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La grande sauterelle verte

Posté par othoharmonie le 17 juin 2014

 

290px-Heupferd_schraeg_von_hintenL’espèce se reconnaît à ses très longues et fines antennes qui peuvent atteindre parfois, jusqu’à trois fois la longueur du corps, ce qui les différencie des criquets, qui sont toujours porteurs d’antennes courtes.

La grande sauterelle verte a une longueur de 28 à 36 mm (chez les mâles) et 32 à 42 mm (chez les femelles). Ailes comprises la taille de l’espèce atteint 6 cm, pour une envergure de dix.

La morphologie des deux sexes est très comparable, mais la femelle est dotée d’une tarière, organe de ponte également dénommé « oviscapte » ou « ovipositeur » qui peut atteint une longueur de 23 à 32 millimètres, ce qui vaut à la femelle le surnom de « sauterelle à sabre »; il atteint l’extrémité des élytres et est légèrement courbé vers le bas.

L’insecte est le plus souvent entièrement vert (mais il existe des spécimens complètement jaunâtre, ou à jambes jaunes), à l’exclusion d’une bande couleur rouille sur le dessus du corps, et liseré à l’identique le long de la frange supérieure des élytres.

Les larves sont également vertes ainsi que les imago qui ont sur le dos une fine ligne longitudinale brune. L’ovipositeur peut être vu à partir du cinquième stade, les ailes apparaissent pour les deux sexes à partir de la sixième étape de la formation rudimentaire.

L’organe de stridulation du mâle est généralement à motifs marron.

La grande sauterelle verte est carnassière et arboricole. Son régime alimentaire est surtout composé de mouches, chenilles et larves variées. Avant la généralisation des insecticides, la grande sauterelle était bien connue pour se gaver de larves de doryphores, d’où son indéniable utilité. Contrairement à de nombreux insectes la Locuste est quasiment active jour et nuit, et ses interminables chants crépusculaires et nocturnes en témoignent.

 Écouter Tettigonia viridissima [Fiche]

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Les essaims de locustes

Posté par othoharmonie le 17 juin 2014

 

 Les criquets en phase solitaire ne se rassemblent pas naturellement. Les rassemblements ont donc lieu du fait de certaines conditions environnementales et sont probablement en relation avec la concentration d’une hormone, la sérotonine, dans leur cerveau. Une densification de la population de criquets peut avoir lieu lors de périodes cycloniques, des vents convergents poussent les criquets ailés vers une même zone. L’augmentation de la densité de population des criquets solitaires donne lieu à la naissance d’une génération de criquets grégaires qui tentent de rester groupés. Si les conditions restent favorables à la reproduction des criquets (abri du vent, végétation, concentration des pontes, …), un essaim de criquets se forme rapidement.

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Un essaim peut contenir jusqu’à plusieurs milliards d’individus et couvrir un territoire de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Le comportement d’un essaim est souvent comparé à celui des nuages, car il subit les mêmes effets du vent. Ainsi, un essaim prend principalement deux formes différentes : cumuliforme ou stratiforme. Sous l’action des vents, un essaim peut avancer de 200 kilomètres par jour. Le déplacement des essaims provoque des effets désastreux sur les cultures, l’élevage et la végétation naturelle.

L’Ancien Testament présente les criquets comme une plaie de l’humanité.

« Elles couvrirent la surface de toute la terre et la terre fut dans l’obscurité ; elles dévorèrent toutes les plantes de la terre et tous les fruits des arbres, tout ce que la grêle avait laissé et il ne resta aucune verdure aux arbres ni aux plantes des champs dans tout le pays d’Égypte. ».

Locuste est aussi le nom de la plus célèbre empoisonneuse de l’antiquité romaine.

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Invasions de sauterelles

Posté par othoharmonie le 17 juin 2014

La bible et les chroniqueurs passés citent tout au long de l’histoire des épisodes d’invasion de sauterelles, responsables de défoliations à grande échelle (l’une de ces invasions était l’une des dix plaies d’Égypte de la Bible). Au Moyen Âge, une dévastation de l’Hispanie vers 584 aurait été causée par des sauterelles selon Grégoire de Tours (« …le royaume de la Manche -Carpitanie- était cruellement dévasté par les sauterelles, de telle sorte qu’il n’y avait ni arbres, ni vignes, ni forêts, ni fruits, ni aucune verdure, qu’elles n’eussent entièrement détruits… »). En réalité, il s’agit du criquet pélerin, et non de sauterelles, mais à cette époque, ils étaient aussi dénommés sauterelles.

Les invasions des sauterelles

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C’est un triste vocable que celui d’invasion ; il sonne toujours d’une façon lugubre à l’oreille, même lorsqu’il s’applique à ces fléaux qui s’abattent sur la terre pour y causer d’effroyables famines et au premier rang desquels il faut placer les invasions de sauterelles.

Notre Algérie en a cruellement souffert. Plus d’une fois les acridiens des liants Plateaux y ont engagé contre l’agriculture une lutte violente. Duel terrible où l’homme fut souvent vaincu ! On a vu des soldats illustres, Bugeaud, Mac-Mahon, Chanzy, Ladmirault et d’autres, en proie à de grandes angoisses lorsqu’il leur a fallu défendre le territoire qui leur était confié contre un ennemi plus insaisissable, plus difficile à réduire qu’une armée arabe.

Ainsi qu’on l’a dit quelque temps après que l’Algérie eut eu à supporter la plus affreuse des disettes, et que Ion eut vu, dans un appel suprême à la solidarité publique, les prêtres du Christ s’unir aux serviteurs d’Allah, ce combat entre l’homme et l’insecte eut par momens un caractère de grandeur qui impressionna et frappa l’imagination tout en imposant à l’homme de science, plus qu’à tout autre, réflexion et méditation.

C’est qu’en effet c’était au naturaliste qu’incombait le devoir de pénétrer le mystère qui entoure l’apparition des vols envahisseurs, de déterminer les lois qui président à leur organisation, à leurs déplacements, puis à leur disparition soudaine ; c’est à lui que revenait le soin d’observer toutes les particularités de l’existence des sauterelles afin de savoir à quel moment il serait avantageux de les combattre, de rechercher les causes naturelles qui arrêtent leur multiplication indéfinie, afin d’éviter des destructions onéreuses si elles sont inopportunes.

« Il n’est pas, dit M. Künckel d’Herculais, un point de l’étude anatomique, physiologique et biologique des acridiens, qui n’offre un vif attrait au savant ; il n’est pas une observation relative aux mœurs des animaux ou au développement des végétaux parasites de ces insectes qui ne conduise à des déductions d’une haute importance pour l’agriculture . »

Cela devient aussi une question d’humanité lorsqu’on songe qu’en 1867 des milliers d’Africains moururent des suites d’une famine due à une irruption formidable de sauterelles. Après cette année néfaste, ces insectes reparurent en 1888 aussi nombreux et presque aussi meurtriers. Depuis lors, habilement combattus, ils sont devenus bien moins agressifs, plus rares, et l’on est heureux d’avoir à dire que de ce côté du moins la science semble avoir triomphé.

 LIRE LA SUITE ICIhttp://fr.wikisource.org/wiki/Les_Invasions_des_sauterelles

 

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