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Ce qu’on appelle le moustique commun

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

images (7)Classe : Insecte

Ordre : Diptère

Groupe : Nématocère

Famille : Culicidé

Développement de la larve : aquatique

Alimentation adulte : sang pour la femelle et nectar de fleur pour le mâle

Distribution : Europe 

Habitat : zone humide, mare, marécage, étang

Vol : toute l’année dans le sud de l’Europe, de mars à octobre en France.

Type de pièces buccales : piqueur-suceur

Dimension : de 3 à 9 mm

Comment le reconnaître

Comme tous les diptères il ne possède qu’une seule paire d’ailes membraneuses. Son corps est filiforme et ses pattes sont longues et fines. Le mâle se différencie assez facilement de la femelle grâce à ses antennes plumasses. Attention de ne pas le confondre avec le tipule, grand moustique (environ 3 cm), aux très grandes pattes, totalement inoffensif.

Sa vie : Deux périodes

- une aquatique, qui est celle des développements larvaires et nymphaux.
– une aérienne, pendant laquelle l’adulte vole et s’accouple.
Ainsi pour que les moustiques se plaisent et puissent proliférer, deux facteurs sont indispensables : une eau stagnante et une température minimum.

Sa reproduction

Avant l’accouplement, les mâles se rassemblent dans des aires appropriées (généralement une clairière) et, à l’aube ou au crépuscule, ils partent en essaim à la recherche d’une femelle. Les femelles non fécondées sont également attirées par ces clairières, et le bourdonnement produit par leurs battements d’ailes est décelé par les longs poils dressés sur les antennes des mâles (d’une certaine manière le moustique mâle a des facultés auditives). Dès que sa présence est repérée, la femelle est immédiatement interceptée par un ou plusieurs mâles; le vainqueur la capture en plein vol et l’accouplement commence immédiatement. Après l’accouplement, il est probable (ce fait n’est pas encore totalement prouvé) que le mâle rejoigne l’essaim tandis que la femelle quitte les lieux à la recherche d’un hôte approprié pour son repas.

 

Au menu de la femelle, pas de nectar mais du sang. Seule la femelle pique (homme ou animal à sang chaud) et récupère ainsi le précieux liquide, élément indispensable à la maturation des oeufs. Environ une semaine plus tard, selon la température, les oeufs se sont développés et la femelle cherche une aire de ponte propice (eau dormante) pour les y déposer. Collés les uns aux autres, les oeufs vont former une sorte de petit radeau. L’éventuel assèchement de ces zones, en été, n’a aucun effet, une fois la femelle partie, les œufs peuvent survivre en absence d'humidité seul leur développement est ralenti.

Son developpement

La période, pour passer de l’oeuf à l’imago est 100% aquatique et dure environ 6 semaines, suivant la température extérieure. Après éclosion les larves (couramment appelées asticots) sont suspendues tête en bas et légèrement inclinées. Elles sont reliées à la surface de l’eau par un siphon traversé par deux petits orifices qui leur permettent de respirer (les stigmates). Dépourvues de pattes, elles peuvent nager pour se réfugier au fond en cas de danger, en ondulant leur corps, un peu à la façon d’un serpent mais en plus saccadé. Elles se nourrissent des particules végétales flottant dans l’eau (algues, planctons, pollens).

L’étape suivante est la transformation de l’asticot en pupe. Contrairement à la larve qui ne songe qu’à manger, la pupe ne vit que pour se transformer en adulte et durant cette phase aucune alimentation n’a lieu. La pupe bien que protéger du monde extérieur par un puparium (comme la chrysalide protège la nymphe chez les papillons) peut comme la larve, se déplacer au fond de l’eau. Les pupes ressemblent à de minuscules têtards avec la queue repliée sous le corps, bien que restant normalement immobiles à la surface de l’eau elles peuvent nager rapidement jusqu’au fond de l’eau et s’y dissimuler. Leur respiration est assurée par 2 petites trompes, situés juste derrière la tête.

Pour finir les adultes sortent au grand air en se libérant de leur enveloppe à la surface de l’eau. Ils vont alors rester à la surface jusqu’à ce que leurs ailes durcissent pour leur permettre de prendre leur envol.

 

Sa vie adulte

Un seul but : se reproduire. Il peut vivre plusieurs mois, et son rayon d’action peut s’étendre sur plusieurs kilomètres.
L’hiver les choses se compliquent, avec l’arrivée du froid, les adultes hibernent dans les habitations et même dans le métro parisien, tandis que dans des zones moins protégées, les adultes disparaissent laissant aux seuls œufs la responsabilité d’assurer le renouveau de l’espèce aux beaux jours.

Un bel appétit

Contrairement au nectar ou aux autres solutions sucrées qui sont emmagasinées dans le jabot (pour les mâles), le sang passe directement dans l’estomac ou réservoir alimentaire des femelles. Les parois abdominales du moustique sont particulièrement extensibles. La femelle peut doubler son propre poids en un seul repas sanguin. Après un tel repas, le moustique peine à voler et cherche rapidement un lieu pour se reposer plusieurs jours et digérer.

Qualité

Des qualités un moustique ?
Oui, mais le mâle, car en se nourrissant de nectar, il participe à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.

Technique de chasse

images (8)Les moustiques sont extrêmement sensibles à l’odeur du sang et peuvent remonter une piste sur de grandes distances. Le moustique devient aussi sensible à la chaleur et à l’humidité lorsqu’il approche de sa victime.

Une fois installé, son labre en forme de stylet est enfoncé à moitié dans la peau jusqu'à ce qu'il rencontre un vaisseau sanguin(cette opération dure environ 50 secondes).

Il y pénètre et le sang est pompé par un canal. Simultanément du fluide salivaire est injecté pour prévenir la coagulation. La démangeaison et le gonflement de la peau au niveau de la piqûre sont dûs à cette salive. L’aspiration du sang peut durer jusqu’à 3 minutes, si elle n’est pas dérangée, la femelle pourra ainsi absorber plus du double de son poids en sang.

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Moustique et maladie

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

images (6)Les moustiques sont tous de petite taille. Le mâle se nourrit de la sève des plantes, mais la femelle se nourrit de sang et inflige une piqûre douloureuse, qui provoque un œdème passager. Ainsi, seules les femelles sont pourvues d’un appareil piqueur leur permettant de se nourrir de sang mais aussi de transmettre de nombreuses maladies au moment de la piqûre.

Les moustiques constituent, au-delà de leur nuisance, le plus important groupe de vecteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Ils peuvent transmettre, entre autres, le paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine, de nombreuses maladies à virus (appelées arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre à virus West Nile, le chikungunya, diverses encéphalites virales et les filarioses lymphatiques.

Le virus V.I.H. (virus du sida) et les virus des hépatites n’ont jamais été transmis par piqûre de moustique.

S’il existe, pour certaines maladies, des mesures de prévention (vaccin contre la fièvre jaune, chimioprophylaxie du paludisme), il est dans tous les cas conseillé de se protéger des piqûres par l’utilisation de moustiquaires en zone d’endémie.

Pour lutter contre les moustiques et leurs larves, on élève, dans les bassins et les étangs, des poissons du genre gambusia, prédateurs des larves. On aussi longtemps utilisé le D.D.T., mais des races résistantes sont apparues et cet insecticide s’avère toxique.

Maladies infectieuses transmises à l’homme par l’intermédiaire des insectes.

Les insectes sont des arthropodes à 6 pattes ; ils sont à distinguer des arachnides (tiques, acariens, araignées, scorpions), qui sont des arthropodes à 8 pattes.

Modes de contamination

Certains insectes parasitent l’homme, comme le pou, le morpion ou la puce-chique ; d’autres piquent, entraînant des démangeaisons temporaires ou induisant, plus rarement, des réactions allergiques (insectes hyménoptères comme l’abeille ou la guêpe).

Dans la transmission des maladies infectieuses, les insectes jouent le plus souvent le rôle de vecteur, transportant les agents infectieux, dans ou sur leur corps, d’un individu à un autre. Certains sont des réservoirs, leur organisme, notamment pour la fièvre jaune, assurant sur une longue durée la survie d’un agent pathogène.

Les maladies sont le plus souvent transmises lors de la piqûre de l’insecte, qui régurgite de la salive infectante, ou par ses déjections, qui pénètrent à travers une excoriation cutanée due à une piqûre, ou par simple portage de l’agent infectieux.

Différents types de maladie

Les insectes transmettent des arboviroses (maladies à virus dites arthropod-born), comme la fièvre jaune ou la dengue (moustiques), des maladies à bactéries, comme la peste (puces), des maladies à rickettsies, comme le typhus (poux et puces), des maladies à protozoaires (parasites monocellulaires), comme le paludisme, la trypanosomose africaine (maladie du sommeil), la trypanosomose américaine (maladie de Chagas) ou la leishmaniose (moustiques, mouches tsé-tsé, punaises, phlébotomes), ou des filarioses (maladies causées par des vers parasites, les filaires), comme la loase, l’onchocercose ou la filariose lymphatique (taons, simulies, moustiques). La borréliose à pou (fièvre récurrente) est transmise lors de l’écrasement d’un pou, non par sa piqûre.

Prévention

La lutte contre les insectes (utilisation de répulsifs insectifuges, de moustiquaires), la protection des aliments, le port de vêtements appropriés font partie des mesures d’hygiène préventive. Dans certains cas (typhus, peste), ces mesures sont capables de faire disparaître la maladie. Elles doivent parfois être complétées par d’autres : lutte contre les animaux réservoirs (dératisation) ou vecteurs (moustiques). Dans les régions où sévit le paludisme, la prise de médicaments antipaludiques est, en outre, indispensable.

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le moustique et l’homme

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

220px-Mosquito_GSACSEn piquant un paludéen, l’Anophèle absorbe avec le sang le Plasmodium responsable de la maladie ; ce Protozoaire poursuit son cycle dans le corps de l’Insecte, puis migre dans ses glandes salivaires sous forme de sporozoïtes ; en inoculant sa salive chez un Homme sain, le Moustique introduit les germes du paludisme. Le virus amaril, qui provoque la fièvre jaune (vomito-negro), est transmis par Stegomyia fasciata (= Ædes ægypti). Dans les régions chaudes, des Moustiques du genre Culextransmettent d’un Homme à l’autre les embryons de la Filaire de Bancroft.

Le piaulement aigu émis par la femelle joue un rôle important dans la rencontre des sexes, prélude à l’accouplement. La femelle ne peut assurer la reproduction que si elle a pris au moins un repas de sang. Les œufs sont pondus à la surface des eaux stagnantes, soit isolément (Anopheles), soit groupés en minuscules radeaux (Culex).

 

Les larves vivent immergées et se nourrissent d’Algues microscopiques et de Protozoaires ; bien que leur tégument leur permette d’absorber l’oxygène dissous dans l’eau, elles assurent avec l’air atmosphérique l’essentiel de leurs échanges respiratoires ; la larve de Culex se tient obliquement par rapport à la surface, tête en bas, et fait affleurer un siphon subterminal ; celle d’Anophèles n’a pas de siphon et reste horizontale sous une mince pellicule d’eau. Egalement aquatiques et munies de deux siphons respiratoires au haut du corps, les nymphes sont capables de se déplacer avec rapidité en battant l’eau de leur abdomen flexible ; l’imago sort du tégument nymphal par une fente dorsale et utilise souvent sa dépouille comme radeau avant l’envol.

 

Dans les pays tempérés, le cycle de développement d’un Moustique comme Culex dure en moyenne six semaines ; comme la femelle pond environ deux cents œufs, un seul couple peut être à l’origine de millions de descendants au cours d’une saison.

 

Piqueurs irritants, dangereux vecteurs de germes, les Moustiques interdisent parfois l’implantation de 

l’Homme en diverses régions du globe. À la protection individuelle (moustiquaires, pommades ou essences répulsives) s’ajoutent des techniques massives d’éradication : drainage des eaux stagnantes et suppression de toute collection d’eau capable de procurer aux larves un milieu favorable ; épandage de pétrole destiné à asphyxier larves et nymphes ou usage de produits insecticides ; peuplement des étangs avec des animaux larvivores, comme les Gambusies. Beaucoup de ces moyens brutaux sont d’une efficacité discutable, et l’on étudie des procédés de lutte biologique mieux adaptés. L’un d’eux paraît prometteur : il consiste à répandre des mâles stérilisés par irradiation, mais encore capables d’accouplement ; en rendant les œufs inféconds, on espère réduire la pullulation de l’espèce choisie.

M. D.

➙ Diptères / Paludisme.

 E. A. Séguy, la Vie des mouches et des moustiques (Delagrave, 1947). / G. Senevet et L. Andarelli, les Moustiques de l’Afrique du Nord et du Bassin méditerranéen (Lechevalier, 1959).

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