La démoustication sur la côte Atlantique

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2014

 

téléchargement (2)Les moustiques, qui ont le don de gâcher les soirées des campeurs à la belle saison, font l’objet sur l’île d’Oléron comme sur toute la côte Atlantique d’une lutte acharnée à quelques semaines de l’arrivée des touristes.

Les moustiques honnis « attaquent souvent à l’heure de l’apéro », rappelle dans un sourire Jean-Paul Guyot, le patron de l’unité de démoustication de l’île d’Oléron, où une poignée d’agents, équipés de cuissardes et de vaporisateurs à dos, sont à l’ouvrage dans les marais.

C’est dans ces marais salants bâtis par l’homme, où le niveau d’eau fluctue en fonction des marées, que grandissent les larves de moustiques.

La cible principale ? L’ »aedes caspius », l’espèce considérée comme la plus virulente parmi la trentaine recensée sur la côte Atlantique. La femelle peut faire des dizaines de kilomètres pour trouver une belle peau bronzée à piquer et pomper le sang dont elle a besoin pour pondre.

« Le moustique fait partie de la biodiversité, il doit exister. Mais, nous, on va faire en sorte de réguler la population de moustiques à un niveau acceptable », explique Bruno Bouletreau, chef de service pour la Charente-Maritime de l’EID Atlantique.

L’EID Atlantique, établissement public commun à cinq conseils généraux et présidé par l’élu vendéen Norbert Barbarit, est chargé de la démoustication en Morbihan, Loire-Atlantique, Vendée, Charente-Maritime et Gironde. Cinq départements dont l’économie dépend en grande partie du tourisme.

Du golfe du Morbihan au bassin d’Arcachon, en passant par les marais de Guérande ou la baie de l’Aiguillon, les 55 agents de l’établissement public surveillent des milliers d’hectares de marais et procèdent aux traitements lorsque les larves apparaissent à la surface des eaux. Les oeufs éclosent à la remontée des eaux, après les grandes marées ou les fortes précipitations.

Dans ces « secteurs très sensibles du point de vue environnemental », les traitements se font à base d’un biocide d’origine biologique, le BTI, précise Laurence Thibaud, directrice de l’environnement et l’aménagement à l’EID.

La démoustication se veut ciblée grâce à l’utilisation des appareils à dos. Dans certains secteurs spécifiques, comme dans l’estuaire de la Gironde, les démoustiqueurs ont toutefois aussi recours aux quads, voire à l’hélicoptère, « seuls moyens d’intervenir en deux jours, avec la bonne réactivité, sur des surfaces de plusieurs milliers d’hectares », assure la responsable.

Ces « experts du moustique », bienfaiteurs anonymes des campeurs, sont avant tout des « sentinelles du marais », insiste-t-elle. Ils sont parfois les derniers à assurer une régulation humaine dans des marais abandonnés par les agriculteurs.

« Ils assurent une veille sanitaire de ces espèces, qui peuvent être porteuses de maladies, ils sont aussi là pour nous alerter si des espèces exotiques arrivent ou encore par rapport aux évolutions climatiques », ajoute Laurence Thibaud.

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