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L’hippopotame amphibie et l’homme

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

220px-Taweret_statueL’animal, familier du Nil, prête son visage massif à Taouret (« La grande »), la déesse hippopotame du panthéon égyptien ; mais aussi au monstre Béhémoth des Hébreux (l’hippopotame étant craint pour son agressivité). Dans l’Égypte antique, l’hippopotame mâle est aussi un des visages de Seth, tout aussi agressif ; lui et Horus se muent en hippopotames pour se livrer à une compétition d’apnée.

Par la suite, les savants grecs Hérodote et Aristote qui ne le connaissaient que par ouï-dire, allaient l’affubler de sabots fourchus et d’une crinière de cheval qu’il garderait dans les représentations des zoologues jusqu’à la Renaissance.

Il faut attendre Pierre Belon qui voit un hippopotame à Constantinople pour que soit démenties les fables transmises par les écrits des anciens. Une statue antique du Nil à son image, dans les jardins du Pape au Belvédère, assure au zoologue qu’il s’agit bien du même animal.

Les expéditions scientifiques des siècles suivants rendent l’hippopotame familier aux naturalistes, avant que l’expansion coloniale le fasse entrer dans le bestiaire commun à l’Occident.

Citation

« Je l’adorais parce qu’il ressemblait à une grosse bête ; je me le figurais simplement comme un hippopotame ; et le tableau me ravissait à cause de sa candeur et sa justesse ; car, sans amis avec une mauvaise influence, il avait dû tout attendre des climats néfastes, et revenait soit des Indes ou de Sumatra, ou d’ailleurs. »

Arthur Cravan, Oscar Wilde est vivant !, 1913 (Maintenant no 3, n° sp. 1)

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Filmographie sur l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

img0096Bataille sur le grand fleuveJean Rouch, 1951, 16 mm couleur, 33 minutes : une chasse à l’hippopotame par les pêcheurs Sorkos du fleuve Niger.

Madagascar Gloria incarne un hippopotame. Elle fait partie des 4 personnages principaux (Marty le zèbre, Alex le lion, Melmann la girafe et Gloria)issus d’un zoo de New york ces derniers sont renvoyés à la vie sauvage après une tentative d’évasion tumultueuse.

Risque d’extinction

Preuve du caractère préoccupant de la situation, l’hippopotame a été placé sur ce qu’on appelle la « Liste Rouge » établie par la CITES en mai 2006.

  • Avec le réchauffement climatique actuel, l’hippopotame, tout comme d’autres espèces telles que l’ours polaire, est menacé dans son habitat : le cycle de la mousson et la couverture végétale qui en dépend, sont nécessaires à sa survie.
  • Le braconnage est lui aussi un facteur important : la pauvreté aidant, l’hippopotame devient une ressource économique et alimentaire.
  • Le fait qu’il existe cinq sous-espèces implique qu’il ne faudra pas sauver seulement quelques individus, mais aussi préserver cette diversité génétique.

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Histoire de l’Hippopotame d’Allenton

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

240px-Allenton_Hippo_display_at_Derby_MuseumL’Hippopotame d’Allenton : (Allenton Hippopotamus) est un squelette d’Hippopotame qui a été trouvé à Allenton, Derby, Angleterre en 1895. Le squelette est exposé au Derby Museum and Art Gallery et fait 3 m (9.8 pieds) de long. Il est célébré aujourd’hui par une sculpture près de là où le squelette a été découvert.

La banlieue de Derby appelée Allenton était autrefois un village situé à 5 km (3 miles) de Derby. Dans le village, le creusement d’un nouveau puits au Crown Inn a été entrepris en mars 1895, mais le chantier a été arrêté quand les puisatiers ont découvert d’abord une mauvaise odeur et ensuite des os longs et inhabituels. Plusieurs notables se sont mis d’accord pour financer d’autres fouilles et il a été conclu que les trouvailles soient partagées avec la communauté. Le trou a été agrandi jusqu’à 4,5 m² (48 pieds carrés) de large bien que la profondeur soit cachée par l’eau, qui montait jusqu’à 1,8 m (6 pieds) de la surface. On a fait venir des pompes et des hommes ont été employés à les actionner de façon à ce que le trou puisse être creusé plus profond. Ces travaux ont été observés par MM. H.H. Bemrose et R.M. Deeley qui ont ensuite écrit un rapport sur le creusement. Comme conclu par les gens qui l’ont financé les os ont été offerts au Derby Museum qui venait d’ouvrir seize ans auparavant.

Ils ont finalement découvert 127 os qui provenaient principalement d’un hippopotame, avec quelques autres appartenant à un rhinocéros et à un éléphant. Arnold Bemrose prit ces ossements comme une preuve que la Grande-Bretagne était reliée par la terre à l’Europe, ce qui était l’explication la plus évidente pour que de tels os soient trouvés en Angleterre, en Europe et sous la Mer du Nord.

L’hippopotame d’Allenton et d’autres restes d’animaux de Boulton Moor venaient tous d’une élévation connue sous le nom d’Allenton Terrace – un dépot d’alluvions d’environ 6 m (20 pieds) au-dessus du niveau de l’actuelle rivière Derwent, Derbyshire. Les dépots ont été datés de l’époque interglaciaire d’Ipswich, il y a environ 120.000 ans. La présence d’un hippopotame indique que le climat était plus chaud qu’aujourd’hui. Les hivers ne devaient pas avoir de périodes prolongées de gel et la température moyenne de l’été devait être au-dessus de dix-huit Degré Celsius.

Découvertes ultérieures

En juillet 1973 des ouvriers ont découvert d’autres fragments d’os en creusant à proximité de Boulton Moor - quelques-uns d’entre eux sont aussi exposés au Derby Museum and Art Gallery. Ces excavations, pour un égout, ont mis au jour des ossements d’ours, de cerf, de bœuf et d’autres os d’hippopotame, de rhinocéros et d’éléphants. Ces trouvailles étaient de juste un ou deux os – la meilleures découverte était une des plus grosses dents d’hippopotame trouvées en Grande-Bretagne

En 2006 Michael Dan Archer a été mandaté pour créer une sculpture pour Allenton, Derby. Des discussions à Allenton ont révélé un désir dans la communauté d’avoir quelque-chose qui reflète l’histoire de l’endroit. La sculpture d’Archer consiste en trois sections d’un anneau brisé en granit noir de taille suffisante pour pouvoir s’asseoir. Au-dessus de la surface de granit poli sont déposées des copies en fonte des os du squelette de l’hippopotame. À part la mâchoire inférieure, qui a été coulée dans un moule d’agile, une partie des autres ossements ont été sortis du Derby Museum pour rejoindre Loughborough University où ils ont été scannés au laser pour créer un modèle par ordinateur en 3D. Ce modèle a ensuite permis de faire des copies exactes des os choisis par Archer pour être fondus.

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Hippopotame et Origines

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

1001181-HippopotameL’hippopotame passe ses journées dans l’eau et ses nuits à terre. Il est amphibie, mais il se nourrit de l’herbe des prairies. Apparemment, il a choisi une vie calme, où l’effort essentiel consiste à bâiller largement de temps à autre et à brouter une herbe abondante et facile à trouver. Il n’a peut-être pas toujours vécu ainsi.

La famille des hippopotamidés est probablement issue d’un tronc commun avec les lignées qui ont ensuite donné d’une part les suidés (porcs et autres sangliers) et, d’autre part, les ruminants (cervidés, bovidés…). Durant l’ère tertiaire, plusieurs rameaux d’hippopotames ont divergé. Ils n’ont plus, aujourd’hui, que deux descendants : l’hippopotame (Hippopotamus amphibius) et l’hippopotame nain (Choeropsis liberiensis), qui est resté bien plus proche des formes anciennes. L’aire de répartition de ces deux espèces montre de nos jours une nette tendance à la réduction.

 

   Ainsi, pendant le pliocène et le pléistocène, il y a 2 à 3 millions d’années, de nombreuses espèces d’hippopotames ont rayonné en Asie (Sri Lanka comprise), en Europe et en Afrique (Madagascar comprise), le seul continent où elles se sont maintenues. Trois ou quatre espèces ont cohabité, parmi lesquelles Hippopotamus gorgops qui vivait dans une eau plus profonde que l’amphibie actuel. Il y a encore 120 000 ans, des hippopotames pataugeaient dans les larges rivières de ce qui est devenu l’Angleterre… La Crète et Chypre ont hébergé, jusqu’à il y a 10 000 ans, un hippopotame pygmée (Phanourios minutus). Des fouilles, faites entre 1980 et 1987 à Chypre, montrent des restes d’hippopotames associés à des traces d’activité humaine. Peut-être est-ce l’homme qui a accéléré la disparition de l’animal de ces îles ? À Madagascar aussi, on a trouvé des vestiges d’un petit hippopotame (Hippopotamus lemerlei), qui existait encore il y a seulement 2000 ans environ. On pense qu’une importante variation climatique l’aurait fait disparaître, juste au moment où l’homme est arrivé sur l’île, au début de l’ère chrétienne. Il était le seul ongulé indigène à l’île.

 

   Les hippopotames habitaient jadis la basse vallée du Nil. Pour les anciens Égyptiens, leur silhouette arrondie et généreuse évoquait une déesse de la Fécondité, et ils furent souvent représentés sous cette forme sur les bas-reliefs. Aujourd’hui, en Afrique, l’hippopotame continue à jouer un rôle important dans la vie des gens, des fleuves et des lacs. Et ce rôle n’est pas seulement nourricier : il a, en effet, pénétré la culture des groupes ethniques qui les côtoient. Ainsi, dans le delta du Niger, à l’occasion du festival de l’eau de Owu, des participants posent sur leur tête un masque en forme d’hippopotame.

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