Histoire et folklore autour de l’Hippopotame

Posté par othoharmonie le 9 avril 2014

 

téléchargement (1)Alors que les hippopotames communs étaient connus des Européens depuis l’Antiquité classique, l’hippopotame nain était inconnu en dehors de son aire de répartition en Afrique de l’Ouest jusqu’au xixe siècle. En raison de son mode de vie nocturne et uniquement dans les régions de forêt dense, l’animal était aussi mal connu dans sa région d’origine. Au Libéria l’animal était traditionnellement connu sous le nom de vache d’eau (water cow).

Les premiers rapports ont décrit l’animal à tort comme une sorte de porc sauvage. Plusieurs crânes furent envoyés au naturaliste américain, Samuel G. Morton, alors qu’il résidait à Monrovia, au Libéria. Morton décrivit pour la première fois l’espèce en 1843. Les premiers spécimens complets ont été recueillis dans le cadre d’une enquête sur la faune du Libéria dans les années 1870 à 1880 par le Dr. Johann Büttikofer et ont été envoyés au Muséum d’histoire naturelle de Leyde, aux Pays-Bas.

Le premier hippopotame nain vivant a été importé en Europe en 1873 après avoir été capturé en Sierra Leone par un membre du service colonial britannique mais il est décédé peu de temps après son arrivée. Les premiers hippopotames nains introduits en Europe et à y avoir survécu l’ont été en 1911. Ils ont d’abord été expédiés en Allemagne, puis au zoo de Bronx à New York, où ils se sont également reproduits.

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En 1927, Harvey Firestone, le fondateur de la société de pneus Firestone offrit un hippopotame nain du nom de Billy au président américain Calvin Coolidge. Celui-ci l’offrit à son tour au parc zoologique national Smithsonien à Washington. Selon le zoo, Billy est l’ancêtre de la plupart des hippopotames nains présents dans les jardins zoologiques aux États-Unis aujourd’hui.

Plusieurs contes populaires ont été recueillis sur l’hippopotame nain. Une histoire dit que les hippopotames nains transportent un diamant brillant dans leur bouche pour les aider à circuler à travers les forêts épaisses la nuit, diamant que, le jour, ils mettent dans une cachette mais si un chasseur capture un hippopotame nain de nuit il pourra récupérer le diamant. Des villageois croyaient que les bébés hippopotames nains ne tétaient pas leur mère mais léchaient les sécrétions de sa peau.

La plus grande menace pour les hippopotames nains dans la nature est la perte de leur habitat. En effet, les forêts où ils vivent sont maintenant souvent exploitées pour la production de bois, l’installation de populations ou la mise en valeur agricole et peu d’efforts sont faits pour replanter les zones déboisées. Lorsque les forêts rétrécissent, les populations deviennent plus fragmentées, ce qui conduit à moins de diversité génétique dans le potentiel de reproduction de l’espèce et il y a moins de 3.000 individus dans la nature.

En raison de leur mode de vie très discret, les hippopotames ne sont pas exploités pour la chasse de subsistance, mais ils sont tirés par des chasseurs opportunistes. Leur viande est, dit-on, d’excellente qualité, rappelant celle du sanglier; contrairement à celles de l’hippopotame commun, les défenses de l’hippopotame nain n’ont pas de valeur. Les effets des guerres civiles en Afrique de l’Ouest sur l’hippopotame nain ne sont pas connus, mais ils ne sont probablement pas positifs. Si les hippopotames communs adultes n’ont pas de prédateurs naturels, les hippopotames nains peuvent être tués par des léopards, des crocodiles et des pythons. Le nombre d’hippopotames tués de cette façon n’est cependant pas connu.

C. liberiensis a été classé en 2007 au sixième rang dans les dix espèces demandant le plus de protection pour éviter la disparition d’une espèce très originale. Il figure ainsi à côté de l’échidné à bec long d’Attenborough, du Solénodon de Haïti, du chameau de Bactriane, du dauphin de Chine, du loris grêle, de l’antilope Hirola, du macroscélide à croupe dorée, du kitti à nez de porc et de la gerboise à longues oreilles.

Bien que menacés dans la nature, les hippopotames nains se reproduisent facilement dans les jardins zoologiques. Entre 1970 et 1991, la population d’hippopotames nains nés en captivité a plus que doublé. La survie de l’espèce dans les zoos est plus assurée que la survie de l’espèce dans la nature. En captivité, l’hippopotame nain vit de 30 à 55 ans, plus que dans la nature. Depuis 1919, Seulement 41 pour cent des hippopotames nains nés dans les jardins zoologiques étaient des mâles.

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