Signes particuliers de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

200px-Pygmy_Hippopotamus_SkullMÂCHOIRE

Quand ils se battent, les hippopotames cognent leurs grandes canines et leurs incisives inférieures contre les mandibules de l’adversaire. Pour mieux encaisser les chocs, leurs mâchoires, et donc leurs dents, sont dans un axe spécial, qui limite les dégâts. Cela n’empêche pas tous les mâles un peu âgés d’avoir les canines ou les incisives – ou les deux – de la mâchoire inférieure brisées. L’exceptionnelle ouverture de la mandibule, à 150°, est possible grâce à deux particularités. D’une part, un grand développement des deux muscles attachés à l’angle de la mandibule : le masséter (muscle élévateur du maxillaire inférieur) et le muscle disgastrique. D’autre part, un renforcement de la partie osseuse, qui donne à ces deux muscles une attache solide.

 
La TÊTE

Pour un animal amphibie, il est intéressant de venir à la surface de l’eau avec le maximum d’efficacité et le minimum de risque. Il ne faut pas se faire repérer mais tout simplement pouvoir respirer tout en restant immergé. Le profil de la tête de l’hippopotame le lui permet. Narines, yeux et oreilles sont situés tout en haut du crâne. Il affleure la surface de l’élément liquide avec sa tête, respire, sent, voit et entend ce qui se passe à l’air libre mais reste à l’abri de l’eau. Dès qu’il replonge, ses oreilles et ses narines se referment tandis que ses yeux restent ouverts. Cet alignement des organes sensoriels se retrouve chez un certain nombre de vertébrés aquatiques, parmi les espèces dulçaquicoles, c’est-à-dire d’eau douce, comme les crocodiles.

 

poils DU MUSEAU

Les vibrisses du museau de l’hippopotame nain ont certainement un rôle dans la reconnaissance des nombreuses espèces végétales dont il se nourrit. L’épaisseur de ses lèvres est compensée par la présence de ces nombreux poils richement innervés. Les vibrisses lui sont donc très utiles quand il s’agit de faire le tri entre ce qui est bon à manger et ce qui ne l’est pas.

Hippopotame
PATTES ET PIEDS

Les pattes et les pieds de l’hippopotame nain sont plus déliés et nettement adaptés à la marche. Les doigts sont libres, n’étant pas reliés par une membrane, et les ongles sont pointus. Cela lui permet de bien adhérer au sol, si celui-ci est inégal. En même temps, il peut marcher dans les marigots ou le sous-bois humide de la forêt.

 
CRÂNE

La comparaison des crânes des 2 espèces montre bien que l’hippopotame nain est nettement moins spécialisé que son grand cousin. L’emplacement des yeux est en effet pratiquement normal et les orbites n’ont pas la position haute observée chez l’espèce amphibie. On peut également vérifier que seules les canines inférieures de l’hippopotame nain sont très développées. Les incisives, elles, sont à croissante modérée… Il y en a une seule paire en bas, et deux en haut. Ce trait est lié à la vie sociale de l’espèce. Les fréquents affrontements qui ont lieu dans les groupes d’hippopotames amphibies justifient de grandes incisives et des canines pouvant atteindre 65 cm.

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