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Les Vœux du paon

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

Les Vœux du paon dans PAON 220px-NurembergworthiesLes Neuf Preux est l’expression sous laquelle le lorrain Jacques de Longuyon, s’inspirant de la Légende dorée de Jacques de Voragine, a pour la première fois regroupé neuf héros guerriers, païens, juifs et chrétiens, qui incarnaient l’idéal de la chevalerie dans l’Europe du XIVe siècle. Cette représentation a connu un succès durable en raison de son caractère équilibré et facilement mémorisable, aussi les Neuf Preux ont-il servi d’exemple aux auteurs et aux artistes jusqu’au XVIIe siècle.

Le motif des Neuf Preux apparaît pour la première fois dans Les Vœux du paon, roman en vers composé par Jacques de Longuyon qui sert de base à une mise en scène festive à Arras vers 1312. Le héros de ce poème souhaite rivaliser avec les guerriers illustres du passé et puise successivement aux trois sources des antiquités gréco-romaines, juives et chrétiennes pour choisir ses modèles. Le succès du thème est tel qu’il se répand rapidement dans toute l’Europe. Ensemble, les Neuf Preux incarnent toutes les vertus du parfait chevalier. Il s’agit de conquérants, issus d’une lignée royale, qui furent pour leur nation une source d’honneur et de gloire et qui se distinguèrent par leurs faits d’armes.

Le thème des Preux et des Preuses devient aussi un élément des mises en scènes festives, notamment celle des entrées solennelles: celle de Henri VI d’Angleterre à Paris en 1431, du prince-évêque Jean de Heinsberg à Liège en 1444, de Marie d’Albret à Nevers en 1458, de Charles VIII de France à Rouen en 1485 et de Jeanne de Castille à Bruxelles en 1496. Parallèlement à ces mises en scène on voit apparaître une tentative pour répertorier, sinon fixer de façon canonique, les armes des preux dans un armorial de la Toison d’Or.

Les arts décoratifs et la gravure s’emparent également du thème. Le musée des Arts décoratifs de Bourges possède une série incomplète de médaillons des neuf preux en émail datant du second quart du XVIe siècle. On connaît une série des neuf preux due au graveur Hans Burgkmair qui date de 1516, et une autre série gravée de Virgil Solis datant des années 1550.

Il s’agit d’un sujet chevaleresque, courtois, destiné aux mises en scènes de la noblesse, un thème aux antipodes de la culture du peuple. Néanmoins il est inévitablement détourné à des fins satiriques. Les neuf preux de gourmandise présente des héros qui se sont distingués par leurs exploits à table, par exemple Noé, célèbre au Moyen Âge pour son ivrognerie[21]. La pièce de William Shakespeare, Peines d’amour perdues, met en scène une troupe de rustauds qui se ridiculisent en voulant présenter un défilé des Neuf Preux mis en scène par un pédant de village. Mais cette vulgarisation du thème annonce aussi le déclin du motif courtois. En 1592, l’écrivain anglais Richard Johnson publie un ouvrage intitulé Nine Worthies of London (Les Neuf Preux de Londres) dans lequel il rend hommage à neuf personnalités d’origine modeste qui s’étaient illustrées par leur contribution glorieuse à l’histoire de l’Angleterre. Le premier, Sir William Walworth, avait abattu Wat Tyler, le chef de la révolte des paysans de 1381. Sir William était poissonnier, avant de devenir deux fois Lord-maire de Londres, en 1374 et en 1380.

Sir Henry Pritchard était négociant en vins, Sir William Sevenoke épicier et philanthrope, Sir Thomas White, tailleur, et fondateur de St John’s College, à Oxford. John Bonham était mercier et servit d’ambassadeur auprès de Soliman le magnifique, Sir Christopher Croker était négociant en vins, Sir John Hawkwood était le fils d’un tanneur ou d’un tailleur, Sir Hugh Calverley tisseur sur soie, Sir Henry Maleverer, épicier. En Espagne, les neuf preux sont devenus Los nueve de la fama (les neuf de la Renommée), ce qui inspire plus tard l’expression Los trece de la fama appliquée au treize explorateurs du Pérou qui avaient suivi Francisco Pizarro.

320px-Maison_du_Paon_03Avec Don Quichotte, dernier chevalier errant qui se compare avantageusement aux Neuf Preux, on mesure l’épuisement du motif au début du XVIIe siècle.

Néanmoins le terme des neuf preux est encore utilisé à la fin du XVIIe siècle pour désigner les neuf membres du Conseil privé de Guillaume III (1650-1702), et lors de la restauration du château de Pierrefonds, au XIXe siècle, Viollet-le-duc fera sculpter un groupe des neuf preuses auxquelles il donne les traits d’une des personnalités de la cour impériale.

Aujourd’hui, les Neuf Preux n’ont guère survécu qu’à travers les jeux de cartes. César, Alexandre, David et Charlemagne forment toujours le carré des rois, Hector est devenu le valet de carreau. Judith, quant à elle, est la dame de coeur, et Rachel celle de carreau.

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La Maison du Paon

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

 

300px-Maison_du_Paon_05La « Maison du Paon » (De pauw en néerlandais) est une maison de style baroque située au numéro 35 de la Grand-Place de Bruxelles, entre la « Maison du Heaume » et la « Maison du Petit Renard et du Chêne », au nord de la place.

Après la destruction des maisons de la Grand-Place lors du bombardement de la ville par les troupes françaises commandées par le maréchal de Villeroy en août 1695, la maison fut réédifiée en 1697 comme l’attestent les cartouches situés sous le pignon.

La « Maison du Paon » a été restaurée en 1882 par l’architecte Victor Jamaer et a été repeinte en 1984.

À l’heure actuelle, son rez-de-chaussée abrite une brasserie.

La « Maison du Paon » possède la seule façade peinte en blanc de la Grand-Place de Bruxelles, avec sa voisine la « Maison du Petit Renard et du Chêne ».

Cette façade de trois travées, rehaussée de dorures, possède un rez-de-chaussée, un entresol, deux étages et un pignon, séparés les uns des autres par des cordons moulurés alignés sur ceux de la « Maison du Petit Renard et du Chêne » et de la « Maison de Sainte-Barbe ».

Le premier étage est orné de grandes fenêtres à meneaux dont les allèges sont ornées d’un paon doré, pour la travée centrale, et de balustres torses rehaussés de dorures, pour les travées latérales.

Le deuxième étage présente une structure similaire, sauf que les balustres torses ornent l’allège centrale, les allèges latérales étant ornées de guirlandes de fruits dorés.

La façade est couronnée par un pignon assez sobre comportant trois travées et trois fenêtres. La travée centrale comprend une fenêtre à piédroits et impostes saillants portant un arc en plein cintre à clef saillante, encadré d’un panneau rectangulaire qui repose sur les impostes et intègre un œil-de-bœuf ovale surmonté d’un larmier doré. Les allèges des fenêtres latérales du pignon portent des cartouches mentionnant l’année de reconstruction de l’édifice (1697).

Ce pignon porte deux boules dorées à ses extrémités et est sommé d’un petit fronton triangulaire.

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Le Paon et son histoire

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

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           On estime qu’en dehors de sa région originelle, l’Inde, le Paon bleu est connu depuis plus de 3000 ans. On impute toujours à Alexandre Le grand (356-323 avant JC) l’importation du paon pour la première fois en Europe. En effet lors de son voyage sur les rives du Gange il fit expédier deux couples de paons à sa mère Olympias (restée à Pella, capitale de la Macédoine). En ce temps là offrir des animaux étaient parfois plus apprécié que les bijoux. 

           D’autres sources historiques révèlent qu’il était déjà importé quelques siècles auparavant. 

           Mentionné dans la Bible comme animal domestique, le paon fut élevé dans l’antiquité par de nombreux peuples. Pour sa beauté et l’originalité de son plumage mais aussi pour la qualité de sa chair. L’histoire nous dit que le roi Salomon l’aimait autant que ses trésors d’or et d’argent. Les Romains en particulier l’appréciaient beaucoup c’était un met très recherché lors des banquets qui à l’époque ne manquaient pas. Sa valeur esthétique  pris le dessus et peu à peu il devint très recherché pour l’ornement dans la majeur partie de l’Occident. 

           En France, c’est au 14 siècle qu’il fit son apparition, les Allemands et les Anglais le découvrirent à peu près en même temps. Actuellement sa situation s’est élargit pour gagner nos parcs et jardins. Son charme, sa parade et tout simplement sa beauté en font un sujet d’admiration pour tous. En Inde, ou il n’a pas à craindre l’homme puisqu’il est protégé de tous, il vit à proximité des habitations et peut être assez familier. 

           Dans la nature, chaque mâle vit entouré de quelques femelles (3 ou 4). Cet oiseau fréquente de préférence les lieux ou il sait qu’il trouvera sa pitance. Comme nourriture, on peut presque dire qu’il est omnivore, il mange de tout, graines diverses, des feuilles, des fleurs, des fruits, des insectes et autres invertébrés. Lorsqu’il le peut il s’attaque également aux petits rongeurs pour compléter son menu.

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