La Chèvre de monsieur Seguin

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

 

téléchargement (5)La Chèvre de monsieur Seguin est une des nouvelles des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. D’après Claude Gagnière, elle est clairement attribuée à son « nègre littéraire », Paul Arène. Sous forme de lettre à un ami, Pierre Gringoire, c’est un apologue inspiré (d’après les dernières lignes du texte) d’une histoire populaire de Provence. 

Daudet a écrit que ce conte est une histoire vraie ; il faut en tenir compte, avec notamment ces remarques complémentaires. 

Résumé

Pierre Gringoire, ami de Daudet, refuse la place de chroniqueur qu’on lui offre dans un journal parisien, et préfère rester libre de toutes contraintes.

Son ami lui raconte alors l’histoire de la chèvre de monsieur Seguin. Ce dernier avait eu six chèvres, toutes mangées par le loup car elles étaient allées dans la montagne. Blanquette, la septième petite chèvre, est bien traitée par son maître, mais commence à s’ennuyer. Un jour, elle dit à son maître qu’elle voudrait partir dans la montagne, mais monsieur Seguin le prend mal. Afin qu’elle ne s’enfuie pas, il l’enferme dans une étable, mais oublie de fermer la fenêtre, par laquelle Blanquette s’évade. Elle découvre alors les joies de la montagne et de la liberté… Mais le soir tombe ; Blanquette entend la trompe de monsieur Seguin qui l’appelle, mais compte ne pas revenir pour éviter d’être de nouveau enfermée. Elle décide alors de rester dans la montagne, et se bat vaillamment contre le loup toute la nuit ; au lever du jour, Blanquette, épuisée par un combat inégal, finit par se laisser dévorer. 

Morale

La morale est implicite. Il est dit en toutes lettres que « le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea » ; cependant, le narrateur ne dit pas clairement quel pourra être, d’après lui, le sort de Gringoire s’il persiste à être poète. 

Il est évident que le narrateur réserve à Gringoire, pour ses rêves de poète, un futur opposé à celui décrit s’il accepte la condition de chroniqueur : il n’aura ni « beaux écus à la rose », ni « le couvert chez Brébant » (une table réservée et payée dans un grand restaurant de l’époque à Paris)… Le loup sera peut-être la société impitoyable, ou plus simplement la faim, évoquée dans le début du texte (« cette face maigre qui crie la faim ») ; quelle que soit l’interprétation, le narrateur voit pour Gringoire le sombre avenir des sans-le-sou et ses conditions associées. 

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