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Contrôle des moustiques

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

240px-Mosquito_on_FlowerL’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gîtes de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Au Canada et aux États-Unis, le B.t.i est notamment utilisé comme larvicide biologique à faible impact sur l’environnement.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres, hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gîtes domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

220px-Larve_de_moustiqueUne technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

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Ecourter la vie des moustiques

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

Sachant que seuls les insectes les plus âgés jouent un rôle dans la transmission des virus, des chercheurs ont réduit leur durée de vie de moitié en leur transférant une bactérie.

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Les chercheurs savent déjà que ce sont les moustiques femelles qui piquent les humains, se contaminant éventuellement à leur contact avec le virus de la dengue ou le parasite du paludisme. Ils savent également qu’après la piqûre, le virus de la dengue, par exemple, se propage dans le corps du moustique jusqu’aux glandes salivaires. Et c’est seulement après que l’insecte peut transmettre le virus à un autre être humain, cette opération prenant deux semaines pour la dengue et la malaria.

Des biologistes de l’université australienne de Queensland ont donc eu l’idée de réduire l’espérance de vie des moustiques, puisque seuls les insectes les plus âgés jouent un rôle dans le développement des épidémies. Le principe étant qu’un moustique qui vit moins longtemps infectera moins de monde. Dans un article publié dans la revue Science, ils expliquent comment, grâce au transfert réussi d’une bactérie Wolbachia vers l’insecte, ils ont pu diminuer de moitié la durée de vie d’un moustique dans les conditions de laboratoire. Conor J. McMeniman et Roxanna Lane estiment qu’infecter les populations de moustiques par la bactérie Wolbachia pourrait être une bonne stratégie pour réduire la transmission de virus pathogènes.

Pour diminuer les épidémies, on avait déjà pensé s’attaquer à leurs vecteurs – donc aux moustiques – en utilisant des insecticides, des moustiquaires. Mais le problème, c’est que l’on n’a jamais réussi à se débarrasser complètement du moustique. Et contrairement aux insecticides chimiques, cette technique d’injection de la bactérie ne devrait pas développer de résistance.

Infectés jusqu’à la 30e génération

Wolbachia est une bactérie naturelle qui diminue la durée de vie de la mouche drosophile, mais que l’on n’avait jamais réussi à transférer aux moustiques jusqu’à présent. Pour faciliter son transfert, les chercheurs ont donc adapté la bactérie en la «repiquant» par des passages répétés dans des cellules de moustique… qui ont duré trois ans.

Une fois la bactérie adaptée, ils l’ont injectée à des embryons de moustiques. Les adultes survivants ont été isolés, nourris, et se sont reproduits. Les chercheurs ont obtenu huit lignées de moustiques infectés : six se sont éteintes en moins de trois générations, et les deux autres sont restées stables et infectées jusqu’à la trentième génération. C’est sur ces dernières que les essais ont été faits. Les biologistes ont alors observé que les moustiques sains vivent deux mois, contre seulement un pour les insectes infectés par la bactérie.

Par ailleurs, le taux de transmission de la bactérie de mère en fille est de 99,74 % au premier cycle de reproduction et de 99,45 au troisième cycle. De plus, une femelle non infectée fécondée par un mâle infecté fait des œufs qui n’éclosent pas. Ces résultats de laboratoire sont très intéressants. On peut s’interroger cependant sur la manière dont ils pourront être exploités concrètement pour lutter contre les maladies transmises par les moustiques et qui font des ravages…

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les moustiques changent le cours de l’histoire

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014


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Ils ont beau être petits , ils sont beaucoup plus puissants que l’on ne pourrait le croire . Les moustiques ont modifiés le cours de l’Histoire de l’Homme et ce, depuis son commencement .

1,600,000 av. JC : Afrique —Nos ancêtres font leurs premiers pas. Les moustiques commencent déjà à les infecter avec la malaria

500 av. JC : Inde — Le prêtre Susruta déduit que les moustiques sont les responsables de la propagation de la malaria . Personne ne le croira durant 2 400 ans .

323 av. JC : Babylone —Alexandre le Grand est vaincu par un moustique, mourant de la malaria à l’âge de 33 ans. Son rêve d’unifié l’empire Grec s’éteint avec lui , et la propagation de la malaria contribuera d’ailleurs grandement à la fin de la civilisation grec .

 410 av. JC : Rome —Les Wisigoths mettent un terme à l’Empire Romain , déjà grandement affaibli par une énorme épidémie de malaria apporté par les moustiques . Peu après , Alaric , le chef des Wisigoths est également écarté du pouvoir par une piqûre de moustique et meurt , lui aussi , de la malaria .

1593 : Amérique —Les moustiques transmettent la maria ainsi que la fièvre jaune à leurs homologues du nouveau monde via le trafic d’esclaves , déclenchant ainsi des épidémies qui viendront à bout , à la fois des colonialistes et des aborigènes 

1658 : Angleterre —Mordu par un moustique ( certainement royaliste ) , Oliver Cromwell meurt de la malaria, ce qui facilitera grandement le retour de la monarchie au Royaume Unis.

1690 : Barbados — Les moustiques propagent la fièvre jaune et stop ainsi l’expédition Britannique en route pour attaquer la France au Canada . 

1802 : Nouvelle Orléans — Napoléon envoi des troupes pour renforcer les soldats déjà présent en Louisiane et pour mettre fin à une rébellion d’esclaves à Haiti. Des 33,000 soldats envoyés , 29,000 sont tués par la fièvre jaune ( et donc par les moustiques ) . La Louisiane devient une partie des USA ; Et Haiti devient indépendant .

1902 : Stockholm —Un chirurgien de l’armée britannique , Dr. Ronald Ross reçoit le prix Nobel de médecine pour avoir établi le lien entre les morsures de moustiques et la malaria ( avec juste 2 400 ans de retard … ).

1905 : Panama — Les moustiques réussissent presque à stopper la construction du canal du Panama car les ouvriers s’enfuient en craignant d’être contaminé par l’épidémie de fièvre jaune . 

1942 : Japon — Des troupes japonaises saisissent les îles qui fournissent la plupart de la quinine du monde, qui est alors la seule thérapie fiable connu pour guérir la malaria, espérant ainsi que les moustiques deviendront leurs alliés contre les forces Alliées. Presque un demi-million de troupes américaines à l’Est sont hospitalisées à cause de la malaria entre 1942 et 1945.

1965–1975 : Vietnam— Les moustiques infectent 53 Soldats sur 1000 chaque jour avec la malaria durant la guerre du Vietnam .

1995 : Genève—L’organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare la fièvre dengue causé par les moustiques  “Epidémie mondiale” alors que les morts de la malaria ont augmentés de 2.5–3 million en 1 an .

 

source : http://www.moustiquesolutions.com/

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