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L’effet Moustique

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

240px-Anopheles_gambiae_mosquito_feeding_1354.p_loresDécidément, après le virus du sida, le virus de la grippe aviaire, celui de la grippe A, c’est la dengue et le chikungunya qui menacent notre belle santé nationale. Pour un moustique normalement constitué, nulle différence entre la peau d’un Réunionnais et celle d’un Européen.

En effet, le très agressif « moustique-tigre » ou Aedes albopictus — vecteur entre autres de la dengue et du chikungunya — est, depuis quelque temps, en vacances dans les Alpes Maritimes, la Corse, le Var et les Bouches-du-Rhône. Même si aucun cas de ces maladies ne semble encore avoir été détecté sur notre territoire, le Ministère de la Santé a mis en place une alerte. Une surveillance entomologique est d’ores et déjà activée de même que la démoustication des zones infestées.

Rappelons qu’en 2005, la Réunion a recensé pas moins de 270 000 cas de chikungunya sur 750 000 habitants. En cette période de vacances et de fortes chaleurs, il ne parait donc pas dérisoire de prendre des mesures de protection : supprimer les récipients d’eaux stagnantes (le moustique les affectionne pour pondre), mettre des produits répulsifs sur la peau et des insecticides dans les pièces. Et en cas de fièvre supérieure à 38,5 ° associée à des douleurs articulaires, on nous recommande de consulter impérativement notre médecin.

220px-Plaque_Alphonse_Laveran_à_StrasbourgCe qui est surprenant, c’est de constater à quel point les maladies deviennent de plus en plus interplanétaires. Récemment encore, ce type de virus ne concernait que les autres. Surtout pas nous, les Occidentaux si précautionneux pour notre santé. Ces saloperies ne sévissaient que dans les pays du Sud, les pays tropicaux, là où régnait la pauvreté, l’inculture, là où l’hygiène laissait à désirer. Désormais, il suffit d’un coup d’aile pour ramener de l’île Maurice ou du Cambodge ces petits insectes souvenirs pas vraiment désirés.

Nous devrons bien nous y faire à cet « effet moustique ». Car dorénavant, que nous le voulions ou pas, nous sommes un seul et même peuple de la Terre. Du fait du développement des moyens de communication, nous partageons tout, de gré ou de force : les cataclysmes, les maladies, les cultures, les savoir-faire, les avancées scientifiques ou technologiques…

Si la terre tremble ici, si la mer la submerge là, si des millions de tonnes de pétrole se déversent dans un coin de l’océan, si un pays entier est plongé dans la faillite, c’est chacun de nous qui est touché de façon intime. Même s’il ne se sent pas concerné, même s’il croit que c’est l’étranger qui est atteint. Alors, c’est une seule et même famille humaine qui devra prendre la juste mesure de sa vulnérabilité et de sa force. Espérons que cela ne tardera pas trop.

(Pour plus d’infos sur le chikungunya voir le site de l’Institut Pasteur :http://www.pasteur.fr/ip/easysite/go/03b-00000j-0es/presse/fiches-sur-les-maladies-infectieuses/chikungunya/:print )

 

article de MARLENE E paru sur http://www.lemonde.fr/

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Le moustique aime le CO2

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

Alerte aux moustiques ! Alors que la carte de France des moustiques ne cesse de nous alerter des dangers que posent cet insecte… Le magazine « Simthsonian » profite de l’été pour faire un point sur les raisons qui poussent les moustiques à s’intéresser à nos peaux…

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Les enfants moins victimes des moustiques que les adultes

Pourquoi les moustiques prennent-ils pour cible les adultes plus que les enfants ? Parce queles adultes dégagent plus de CO2 en respirant que nos bambins. Et le CO2 est un aimant à moustiques… Ces insectes, grâce à leur palpe maxillaire, peuvent détecter le dioxyde de carbone. Ils sont capables de le sentir à plus de 50 mètres de distance ! Les personnes qui dégagent donc le plus de CO2 en respirant sont les principales cibles des moustiques.

 

Le groupe sanguin O plus appétissant pour les moustiques

Une étude japonaise a démontré, en 2004, que le moustique tigre était plus attiré par des sujets du groupe sanguin O que par ceux d’autres groupes sanguins. D’après ces chercheurs, les humains de groupe O ont près de 85 % de « chances » d’attirer les moustiques, contre moins de 45 % pour les autres. La raison ? La peau sécrète des produits chimiques indiquant le type de groupe sanguin…

 

Les corps chauds attirent plus les moustiques

Les moustiques adorent l’odeur de l’acide lactique, l’acide urique, l’ammoniac et les autres substances chimiques dégagées par la sueur. Ils sont attirés par les personnes ayant une température corporelle élevée… Après une séance de sport ou lors d’un moment de bronzage au soleil, le corps risque donc d’attirer les piqures. Car la sueur va émettre des substances chimiques qui vont inexorablement attirer les moustiques !

 

Les bactéries, nids à moustiques

Une étude de 2011 sur le paludisme le prouve : les peaux contenant une grande quantité de bactéries sont les plus propices à attirer les moustiques. A condition que ces bactéries ne soient pas trop différentes. En effet, une grande diversité de bactéries n’attire pas les moustiques. Nos chevilles et nos pieds, qui sont des colonies de bactéries robustes, attirent donc plus facilement les piqures des insectes que les autres parties du corps. 

Attention aux moustiques et à ce que vous buvez !

Qui dit vacances, dit apéro. Vous vous boirez bien une petite bière avant de vous promener sur la plage ? Attention ! Boire une canette de 33 centilitres de bière attirerait les moustiques : selon une étude scientifique, ingérer de la bière augmente le taux d’éthanol dans la sueur et augmente la température du corps. De quoi voir débarquer une colonie de moustiques ! 

220px-Aedes_aegyptiLes femmes enceintes deux fois plus piquées par les moustiques

Les femmes enceintes vont devoir subir les assauts des moustiques en attendant leur heureux événement. En effet, celles-ci attireraient deux fois plus les moustiques que les femmes qui ne sont pas enceintes. La raison ? Elles dégagent 21 % de plus de dioxyde de carbone que les autres et ont une température du corps plus élevée. 

Choisissez des vêtements sobres pour ne pas attirer les moustiques

Selon un chercheur à l’Université de Floride, les humains qui portent des couleurs qui se démarquent sont plus facilement ciblés par les moustiques. Un rouge vif ou un bleu marine attirera plus les insectes volants qu’une tenue de camouflage. N’empêche que sur la plage, difficile de trouver un maillot de bain de camouflage ! 

Alerte au moustique tigre !

L’Agence régionale de santé a prévenu que la saison des moustiques ne présentait, cette année, « pas de danger. » Mais, précise-t-elle, « le seul aspect dangereux, c’est le moustique tigre. » Pour Stéphane Robert, qui a lancé une carte de France des moustiques,« la colonisation du territoire français par le moustique Tigre est de plus en plus rapide et concerne maintenant une vingtaine de départements. » 

Alpes-Maritimes, Haute-Corse, Ardèche ou encore Rhône sont autant de région où le moustique tigre a été vu officiellement. Maintenant, vous savez qu’en vous habillant sobrement et qu’en évitant la bière, vous éviterez les piqûres. Pour le reste, il n’y a rien à faire : les facteurs génétiques sont responsables à 85 % de l’attirance des moustiques sur votre peau. 

 

Par marieclaire.fr / News

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La découverte du moustique

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

Parasite130032_Stegomyia_pia_-fig2_PartEn 1759, Carl von Linné désigne sous le genre Culex les quelques moustiques – et assimilés – connus de l’époque. Meigen, en 1818, redistribue ce genre en trois genres selon le critère morphologique de la longueur des palpes : genre Anopheles pour les moustiques à palpes longs pour les deux sexes, Culex avec les palpes longs pour les mâles et courts pour les femelles et Aedes aux palpes courts pour les deux sexes. Entre 1828 et 1896, au fil des nouvelles découvertes, les entomologistes Robineau-Desvoidy, Macquart, Lynch-Arribalzaga puis Williston apportent leur remaniement à la classification de ce qui deviendra la famille des Culicidae, créant les genres Megharinus (actuel Toxorhynchites), PsorophoraSabethesOchlerotatusTaeniorhynchus (actuel Mansonia), IanthinosomaHeteronychaUranotaenia et Hodgesia.

À la toute fin du xixe siècle, le monde scientifique découvrit soudainement que les moustiques transmettaient de graves maladies telles que les filarioses (1878), le paludisme (1880) et la fièvre jaune (1900). Cette découverte provoqua la prospection intense de moustiques dans le monde entier, enrichissant les musées et permettant une étude plus poussée de la taxonomie de ce groupe. Travaillant au British Museum de Londres, Frederick Vincent Theobald, dans son ouvrage en six volumes, A Monograph of the Culicidae of the World, paru de 1901 à 1910, créa de nombreux genres pour déboucher sur une classification de la famille comprenant six sous-familles. Frederick Wallace Edwards, en 1932, inclut au rang de sous-famille les dixines et chaoborines dans la famille des Culicidae, les moustiques formant la sous-famille des Culicinae divisée en 3 tribus : Anophelini, Toxorhynchitini et Culicini, ces derniers divisés en 5 groupes : SabethesUranotaeniaTheobaldia (actuel Culiseta), Aedes et Culex.

Stone, en 1957, supprima les Dixinae et Chaoborinae des Culicidae et en 1959, Kenneth Lee Knight, Alan Stone et Helle Starke, dans leur ouvrage A synoptic Catalog of the Mosquitoes of the World (Diptera, Culicidae) reconnaissent 3 sous-familles : Anophelinae, Toxorhynchitinae et Culicinae, ces derniers divisés en 2 tribus : les Culicini et les Sabethini.Belkin en 1962 réintègre Chaoborinae et Dixinae mais subdivise les Culicinae en 10 tribus. Knight et Stone, pour la réédition de leur catalogue en 1977, adoptent dans son ensemble la classification de Belkin en excluant toutefois Chaoboridae et Dixidae.

Durant ces dernières décennies, le nombre d’espèces et de sous-genres a considérablement augmenté, avec des remaniements taxonomiques à divers niveaux. Ainsi, Harbach & Kitching (1998), inclurent la sous famille des Toxorhynchitinae dans la sous famille des Culicinae, la ramenant au rang de tribu (Toxorhynchitinii). Reinert et al, (2000) divisèrent, sur la base des génitalia mâles et femelles, le prolifique genre Aedes en deux genres : Aedes, conservant 23 sous-genres et le genre Ochlerotatus (anciennement sous-genre du genreAedes) captant 21 sous-genres. Dernièrement, Reinert et al (2004, 2009) proposèrent de diviser la tribu des Aedini en 63 genres au lieu de 12, portant des sous genres au niveau de genres et créant de nouveaux genres.

En 1959, 2 462 espèces de moustiques étaient décrites et validées de par le monde, 3 209 espèces en 1992 pour un total actuel atteignant 3 523 espèces réparties en 44 genres et 145 sous-genres. La classification phylogénétique n’est toujours pas totalement définie. Si certaines tribus sont monophylétiques (Aedini, Culicini et Sabethini), la phylogénie de la plupart des tribus reste incertaine (Harbach & Kitching, 1998 ; Harbach, 2007). Toutefois, l’apport, cette dernière décennie, de nouvelles techniques d’analyse génétique, couplée aux techniques d’analyse morphotaxonomique classiques, permettent de progresser rapidement dans ce domaine.

290px-Aedes_albopictusÀ ce jour (Harbach, 2010), 3 523 espèces de moustiques sont décrites au niveau mondial, réparties (Harbach & Kitching, 1998) en deux sous-familles : Anophelinae (478 espèces), Culicinae (3046 espèces) et 44 genres. Pour être complet, il faut rajouter à cette liste 156 sous espèces.

Les moustiques sont apparus probablement au Jurassique, il y a environ 170 millions d’années. Le fossile le plus ancien date du Crétacé. Les moustiques étaient alors environ trois fois plus gros que les espèces actuelles et étaient un groupe voisin des Chaoboridae (moucherons piquants).

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Petit HISTORIQUE du Moustique

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

240px-Ochlerotatus.punctor.maleMoustique : Dans le Dictionnaire de l’Académie française, le moustique est d’abord défini, dans la 4e édition de 1762, comme un insecte caractérisé par sa petite taille et sa piqûre douloureuse qui « laisse sur la peau une tache semblable à celles du pourpre ». Il est alors localisé seulement en Afrique et en Amérique. Cette définition persiste dans les éditions suivantes bien que le genre change de féminin (édition de 1762) à masculin (édition de 1832). Il faut attendre la 8e édition (1932-5) pour que le moustique soit défini plus précisément comme un diptère mais sans plus de localisation géographique. Sa piqûre n’est plus seulement douloureuse mais également dangereuse et « peut véhiculer les germes de certaines maladies ».

Plus récemment, le Trésor de la Langue Française (1971-1994) précise encore qu’il s’agit d’un diptère nématocère, que seule la femelle pique et qu’elle pique l’homme et les animaux « pour se nourrir de leur sang ». Par analogie on qualifie de « moustique » un individu de petite taille et toujours en mouvement, généralement un enfant.

Cousin : Le Dictionaire critique de la langue française (1787-1788) de Jean-François Féraud, précise qu’en France on nomme le moustique « cousin », mot qui, d’après le Trésor de la Langue Française (1971-1994), tend à ne désigner à présent que les moustiques non dangereux et surtout les espèces françaises de très grande taille (Tipula spp., qui relèvent en fait non pas de la famille des Culicidae mais de celle des Tipulidae).

Maringouin : Dans le Dictionnaire de l’Académie française, le maringouin est d’abord défini, dans la 4e édition de 1762, comme un moucheron d’Amérique « qui ressemble au cousin », nom donné couramment en France à cette époque au moustique. Ce n’est que dans la 6e édition (1832-5) qu’apparait l’idée d’un éventuel lien plus précis entre le maringouin des « voyageurs » avec le « genre des cousins ». Ce lien est avéré dans la 8e édition (1932-5) puisqu’il y est indiqué qu’il ne s’agit en fait que d’un « nom vulgaire » donné à certaines espèces de cousins aux Antilles et « autres pays chauds ».

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Le moustique et sa famille

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

 

Le moustique est-il l’animal le plus dangereux du monde ?

cousin-1998984901-1665783Le moustique est le plus beau produit de la mondialisation. Il arrive en cargo, s’adapte à son nouvel environnement et devient très difficile à déloger.

Ils ont la particularité de se nourrir de sang, et un certain nombre d’entre eux s’abattent sur nous. Ils nous reconnaissent par nos odeurs, notre chaleur. La saison estivale nous expose de nouveau à leurs piqûres. Les moustiques constituent une très grande famille, près de 3 500 espèces, presque autant que de mammifères. Certains piquent toute la journée, d’autres seulement la nuit, de ceux-là on peut se protéger par les moustiquaires. Si la piqûre est indolore, l’insecte injecte beaucoup de substances auxquelles nous pouvons devenir allergiques d’une manière plus ou moins importante, ce dont témoigne le bouton qui se forme après une piqûre. La taille, l’importance et la rapidité à laquelle les boutons apparaissent dépendent de nous. 

En prenant du sang chez un malade présentant une infection puis en allant piquer une autre personne, ils propagent plusieurs maladies qui comptent parmi celles qui font le plus grand nombre de victimes humaines. En effet le paludisme, qui est l’un des plus grands tueurs de l’humanité, est transmis par une femelle moustique (Anophèle), et le chikungunya, la dengue ou encore le virus du Nil oriental sont autant de maladies émergentes récentes qui sont dues aux piqûres de moustiques. À ce titre, les moustiques n’usurpent pas leur réputation d’être les animaux les plus dangereux du monde. 

Le moustique résiste aux insecticides !

La lutte contre les moustiques est très difficile, car ils se sont adaptés, eux aussi, à la mondialisation, et voyagent de continent en continent, souvent sur les bateaux, en particulier les porte-conteneurs. Ils sont capables de s’habituer à la vie en ville ; ainsi Aedes, le vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais un moustique urbain implanté dans le sud de la France. Et pour contrer la parade des moustiquaires qui les empêchent de piquer la nuit, ils ont changé l’horaire de leur repas, c’est le cas d’Anophèle en Afrique. Ils deviennent en outre résistants aux insecticides utilisés contre eux (DDT autrefois, Perméthrine aujourd’hui). La guerre contre les moustiques n’est pas près de se terminer. Le moyen de lutte le plus efficace, car à la fois le plus sûr et le plus écologique afin d’éviter leur reproduction, reste l’élimination des eaux stagnantes, en clair la chasse aux flaques d’eau ! Le moustique tigre y est, c’est Aedes ! Il vient du Sud-Est asiatique et a rencontré le virus chikungunya qui venait d’Afrique dans l’océan Indien. C’est la mondialisation !

 

Le Point.fr – Par LE PROFESSEUR DIDIER RAOULT

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Moustique fossilisé

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

Des paléontologues ont retrouvé dans l’abdomen d’un moustique fossilisé dans le Montana l’hémoglobine d’une proie vivant à l’Éocène.

Dans le film Jurassic Park, les scientifiques refont vivre des dinosaures à partir d’ADN conservé dans du sang ingéré par des moustiques conservés dans de l’ambre. Un scénario farfelu car, à ce jour, aucun insecte gorgé de sang de dinosaure n’a jamais été retrouvé (sans compter que l’ADN se dégrade en quelques centaines d’années).

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Des paléontologues viennent de faire un pas en avant en identifiant un moustique femelle contenant du sang fossilisé depuis 46 millions d’années, soit 20 millions d’années après la disparition des dinosaures. Ils ont en fait découvert 36 spécimens de moustiques préservés dans les roches du Montana, dont une dizaine n’appartenant à aucune espèce connue, expliquent-ils dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Mais l’individu le plus intéressant est sans aucun doute celui d’une femelle, reconnaissable à ses antennes lisses et son abdomen sombre et distendu, comme s’il était gorgé de sang. Des analyses par spectroscopie aux rayons X ont montré que le corps de l’insecte avait une concentration élevée en fer et en carbone, bien plus que le schiste dans lequel il est emprisonné. Avec une sonde ionique, ils se sont aperçus que le fer était associé à des molécules d’hème, l’un des composants de l’hémoglobine. Il s’agit donc de sang pris sur une proie.

 

L’animal parasité reste inconnu, mais les moustiques ressemblent à des insectes qui piquent des oiseaux. Les chercheurs assurent que leur technique pourrait permettre d’identifier d’autres molécules biologiques dans des fossiles encore plus vieux, comme des dinosaures. Leur découverte renforce également le crédit d’autres chercheurs qui affirmaient avoir trouvé en 1997 puis en 2009 des composés sanguins dans des os de Tyrannosaurus rex et de Brachylophosaurus canadensis, un dinosaure «à tête de canard».

http://www.lefigaro.fr/

Cette découverte des plus surprenantes a été publiée dans la dernière livraison des PNAS, les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences. Ce moustique femelle contient dans son abdomen des traces de fer et de porphyrines, des constituants très stables de l’hémoglobine, grosse protéine qui transporte l’oxygène dans le sang. Ces porphyrines étaient quasiment ou totalement absentes de moustiques mâles (qui ne piquent pas), eux aussi fossilisés et retrouvés au même endroit.

Découvert dans des schistes bitumineux

«L’abdomen du moustique gorgé de sang ressemble à un ballon prêt à exploser. Il est très fragile. Les chances qu’il ne se désintègre pas avant la fossilisation étaient extrêmement minces », s’est enthousiasmé Dale Greenwalt, premier auteur de la publication.

PAS DE L’AMBRE. Le moustique en question n’a pas été découvert dans de l’ambre, mais dans des schistes bitumineux du Montana.

« C’est la preuve qu’un moustique suceur de sang peut être préservé dans un milieu autre que l’ambre et que des composés porphyriques présents dans le corps d’un vertébré pourraient survivre dans des conditions adéquates pendant des millions d’années », a déclaré George Poinar, qui étudie les fossiles d’insectes à l’Université de l’Orégon (Corvallis).

Une analyse non destructive

Cette découverte semble donner rétrospectivement un certain crédit à une publication controversée datant de 1997, elle aussi publiée dans les PNAS par une paléontologue de Caroline du Nord, qui faisait état de la présence de traces d’hémoglobine dans des ossements de dinosaure.

« IONS SECONDAIRES ». La découverte de porphyrines issues de l’hémoglobine préservées dans la formation géologique Kishenehn dans le nord-ouest de l’Etat du Montana, qui date du milieu de l’Eocène, a été possible grâce à l’utilisation de la spectrométrie de masse à ionisation secondaire temps de vol (TOF-SIMS). Cette technique permet d’analyser les « ions secondaires » issus d’un processus de pulvérisation d’une surface d’un échantillon à analyser sans pour autant le détruire. L’analyse de ces ions donne des informations sur l’espèce moléculaire présente à la surface de l’objet étudié.

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Une gangue d’algues protectrices

L’échantillon de schiste provient d’un don au Muséum National d’Histoire Naturelle de Washington. Conservé au département du paléobiologie du musée, il a été bombardé au bismuth, un métal lourd, qui a vaporisé les constituants chimiques présents à l’intérieur du fossile de l’insecte. Reste à expliquer le très bon état de conservation de ce moustique.

CERCEUIL. L’hypothèse la plus probable tient à ce que l’insecte hématophage, qui s’était posé à la surface d’un étang, ait pu être recouvert par des algues en suspension dans l’eau qui auraient fini par former une sorte de gangue épaisse qui aurait entrainé l’insecte vers le fond et ainsi contribué à préserver intact son abdomen distendu par son dernier repas sanguin. Ce processus faisant intervenir des algues a déjà été décrit pour expliquer la fossilisation d’autres insectes.

Une question demeure cependant toujours sans réponse. De quel animal proviennent ces traces moléculaires de sang ingéré par ce moustique vieux de 46 millions d’années ? Pas un dinosaure, ces derniers ayant disparu à la fin du Crétacé il y a 65 millions d’années. En revanche, cet insecte a pu piquer l’un premiers mammifères modernes.

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Le moustique littéraire

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

 

images (5)Je n’imaginais pas un jour parler moustiques. Jusqu’au jour où je décidai de louer une petite maison en bord de mer auprès des marais pour des vacances d’été tranquilles. 

Saviez-vous qu’il existe plusieurs personnalités de moustiques ? 

D’abord, Il y a celui qu’on appelle le moustique pépère. Celui-là vient vous visiter la nuit incognito, on s’en aperçoit à peine, juste une petite piqûre au réveil sur l’orteil ou sur la main, et le voilà reparti, très content de lui. 

Il y a le moustique détective. Celui-là est plus rusé, plus têtu. Il exerce en solo à plein temps. Vous entrez dans une librairie très tôt le matin, dès l’ouverture et il vous a déjà repéré du coin de la rue. Bien sûr, vous n’avez rien vu venir. Il attend que vous ayez fini vos achats, vous piste à nouveau, connaît votre code de carte bleue par coeur, vos couleurs préférées. Son léger ronflement se perd dans les klaxons des voitures, les hauts-parleurs de la ville et le bruissement des conversations chez les commerçants.

Vous vous apprêtez à ouvrir la porte de la maison, il est déjà entré, vole plus vite que son ombre, inspectant les lieux, il se moque de savoir si vous êtes seul ou non. La politesse, le moustique détective ne connaît pas. Rien n’est secret pour lui. Rien ne le perturbe non plus. Que vous écoutiez de la musique, que vous froissiez du papier, cuisiniez, il continue son investigation de façon assidue. Parfois, vous pensez qu’il s’est envolé par la fenêtre ouverte, vous ne l’entendez plus vibrillonner de ses ailes et toc, il vient vous effleurer une oreille, mais pour le moment, il ne vous pique pas. Il attend l’heure propice. Il mange comme vous, regarde le même programme télé, écoute toutes les conversations téléphoniques, se rend sur la plage avec vous, parle avec les mêmes personnes, sauf que le soir, après avoir réuni toutes les informations, il se décide à intervenir et à piquer fort. Si vous résistez, il vous pique encore plus fort. Il va jusqu’à vous proposer un marché, enfin, un marché qui ressemble étrangement à une menace :

- Laisse-moi te piquer et je t’offre un tatouage, puis je partirai.

Il sait aussi travailler en bande. L’union fait la force, moustique détective sait être philosophe et là, c’est le cauchemar.

 Il y a donc les moskito tous têtus, qui ont reçu une formation de piqueur, de fileur professionnel chez le moustique détective. Très souvent, ils arrivent en bande de dix. Si vous tentez d’en semer un en l’écrasant, dix autres apparaissent. C’est là où les ennuis commencent et les vacances se terminent. 

Oui, finies les belles vacances au soleil, les envies de conciliabules sous la lune, le tout feu, tout flamme, parce que les moskitotoustêtus savent piquer là où ça fait mal, laissant leur signature de Lupinois ailés sur les parties les plus apparentes de votre corps. Le plus curieux chez eux tient dans l’invisible. On les voit arriver mais jamais faire. Pour se défendre, il est recommandé d’avoir avec soi du lourd, catalogues, encyclopédies, livres, objets en tout genre, vaisselle cassée et des boules quiès pour le voisinage.

Prévert, René Char au début m’ont bien aidé, Pessoa aussi, mais je ne suis pas sûr qu’ils seraient fiers de moi.

Ainsi, une grande partie de mes vacances se résuma à chasser les moustiques, tout en m’octroyant des balades maritimes, usant de stratégies rocambolesques pour profiter du paysage. 

La dernière nuit des vacances arriva, j’étais si épuisé de ma lutte anti-moustiques, énervé de tant de tapage diurne et nocturne que j’avais de la peine à trouver le sommeil, je sortis avec Le promeneur solitaire dans ma poche.

Je ne restai pas longtemps seul, un moustique mousquetaire rescapé et qui agit selon la devise un pour tous, tous pour un, m’accompagna et me dit ceci :

- « La prochaine fois, achetez de la citronnelle ! »

Ce furent ses derniers mots.

… 

Et j’entendis une mouche voler.

 

Extrait du livre de Agnès Chêne paru sur http://www.atramenta.net/lire/moustiques/41344/1#oeuvre_page

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MOUSTIQUE MON COUSIN

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

 

images (18)Dès le 12ème siècle, les moustiques étaient appelés « cussins ». Ce nom dérive du latin vulgaire culicinus, déformation du mot culex, culicis qui désignait un petit moucheron piqueur. Ce mot s’est peu à peu déformé en « cousin », dénomination encore couramment employée de nos jours.

Depuis le 16ème siècle, l’appellation mousquites, puis moustique, a fait son apparition par emprunt à l’espagnol «  mosquito », diminutif de « mosca » qui signifie mouche ; Ce terme fut assez longtemps employé pour désigner les moustiques exotiques. « Moustiquaire », ce voile de tulle placé aux fenêtres pour contenir ces insectes à l’extérieur, est un néologisme créé par Bernardin de Saint Pierre à partir de l’espagnol « mosquitero ».

 

Galerie de portrait : Les Aedes : moustiques « Chanteurs »

Ces moustiques tirent leur nom du mot grec aedes (aède, en français) qui désignait le chanteur dans la Grèce antique, en raison du bruit caractéristique qu’ils produisent au vol. Leurs ailes sont transparents, le corps couvert d’écailles colorées ; Ce sont de féroces anthropophiles diurnes qui piquent à l’extérieur, en particulier A.caspius, plutôt halophile, et A.detritus qui préfère se développer dans les roselière, les rizières et le bord des cours d’eau calmes. Ils ont une grande portée de vol et se laissent entraîner par le vent. Les femelles déposent leurs œufs à mêle la vase dans les dépressions, pendant la période d’exondation du sol. L’éclosion des oeufs se produit lors de la submersion suivante, même si celle-ci a lieu en hiver pour A.détritus.

Plusieurs espèces sont vectrices et particules virales, à l’origine notamment de certaines grippes estivales, de viroses neurotropes et de pseudo-dengues. C’est une espèce de groupe qui est le vecteur du virus amaril, agent infectieux de la fièvre jaune qu’il peut encore transmettre plus de 50 jour après avoir piqué une personne malade.

 

Les Anophèle : moustiques « inutiles »

Leur nom, d’origine grecque, désignait l’importun, l’inutile ; Ce sont des moustiques reconnaissables, non seulement à leur ailes tachetées, en particulier Anopheles maculipennis, mais aussi à la positon de leur corps au repos, abdomen relevé, et à celle de la larve aquatique qui se tient parallèle à la surface de l’eau, lorsqu’elles renouvelle sa provision d’air, du fait qu’elle est dépourvue de siphon respiratoire.

Anapheles maculipennnis est le moustique typique de l’ancien monde, vecteur célèbre sur tout le pourtour méditerranéen du Plasmodium vivax, hémotozoaire reconnu seulement à la fin du 19è siècle (1878-1880), par Charles Laveran, comme l’organisme responsable du paludisme ; Avant cette importante découverte, on croyait que la fièvre des marais ou fièvre paludéenne était due à un poison qui s’élevait des eaux corrompues. Autre découverte importante, par Pelletier et Caventou en 1820, celle des propriétés antispasmodiques de la quinine, extraite de l’écorce des quinquinéas. Depuis, la prévention et la thérapie du paludisme ont fait de grands progrès.

Anopheles maculipennis est en réalité une espèce collective. Les spécialistes ont reconnu en elle tout un compilé d’espèces et de sous-espèces, de variétés et de biotypes qu’il est important dans bien des cas, de savoir distinguer. Ainsi, en Camargue, A.atroparvus, favorisé par l’extension de la riziculture, a caccu ‘anaphélisme de la région, ce qui rend insupportable à certaines périodes un séjour prolongé dans le delta du Rhône. Ces pullulations créent même une menace pour les villes voisines, étant donné un grand pouvoir de dispersion.

 

Le Mansonia : Moustique forestier

Mansonia richiardii est très commun dans les bois de toute la France moyenne. Il entre aussi dans les locaux pour piquer. Cette espèce est doublement caractérisée par sa diapause larvaire hivernale et par le comportement particulier de ses larves, dont le siphon respiratoire vulnérant, est conformé en crochet épais. En l’enfonçant dans les tissus des plantes aquatiques, la larve emprunte de l’air gazeux emprisonné dans les lacunes et les méats intercellulaires.

 

Le Culex : moustique « urbain »

Le moustique particulièrement désagréable ne présente aucun rôle pathogène. Son nom est cité par Virgile comme moucheront aspirant le sang. C’est essentiellement un moustique urbain dont la nuisance, la nuit venue, est bien connue de tous. Il s’agit de l’espèce Culex pipiens et de sa sous-espèce antogenicus qui est la plus fréquente. Son nom de pipiens fait allusion au bruit strident de l’insecte en vol, tiré du latin pipiio qui signifie piauler.

La femelle pond dans tous les gîtes possibles, ce qui suppose, avant d’organiser une campagne de lutte contre ses larves, un dépistage soigneux de ceux-ci, une véritable enquête policière….

 

Description de Remi Coutin 

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LES MOUSTIQUES des villes et les moustiques des champs

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

 

images (17)Selon les espèces et le choix que font les femelles gravides pour déposer leurs œufs, on peut distinguer deux types d’habitats : le milieu naturel et les milieux urbanisés.

En milieu naturel, les gîtes les plus utilisés par les Aedes, Anopheles et Mansonia sont les prairies et pâturages inondés, les marécages plus ou moins permanents, les étangs peu profonds, les bassins piscicoles, les fossés, les rizières, les creux d’arbres et de rochers où l’eau stagne. 

Les gîtes en milieux urbanisés sont extrêmement variés, en effet, toute cavité retenant les eaux de pluie ou de ruissellement, les eaux-vannes… est un site potentiel, même s’il est très dissimulé et difficile d’accès pour l’homme.

Les eaux polluées ne sont pas un obstacle au développement des larves. Il semble même, d’après des observations récentes, qu’il existe une corrélation positive entre le taux de pollution et l’agressivité du Culex Pipiens. 

Impossible de citer tous les gîtes potentiels qui devront faire l’objet de dépistage, véritable porte à porte, dont la réalisation est parfois mal perçue par les habitants.

Citons quelques-uns de ces gîtes potentiels : fosses d’aisance, vides sanitaires, caves inondées, siphons, bouche d’égout, fossé et drains d’eaux usées, puisards avec grille, bassins de lagunage, décanteurs, stations dépuration, berges de ruisseaux encombrées de végétation qui crée un obstacle à l’écoulement des eaux, puits, bassins, abreuvoirs et réceptacles divers comme les vieux pneus, boîtes de conserve, arrosoirs, carcasses métalliques, récipients abandonnés, sacs plastiques… 

Ils sont partout….

On trouve des espèces dites anthropophiles, nuisibles à l’homme dans pratiquement tous les biotopes.

Dans les zones montagnardes à des altitudes supérieures à 1000 m, deux espèces : Aedes cataphylla et Aedes punctor.

Dans les régions continentales boisées de faible et de moyenne altitude, plusieurs Aedes …auxquels s’ajoute l’Anapheles plumbeus.

Dans les basses plaines inondables, des espèces très fréquentes, Aedes dorsalis, A.vexans et le célèbre Anopheles maculipennis, vecteur jadis de l’hématozoaire responsable du paludisme.

Dans les dépressions eutrophisées, submergées en permanence comme les phragmitaies et les sytphaies, une espèce principale, Mansonia richiardii.

Dans les dépressions d’eau douce permanentes de faible profondeur, recouvertes presque entièrement de plantes aquatiques, mais aussi liées à la pratique agricole de la riziculture, deux espèces, Anopheles hyrcanus et Culex modesus qui pullulent.

Dans les régions littorales méditerranéennes et atlantiques, du printemps à l’automne, même dans les eaux saumâtres, en particulier dans les bassins et les étangs où la submersion est irrégulière, caractérisée par des alternances non périodiques de submersion et d’émersion, deux Aledes ; A .caspius et A. detritus.

Dans les agglomérations urbaines et les habitations humaines, toutes les formes de Culex pipiens et, en particulier, la variété autogène.

 Description de Remi Coutin

http://www.insectes.org/opie/pdf/1571_pagesdynadocs4c220be9618b0.pdf

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Après la pluie, le moustique

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

images (15)Apparu en France en 2004 à Menton, « Aedes albopictus », plus connu sous le nom de moustique-tigre, n’a pas fini d’empoisonner l’été de millions de Français après les records de précipitations de ce début d’année.

Cette année, l’été sera placé sous le signe du Tigre. Rien à voir avec le fauve ou le signe astrologique chinois. Le tigre en question est un moustique qui mesure moins d’un centimètre, a une tête, un thorax et un corps noirs tachés de blanc, des pattes noires annelées de blanc, ressemblant de loin à des épines de porc-épic. Les scientifiques le connaissent bien, qui l’ont baptisé Aedes albopictus et suivent depuis près de dix ans son inexorable progression en Europe, et plus précisément en France, où il est de plus en plus présent.

Après les années méduses et canicules, il va falloir s’adapter aux années tigres. Et cela n’est guère réjouissant, car l’insecte, qui pique toute la journée, avec des «pointes» au lever du jour et au coucher du soleil, est particulièrement urticant.

Originaire d’Asie du Sud-Est, Aedes albopictus a fait une première apparition en France, en Normandie, dans les années 90, importé dans des pneus en provenance d’Amérique du Nord. Mais à cette époque, il ne fait guère parler de lui. C’est en 2004 que sa réapparition sera vraiment remarquée, dans le jardin botanique de Menton où il est arrivé, cette fois, dans une amphore décorative achetée en Italie. Il s’y trouve bien car les femelles ont eu largement le temps de pondre.

Les œufs du tigre voyagent facilement

Les moustiques-tigres y prospèrent et, pour certains, ont déjà entamé un long voyage le long du littoral méditerranéen et vers le nord. Contrairement aux moustiques de Camargue, Albopictus est en effet une espèce invasive et agressive qui ne se cantonne pas aux marécages. En ville, on retrouve ses gîtes larvaires à peu près partout: dans des soucoupes de pots de fleurs, des boîtes de conserve vides ou des bidons. Et il y est inattaquable, puisqu’on ne peut intervenir de façon physique ou biologique. Pire encore, dans les campagnes, il est omniprésent, stimulé par les pluies incessantes et les inondations spectaculaires de ce début d’année, qui lui ont ouvert des autoroutes.

«Le tigre est un moustique de zone tropicale qui a une vaste répartition mondiale du fait de sa grande plasticité et de son adaptation au climat européen, explique le Dr Pascal Delaunay, entomologiste médical au CHU de Nice depuis 1997 et en charge de sa surveillance depuis 2004. Contrairement à ce que l’on croit, il ne s’est pas développé grâce au réchauffement climatique, mais grâce à l’explosion du transport international. En effet, albopictus ne pond pas dans l’eau mais en zone sèche, à quelques millimètres d’un point d’eau. Ce qui veut dire que ses œufs voyagent facilement et qu’on peut les retrouver partout.» Il suffit alors d’une remise en eau de ces gîtes par la pluie pour que les larves se développent et que des adultes émergent. A l’approche de l’hiver, quand les jours raccourcissent, les femelles pondent des œufs qui entrent en hibernation: leur éclosion n’interviendra qu’au printemps suivant, les œufs étant résistants au froid et à l’assèchement. Ces adaptations biologiques confèrent à cette espèce tropicale une faculté d’acclimatation à notre atmosphère tempérée. Qui plus est, les femelles, hyperactives, pondent en moyenne 180 œufs tous les trois jours et conservent en elles une réserve de sperme dans laquelle elles puisent dès qu’elles ovulent. En deux mois de vie, elles n’auront besoin que d’un rapport avec un mâle pour pondre autant qu’elles le peuvent.

En 2005, le tigre est repéré à Monaco, en 2007 en Corse et dans le Var, en 2008 sur deux aires d’autoroute. En 2010, il atteint les Alpes-de-Haute-Provence et Marseille, avant d’atterrir dans l’Hérault l’année suivante. En 2012, il est installé en Isère, dans le Rhône, dans la Drôme, l’Ardèche et le Gard. Et aujourd’hui, les Pyrénées-Atlantiques, la région de Bordeaux et de Toulouse ont enregistré sa présence. Il est même aux portes de Paris (on en a signalé dans certains jardins de la capitale) et a rejoint l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas à partir de l’Italie en passant par le tunnel du Fréjus, en voiture ou en camion!

Les spécialistes attendent maintenant son arrivée dans les pays scandinaves.

Des milliers de pièges posés dans les régions touchées

Pour surveiller l’implantation croissante de ce fléau dans l’Hexagone, le ministère de la Santé passe par trois Ententes interdépartementales de démoustication (EID) et leurs agences. Les trois plus importantes sont implantées à Montpellier pour la région Méditerranée, à Chindrieux en Savoie pour la région Rhône-Alpes, et à Rochefort pour le littoral atlantique. «Des milliers de pièges ont été posés dans les régions touchées, explique Rémi Foussadier, directeur de l’EID Rhône-Alpes depuis 2001. Ce sont des pièges-pondoirs obscurs, dans lesquels nous avons mis un petit insecticide afin de ne pas récolter tous les insectes. Deux fois par mois, on récolte les œufs que l’on étudie au microscope, de début mai à fin octobre. Il ne s’agit pas d’évaluer leur quantité, mais seulement leur présence, et de mesurer l’extension des zones touchées, surtout après les fortes pluies et les inondations de cette année.»

Car si la piqûre d’Aedes albopictus est particulièrement désagréable, le moustique n’est en soi absolument pas dangereux. «Il ne le devient que s’il est le vecteur de la dengue ou du chikungunya, comme cela a été le cas en France métropolitaine en 2010, où l’on a comptabilisé quatre cas dans le Var et les Alpes-Maritimes», précise Bernard Cadiou, chef d’agence à l’EID Méditerranée.

Mais s’il n’y a eu que quatre cas humains autochtones dans le sud de la France, c‘est grâce à un système de surveillance composé de cinq niveaux, mis en place après l’épidémie de chikungunya à La Réunion entre 2005 et 2006. Au niveau 0, le problème ne se pose pas, car il n’y a pas de moustique. Au niveau 1, on sait que le tigre est présent. Au niveau 2, on a décelé un cas autochtone d’infection de la dengue ou du chikungunya. Au niveau 3, plus d’un cas ; au 4, un petit groupe de personnes est infecté ; au 5, il y a épidémie. Cela permet de réagir au plus vite et de la façon la plus efficace. En effet, dès qu’un cas importé (contracté hors de Métropole) ou autochtone est découvert, il fait l’objet d’un suivi. Si le malade habite une région d’où le tigre est absent, il est simplement soigné. S’il habite une région où le moustique est présent, il est suivi d’un point de vue entomologique et épidémiologique. Cela signifie qu’il subit des analyses et que son environnement proche est démoustiqué, pour tuer les larves et les moustiques adultes dans un rayon de 150 mètres autour de son domicile. Car le tigre ne voyage loin que transporté. Seul, il ne dépasse pas ce rayon.

Grâce à ce système, les 8 000 cas (importés) de personnes touchées par la dengue ou le chikungunya, présents en France métropolitaine chaque année, n’ont jamais provoqué d’épidémie.

images (16)Si les autorités sont vigilantes, elles ne craignent pas réellement une épidémie. La présence du tigre n’est pas dangereuse, mais avant tout source de nuisances. «A l’arrivée du tigre à Nice, se rappelle le Dr Pascal Delaunay, les médecins généralistes et les dermatologues ont vu se multiplier leurs consultations. Les Niçois découvraient la piqûre du tigre et n’imaginaient pas que cela puisse être le fait d’un moustique. Albopictus fait aujourd’hui partie du décor et ce sont les pharmaciens qui ont pris le relais des médecins.»

Quant à son éventuelle éradication, personne n’y croit trop. «Pourtant, rappelle Bernard Cadiou, une démarche écocitoyenne consistant à vider les coupelles sous les pots de fleurs ou les jardinières et à évacuer les eaux stagnantes permettrait de freiner quasiment de moitié le développement du tigre, qui a lieu à 80 % dans des zones privatives.» Autant dire que le tigre a encore de beaux jours devant lui.

 

source : http://sante.lefigaro.fr/

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Vigilance-moustique sur tous les médias

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2014

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vigilance-moustiques a fait l’objet d’une excellente couverture média cette année, ce dont nous sommes heureux et fiers, voici un aperçu des émissions où l’on a parlé de Vigilance Moustiques :

VOIR EN VIDEO : 

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http://youtu.be/ft1NjxcwvOI

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http://youtu.be/7dj51nV5Yw8

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http://youtu.be/i8LRGeSa7hw

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http://youtu.be/RBlXaBGJCyc

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http://youtu.be/ujCj03_Dmhg

La Région européenne de l’OMS enregistre depuis quelques années une intensification de l’activité des maladies à transmission vectorielle, résultat de plusieurs facteurs facteurs conjugués dont : -la mondialisation des échanges commerciaux et des déplacements, -l’urbanisation et le changement climatique, qui ont créé les conditions favorables à l’introduction et la propagation des maladies transmises par les moustiques dans la Région !

Parlons-en sur La Vie Devant Soi

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Les recherches faites sur le moustique-tigre

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2014

 

Deux cents spécialistes planchent sur une stratégie de lutte qui est triple : sociologique, méthodologique et scientifique.

images (1)C’est l’ennemi public Numéro 1. L’insaisissable moustique tigre (aedes albopictus), petit, mais puissant vecteur de maladies tropicales comme la dengue et le chikungunya, pique la recherche au vif. Au bout de trois ans d’études menées de la frontière italienne à la frontière espagnole, avec le Languedoc-Roussillon comme cœur de cible, Cécilia Claeys, sociologue rattachée à l’Université de Marseille, a livré mercrdi ses conclusions devant deux cents spécialistes.

Moustique de la mondialisation

Contrairement à ses cousins autochtones (aedes caspus, aedes detritus et cules pipiens), le tigre, toujours à l’œuvre en ce moment, pique tout le temps. Jour et nuit. À l’intérieur comme à l’extérieur. Sur une grande période. De mars à novembre.Certes, ce moustique de la mondialisation, apparu en 1999 dans un stock de pneus venu d’Asie, se déplace peu seul. Mais il est pot de colle.

« Anthropomorphe, il s’installe là où il a, à vie, gîte et couvert », précise Cécilia Claeys. S’il le faut, il suit son garde-manger en prenant avec lui train, bus, voiture. Et parcourt ainsi de grandes distances ! Cette constance dans cette cohabitation forcée est ressentie comme un harcèlement, « une nuisance insupportable ». D’autant que ses hôtes, peu exposés jusqu’alors, sont très sensibles à ses piqûres qui les marquent au fer rouge.

« Dans les Alpes-Maritimes, premier département que ce diptère a colonisé en 2010, confie Cécilia Claeys, le niveau de gêne déclaré est en baisse. Y a-t-il eu accoutumance ? Les campagnes de sensibilisation portent-elles leurs fruits ? » Ou les deux. Ce qui offre un espoir dans la lutte contre cet insecte. Même si d’autres freins se font jour.

Une espèce domestique jusque dans sa reproduction

« Le tigre est une espèce domestique jusque dans sa reproduction : il ne se reproduit que dans de l’eau propre. Pas dans les marais. Or, les gens l’associent aux autres espèces autochtones qui, elles, se reproduisent dans des eaux sales ou sauvages. Le tigre crée un blocage culturel. Les gens n’acceptent pas l’idée que ce moustique pullule dans leur jardin grâce à l’eau du robinet, potable, qui stagne dans une coupelle. Pour eux, c’est inacceptable. »

Le défi est aussi méthodologique et scientifique. « Le tigre est exclusivement urbain. Or, on ne peut pas arroser toute une ville de BTI (une bactérie qui vit naturellement dans les sols, NDLR), seul produit autorisé, très cher, très sélectif et qui ne marche pas sur les insectes adultes », précise Christophe Lagneau, directeur de recherche à l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée.

Télédétection par satellite 

« Nous partageons nos expériences pour un contrôle des nuisances mieux organisé et plus respectueux des milieux », explique Jean Alfonsi, chef du service démoustication de Corse-du- Sud, aux avant-postes de la lutte. Comme en Guyane. « Chez nous, note Albéric Benth, vice-président du conseil général de Guyane, on ne souffre pas de la nuisance mais du palu et de la dengue qui tuent des gens. Le programme Life + nous a permis d’établir un outil pédagogique. » En Martinique, le tigre a fait six morts entre juin et septembre.

D’où l’importance des avancées. L’EID a, par exemple, mis au point le prototype d’un quad libérant une quantité de BTI réglée sur la vitesse du véhicule et recherche des produits alternatifs, y compris pour limiter la capacité de résistance du tigre. Enfin, la télédétection par satellite permet de cartographier les lieux à risques et d’adapter le traitement. La lutte ne fait que commencer.

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le Moustique Tigre ne transmet pas de maladie

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2014

 

Bien que nuisants, tous les moustiques ne transmettent pas de maladies.

290px-CDC-Gathany-Aedes-albopictus-1Du nom savant de Aedes albopictus, est un moustique tropical plus connu sous le nom de « moustique tigre » qui peut transmettre le chikungunya et la dengue. A l’exception des Hautes-Alpes où son implantation reste limitée, il est présent sur l’ensemble de notre région. Une surveillance de l’implantation de ce moustique ainsi que des plans anti-dissémination de la dengue et du chikungunya sont mis en oeuvre par les autorités.

A l’heure actuelle il n’y a pas d’épidémie de dengue et de chikungunya dans notre région. Mais nous devons tous agir pour éviter sa profilération par des gestes simples au quotidien et nous protéger contre ses piqûres.

La surveillance du moustique tigre

  • une surveillance entomologique (c’est-à-dire des populations de moustiques), renforcée à partir du 1er mai dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter, est assurée sur l’ensemble de la région au moyen de pièges pondoirs. Cette surveillance vise à détecter l’implantation et l’activité du moustique. La note d’information en téléchargement ci-contre décrit l’écologie du moustique et les modalités de sa surveillance.
  • une surveillance des cas humains (voir la rubrique « Epidémiologie » ci-contre);
  • une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée, afin d’éliminer autour et dans leur habitat toutes les sources d’eau stagnantes, gîtes potentiels de reproduction des moustiques. Des actions d’information et de communication sont menées en période estivale par les autorités publiques locales, en lien avec les conseils généraux et les communes concernées.

La Lutte anti-vectorielle

Les préfectures et l’ARS mettent en place un dispositif de lutte anti-vectorielle contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya dans les départements où les moustiques constituent une menace pour la santé de la population.

Ce dispositif est actuellement activé dans cinq départements : Alpes de Haute-Provence, Alpes Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse.

Pour chaque département, un arrêté préfectoral définit les modalités de mise en oeuvre de ce plan auquel participe le Conseil Général. Les documents sont en téléchargement ci-contre dans la rubrique « plan de lutte anti-vectorielle ».         

La lutte contre la prolifération du moustisque tigre est l’affaire de tous.

Le moustique tigre est fortement affilié à l’homme et il vit au plus près de chez nous. Il se déplace peu. 
C’est donc à chacun de nous d’entre vigilants :

  • il faut détruire les larves, pour éviter qu’il se reproduise. Pour cela supprimer  les  eaux  stagnantes  sur les terrasses et dans les jardins (soucoupes des pots de fleurs, vases, gouttières mal entretenues, pneus usagés, etc.) ;
  • les  personnes  se  rendant  dans  des  pays  où  il y le chikungunya et la  dengue  doivent  se  protéger  des  piqûres  de  moustiques,  dans  ces  pays  mais  également  à  leur  retour  s’ils  résident  dans  le  sud  de  la  France. 

Devenez acteur de la surveillance !

Afin d’aider l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID Méditerannée) à identifier de nouvelles zones d’implantation du moustique tigre, une procédure d’identification et de signalement a été mise en place :

1. Comment reconnaître un moustique tigre ?

L’EID Méditerannée met à votre disposition des recommandations pour identifier le moutique tigre.
Lire le document

2. S’il s’agit bien d’un moustique tigre, nous vous invitons à le capturer

Si son état le permet :

  • le photographier ou le coller (ruban adhésif transparent) sur une feuille de papier
  • transmettre la photo par courriel auprès de l’Entente interdépartementale pour la démoustication albopictus13@eid-med.org
  • ou envoyer le cadavre du moustique collé sur la feuille de papier sous enveloppe timbrée à :

EID Pôle méditerranéen de l’environnement littoral
165 rue Paul Rimbaud

34184 Montpellier cedex
Tél : 04.67.63.67.63
Fax : 04.67.63.54.05

en n’oubliant pas de communiquer vos coordonnées ainsi que la date et le lieu de prélèvement.

Cette procédure d’identification d’Aedes albopictus a été validée avec l’EID Méditerannée le mardi 6 juillet 2010.

source ARS 

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Ce qu’on appelle le moustique commun

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

images (7)Classe : Insecte

Ordre : Diptère

Groupe : Nématocère

Famille : Culicidé

Développement de la larve : aquatique

Alimentation adulte : sang pour la femelle et nectar de fleur pour le mâle

Distribution : Europe 

Habitat : zone humide, mare, marécage, étang

Vol : toute l’année dans le sud de l’Europe, de mars à octobre en France.

Type de pièces buccales : piqueur-suceur

Dimension : de 3 à 9 mm

Comment le reconnaître

Comme tous les diptères il ne possède qu’une seule paire d’ailes membraneuses. Son corps est filiforme et ses pattes sont longues et fines. Le mâle se différencie assez facilement de la femelle grâce à ses antennes plumasses. Attention de ne pas le confondre avec le tipule, grand moustique (environ 3 cm), aux très grandes pattes, totalement inoffensif.

Sa vie : Deux périodes

- une aquatique, qui est celle des développements larvaires et nymphaux.
– une aérienne, pendant laquelle l’adulte vole et s’accouple.
Ainsi pour que les moustiques se plaisent et puissent proliférer, deux facteurs sont indispensables : une eau stagnante et une température minimum.

Sa reproduction

Avant l’accouplement, les mâles se rassemblent dans des aires appropriées (généralement une clairière) et, à l’aube ou au crépuscule, ils partent en essaim à la recherche d’une femelle. Les femelles non fécondées sont également attirées par ces clairières, et le bourdonnement produit par leurs battements d’ailes est décelé par les longs poils dressés sur les antennes des mâles (d’une certaine manière le moustique mâle a des facultés auditives). Dès que sa présence est repérée, la femelle est immédiatement interceptée par un ou plusieurs mâles; le vainqueur la capture en plein vol et l’accouplement commence immédiatement. Après l’accouplement, il est probable (ce fait n’est pas encore totalement prouvé) que le mâle rejoigne l’essaim tandis que la femelle quitte les lieux à la recherche d’un hôte approprié pour son repas.

 

Au menu de la femelle, pas de nectar mais du sang. Seule la femelle pique (homme ou animal à sang chaud) et récupère ainsi le précieux liquide, élément indispensable à la maturation des oeufs. Environ une semaine plus tard, selon la température, les oeufs se sont développés et la femelle cherche une aire de ponte propice (eau dormante) pour les y déposer. Collés les uns aux autres, les oeufs vont former une sorte de petit radeau. L’éventuel assèchement de ces zones, en été, n’a aucun effet, une fois la femelle partie, les œufs peuvent survivre en absence d'humidité seul leur développement est ralenti.

Son developpement

La période, pour passer de l’oeuf à l’imago est 100% aquatique et dure environ 6 semaines, suivant la température extérieure. Après éclosion les larves (couramment appelées asticots) sont suspendues tête en bas et légèrement inclinées. Elles sont reliées à la surface de l’eau par un siphon traversé par deux petits orifices qui leur permettent de respirer (les stigmates). Dépourvues de pattes, elles peuvent nager pour se réfugier au fond en cas de danger, en ondulant leur corps, un peu à la façon d’un serpent mais en plus saccadé. Elles se nourrissent des particules végétales flottant dans l’eau (algues, planctons, pollens).

L’étape suivante est la transformation de l’asticot en pupe. Contrairement à la larve qui ne songe qu’à manger, la pupe ne vit que pour se transformer en adulte et durant cette phase aucune alimentation n’a lieu. La pupe bien que protéger du monde extérieur par un puparium (comme la chrysalide protège la nymphe chez les papillons) peut comme la larve, se déplacer au fond de l’eau. Les pupes ressemblent à de minuscules têtards avec la queue repliée sous le corps, bien que restant normalement immobiles à la surface de l’eau elles peuvent nager rapidement jusqu’au fond de l’eau et s’y dissimuler. Leur respiration est assurée par 2 petites trompes, situés juste derrière la tête.

Pour finir les adultes sortent au grand air en se libérant de leur enveloppe à la surface de l’eau. Ils vont alors rester à la surface jusqu’à ce que leurs ailes durcissent pour leur permettre de prendre leur envol.

 

Sa vie adulte

Un seul but : se reproduire. Il peut vivre plusieurs mois, et son rayon d’action peut s’étendre sur plusieurs kilomètres.
L’hiver les choses se compliquent, avec l’arrivée du froid, les adultes hibernent dans les habitations et même dans le métro parisien, tandis que dans des zones moins protégées, les adultes disparaissent laissant aux seuls œufs la responsabilité d’assurer le renouveau de l’espèce aux beaux jours.

Un bel appétit

Contrairement au nectar ou aux autres solutions sucrées qui sont emmagasinées dans le jabot (pour les mâles), le sang passe directement dans l’estomac ou réservoir alimentaire des femelles. Les parois abdominales du moustique sont particulièrement extensibles. La femelle peut doubler son propre poids en un seul repas sanguin. Après un tel repas, le moustique peine à voler et cherche rapidement un lieu pour se reposer plusieurs jours et digérer.

Qualité

Des qualités un moustique ?
Oui, mais le mâle, car en se nourrissant de nectar, il participe à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.

Technique de chasse

images (8)Les moustiques sont extrêmement sensibles à l’odeur du sang et peuvent remonter une piste sur de grandes distances. Le moustique devient aussi sensible à la chaleur et à l’humidité lorsqu’il approche de sa victime.

Une fois installé, son labre en forme de stylet est enfoncé à moitié dans la peau jusqu'à ce qu'il rencontre un vaisseau sanguin(cette opération dure environ 50 secondes).

Il y pénètre et le sang est pompé par un canal. Simultanément du fluide salivaire est injecté pour prévenir la coagulation. La démangeaison et le gonflement de la peau au niveau de la piqûre sont dûs à cette salive. L’aspiration du sang peut durer jusqu’à 3 minutes, si elle n’est pas dérangée, la femelle pourra ainsi absorber plus du double de son poids en sang.

Parlons des animaux sur  » La Vie Devant Soi « 

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Moustique et maladie

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

images (6)Les moustiques sont tous de petite taille. Le mâle se nourrit de la sève des plantes, mais la femelle se nourrit de sang et inflige une piqûre douloureuse, qui provoque un œdème passager. Ainsi, seules les femelles sont pourvues d’un appareil piqueur leur permettant de se nourrir de sang mais aussi de transmettre de nombreuses maladies au moment de la piqûre.

Les moustiques constituent, au-delà de leur nuisance, le plus important groupe de vecteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Ils peuvent transmettre, entre autres, le paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine, de nombreuses maladies à virus (appelées arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre à virus West Nile, le chikungunya, diverses encéphalites virales et les filarioses lymphatiques.

Le virus V.I.H. (virus du sida) et les virus des hépatites n’ont jamais été transmis par piqûre de moustique.

S’il existe, pour certaines maladies, des mesures de prévention (vaccin contre la fièvre jaune, chimioprophylaxie du paludisme), il est dans tous les cas conseillé de se protéger des piqûres par l’utilisation de moustiquaires en zone d’endémie.

Pour lutter contre les moustiques et leurs larves, on élève, dans les bassins et les étangs, des poissons du genre gambusia, prédateurs des larves. On aussi longtemps utilisé le D.D.T., mais des races résistantes sont apparues et cet insecticide s’avère toxique.

Maladies infectieuses transmises à l’homme par l’intermédiaire des insectes.

Les insectes sont des arthropodes à 6 pattes ; ils sont à distinguer des arachnides (tiques, acariens, araignées, scorpions), qui sont des arthropodes à 8 pattes.

Modes de contamination

Certains insectes parasitent l’homme, comme le pou, le morpion ou la puce-chique ; d’autres piquent, entraînant des démangeaisons temporaires ou induisant, plus rarement, des réactions allergiques (insectes hyménoptères comme l’abeille ou la guêpe).

Dans la transmission des maladies infectieuses, les insectes jouent le plus souvent le rôle de vecteur, transportant les agents infectieux, dans ou sur leur corps, d’un individu à un autre. Certains sont des réservoirs, leur organisme, notamment pour la fièvre jaune, assurant sur une longue durée la survie d’un agent pathogène.

Les maladies sont le plus souvent transmises lors de la piqûre de l’insecte, qui régurgite de la salive infectante, ou par ses déjections, qui pénètrent à travers une excoriation cutanée due à une piqûre, ou par simple portage de l’agent infectieux.

Différents types de maladie

Les insectes transmettent des arboviroses (maladies à virus dites arthropod-born), comme la fièvre jaune ou la dengue (moustiques), des maladies à bactéries, comme la peste (puces), des maladies à rickettsies, comme le typhus (poux et puces), des maladies à protozoaires (parasites monocellulaires), comme le paludisme, la trypanosomose africaine (maladie du sommeil), la trypanosomose américaine (maladie de Chagas) ou la leishmaniose (moustiques, mouches tsé-tsé, punaises, phlébotomes), ou des filarioses (maladies causées par des vers parasites, les filaires), comme la loase, l’onchocercose ou la filariose lymphatique (taons, simulies, moustiques). La borréliose à pou (fièvre récurrente) est transmise lors de l’écrasement d’un pou, non par sa piqûre.

Prévention

La lutte contre les insectes (utilisation de répulsifs insectifuges, de moustiquaires), la protection des aliments, le port de vêtements appropriés font partie des mesures d’hygiène préventive. Dans certains cas (typhus, peste), ces mesures sont capables de faire disparaître la maladie. Elles doivent parfois être complétées par d’autres : lutte contre les animaux réservoirs (dératisation) ou vecteurs (moustiques). Dans les régions où sévit le paludisme, la prise de médicaments antipaludiques est, en outre, indispensable.

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le moustique et l’homme

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

220px-Mosquito_GSACSEn piquant un paludéen, l’Anophèle absorbe avec le sang le Plasmodium responsable de la maladie ; ce Protozoaire poursuit son cycle dans le corps de l’Insecte, puis migre dans ses glandes salivaires sous forme de sporozoïtes ; en inoculant sa salive chez un Homme sain, le Moustique introduit les germes du paludisme. Le virus amaril, qui provoque la fièvre jaune (vomito-negro), est transmis par Stegomyia fasciata (= Ædes ægypti). Dans les régions chaudes, des Moustiques du genre Culextransmettent d’un Homme à l’autre les embryons de la Filaire de Bancroft.

Le piaulement aigu émis par la femelle joue un rôle important dans la rencontre des sexes, prélude à l’accouplement. La femelle ne peut assurer la reproduction que si elle a pris au moins un repas de sang. Les œufs sont pondus à la surface des eaux stagnantes, soit isolément (Anopheles), soit groupés en minuscules radeaux (Culex).

 

Les larves vivent immergées et se nourrissent d’Algues microscopiques et de Protozoaires ; bien que leur tégument leur permette d’absorber l’oxygène dissous dans l’eau, elles assurent avec l’air atmosphérique l’essentiel de leurs échanges respiratoires ; la larve de Culex se tient obliquement par rapport à la surface, tête en bas, et fait affleurer un siphon subterminal ; celle d’Anophèles n’a pas de siphon et reste horizontale sous une mince pellicule d’eau. Egalement aquatiques et munies de deux siphons respiratoires au haut du corps, les nymphes sont capables de se déplacer avec rapidité en battant l’eau de leur abdomen flexible ; l’imago sort du tégument nymphal par une fente dorsale et utilise souvent sa dépouille comme radeau avant l’envol.

 

Dans les pays tempérés, le cycle de développement d’un Moustique comme Culex dure en moyenne six semaines ; comme la femelle pond environ deux cents œufs, un seul couple peut être à l’origine de millions de descendants au cours d’une saison.

 

Piqueurs irritants, dangereux vecteurs de germes, les Moustiques interdisent parfois l’implantation de 

l’Homme en diverses régions du globe. À la protection individuelle (moustiquaires, pommades ou essences répulsives) s’ajoutent des techniques massives d’éradication : drainage des eaux stagnantes et suppression de toute collection d’eau capable de procurer aux larves un milieu favorable ; épandage de pétrole destiné à asphyxier larves et nymphes ou usage de produits insecticides ; peuplement des étangs avec des animaux larvivores, comme les Gambusies. Beaucoup de ces moyens brutaux sont d’une efficacité discutable, et l’on étudie des procédés de lutte biologique mieux adaptés. L’un d’eux paraît prometteur : il consiste à répandre des mâles stérilisés par irradiation, mais encore capables d’accouplement ; en rendant les œufs inféconds, on espère réduire la pullulation de l’espèce choisie.

M. D.

➙ Diptères / Paludisme.

 E. A. Séguy, la Vie des mouches et des moustiques (Delagrave, 1947). / G. Senevet et L. Andarelli, les Moustiques de l’Afrique du Nord et du Bassin méditerranéen (Lechevalier, 1959).

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Deux milles espèces de moustiques

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

Insecte diptère piqueur, à larve et à nymphe aquatiques.

téléchargement (2)On compte environ deux mille espèces de Moustiques (appartenant toutes à la famille des Culicidés) ; presque la moitié d’entre elles vivent dans les régions tropicales, et une cinquantaine habitent la France ; certaines se rencontrent dans les zones arctiques ; par contre, les montagnes en hébergent très peu. On connaît leur prédilection pour les endroits humides ; Ædes nemorosus hante les forêts, tandis que Culex pipiens pénètre dans les maisons (c’est le « Cousins », ou Moustique domestique ordinaire). Les femelles piquent l’Homme et les animaux pour en puiser le sang ; les Anophèles et la Stégomyie peuvent, à cette occasion, transmettre des germes infectieux (paludisme, fièvre jaune). 

Tous les Moustiques ont le corps fin et allongé, de longues pattes frêles, qui ne leur servent guère qu’à se poser, une paire d’ailes membraneuses portant de minuscules écailles ; leur puissance de vol, très limitée, fait d’eux des Insectes casaniers ; mais le vent, auquel ils résistent mal, contribue à leur dispersion et peut les transporter à plusieurs dizaines de kilomètres de leur lieu de naissance. L’activité des Moustiques est liée à la température et à l’état hygrométrique de l’air ; elle est maximale le matin, le soir et la nuit chez beaucoup d’espèces, mais, dans les forêts humides et sombres, les Moustiques volent et piquent en pleine journée.

Le mâle se reconnaît à ses antennes plumeuses ; avec sa trompe, il boit le nectar des fleurs ou le liquide qui suinte des fruits ou des arbres. La femelle, aux antennes fines, se nourrit du sang des Mammifères et des Oiseaux, éventuellement de Vertébrés à sang froid (Reptiles, Amphibiens). Elle perfore la peau avec les six stylets que contient sa lèvre inférieure, inocule une salive irritante et aspire le sang dans son jabot extensible. Contrairement à une opinion répandue, la lumière artificielle n’exerce pas d’attraction particulière sur les Moustiques, du moins en Europe ; la découverte d’un hôte convenable semble mettre en jeu des facteurs olfactifs ou optiques (un pelage sombre attire plus les femelles qu’un pelage clair).

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Paludisme et moustiques

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

images (9)Maladie parasitaire due à l’infestation par des hématozoaires (organismes unicellulaires, type particulier de protozoaires) du genre Plasmodium, transmise par piqûre de moustique (anophele).

Il existe quatre espèces d’hématozoaires du paludisme du genre Plasmodium, qui sont parasites de l’homme : Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale etPlasmodium malariæ. Ces parasites vivent dans le foie de l’homme puis dans ses globules rouges, dont ils provoquent la destruction (hémolyse responsable d’une anémie), ce qui déclenche l’accès fébrile.

Fréquence

Le paludisme est la maladie la plus répandue dans le monde, en particulier dans les pays tropicaux. Il est responsable de plus de deux millions de décès chaque année et atteint surtout les enfants en bas âge. Par ailleurs, du fait de l’augmentation des voyages intercontinentaux d’affaires et de loisirs, le paludisme est un risque important pour le voyageur.

Contamination

Les parasites se transmettent à l’homme par les piqûres d’anophèles (espèce de moustique) femelles infestés, qui pondent leurs œufs dans les eaux stagnantes : les parasites, présents dans la salive du moustique, pénètrent ainsi dans le sang humain. Ils peuvent aussi être transmis lors d’une transfusion sanguine, d’une greffe d’organe, ou de la mère à l’enfant au cours de la grossesse.

Les parasites envahissent ensuite le foie puis les globules rouges et s’y multiplient. Les globules rouges se déchirent et libèrent les parasites qui infestent alors d’autres globules rouges ou deviennent capables d’infester à leur tour les moustiques lors de la piqûre d’une personne atteinte.

Symptômes et signes

Entre la piqûre des moustiques et la manifestation des symptômes, la période d’incubation dure le plus souvent de une à deux semaines, mais peut se prolonger plusieurs mois – voire plusieurs années – si le sujet a pris des médicaments antipaludiques à titre préventif. Dans ce dernier cas, les crises, si elles apparaissent, sont bénignes. Elles peuvent se manifester tardivement, dès l’interruption du traitement. Les médicaments antipaludiques à titre préventif protègent contre les crises de paludisme, mais n’empêchent pas toujours le parasite de survivre dans l’organisme.

Les crises de paludisme comportent toujours un accès de fièvre à 40 ou 41 °C et des frissons, puis une chute de température accompagnée de sueurs abondantes et d’une sensation de froid. À la fin d’une crise de paludisme, le malade est épuisé. Les poussées de fièvre, qui correspondent au moment où les globules rouges parasités se rompent, se produisent en général tous les deux jours (fièvre tierce), plus rarement tous les jours (fièvre quotidienne) ou tous les trois jours (fièvre quarte).

Seul le parasite Plasmodium falciparum est cause d’un accès pernicieux (accès de fièvre mortel en l’absence de traitement) avec atteinte du système nerveux (neuropaludisme) et du coma qui peut suivre. Ce parasite est ainsi responsable de la quasi-totalité des décès par paludisme. Par ailleurs, le paludisme provoque une altération de l’état général, avec fatigue, pigmentation jaunâtre de la peau et anémie aiguë ou chronique, fréquente dans les pays tropicaux.

Diagnostic

Quiconque est pris d’un accès de fièvre en revenant d’un pays tropical doit consulter rapidement un médecin. Un examen du sang sera effectué afin d’infirmer ou de confirmer l’hypothèse d’un paludisme. La découverte des parasites lors d’un examen microscopique effectué sur un frottis de sang et une goutte épaisse confirme le diagnostic. Il existe maintenant des tests rapides de recherche d’antigènes de Plasmodium ; ces tests ne dispensent pas de la recherche classique par microscopie. Des tests sérologiques sont également disponibles pour vérifier le diagnostic de formes chroniques de paludisme.

Évolution

Lorsque les crises de paludisme se répètent souvent, durant plusieurs années, et sont mal soignées, un paludisme viscéral évolutif s’installe avec une anémie, un ictère, une rate qui grossit et peut se rompre, et une grande fatigue. Un accès pernicieux peut survenir à tout moment, s’il s’agit d’une infection à Plasmodium falciparum.

À la suite de prises irrégulières et prolongées d’antipaludiques, il peut se développer un syndrome d’origine non parasitaire mais immunoallergique avec fièvre, vomissements, ictère et urines « porto » appelé fièvre bilieuse hémoglobinurique. Cet aspect était fréquent du temps de la prévention par la quinine. Mais, des descriptions similaires ont été à nouveau observées récemment avec l’halofantrine et la méfloquine.

Traitement

La quinine, indispensable pendant les accès pernicieux, constitue le traitement habituel de toutes les formes de paludisme, et notamment des formes dues à Plasmodium falciparum. Il est aussi possible d’employer l’association artémether et luméfantrine, ou encore, si le malade n’a pas de troubles digestifs (vomissements), l’association atovaquone et proguanil, la méfloquine ou l’halofantrine.

images (10)La chloroquine garde une place dans le traitement du paludisme à Plasmodium vivaxPlasmodium ovale et Plasmodium malariæ, à condition d’être certain du diagnostic d’espèce et d’avoir éliminé la possibilité d’infestation mixte avec Plasmodium falciparum.

Prévention

L’utilisation de médicaments antipaludiques est absolument nécessaire dès avant le départ dans un pays où sévit le paludisme, pendant tout le séjour et quelque temps après le retour. Dans la plupart des pays tropicaux,Plasmodium falciparum a acquis une résistance à la chloroquine. La répartition du paludisme est en constante évolution, de même que les zones de résistance de Plasmodium falciparum à la chloroquine. C’est pour cela que des recommandations officielles sont régulièrement mises à jour. Avant de voyager, il est donc vivement conseillé de consulter son médecin pour connaître la conduite à tenir pour se protéger du paludisme. De plus, la prévention doit être adaptée à chaque cas (enfants, femme enceinte, etc.). Dans tous les cas, la prise de ces médicaments doit respecter impérativement la posologie et les délais prescrits. Les médicaments employés pour la prévention du paludisme sont, selon les cas, la chloroquine, l’association chloroquine et proguanil, la méfloquine, la doxycycline ou l’association atovaquone et proguanil. L’usage, la nuit, de la climatisation ou d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide, qui permet d’éloigner les moustiques, est fortement recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.).

Le voyageur doit garder en mémoire qu’il n’existe pas de protection absolue et que, au moindre doute, il doit consulter un médecin en lui précisant les conditions de son voyage.

Perspectives

Les recherches pour la mise au point d’un vaccin se poursuivent mais n’ont pas encore abouti. Ce vaccin ne sera probablement pas disponible avant plusieurs années.

Voir : accès pernicieuxantipaludéenconseils pour les voyageurs.

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Ne pas négliger le Moustique

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

images (7)Les moustiques tiennent un rôle extrêmement important en santé humaine ou animale car ils concentrent, au-delà de leur rôle de nuisants par les piqûres qu’ils infligent, le plus important groupe de vecteurs d’agents pathogènes transmissibles à l’être humain, dont de nombreuses zoonoses. Ils sont vecteurs de trois groupes d’agents pathogènes pour l’être humain : Plasmodium, filaires ainsi que de nombreux arbovirus.

Ils sont présents sur l’ensemble des terres émergées de la planète (à l’exception de l’Antarctique), tant dans les milieux forestiers, de savanes ou urbains, dès qu’une surface d’eau douce ou saumâtre, même réduite ou temporaire, est disponible. Soixante cinq espèces sont référencées en France métropolitaine.

Les moustiques sont des insectes holométaboles (ayant un développement) passant par 4 phases de développement ; œuf, larve (4 stades larvaires), nymphe et adultes. Les trois premiers sont aquatiques, le dernier aérien. La durée totale de ce développement, fortement influencé par la température, est de 10 à 15 jours pour les zones tropicales du monde qui rassemblent les plus fortes densités d’espèces.

Stade larvaire

Ce stade est aquatique. Issue de l’œuf, une larve de premier stade  de taille réduite va, par une succession de trois mues, accroître sa taille, donnant en quelques jours une larve de stade IV , d’une taille, variable selon l’espèce et les conditions de développement, entre 4 et 10 mm. C’est sur ce stade IV que les identifications taxonomiques sont réalisées.

Les larves sont constituées de trois parties :

  • une tête pourvue d’une paire d’antennes, d’une paire de mandibules armées de dents sur leur bord distal et qui forment avec le mentum l’appareil masticateur, l’ensemble flanqué d’une paire de brosses buccales qui entraînent les aliments vers cet appareil. On note la présence de deux paires d’yeux pigmentés : une plus importante non fonctionnelle qui constituent les yeux futurs de l’adulte, et une paire plus petite postérieure qui sont les véritables yeux de la larve. le nombre, la forme, la taille et la disposition des diverses soies céphaliques et antennaires fournissent des renseignements pour l’identification de l’espèce.
  • un thorax plus large que la tête comportant le prothorax, le mésothorax et le métathorax, tous trois pourvus de soies ;Les larves de Culicidae sont apodes.
  • un abdomen pourvu au niveau du huitième segment d’un siphon respiratoire pour la sous-famille des Culicinae. Les espèces de la sous-famille des Anophelinae en sont dépourvues, respirant directement à partir de papilles anales postérieures. Le huitième segment avec son siphon, et le segment X comportant le plus souvent peigne et brosse ventrale, sont également très précieux pour l’identification du genre et de l’espèce.

Stade nymphal

Aquatique, la nymphe présente un céphalothorax fortement sclérifié et renflé avec deux trompettes respiratoires, assez proches l’une de l’autre. Les yeux composés du futur adulte sont visibles latéralement à travers le tégument. Au niveau du céphalothorax se distinguent les ébauches de divers organes du futur adulte : proboscis, pattes, ailes.

L’abdomen se compose de neuf segments, le dernier plus petit que les autres, porte à sa partie apicale une paire de palettes natatoires (nageoires), chacune maintenue rigide par une nervure médiane. À l’extrémité de la nervure, la palette porte une soie terminale accompagnée sur la face ventrale d’une soie accessoire. Le bord externe des nageoires porte des dents, variables en grandeur et extension, qui constituent un bon caractère de diagnose. Les caractères des soies de l’angle postero-latéral du huitième segment, ainsi que la soie accessoire sont des caractères particulièrement utilisés. Chacun des huit segments abdominaux porte dorsalement plusieurs paires de soies diverses. Le premier segment porte, en outre, une paire de soies palmées qui contribue à assurer l’équilibre de la nymphe en adhérant par capillarité à la surface de l’eau. La nymphe, également aquatique, ne se nourrit pas mais, durant ce stade (soit 1 à 5 jours), le moustique subit de profondes transformations morphologiques et physiologiques préparant le stade adulte. Au moment de l’exuviation de l’adulte, la pression interne provoque la rupture des téguments du céphalothorax suivant une ligne médio-dorsale. Les bords de la fente images (8)s’écartent pour permettre la sortie de l’adulte à la surface de l’eau.

Stade adulte

Au stade adulte, leur taille varie selon les genres et espèces de 3 à 40 mm mais elle ne dépasse que très rarement les 10 mm, à l’exception des moustiques de la tribu des Toxorhynchitini.

Au stade adulte, les moustiques possèdent, comme tous les Diptères, une seule paire d’ailes membraneuses, longues et étroites, repliées horizontalement au repos. Les Culicidae possèdent un corps mince et des pattes longues et fines. Ils se reconnaissent facilement par la présence d’écailles sur la majeure partie de leur corps. Les femelles possèdent de plus de longues pièces buccales, caractéristiques de la famille, de type piqueur-suceur : la trompe, appelée rostre ou proboscis, qui inflige la piqûre si redoutée. Leur tête est pourvue de deux yeux à facettes mais les Culicidae ne possèdent pas d’ocelles.

  • Au niveau de la tête, cette famille fait bien partie du sous ordre des Nématocères par ses antennes longues et fines à nombreux articles (15 articles chez le mâle et 14 chez la femelle), dépourvues de style ou d’arista. Les femelles se distinguent facilement des mâles qui sont les seuls à présenter des antennes plumeuses.

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Etapes du développement d’un moustique

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2014

 

200px-Toxorhynchites_speciosus_03_L.D.Stade larvaire

Ce stade est aquatique. Issue de l’œuf, une larve de premier stade (L1) de taille réduite va, par une succession de trois mues, accroître sa taille, donnant en quelques jours une larve de stade IV (L4), d’une taille, variable selon l’espèce et les conditions de développement, entre 4 et 10 mm. C’est sur ce stade IV que les identifications taxonomiques sont réalisées.

Les larves sont constituées de trois parties :

  • une tête pourvue d’une paire d’antennes, d’une paire de mandibules armées de dents sur leur bord distal et qui forment avec le mentum l’appareil masticateur, l’ensemble flanqué d’une paire de brosses buccales qui entraînent les aliments vers cet appareil. On note la présence de deux paires d’yeux pigmentés : une plus importante non fonctionnelle qui constituent les yeux futurs de l’adulte, et une paire plus petite postérieure qui sont les véritables yeux de la larve. le nombre, la forme, la taille et la disposition des diverses soies céphaliques et antennaires fournissent des renseignements pour l’identification de l’espèce.
  • un thorax plus large que la tête comportant le prothorax, le mésothorax et le métathorax, tous trois pourvus de soies ;Les larves de Culicidae sont apodes.
  • un abdomen pourvu au niveau du huitième segment d’un siphon respiratoire pour la sous-famille des Culicinae. Les espèces de la sous-famille des Anophelinae en sont dépourvues, respirant directement à partir de papilles anales postérieures. Le huitième segment avec son siphon, et le segment X comportant le plus souvent peigne et brosse ventrale, sont également très précieux pour l’identification du genre et de l’espèce.

Stade nymphal

Aquatique, la nymphe présente un céphalothorax fortement sclérifié et renflé avec deux trompettes respiratoires, assez proches l’une de l’autre. Les yeux composés du futur adulte sont visibles latéralement à travers le tégument. Au niveau du 220px-CerambycidHeadTerms2céphalothorax se distinguent les ébauches de divers organes du futur adulte : proboscis, pattes, ailes.

L’abdomen se compose de neuf segments, le dernier plus petit que les autres, porte à sa partie apicale une paire de palettes natatoires (nageoires), chacune maintenue rigide par une nervure médiane. À l’extrémité de la nervure, la palette porte une soie terminale accompagnée sur la face ventrale d’une soie accessoire. Le bord externe des nageoires porte des dents, variables en grandeur et extension, qui constituent un bon caractère de diagnose. Les caractères des soies de l’angle postero-latéral du huitième segment, ainsi que la soie accessoire sont des caractères particulièrement utilisés. Chacun des huit segments abdominaux porte dorsalement plusieurs paires de soies diverses. Le premier segment porte, en outre, une paire de soies palmées qui contribue à assurer l’équilibre de la nymphe en adhérant par capillarité à la surface de l’eau. La nymphe, également aquatique, ne se nourrit pas mais, durant ce stade (soit 1 à 5 jours), le moustique subit de profondes transformations morphologiques et physiologiques préparant le stade adulte. Au moment de l’exuviation de l’adulte, la pression interne provoque la rupture des téguments du céphalothorax suivant une ligne médio-dorsale. Les bords de la fente s’écartent pour permettre la sortie de l’adulte à la surface de l’eau.

Stade adulte

Au stade adulte, leur taille varie selon les genres et espèces de 3 à 40 mm mais elle ne dépasse que très rarement les 10 mm, à l’exception des moustiques de la tribu des Toxorhynchitini.

Au stade adulte, les moustiques possèdent, comme tous les Diptères, une seule paire d’ailes membraneuses, longues et étroites, repliées horizontalement au repos. Les Culicidae possèdent un corps mince et des pattes longues et fines. Ils se reconnaissent facilement par la présence d’écailles sur la majeure partie de leur corps. Les femelles possèdent de plus de longues pièces buccales, caractéristiques de la famille, de type piqueur-suceur : la trompe, appelée rostre ou proboscis, qui inflige la piqûre si redoutée. Leur tête est pourvue de deux yeux à facettes mais les Culicidae ne possèdent pas d’ocelles.

  • Au niveau de la tête, cette famille fait bien partie du sous ordre des Nématocères par ses antennes longues et fines à nombreux articles (15 articles chez le mâle et 14 chez la femelle), dépourvues de style ou d’arista. Les femelles se distinguent facilement des mâles qui sont les seuls à présenter des antennes plumeuses.
  • Le thorax des moustiques est formé de 3 segments, avec un segment médian hypertrophié renfermant les muscles des ailes. Ce segment porte les ailes longues et étroites. La nervation des ailes comporte six nervures longitudinales, la 2e, 4e et 5e étant fourchues. Leurs ailes sont diagnostique de la famille en ce qu’elles sont pourvues d’écailles pigmentée qui peuvent former des taches le long des nervures ou le long du bord postérieur. Ces ailes leur permettent de voler en moyenne à3 km/h.

Chaque segment est pourvu d’une paire de pattes longues et fines pourvu d’écailles dont l’ornementation (anneau, bande, moucheture) constitue un caractère d’identification. La répartition des soies et des écailles sur le thorax revêt une grande importance dans la détermination des différents genres et espèces de Culicidae. Citons : les soies acrosticales (sur le « dos » 290px-Toxorhynchites_speciosus_01_L.D.du thorax), les soies pré ou postspiraculaires (avant ou après le spiracle), les soies mésépimérales inférieures et supérieures.

  • L’abdomen des moustiques est formé de dix segments dont les deux derniers sont télescopés à l’intérieur du 8e segment : ils sont modifiés en organes reproducteurs. Les premiers segments forment des anneaux emboîtés les uns dans les autres et réunis par une membrane flexible. La partie dorsale (tergite) et la partie ventrale (sternite) de chaque anneau sont réunies latéralement par des membranes souples qui permettent à l’abdomen de se dilater fortement lors du repas de sang. Cette capacité assure également la respiration du moustique par les mouvements de dilatation et de contraction de grande amplitude de l’abdomen, permettant la circulation de l’air au niveau de ses spiracles.

Chez les mâles, les 9e et 10e segments qui forment les génitalia ont une structure d’une assez grande variété. Leurs caractères morphologiques sont très utilisés pour la détermination de l’espèce, par exemple chez les Culex, les Eretmapodites et les Aedes du sous genre Aedimorphus.

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