Le Renne et l’Hippopotame

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

REMARQUES ADDITIONNELLES SUR LE RENNE ET SA COEXISTENCE PRÉSUMÉE AVEC  L’HIPPOPOTAME

Par M. A. C. ANDERSON, Esq.

 

(Par lettre datée du 10 décembre 1870, Rosebank, Victoria, Ile de Vancouver, Colombie Britannique.)

250px-Pygmy_hippopotamus_pairJ’ai lu avec beaucoup d’intérêt les annotations de M. E. Lartet sur ma communication de novembre 1868  [voir ci-dessus, page 147], ayant trait aux sujets traités généralement dans les Reliquiæ Aquitanicæ et plus particulièrement dans ma précédente contribution en pages 37 à 57. Je dois implorer votre indulgence à l’heure où je tente d’établir au moins quelques-unes des bases qui fondent mes désaccords avec les conclusions auxquelles tendent les arguments de M. E. Lartet – en partant du principe que je le fais non dans un esprit dogmatique, mais seulement pour découvrir, pour autant que ce soit possible, les véritables implications d’une question porteuse d’une signification beaucoup plus profonde que les simples points débattus, dont la résolution en elle-même peut apparaître en comparaison d’une importance dérisoire. 

Tout d’abord, en qui concerne mon observation que des animaux aussi diversement constitués que le renne et l’hippopotame ne pouvaient avoir coexisté sous le même climat, il serait, je le maintiens, illogique de supposer que les races d’animaux existantes, sous l’effet de processus d’acclimatation supposés ou autrement, ont changé en quoi que soit leurs modes de vie respectifs. Tous les témoignages écrits tendent à montrer que, quand ils n’ont pas été modifiés par les effets de la domestication, les différents genres gardent de nos jours leurs caractéristiques premières. Les habitudes de divers oiseaux connus et autres animaux, telles que les décrivaient les auteurs de l’antiquité, et en particulier dans un des plus anciens récits connus, le « Livre de Job », sont inchangées. Dans le monde des insectes, on observe la même identité. Le vol du criquet migrateur, les mœurs de la fourmi décrites par Virgile *, demeurent exactement comme ils étaient. L’Asilus des « Géorgiques » a son représentant dans le moderne taon  ; et la « mouche des lieux retirés des rivières d’Egypte » des Saintes Écritures est encore illustrée dans la Zim de Bruce, la redoutable mouche tsé-tsé de Livingstone. Ainsi, nous pouvons soutenir que la même suite de constitution et de mode de vie s’est perpétuée à travers les âges antérieurs à l’enregistrement historique – en conséquence, que les caractères distinctifs des deux races spécialement en question sont exactement ceux de leurs  premiers prototypes. La nature de l’hippopotame est trop connue pour admettre un commentaire. Cet animal requiert indubitablement une température quasi tropicale, avec une végétation à la luxuriance correspondante pour se maintenir en vie. Privé de celles-ci, dans son état naturel, il meurt d’inanition.

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Esq.  : Abréviation du titre de noblesse Esquire, écuyer. NdT

* Enéide, IV, 402 et suiv.  ; Géorgiques, III, 147.  ; Isaïe, VII, 18. L’Asilus des Romains semble avoir été synonyme de l’Œstrus des Grecs.

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