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Un diplômé de l’université gère une affaire d’élevage de sauterelles

Posté par othoharmonie le 25 juin 2014

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Cao Guanghui, un diplôme de l’université de 27 ans qui vit à Sunshou, dans la ville de Laixi (province de Shandong), gère une affaire insolite d’élevage de sauterelles.

Il a expliqué aux journalistes comment son entreprise, Qingdao Yizhan Grasshopper Breeding Company, a commencé ses activités ainsi que ses projets pour satisfaire le demande croissantes des consommateurs sur les sauterelles.

« Bien que le prix des sauterelles atteigne aujourd’hui 20 yuans la livre, les consommateurs se ruent toujours pour en acheter. L’année prochaine, j’envisage de louer plus de terres, couvrant une surface de 20 mu, et d’augmenter le nombre de mes serres de sauterelles à 100, de manière à répondre à la demande des consommateurs », a déclaré M. Cao. Il a affirmé aux journalistes qu’après son diplôme de l’Université de Liaoning, il avait obtenu un emploi payé 150.000 yuans par an. Durant ses voyages d’affaires, il a mangé dans un restaurant qui servait des sauterelles frites pour 60 yuans l’assiette. Il s’était demandé pourquoi les sauterelles étaient si chères dans la ville, alors qu’il y en avait beaucoup à la campagne.

Il a fait des recherches et a trouvé que le marché des sauterelles avait des perspectives prometteuses. Ila alors décidé de monter sa propre affaire. Il a démissionné et est allé à Sunshou pour élever des sauterelles. Il a loué un terrain et a dépensé 260.000 yuans pour construire 41 serres. Aujourd’hui, l’entreprise de M. Cao rapporte un revenu annuel de plus de 300.000 yuans, le double de ce qu’il gagnait avant sa démission.

Selon M. Cao, les acheteurs de sauterelles n’achètent pas seulement à sa compagnie à Laixi, Qingdao et Yantai directement, mais les commandent en ligne à Hebei et Tianjin. Ces sauterelles sont pour l’essentiel vendues aux hôtels, aux restaurants et aux magasins de barbecue, mais l’échelle actuelle de la production de l’entreprise est très loin de répondre à la demande de ses clients.

M. Cao envisage de construire un grand congélateur d’une capacité de 30 tonnes. « Lorsque le congélateur sera achevé, mon entreprise pourra non seulement vendre des sauterelles vivantes aux clients proches mais aussi s’étendre vers les marchés du sud pour vendre des sauterelles congelées », a déclaré M. Cao à la fin de l’interview.

Source : Konaxis

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LES INVASIONS DE SAUTERELLES

Posté par othoharmonie le 25 juin 2014

 

- Leurs essaims entraînent avec eux mort et destruction. -

10.14. – Les sauterelles montèrent sur le pays d’Égypte, et se posèrent dans toute l’étendue de l’Égypte; elles étaient en si grande quantité qu’il n’y avait jamais eu et qu’il n’y aura jamais rien de semblable.

10.15. – Elles couvrirent la surface de toute la terre, et la terre fut dans l’obscurité; elles dévorèrent toute l’herbe de la terre et tout le fruit des arbres, tout ce que la grêle avait laissé; et il ne resta aucune verdure aux arbres ni à l’herbe des champs, dans tout le pays d’Égypte.

La bible – Exode 10.14 – 15
Env. 3500 ans avant J.-C.

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Cet extrait de l’Exode est probablement le plus ancien témoignage d’une invasion de locustes. La mémoire des hommes est marquée de nombreux désastres provoqués par les essaims de sauterelles. En 125 avant J.-C., 80 000 personnes périssent de la famine en Afrique du Nord suite à la destruction des récoltes de grain. Le fléau frappe l’Italie en 591, tuant plus d’un million d’homme et de bêtes. En 1613, en Camargue, les sauterelles n’ont besoin que d’une journée pour dévorer autant d’herbe que 4000 bœufs en un an. En 1784, un des plus grands essaims jamais observé ravage l’Afrique du Sud. Cet essaim couvrait près de 3000 km² et engloutissait 600 000 tonnes de nourriture chaque jour. Heureusement, un orage chassa l’ennemi au loin de la côte et l’essaim disparut en mer. Sur 90 km de long, la marée rejeta les cadavres des insectes sur la rive, un banc de plus d’un mètre d’épaisseur.

La vallée du Nil est frappée en 1889, une fois les récoltes détruites, même les souries mourraient de la faim. La Palestine est durement touchée en 1915, de Mars à Octobre, les légions de locustes sont tellement nombreuses que pratiquement toute la végétation est dévorée et les réserves de nourriture complètement détruites.

On estime à environ 100 millions de dollars par an les ravages que les sauterelles causèrent en Afrique entre 1949 et 1963. Quand l’Éthiopie est frappée en 1958, un million de personnes souffrent de la famine. De juillet à décembre 1962 c’est l’Inde et le Pakistan qui souffrent d’incessantes invasions. Les deux pays, bien qu’ennemi depuis la nuit des temps, décident d’unir leurs forces afin de lutter contre ces insectes en les vaporisant de pesticides grâce aux avions.

En 1986-87, l’Afrique fût frappée par une des pires invasions de son histoire alors que cinq variétés de locustes différentes ravageaient le continent au même moment.

L’Afrique n’est pas la seule région touchée, des invasions de locustes frappent même l’Amérique du Nord. À cette époque sévissait une espèce de sauterelle connue sous le nom de « Criquet des Montagnes Rocheuses » (Melanoplus spretus). Entre 1873 et 1877, elles font plus de 200 millions de dollars en dégât lorsqu’elles ravagent le Colorado et le Nebraska. Mystérieusement, l’espèce s’éteindra complètement, les derniers spécimens vivants ayant été vu pour la dernière fois dans le sud du Canada en 1902. Heureusement, car ces criquets étaient particulièrement voraces et se regroupaient en très grand nombre. En 1874, un essaim donc la taille est évaluée à 513,000 km² ravageait l’Ouest des États-Unis. Selon le livre des Record Guinness, il devait contenir au moins 12,5 trillions d’insectes avec un poids total de 27,5 millions de tonnes.

Avant le 20eme siècle, ces catastrophes étaient complètement imprévisibles. Les essaims semblaient se créer en quelques instants, venant de nulle part et s’évanouissaient aussi mystérieusement. Au environ de 1920, des scientifiques observèrent que partout où disparaissait les locustes, des sauterelles aptères, c’est-à-dire sans ailes, les remplaçaient. Après analyse, les experts conclurent que les deux espèces ne faisaient qu’une. Lorsque les pluies abondantes rendent leur environnement idéal pour la reproduction, les petites sauterelles se muent en grosses locustes ailée qui, affamées, vont par million au gré des vents.

lire la suite sur le site d’origine http://www.dark-stories.com/invasion_de_criquet_sauterelle_locuste.htm

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LA SAUTERELLE de Paul Eluard

Posté par othoharmonie le 25 juin 2014

 

Sauterelle_verte_comune1Dans le Portrait de Paul Éluard (7), le corps de la sauterelle « combinée » (avec poisson, visage ,fourmis et végétaux) est à la fois pénétrant et pénétré, emboîté. L’épi de maïs pénien du corps et des ailes, découvrant en son extrémité comme l’ébauche d’un gland, s’imbrique dans le thorax du poète ; tandis que l’annulaire d’une main surgie de la base du cou s’enfonce dans le trou à bords nets de l’abdomen de l’insecte. La machine homosexuelle est parfaite, avec ses pouvoirs de fécondation réciproques, l’échange et la transfusion, le partage des lieux du corps, des femmes et des fantasmes. La sauterelle, en son apparente unité, est donc déjà un objet surréaliste. Loin de fonctionner comme signe ou nœud de représentations, l’agencement met en relation immédiate des parties hétérogènes mais non dénuées de sutures, jonctions, zones de passage, espaces de devenir ; ces parties sont corollaires des régions fantasmatiques du corps ; elles entretiennent avec celles-ci des relations figurales complexes, selon des procès de dispersion, projection, analogie formelle, passage à la limite, que l’expérience surréaliste tente de rapporter au sujet physique, dans sa multiplicité :

« À la limite de cette culture du désir naissant, nous semblons attirés par un nouveau corps, nous percevons l’existence de mille corps objectifs que nous pensions avoir oubliés. » Gilbert Lascault passe en revue cette carte anatomique. Il souligne justement l’attention portée aux sécrétions, excrétions, odeurs et fluides ; l’intérêt pour ce qui trahit, tranche, évoque, prend par surprise ou contrepied, l’allusion : le plaisir dans l’ascèse, la mort dans le vivant, le mouvement de la statue, l’huile et les couleurs sur le tableau séché. Fascination des poils et de leurs migrations, de la moustache verticale, mythe, index et signature :

« Elles sont très utiles pour attirer les petites particules, en les empêchant non seulement de se coller à la toile, mais aussi d’entrer dans votre bouche ou votre nez. Elles agissent comme des antennes. »

La moustache est sauterelle, accrochée à sa lèvre, protectrice. La bouche est cet orifice où tout le corps de Dali se conjugue avec d’autres choses, les autres, comestibles ou pas, êtres inanimés ou vivants, femmes aimées, Gala. C’est par l’idée d’une dévoration frénétique à l’œuvre dans L’Angelus de Millet que le peintre fera resurgir le sujet de la mante religieuse.

La sauterelle ne fonctionne pas comme signe, dans le jeu des évocations suscité par sa face signifiante. Dali ne semble attacher aucune importance à son nom, malgré le « sauter-elle » ou le « saute-réel » plein de promesses qui le composent. Elle insiste davantage par sa bio-physiologie : itinérante, collective, mouvements de masse de voyageurs et destructeurs, armées, fléaux.

Elle vaut sans doute par sa forme. Indice ou analogon, l’insecte métaphorise le doigt, le fœtus, le pénis ou l’étron.

L’essentiel n’est pas de représentation.

La sauterelle n’est pas à la place d’autre chose, mais au lieu où les choses, si distantes soient-elles, se croisent et s’entremêlent, se modifient, se détruisent, et s’engendrent. Elle est un plan de consistance où le minéral du marbre, la végétation des algues ou des cheveux, l’animalité humai ne  métabolisent leurs substances en des monstres ou des filiations insoupçonnables. Elle est un de ces lieux par où la mort se mêle au vivant, l’amour au meurtre, le mâle au femelle. Une forme en laquelle l’histoire infantile rejoint l’entomologie. Une frontière molle, transgressive, entre la passion de peindre et le goût de discourir, les images et les mots. Un point de dérive moyen entre la bouche et l’anus.

Ainsi de la sauterelle, machine de désir dissociable et singularisée. La sauterelle est d’abord un souvenir d’enfance…

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