Le Pouvoir des puces

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

290px-Scanning_Electron_Micrograph_of_a_FleaLa puce est l’ectoparasite infestant le plus fréquemment les carnivores, dans tous les milieux (forêt, rural, urbain). Dans le milieu naturel et en zone chaude, on en observe toute l’année. En zone tempérée et froide, ses infestations sont plus importantes du printemps à l’automne. En dessous de 0°c, la plupart des puces et larves meurent, mais les oiseaux migrateurs en rapportent du sud, et un certain nombre survivent dans les terriers, près des hibernants notamment, ou dans les maisons.

Les puces sont souvent bien tolérées par exemple par le chat ou le rat, bien que des pulicoses allergiques puissent apparaître avec un prurit important, dégénérant éventuellement en dermite allergique avec lésions cutanées importantes. Les puces transmettent de nombreuses maladies vectorielles dont des zoonoses (notamment la peste).

Chez l’homme, les piqûres causent très souvent des prurits désagréables, qu’il faut traiter pour éviter des infections. Les puces peuvent transmettre à l’homme des virus qui vont causer des fièvres et une anémie. Le traitement se résume à du repos, et à une alimentation équilibrée (apport de vitamines nécessaire, eau en abondance). Les antibiotiques sont inutiles.

Les Tungidae ou « puces chiques » sont des parasites permanents à l’état adulte : les femelles s’enfoncent dans la peau, généralement des pieds, se gorgent de sang, développent une volumineuse ponte qui se répand à la mort de la femelle.

Les puces transmettent la peste d’un rongeur à l’autre (cycle sauvage) et le bacille pesteux passe accidentellement à l’homme, provoquant – avant l’utilisation des antibiotiques – des épidémies catastrophiques. Les principales espèces impliquées dans la transmission de la peste sont : Xenopsylla cheopis, Xenopsylla brasiliensis, Nosopsyllus faciatus et en Asie Xenopsylla astia ; le rôle de Pulex irritans restant controversé.

La puce du lapin véhicule et transmet occasionnellement Francisella tularensis (agent de la tularémie) mais aussi le virus responsable de la myxomatose.

Les puces de carnivores véhiculent et peuvent transmettre des filaires sous-cutanées ou péritonéales (ex : Dipetalonema reconditum) et surtout la bactérie Bartonella henselae qui cause la « maladie des griffes du chat ».

On peut les diviser en deux grands groupes sur les caractères suivants:

  • Sensilium (Pygidium) avec 8 à 14 fossettes de chaque côté, tibia rn sans dent externe : Pulicoidea qui comporte seulement 2 familles.
  • Sensilium avec 14, plus souvent 16 (ou plus) fossettes de chaque côté, tibia rn portant habituellement une dent pointue apicale du côté externe. Ceratophylloidea.

Une Réponse à “Le Pouvoir des puces”

  1. Kerignard dit :

    Très beau travail , très bien documenté, je ne le découvre que aujourd’hui !

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