LES MOUSTIQUES des villes et les moustiques des champs

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

 

images (17)Selon les espèces et le choix que font les femelles gravides pour déposer leurs œufs, on peut distinguer deux types d’habitats : le milieu naturel et les milieux urbanisés.

En milieu naturel, les gîtes les plus utilisés par les Aedes, Anopheles et Mansonia sont les prairies et pâturages inondés, les marécages plus ou moins permanents, les étangs peu profonds, les bassins piscicoles, les fossés, les rizières, les creux d’arbres et de rochers où l’eau stagne. 

Les gîtes en milieux urbanisés sont extrêmement variés, en effet, toute cavité retenant les eaux de pluie ou de ruissellement, les eaux-vannes… est un site potentiel, même s’il est très dissimulé et difficile d’accès pour l’homme.

Les eaux polluées ne sont pas un obstacle au développement des larves. Il semble même, d’après des observations récentes, qu’il existe une corrélation positive entre le taux de pollution et l’agressivité du Culex Pipiens. 

Impossible de citer tous les gîtes potentiels qui devront faire l’objet de dépistage, véritable porte à porte, dont la réalisation est parfois mal perçue par les habitants.

Citons quelques-uns de ces gîtes potentiels : fosses d’aisance, vides sanitaires, caves inondées, siphons, bouche d’égout, fossé et drains d’eaux usées, puisards avec grille, bassins de lagunage, décanteurs, stations dépuration, berges de ruisseaux encombrées de végétation qui crée un obstacle à l’écoulement des eaux, puits, bassins, abreuvoirs et réceptacles divers comme les vieux pneus, boîtes de conserve, arrosoirs, carcasses métalliques, récipients abandonnés, sacs plastiques… 

Ils sont partout….

On trouve des espèces dites anthropophiles, nuisibles à l’homme dans pratiquement tous les biotopes.

Dans les zones montagnardes à des altitudes supérieures à 1000 m, deux espèces : Aedes cataphylla et Aedes punctor.

Dans les régions continentales boisées de faible et de moyenne altitude, plusieurs Aedes …auxquels s’ajoute l’Anapheles plumbeus.

Dans les basses plaines inondables, des espèces très fréquentes, Aedes dorsalis, A.vexans et le célèbre Anopheles maculipennis, vecteur jadis de l’hématozoaire responsable du paludisme.

Dans les dépressions eutrophisées, submergées en permanence comme les phragmitaies et les sytphaies, une espèce principale, Mansonia richiardii.

Dans les dépressions d’eau douce permanentes de faible profondeur, recouvertes presque entièrement de plantes aquatiques, mais aussi liées à la pratique agricole de la riziculture, deux espèces, Anopheles hyrcanus et Culex modesus qui pullulent.

Dans les régions littorales méditerranéennes et atlantiques, du printemps à l’automne, même dans les eaux saumâtres, en particulier dans les bassins et les étangs où la submersion est irrégulière, caractérisée par des alternances non périodiques de submersion et d’émersion, deux Aledes ; A .caspius et A. detritus.

Dans les agglomérations urbaines et les habitations humaines, toutes les formes de Culex pipiens et, en particulier, la variété autogène.

 Description de Remi Coutin

http://www.insectes.org/opie/pdf/1571_pagesdynadocs4c220be9618b0.pdf

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