protégeront jusqu’à l’adolescence de leurs lionceaux. 

À lire : Passions animales de Frédéric Lewino, éditions Grasset

 

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Le Grand Pingouin dans la culture

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

290px-RiesenalkLe Grand Pingouin est l’un des oiseaux disparus le plus souvent cité dans la littérature anglophone. Il apparaît dans plusieurs ouvrages destinés aux enfants, comme dans The Water-Babies, A Fairy Tale for a Land Baby de Charles Kingsley et Le mystère du golfe bleu d’Enid Blyton. Ces deux livres relatent la disparition du Grand Pingouin : dans le premier, un Grand Pingouin narre la disparition de son espèce, et dans le second, le personnage principal cherche en vain une colonie perdue de cette espèce. Mais le Grand Pingouin apparaît dans bien d’autres œuvres de fictions à titre secondaire. Ainsi, dans le roman historique de Patrick O’Brian The Surgeon’s Mate, un Grand Pingouin est capturé par le naturaliste imaginaire Stephen Maturin. Ce livre relate par ailleurs la capture d’une colonie entière de Grands Pingouins. Le Grand Pingouin est également le sujet du roman The Last Great Auk écrit par Allen Eckert, qui raconte comment le dernier Grand Pingouin vit petit à petit l’extinction de son espèce. L’oiseau apparait également dans Sea of Slaughter de Farley Mowat. C’est aussi le sujet d’un ballet, Still Life at the Penguin Cafe, et d’une chanson, A Dream too Far, dans le Rockford’s Rock Opera.

Le Grand Pingouin est également évoqué dans d’autres langues, comme en français, dans L’Île des Pingouins, un roman satirique de 1908 d’Anatole France, prix Nobel de littérature, qui raconte l’histoire fictive d’une population de Grands Pingouins, parodie de l’Affaire Dreyfus. Le Grand Pingouin constitue également une des possessions de valeur de Baba le Turc dans l’opéra d’Igor Stravinski, La Carrière du libertin.

Aussi bien le dodo que le Grand Pingouin symbolisent les espèces éteintes et les risques qui planent sur la biodiversité du fait des pratiques de l’homme. Dans ce cadre, le « Projet Rescousse » a vendu durant un temps limité des bières sur lesquelles apparaissaient un Grand Pingouin, au profit du fonds sur la faune en danger de la Fondation de la faune du Québec. C’est également la mascotte de l’Archmere Academy à Claymont, dans le Delaware, du Sir Sandford Fleming College dans l’Ontario, et de la Choral Society de l’université d’Adélaïde (AUCS) en Australie. C’est aussi la mascotte des Knowledge Masters, compétition de culture générale. Le périodique américain de l’American Ornithologists’ Union est appelé The Auk en l’honneur de cet oiseau. Selon les mémoires rédigées par Homer Hickam, Rocket Boys, et son film, Ciel d’octobre, les premiers missiles qu’il a fabriqué avec ses copains avait été baptisés Auk. Même une entreprise fabriquant des cigarettes, la British Great Auk Cigarettes, porte le nom de cet oiseau. Walton Ford, le peintre américain, a représenté deux fois cet animal : The Witch of St. Kilda et Funk Island. Le peintre et écrivain anglais Errol Fuller a peint Last Stand pour illustrer sa monographie sur l’espèce. Le Grand Pingouin apparait également sur un timbre sorti à Cuba en 1974.

Les plus anciennes représentations connues du Grand Pingouin sont les peintures de trois spécimens dans la grotte Cosquer en Méditerranée. Ces peintures datent de la dernière glaciation, lorsque l’aire de répartition du Grand Pingouin englobait la mer Méditerranée.

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Morphologie et incapacité à voler du dodo

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

220px-Dronte_17th_CenturyEn octobre 2005, une équipe internationale de chercheurs a effectué des fouilles sur une partie de la Mare aux Songes, le site le plus important de restes de dodos. De nombreux restes ont été trouvés, dont des os des oiseaux à différents stades de maturité et plusieurs os appartenant manifestement au squelette d’un animal seul et conservés en position naturelle. Ces résultats ont été rendus publics en décembre 2005 au Naturalis de Leyde. Avant cela, quelques espèces ayant un lien avec le dodo étaient connues, la plupart de ce qu’on dispose d’elles étant composé d’os isolés et dispersés. Le muséum d’histoire naturelle de Dublin et celui d’Oxford, entre autres, possèdent un modèle de dodo assemblé à partir de ces restes dissociés. Un œuf de dodo est exposé au musée d’East London, en Afrique du Sud.

Jusqu’à récemment, les restes de dodos les mieux en état, actuellement disponibles au muséum d’histoire naturelle d’Oxford, étaient formés d’os de pattes et de crâne, qui contenaient les seuls restes de tissus connus de l’espèce. Le Manchester Museum expose une petite collection d’os de dodos.

Les restes du dernier dodo empaillé connu avaient été conservés par l’Ashmolean Museum d’Oxford, mais au milieu du xviiie siècle, l’animal a commencé à se détériorer et le directeur ou le conservateur du musée a ordonné qu’on se débarrasse de celui-ci, à l’exception de ce qu’il en reste aujourd’hui, aux environs de 1755.

En juin 2007, un groupe d’aventuriers explorant une cave située sur l’île Maurice a trouvé le squelette de dodo le plus complet et le mieux préservé jamais découvert.

D’après les illustrations d’artistes du dodo, celui-ci était doté d’un plumage grisâtre, un bec d’environ 23 centimètres avec une extrémité crochue, de très petites ailes, de robustes pattes jaunes et d’une touffe de plumes sur son derrière. Les dodos étaient de très gros oiseaux, pesant environ 23 kilogrammes. Le sternum était insuffisant pour permettre le vol ; les dodos ont évolué pour s’adapter à un écosystème insulaire sans prédateurs.

L’image traditionnelle du dodo est celle d’un animal gros, maladroit, d’où le synonyme Didus ineptus ; cependant, plusieurs contestations sont nées récemment sur cette approche de l’oiseau. Les scientifiques d’aujourd’hui avancent l’idée que les représentations anciennes du dodo sont celles de dodos suralimentés vivant en captivité. Étant donné que l’île Maurice connaît des saisons sèches et humides, le dodo s’est probablement engraissé lui-même à la fin de la saison humide afin de pouvoir vivre durant la saison sèche, durant laquelle la nourriture se faisait plus rare ; les rapports contemporains décrivent des oiseaux « voraces » et parfois agressifs. En captivité, où la nourriture est disponible en grande quantité, les dodos se suralimentent très facilement.

Plusieurs versions demeurent sur le régime alimentaire du dodo. Il y a plusieurs siècles, Henri de Blainville, pensant que le dodo était proche du vautour, voyait l’alimentation du dodo principalement constituée de chairs d’animaux morts, tandis que Linné ou Cuvier, pour qui il était plus proche des gallinacées, avançaient la possibilité selon laquelle le dodo se nourrirait de graines. Roelandt Savery pensait quant à lui que le dodo mangeait des coquillages et des escargots. L’hypothèse la plus répandue actuellement avance que l’alimentation du dodo se baserait essentiellement sur les graines et les fruits.

Les travaux du professeur américain Stanley Temple ont légèrement perturbé les connaissances sur l’alimentation du dodo. Celui-ci défendit l’explication selon laquelle seule l’ingestion des graines du tambalacoque par le dodo pouvait permettre leur germination ; il affirma que l’extinction du dodo était la cause de la disparition progressive des tambalacoques. Il gava dix-sept dindons sauvages de fruits de tambalacoque : trois d’entre eux ont germé. Temple n’a pas essayé de faire germer des graines de fruits non ingérés par les dindons, ce qui rend les résultats de son expérience peu certains. Temple a aussi ignoré les rapports sur la germination des graines de tambalacoque établis par A. W. Hill en 1941 et H. C. King en 1946, d’après lesquels les graines germaient, bien que très rarement, sans nécessiter l’abrasion de la graine dans le gésier du dodo

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