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Les plumes de paon

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

199px-Pavo_cristatus_feather-mxCe sont des flabella. L’usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l’Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu’à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l’ensemble de l’Église. 

Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d’immortalité.

Selon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l’initié libéré des désirs et du pouvoir de l’égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. 

La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l’équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l’homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses « yeux », et les couleurs de ses plumes, c’est la manifestation d’un principe de totalité, de plénitude solaire. 

Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C’est le symbole de l’expression de la parole divine délivrée par l’écriture. Mais, comme la plume est l’attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d’oiseaux comme l’aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l’homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d’aigle apporte la sagesse à celui qui la porte. 

Dans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d’Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d’Héra. Dans la mythologie, c’est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

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Paon, Constellation

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

 

300px-Pavo_HeveliusLe Paon est une constellation de l’hémisphère sud, peu lumineuse à l’exception d’une étoile de première magnitude. Il s’agit de l’une des constellations les plus méridionales de la voûte céleste et elle est quasiment invisible au nord de l’Équateur.

La constellation du Paon était trop au sud pour être connue par les astronomes antiques du pourtour méditerranéen. La première mention de cette constellation revient aux navigateurs néerlandais Pieter Dirkszoon Keyser et Frederick de Houtman à la fin du XVIe siècle. Comme une douzaine d’autres, elle fut popularisée par Johann Bayer dans son Uranometria en 1603.

L’inspiration pour le nom de la constellation proviendrait de l’animal consacré à Héra, la femme de Zeus dans la mythologie grecque.

L’étoile la plus brillante de la constellation (α Pavonis) est appelée justement Paon ou Étoile du Paon — peut-être plus connue sous son nom anglais de Peacock. C’est une sous-géante bleue, environ 5 fois plus massive que le Soleil et 4 fois plus large que celui-ci. Avec une magnitude apparente de 1,94, c’est la 46e étoile la plus brillante du ciel.

C’est également une étoile double : son compagnon, de magnitude 9,20, distant d’à peu près 0,21 ua — donc très proche de la principale, orbite en seulement 11,8 jours

La constellation du Paon contient l’amas globulaire NGC 6752, distant de 20 000 années-lumière, la galaxie spirale barrée NGC 6744 et les deux galaxies en interaction NGC 6872 et IC 4970, situées à 300 millions d’années-lumière.

 

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La danse du Paon de l’ethnie Dai

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

320px-Pavo_cristatus_-Oak_Mountain_Petting_Zoo,_Alabama,_USA_-colour_mutant-8La danse du paon est la plus connue parmi les danses folkloriques traditionnelles de l’ethnie chinoise Dai. Elle est popularisée à Ruilin, Luxi, Xishuangbanna, Mengding, Mengda, Jinggu et Cangyuan de la préfecture autonome des Dai et des Jingpo à Dehong, dans la province de Yunnan. Parmi celles-ci, la danse du paon (appelée « Galuoyong » en dialecte des Dai) à Ruili, dans l’ouest de Yunnan est la plus représentative. Selon la légende, il y a plus de mille ans, le chef des Dai Zhaoma Lijieshu a créé une danse en imitant la posture élégante d’un paon. Depuis des générations, les danseurs folkloriques ont modifié cette danse au fur et à mesure, pour former au final la danse du paon d’aujourd’hui.

Auprès des Dai, le paon est un oiseau sacré qui symbolise le bonheur. La danse est très appréciée par les Dai et il y a des festivals chantants et dansants presque tous les mois dans la région des Dai. Quant aux grands festivals annuels comme le festival Songkran, le festival des portes fermées, le festival des portes ouvertes et le festival des foires, les Dai se rassemblent, interprètent la danse du paon accompagnée des instruments comme le gong et le tambour de patte d’éléphant. Ils célèbrent la récolte et la solidarité ethnique. La danse du paon est souvent en solo ou duo, interprétée par les hommes. Cette danse a une riche variété de mouvements de la main, de saut et de rotation. Le mouvement le plus connu est la belle posture appelée « trois virages », qui demande une flexion de toutes les articulations du corps et des quatre membres vers le bas et le vibration du corps. Dans une branche de la danse du paon appelée « jiazi », le vocabulaire chorégraphique est particulièrement riche. Il y a des mouvements vifs qui imitent le paon, comme « galop vers le bas », « un coup d’œil dans la forêt », « promenade dans la forêt », «secouer les ailes», « la touche sur l’eau », etc.

La danse du paon est délicate, pleine d’émotion et gracieuse, elle est le fruit de la sagesse des Dai et elle a une valeur esthétique importante. Elle est interprétée non seulement lors des festivals ethniques mais aussi introduite dans la danse collective « Gaguang ». Cette danse maintient la solidarité ethnique et elle représente l’identité culturelle des Dai. 

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Indra, légende des Paons

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

183px-PavoNigripennisElliotIndra est le roi de tous les dieux et le plus puissant de tous. Dieu du ciel, de la foudre, de l’atmosphère, des orages, de la pluie, il est aussi considéré comme le dieu de la fertilité avec l’eau qu’il apporte à la terre. Il occupait une place importante dans le panthéon hindou mais graduellement il a perdu sa position dominante au profit de Vishnou et Shiva. Il est représenté sous les traits d’un homme puissant, au teint rougeâtre, avec 2 ou 4 longs bras, les yeux bandés et une fleur de lotus. Il est armé de sa foudre (Vajra) façonnée par Tvashtri (l’ artiste divin, le charpentier et fabricant d’armes des divinités) qu’il tient dans sa main droite, d’un arc, d’un filet et d’un crochet pour attraper ses ennemis. Quand il n’est pas dans son char scintillant tiré par deux chevaux brun, il est juché sur Iravat, son immense éléphant blanc. Considéré comme tout-puissant, même parmi les dieux, Indra est le défenseur de l’humanité et des dieux contre les forces de mal. De plus, il a le pouvoir de ranimer les guerriers morts qui ont péri sur le champ de bataille.

Il était escorté par les Marouts, jeunes guerriers exubérants, dieux des vents au nombre de 11 ou 20. Ils gardaient le soma, boisson préférée d’Indra.

Mais il fut vaincu par Râvana et amené au Lanka par le fils Indrajit.

Il est l’allié de Vishnou. Il est aussi assimilé à Surya, le dieu soleil, fils d’Aditi et de Kashyapa.
Indra tua le démon Vritra (démon de la sécheresse) avec sa Vajra (foudre), l’éclair pour stabiliser le monde et délivrer les eaux du ciel en découpant les nuages avec son arme.
Le domaine d’Indra, Swarga, est un morceau de ciel entouré de nuages qui tourbillonnent autour du sommet du mont Mérou.

Ce ciel se déplace n’importe où selon ses instructions. Indra et sa femme Indrani habitent à Swarga et assistent aux danses des Apsaras et de leurs compagnons les Gandharvas. Ils eurent de nombreux enfants et en particulier Arjuna, l’archer divin mais il existe d’autres filiations car Indra était volage.

LEGENDES.

A l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut Indra qui courait comme si un démon était à ses trousses et il lui en demanda la raison.

Indra répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible Râvana et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. Comme Râvana arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et Indra put ainsi se dissimuler derrière. Râvana passa sans rien remarquer.

Une fois le danger passé, Indra remercia le paon et lui offrit des plumes aux merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’Indra et que son cri perçant annonce l’orage.

Indra eut de nombreuses maitresses. Un jour il séduisit l’épouse du sage Gautama, alors ce dernier fit apparaître sur le corps du dieu des marques semblables à des yoni. Ces marques prirent par la suite l’apparence d’yeux. C’est pourquoi il est parfois représenté le corps parsemé de mille yeux.

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Le Paon et superstitions

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

320px-Pavo-cristatus-tailSelon une ancienne superstition, les plumes de paon portent malheur dans la maison….On estimait que les yeux sur ces plumes étaient celles du Diable….L’animal en lui même était pourtant l’animal fétiche de la déesse grecque HERA, constamment suivie d’un paon lors de ses déplacements car il magnifiait la beauté de sa maîtresse en faisant la roue… Lorsque Hermès le messager tua Argus, le monstre aux cents yeux qui gardait la grotte ou était prisonnière Io, une des amantes de l’époux d’Héra, Zeus, la reine des déesses, en guise de commémoration de son monstre serviteur, prit ses yeux pour orner les plumes de la queue du paon. Je pense que la phobie des plumes de paon vient de la première superstition évoquée… Cet animal est pourtant magnifique et pacifique, gardien également de toute intrusion quand un intrus s’approche de la propriété en poussant son cri si caractéristique « ééééoooonnnnn », et pour en avoir côtoyé et apprécié leurs belles couleurs lors de leur de leur parade nuptiale, je peux te dire que jamais il ne nous est arrivé malheur ;-) . Néanmoins je me refuse d’orner mon salon avec des plumes de paon, non pas par superstition mais tout simplement parce que je les trouve beaucoup plus belles là où elles sont naturellement. Les plumes de paon, les chats noirs, sont victimes de superstitions qui ne sont devenues fort heureusement que des légendes de nos jours. A propos des chats noirs, sais tu que si on caresse le dos d’un chat noir avant de jouer au loto on augmente ses chances de gains? Et que si on trouve un seul poil blanc sur un chat parfaitement noir, on accède à un grand pouvoir? A méditer….

La queue du paon a le mauvais œil, à cause des taches rondes ou ocelles que l’on voit sur ses plumes et qui représentent l’œil du diable. C’est pourquoi ses plumes portent malheur.

Dans une maison entre autre, mauvaises influences, elles sont causes que les bonnes cassent les assiettes, que les sauces tournent etc…

Dans le milieu du théâtre, on les évite sur scène et les comédiens n’apprécient guère qu’une spectatrice en porte.

Cette superstition remonte peut-être à l’Antiquité, où le paon étant consacré à la déesse Junon, épouse de Jupiter, il était strictement défendu et puni de mort de lui arracher une plume.

Notons que chez les musumans, le paon est de mauvaise augure car s’est lui qui ouvre la porte du paradis au diable et qu’aux Etats-Unis, avoir chez soi cet oiseau empaillé est imprudent. Toutefois, le symbolisme du paon est particulièrement puissant..

Cet oiseau royal, symbole solaire à cause du déploiement de sa queue en forme de roue, dont la chair passait pour être incorruptible, représente l’immortalité car il perd et régénère chaque année ses couleurs et fait en outre de nombreux petits.

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Pourquoi le paon fait-il la roue ?

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

220px-Leeds_Castle_01Pour séduire les femelles, les plumes très longues du dos forment une traîne que la mâle déploit en éventail lors de la parade nuptiale. Pour des prétendants dont la roue présente 140 à 170 ocelles, le succès de la parade ne dépend pas de ce nombre d’ocelles ni de la longueur des plumes, leur séduction diminuant lorsqu’ils en ont moins de 140 : application de la loi de Weber ou les femelles sont-elles sensibles à une combinaison de couleurs et de pattern?

Mais cela lui sert également pour impressionner ses ennemis grâce à l’extrémité de ses plumes ornée d’un dessin en forme d’œil. Quant aux reflets métalliques bleus et verts, il s’agit d’un effet d’optique dû à la réfraction de la lumière dans les nombreuses couches de kératine des plumes.

La paonne a des plumes plus ternes que le mâle, comme c’est le cas pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Il arrive cependant qu’elle fasse également la roue, en période de reproduction ou d’excitation émotionnelle par exemple, ou en période d’élevage en cas de danger.

Les assertions ci-dessus sont de simples suppositions puisque les paons sont souvent observés faisant la roue alors qu’ils sont seuls, sans femelle, ni rival, ni prédateur à proximité.

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Génétique du Paon

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

220px-PaonroueLe paon est souvent donné en exemple pour illustrer le concept de sélection sexuelle (processus selon lequel la compétition entre les individus en vue de l’accouplement est un facteur de l’évolution de certains traits héréditaires) notamment en raison de phénomènes d’apparence contraire aux nécessités de survie ; on parle aussi de théorie du handicap (sa queue majestueuse le fait préférer des femelles mais le handicape pour fuir devant l’ennemi).

Mutations colorées

La couleur blanche ou noire du paon s’explique par la concentration de mélanine dans le plumage. L’absence de mélanine donnera un animal blanc aux yeux rouges (albinos), la plume blanche reflète l’intégralité du spectre lumineux, d’où l’absence de couleurs. La non migration totale ou partielle dans les plumes de ce pigment donnera un animal plus ou moins blanc aux yeux et aux pattes colorées (leucistique) comme dans le cas de la mutation alba du paon bleu (paon blanc) ou dans la mutation panachée. Au contraire, une concentration excessive en mélanine donnera un animal au plumage plus sombre (mélanistique) comme dans le cas de la mutation nigripennis du paon bleu (paon nigripenne).

  • Le paon bleu (voir photo), la plus répandue, proche du type sauvage. Le mâle possède une tête et un cou bleu brillant, des ailes brunes et de belles plumes à ocelles bleues et vertes dans sa traîne tandis que le corps entier de la femelle est gris, avec une tête blanchâtre ;
  • Le paon blanc est la plus couramment rencontrée des deux mutations colorées (mutation alba), autres que le type sauvage. Ses plumes sont blanches sur le corps entier. Contrairement à l’idée très répandue, il n’est pas albinos, mais leucistique. La superbe traîne blanche du mâle rappelle la traîne d’une robe de mariée. Le paon blanc est issu d’une mutation récessive du paon bleu.
  • Le paon nigripenne est la seconde mutation colorée (mutation nigripennis), peu courante. Le mâle a le dos fortement taché de noir et quelques plumes grises dans la queue. La femelle est très claire, pratiquement blanche, tachée de gris foncé ou marron foncé.
  • Le paon arlequin ou paon panaché (ou pie), sont des colorations issues du croisement des coloris ci-dessus.

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le Paon dans la religion Indoue

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

320px-Bet_dzjamal_(8)La présence des oiseaux se retrouve, entre autre, dans un passage très important du premier livre du Mahabharata, le kandhavadahaparvan. Il relate un moment apocalyptique ( de destruction ultime) dans lequel 4 oiseaux appelés Saringakas sont sauvés.

Dans ce texte, Krishna et Arjuna incendient la forêt de kandhava sur les ordres d’Agni. La bataille entre les cousins rivaux est effroyable ; les Pandavas et les Kauravas s’entretuent dans une atmosphère de fin du monde ; les animaux hurlent et périssent annonçant la victoire finale de l’union de l’avatara Krishna et des fils de Pandu. Seuls 4 oiseaux sont sauvés. L’asura Maya ( le cygne) doit sa survie à Arjuna.

Symboliquement, ces 4 oiseaux représentent le brahman qui, lui-même, symbolise le caractère impérissable de la religion, échappant ainsi à tout cataclysme ou incendie. Les 4 volatiles font ainsi référence aux 4 vedas.

- L’aigle Garuda, monté par vishnou. Il est l’oiseau roi et représente la puissance, la guerre et l’élévation spirituelle.

- le paon, Il y a quatre mille ans on le déjà rencontre en Inde. Oiseau solaire, il est le joyau des jardins des seigneurs, des rois, et du paradis. Sa présence dans l’art Hindou ancien est très prégnante. La roue du paon est souvent stylisée dans les découpes des arcades des palais.

Symbole d’immortalité, mais aussi de vanité, il sert aussi de monture à plusieurs dieux, notamment Kârttikeya, dieu de la guerre. Ce vâhana porte le nom de Paravâni.

Il est également :

-la monture d’une des 7 matrikas, Kaumari

-le Symbole du dieu Krishna,

- La plume de paon est un des attributs de Shiva.

-Il apparaît aussi monté par Bouddha : sa roue évoque alors le firmament étoilé.

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Phoenix, le Paon

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

Black_and_White_Peacock_Drawing« Quant aux Phoenix, je me penche sur sa signification dans la mythologie chinoise. Il était associé au Sud, au Feu, à l’Ete et au rouge. Le phoénix chinois ressemble à un faisan avec des plumes de paon – certaines descriptions en sont plus précises et plus difficiles à imaginer : tête d’un cygne, crête d’un coq, bec d’une hirondelle, cou de serpent, forme de dragon, ailes écailleuses, queue de poisson, avec parfois des morceaux de tortue… L’élément mâle du phoénix s’appelle donc Feng. L’élément femelle s’appelle Huang. Ensemble ils représentent le bonheur conjugal. Le plumage du phoénix est de cinq couleurs. Son chant est le plus merveilleux qu’on puisse imaginer. Il se nourrit de « fruits de bambous ». Dans le confucianisme, le phoénix porte sur la tête le symbole de la vertu d’humanité, sur les ailes al conformité morale, sur le dos la justice, sur la poitrine la bienveillance et sur le ventre la bonne foi. On dit aussi que sa tête représente le ciel, ses yeux le soleil, ses ailes le vent, ses pattes la terre, son dos la lune et sa queue les planètes. Le phoénix est associé au yang et à l’été. Le suzaku était le nom donné au Phoenix rouge, symbolisant le Sud. « 

« – Oiseau mythique au plumage écarlate, d’une beauté inégalable, qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se brûlait lui-même sur un bûcher et renaissait de ses cendres, le Phénix est le symbole de l’Immortalité et de la Résurrection, celle du Christ au Moyen-Age.

— Assimilé au soufre philosophique et au nombre quatre (les quatre éléments de la pierre physique et les quatre étapes de la transmutation) par les alchimistes, le Phénix représente la fixité de l’être vivant en sa mort continuelle, source de renaissances spontanées. L’image de cet animal légendaire nous incite à brûler nos insuffisances et à renaître des cendres du viel homme. (Le Message des Constructeurs des Cathédrales de C. Jacq aux éditions du Rocher)

— En Egypte il était un symbole des révolutions solaires et une manifestation de l’Ame de Râ, dieu solaire, associé à Héliopolis, centre initiatique consacré au culte de cette divinité.

— En Chine, le Phénix (feng-huang) est le deuxième des quatre animaux fabuleux sacrés ou doués de spiritualité, unissant en eux le yin et le yang. Son corps représente les cinq qualités humaines : sa tête, la vertu ; ses ailes, le devoir ; son dos, le comportement adéquat au cours des rituels ; sa poitrine, la vertu d’humanité ; son ventre, la fiabilité. (La Philosophie du Tao de J.C. Cooper aux éditions Dangles)

— Oiseau de Cinabre des Taoïstes, en raison de sa couleur (le cinabre est le sulfure rouge de mercure), il servait de monture aux Immortels au même titre que la Grue. — Dans l’iconographie, le Phénix mâle symbolise le bonheur et le Phénix femelle, l’Impératrice. Rassemblés, ils souhaitent une union heureuse. »

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BIBLIOGRAPHIE DU PAON

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

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  1. Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « paon » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  2. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne [archive]. Montpellier, France, Cirad.
  3. Nom en français d’après Termium plus [archive], la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  4. Nom français d’après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at [archive]
  5. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l’Internet
  6. Cuivré [archive] sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel [archive] (INPN), consulté en février 2012.
  7. Voir définition donnée par le Grand dictionnaire terminologique [archive] de l’Office québécoi de la langue française.
  8. professeur Pomarède, « Apport scientifique de l’étude des oiseaux d’élevage [archive] » sur ProNaturA-France. Consulté le 20 février 2011
  9. (en) Letter 2743 — Darwin, C. R. to Gray, Asa, 3 Apr [1860 [archive]], Darwin Correspondence Project. « The sight of a feather in a peacock’s tail, whenever I gaze at it, makes me sick! »
  10. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p 54
  11. Camporesi P, Chairs lourdes et visqueuses, dans Le Goût du chocolat, l’art de vivre au XVIIIe siècle, éditions Taillandier, collection Texto, p81-92
  12. Art Nouveau Revival.1900 . 1933 . 1966 . 1974, Art Nouveau Revival [archive], musee-orsay.fr. Consulté le 28 novembre 2009
  13.  Extrait de Paris au hasard, texte de Georges Montorgueil, gravures et dessins de Auguste Lepère, Henri Béraldi éditeur, Paris 1895. La vente des plumes de paon durant le Carnaval de Paris fut interdite par la Préfecture de police.

d’autres Liens  

  1. Paon bleu [archive] sur le site oiseaux-birds.com [archive], consulté en avril 2012.
  2. Cri du paon [archive]
  3. Roslyn Dakin et Robert Montgomerie, « Peahens prefer peacocks displaying more eyespots, but rarely », dans Animal Behaviour, vol. 82, no 1, juillet 2011, p. 21-28 [lien DOI [archive]] 
  4. professeur Pomarède, « Apport scientifique de l’étude des oiseaux d’élevage [archive] » sur ProNaturA-France. Consulté le 20 février 2011

Voir aussi

  • Argos Panoptès, berger de la mythologie grecque dont les cent yeux furent semés par Héra sur la queue du paon.

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Apparition de la Tortue

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

 

220px-RothschildTortoiseLes tortues sont apparues il y a plus de 200 millions d’années, mais leur origine précise est encore incertaine. Elles existaient déjà probablement à l’époque du Trias et constituaient une espèce séparée avant que les dinosaures ne marchent. Parce que le plus vieil ancêtre commun des tortues modernes est vieux de 210 millions d’années, les tortues sont probablement encore plus anciennes.

Le reptile Eunotosaurus du Permien fut envisagé comme ancêtre commun aux tortues, même si aujourd’hui, certains éléments semblent démentir cette parenté (formation de la carapace, os ectoptérygoïde dans le crâne). Par la suite, les Captorhinidae furent proposés mais l’agencement des os du crâne ne correspondait pas non plus aux tortues. Les Procolophonidae et les Pareiasaurus furent également considérés comme des ancêtres potentiels. Les propositions les plus récentes reprennent une vieille idée étayée par la recherche moléculaire qui propose que les ancêtres des tortues ne seraient pas des Anapsides mais des Diapsides ayant perdu leur cloison temporale. C’est pourquoi l’ordre des tortues est placé dans la sous-classe des chéloniens.

Les fossiles de tortues sont nombreux. Le plus primitif et important est celui du Proganochelys. Cette tortue montre les dispositifs primitifs absents des tortues modernes qui le rendent utile comme repère pour l’étude de l’évolution des tortues (comme une rangée de dents vomériennes et palatines). Le Proterochersis, un animal aussi ancien que le Proganochelys pliait le cou pour rentrer la tête et dont le bassin est joint à la carapace. Sa présence vers la fin du Trias indique que la différenciation entre Pleurodires et Cryptodires était déjà faite à cette époque. De plus, il est quasiment certain que le Kayentachelys, qui a vécu au milieu du Jurassique en Amérique du Nord, est un Cryptodire. De nombreux fossiles de Cryptodires marins éteints ont été trouvés en Europe et en Asie. Beaucoup appartiennent à la famille des Plesiochelyidae.

La tortue est un ordre de reptiles de la sous-classe des Anapsides. Elle possède deux sous-ordres : les Pleurodires et les Cryptodires.

Le sous-ordre des Pleurodires (Linnaeus, 1758) regroupe des tortues de l’hémisphère sud qui s’identifient par leur manière de tourner leur cou pour rentrer la tête dans leur carapace et par la relation entre leur bassin et leur carapace (ici en exemple : Chelodina longicollis).

Le sous-ordre des Cryptodires (Linnaeus, 1758) regroupe la plupart des tortues terrestres, l’ensemble des tortues marines et certaines tortues amphibies. Leur tête, lorsqu’elle se rétracte, conserve son orientation initiale, à l’inverse des Pleurodires (ici en exemple : Testudo graeca).

Le terme français « tortue » aurait pour origine le Tartare, région des Enfers, dans la mythologie greco-romaine, comme en témoigne l’italien tartarughe. Cette racine se retrouve dans toutes les langues latines. Le mot latin pour « tortue » est testudo (au nominatif pluriel, testudines). Le mot francisé « testudinés », issu de la dénomination utilisée par Merrem, Fitzinger et Gray, est également utilisé pour parler des tortues.

Apparition de la Tortue dans TORTUEEn grec ancien Chelys désigne à la fois les tortues et une sorte de luth, on retrouve ce mot dans le nom scientifique de plusieurs espèces.

Le terme anglais le plus générique pour désigner ces espèces est turtle, il pourrait dériver du français et aurait été déformé par les marins l’ayant entendu, alors que les termes des langues germaniques sont en général formés à partir de deux termes désignant « bouclier » et « anoure » (grenouilles ou crapaud) comme Schildpadden en néerlandais ou Skilpadder en norvégien.

Les noms vernaculaires des différentes espèces de tortues sont très variés et peuvent s’inspirer de plusieurs éléments : une particularité physique, une forme qui les fait ressembler à autre chose, et ainsi de suite.

d’après Wikipédia

 

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La tortue A’Tuin et les éléphants

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

A’Tuin est une tortue de fiction qui transporte le Disque-monde. Comme dans la mythologie indienne dont l’auteur s’est sans nul doute inspiré, la gigantesque tortue porte sur son dos 4 éléphants (nommés Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’immense et Jérakine), eux-mêmes soutenant de leurs épaules le disque-monde. Il semblerait y avoir un cinquième éléphant, lequel se serait écrasé sur l’Überwald.

De nombreuses questions se posent à propos de cette tortue, par exemple à propos de ses pensées. Lire ses pensées est difficile car elles se déplacent dans son immense cerveau comme des glaciers dans les montagnes, c’est-à-dire trop lentement

290px-Chelus_fimbriatus_2005Dans Le Huitième Sortilège, elle donne naissance à huit petites tortues avec chacune quatre éléphants et un disque sur le dos ce qui veut donc dire que la grande A’tuin est une femelle. Elle a donné vie à des petites tortues cosmiques qui porteront a l’âge adulte un monde sur leurs dos, avec des éléphants, comme leur mère…

D’après l’auteur, la Grande A’Tuin est la seule créature du multivers qui sache exactement où elle va.

Selon l’Université de l’Invisible, A’Tuin fait partie de l’espèce Chelys galactica.

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L’histoire des Tortues

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

 

220px-Geochelone_sulcata_-Oakland_Zoo_-feeding-8aLes tortues  (Testudines) ont une histoire qui remonte à plus de 200 millions d’années. La tortue a connu les dinosaures et traversé toutes les crises climatologiques.

Aujourd’hui, il existe plus de 293 espèces de tortues qui ont conquis les mers, les rivières et les terres. Durant ces dernières années, l’extermination des tortues s’est accélérée. La Turtle Survival Alliance (TSA) a été créée pour tenter de stopper l’extinction de ces merveilleux reptiles. Actuellement, environ 42% des espèces sont en voie d’extinction. 

L’origine des tortues fait toujours l’objet de controverses. Les tortues sont les seuls vertébrés dont les ceintures pelviennes et scapulaire sont enfermées dans une cage formée par les côtes soudées aux os plats. Les plus anciens fossiles qui présentent ces caractères datent du Trias, il y a 220 millions d’années. Mais déjà à cette époque, elles étaient très diversifiées et avaient colonisées le monde entier. 

La plus ancienne tortue, connue à ce jour, est Proganochelys. Cette tortue d’eau douce qui vivait au Trias supérieur  était déjà dotée de toutes les caractéristiques de nos tortues actuelles. La différence réside dans le fait qu’elle avait encore des dents et qu’elle mesurait près d’un mètre de long. 

Ses fossiles ont été mis au jour en Allemagne. On n’a pas encore trouvé de formes intermédiaires qui pourraient nous dire quels étaient les ancêtres des tortues. Une chose est sure, Proganochelys avait déjà une longue histoire évolutive. 

Après l’apparition des premières tortues, deux sous-groupes se séparent  qui correspondent aujourd’hui à 2 sous-ordres : 

Les tortues Pleurodires (pleurodira): elles rétractent la tête sur le côté, à l’horizontale. Les Pleurodires regroupent des tortues palustres. 

Les tortues Cryptodires (Cryptodira): elles rétractent leur tête en S, verticalement.. Les Cryptodires regroupent les tortues marines, les tortues terrestres et certaines espèces aquatiques. 

D’autres caractéristiques différencient ces deux sous-groupes comme notamment le fonctionnement des mâchoires. 

Proterochersis qui vivait à la même époque que  Proganochelys pliait le cou pour rentrer la tête. Cela indique que la différenciation entre Pleurodires et Cryptodires avait déjà eu lieu à cette époque.

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La tortue est un symbole vivant !

Posté par othoharmonie le 14 février 2014

 

images (1)La tortue, animal existant depuis plus de 250 millions d’années, et omniprésent dans la mémoire des hommes et des civilisations, ne sera peut-être un jour plus qu’un nostalgique souvenir. Alors souvenons-nous… Les symboles sont essentiellement attachés aux cultures et aux traditions antiques dans lesquelles puise le monde contemporain, qui reste lui aussi très chargé de symboles. Et il n’est pas étonnant de constater que les civilisations anciennes, principalement dans les régions de type rural ou montagnard, sont celles dans lesquelles les symboles ont eu le plus d’importance. Attachées aux archétypes symboliques on trouve généralement des contes ou des légendes se rapportant au caractère particulier de la tortue. Nous évoquerons des croyances, des légendes, mais aussi la cosmogonie, c’est à dire la représentation du monde et de sa création dans les civilisations anciennes. En Extrême-Orient (Chine, Japon, Vietnam, Corée, Inde, Tibet…) comme en Amérique du Nord (du Mexique jusqu’en Alaska), la tortue est avant tout le support du monde. Dans la quasi-totalité des civilisations anciennes du monde entier (dont certaines existent encore, comme le peuple aborigène d’Australie, la Chine ou le Vietnam) la tortue a toujours été essentiellement un symbole de longévité et de sagesse. Cela tient bien sûr à sa très longue durée de vie et à sa nonchalance, mais aussi à sa discrétion face aux événements qui rythment le monde. La lenteur de ses déplacements la fait également figurer comme une digne représentante de la sagesse… et de l’art d’avoir toute l’éternité devant soi.

Il est frappant de constater à quel point c’est dans la civilisation chinoise que la tortue a le plus marqué les esprits. Il faut dire que les premières traces de l’écriture chinoise remontent à environ 3500 ans et que ces idéogrammes primitifs, lorsqu’ils n’étaient pas gravés sur de la pierre, l’étaient sur les carapaces de cet animal. Par ailleurs les écritures des anciens étaient gravées pour l’éternité si le support était une carapace de tortue, plus encore que si ces symboles étaient gravés sur la pierre. Cette longévité de la tortue et la stabilité de sa carapace pendant de longs siècles après sa mort a également intrigué les devins qui lui attribuèrent une véritable connaissance de l’avenir cachée dans les motifs de sa carapace. En jetant la carapace quelques minutes dans le feu de la terre, on pouvait voir les esprits célestes communiquer avec les hommes en inscrivant des symboles par les craquelures et fêlures causées par le feu sur les carapaces. Voulant reproduire les motifs ainsi engendrés, les devins et les savants il y a 3500 ans tracèrent ainsi les premiers symboles qui devinrent progressivement les 214 clés de base permettant l’élaboration de tout le système de l’écriture chinoise. Par ailleurs la numérologie et les premiers carrés magiques furent inventés et réalisés avec l’aide des motifs et la disposition des écailles de la dossière. Les chinois furent les premiers terrariophiles au monde.

Depuis plus de deux mille ans dans certaines provinces de montagne la possession d’une tortue sous son toit apporte une protection divine à la famille et au foyer. Il n’y avait pas un seul temple taoïste ou bouddhiste qui n’ait des tortues, non pour les manger mais pour protéger la vie de ceux qui y résident. Ainsi les tortues pouvaient être prélevées dans la nature pour la consommation humaine (pratique essentiellement confucianiste) mais aussi pour servir de compagnon protecteur de la famille et de l’abri.

Article de Jacques Prestreau

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Tortue, symbolisme Chinois

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

téléchargement (15)Dans le Tao, philosophie majeure de la Chine ancienne comme de la Chine moderne, cinq éléments sont suffisants pour construire toutes les briques du monde. Ce sont le bois, le métal, le feu, la terre et l’eau. A ces cinq éléments sont associés cinq saisons (la mousson est une saison), cinq directions (les quatre points cardinaux plus l’endroit où nous nous trouvons), cinq couleurs, et cinq animaux. La tortue est l’un de ces cinq animaux. Elle est associée au nord, à l’élément eau, à l’hiver et au noir (couleur de la pureté en Extrême-Orient contrairement à l’Occident).

En Chine il existe un certain nombre de dieux qui ne sont pas des dieux au sens où nous l’entendons en Occident mais des représentations des aspects très divers de l’esprit humain. Parmi ces dieux il en est deux dont nous allons parler parce qu’ils sont liés directement à des tortues légendaires. Il s’agit du dieu des Examens et du dieu de la Longévité. Le dieu des Examens est figuré dans le ciel chinois par les quatre étoiles qui forment le Chariot de la Grande Ourse. C’est un dieu d’une laideur particulièrement marquée, le visage déformé par une horrible grimace. Dans sa main gauche il tient un boisseau, dans sa droite un pinceau de calligraphe. Il est entièrement nu à l’exception d’un pagne entourant sommairement ses hanches. Il se tient bizarrement penché en avant et dans une attitude qui rappelle un homme entrain de courir. Seul le pied droit repose au sol, ou plutôt… sur une tête de tortue.

L’explication avancée est que lors de sa vie sur terre, il fut reçu premier au Doctorat, mais voyant sa laideur immonde l’empereur refusa de lui octroyer le diplôme. Au comble du désespoir et du déshonneur, il abandonna ses vêtements et tenta de se noyer mais une tortue Ngao qui passait par là le reçut sur la tête et fit de lui un dieu, l’expédiant dans le Ciel. Le dieu de la Longévité a le visage typique du vieux chinois doté d’une longue barbe et d’un énorme crâne chauve. Il est courbé mais encore debout, appuyé à une grande canne noueuse, et tient dans une de ses mains le fruit de l’Immortalité. A ses pieds se trouve une tortue et parfois un héron ou une grue, ces animaux ayant une très longue durée de vie.

Dans la cosmogonie chinoise, le monde est porté par quatre éléphants, eux-mêmes soutenus par une tortue. Cette vision du monde vient tout droit de l’Inde.

Article de Jacques Prestreau

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Tortue, Symbolisme Indien

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

images (24)En effet en Inde nous allons retrouver la tortue portant les éléphants, comme dans la cosmogonie chinoise. Pour les hindous la création du monde revient au dieu Brahmâ. Un énorme serpent se mordant la queue est suspendu dans le vide de l’infini, symbolisant la course éternelle du Soleil dans le ciel. Sur ce serpent repose une tortue. C’est par elle que la force des cieux va se traduire dans le monde des réalisations. La tortue prend donc dans l’esprit de l’hindou le symbole de force et de pouvoir créateur. Sur cette tortue se trouvent des éléphants qui portent les trois mondes. Le monde inférieur des démons et de l’enfer, le monde intermédiaire des hommes et de la Terre, et le monde supérieur des dieux et de la félicité. C’est par la tortue que ces trois mondes existent, car elle est le lien direct entre l’univers et sa manifestation.

Toujours en Inde la deuxième des dix réincarnations de Vishnu fut sous la forme d’une tortue appelée Kurmâ qui apporta son aide à Indra pour vaincre les démons Asuras. Pour ce faire elle servit de pivot central pour permettre aux dieux de baratter l’Océan des Origines d’où naquit la liqueur de l’immortalité, l’arbre du Paradis, la médecine des dieux, la déesse du vin, les nymphes, le cheval divin, l’éléphant royal, et tant d’autres merveilles… La même scène est également représentée de façon magnifique sur un bas-relief du Temple d’Angkor au Cambodge.

Article de Jacques Prestreau

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Tortue, Symbolisme Asiatique

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

téléchargement (14)Au Vietnam, au sud de la vieille ville de Hanoï, se trouve un petit lac qui constitue un véritable paradis au milieu de la ville. Ce lac se nomme Hoan Kiêm, le Lac de l’Epée Restituée. C’est un des endroits les plus romantiques du monde ! On peut se promener un après-midi en flânant au gré des petits sentiers boisés qui l’entourent. Ce Lac portait autrefois le nom de Lac Thuy, c’est à dire le Lac Vert. Pas un seul vietnamien n’ignore la légende de ce petit lac ! Un jour un jeune pêcheur trouva en pleine mer accrochée dans ses filets une lame d’épée sans manche et qui portait gravée l’inscription  » Selon la volonté du Ciel » .

Il alla offrir cette lame d’épée au fils d’un très riche personnage qui, après des recherches, retrouva le manche de la lame. L’épée ainsi reconstituée servit pendant une dizaine d’années à ce notable dans la guerre contre les envahisseurs chinois. Ce notable s’appelait Lê Loi. Il vécut réellement, de 1385 à 1433. Après avoir repoussé l’envahisseur chinois, il devint roi en 1428 sous le nom de règne de Lê Thài Tô. Afin de profiter de cette paix enfin acquise il vint aussitôt s’installer dans la ville qui se nomme maintenant Hanoï. Le Roi aimait se promener dans une petite embarcation au milieu du Lac Vert. Mais il ne put conserver l’épée bien longtemps. Quelques jours après la fin de la guerre, de son petit bateau il vit soudain émerger une tortue géante du fond de l’eau. Terrifié, le roi dégaina son épée, la brandit devant lui mais la tortue fut très rapide et sans le blesser lui arracha l’épée avec son bec avant de disparaître pour l’éternité dans les profondeurs du lac.

Le roi se dit alors que le Dieu Tortue d’Or était certainement le véritable propriétaire de l’épée magique, que celle-ci la lui avait seulement prêté et que la paix maintenant revenue, il devait la lui restituer. C’est ainsi que naquit la légende du lac de l’Épée  » restituée » à son propriétaire divin. Dans ce lac se trouvent réellement des tortues. Hélas, il n’y en a plus guère aujourd’hui. Au milieu du lac se trouve un tout petit îlot minuscule, et il est désormais rarissime de voir une tortue y prendre un bain de soleil. A chaque fois cet événement est vivement apprécié par la population de Hanoï, tellement les tortues qui autrefois peuplaient abondamment ce lac sont devenues rares. Un tel événement est toujours considéré comme un bon présage pour les semaines à venir.

Au Japon, terre de l’Art du Sabre, la tortue est encore symbole de longévité et de stabilité du monde. Une très ancienne légende raconte qu’une tortue, Minogamé, vit depuis 10 000 ans, couverte d’un manteau d’algues au fond d’un lac. Cette légende est peut-être à rapprocher de la légende vietnamienne du Lac de l’Epée Restituée. Dans cette terre japonaise ou fleurirent les arts martiaux, l’art du sabre (le Ïaîdô) est encore très pratiqué même aujourd’hui. Les sabres sont toujours décorés. Et très souvent reviennent deux animaux : la Grue et la Tortue, qui représentent les deux aspects complémentaires et radicalement opposés de l’univers, cet oiseau étant symbole de la liberté dans le ciel et du détachement de l’esprit face aux événements du monde, et la tortue symbole de l’attachement à la terre. Par ailleurs ces deux animaux vivent très longtemps, la grue tout comme la tortue.

En plein coeur de l’Ile de Java en Indonésie se trouve le temple bouddhiste de Borobudur. Ce temple érigé au IX° siècle est un des plus grands chef-d’oeuvre de l’art bouddhique. Cet immense temple, à l’aspect pyramidal et dans lequel on ne demeure pas, est une spirale initiatique menant du sol représentant le monde matériel jusqu’à la pointe représentant le monde spirituel.

Article de Jacques Prestreau

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Tortue, Symbolisme Bouddhiste

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

images (23)Dans le bouddhisme tout le travail d’un boddhisattva est de parvenir à la réalisation de son propre Eveil puis de mener ensuite patiemment tous les êtres vivants, y compris les animaux, jusqu’à leur propre Eveil et à la cessation de la souffrance. Tout au long de ce parcours montant doucement en spirale dans le temple de Borobudur se trouvent d’immenses fresques de pierre qui sont autant de panneaux, chacun d’entre eux rappelant une histoire du Bouddha historique ou de grands boddhisattvas du passé.

Le panneau n°192 du temple de Borobudur relate l’histoire d’une tortue. Un jour, alors qu’un monstre marin attaqua un bateau tous les occupants tombèrent à l’eau. Un boddhisattva réincarné sous la forme d’une tortue prit alors les naufragés sur son dos et les reconduisit sur la terre ferme. Ceux-ci, lui devant la vie, se mirent alors en cercle autour de la tortue et l’écoutèrent enseigner les paroles du Bouddha. Ici encore on reconnaît à la tortue un pouvoir divin élevant les hommes vers une vie meilleure.

Chez les indiens d’Amérique du Nord, la tortue, encore une fois par la rondeur de sa carapace, représente la Terre Mère nourricière et par laquelle la race indienne est apparue. Pour les Iroquois d’Amérique du Nord, dans des temps très anciens la tortue sauva la Mère, sorte d’Eve des indiens, lorsque celle-ci tomba dans l’océan. Recueillant la Vierge primordiale elle la conserva hors de l’eau sur sa carapace. Ainsi pour les Iroquois la Terre est une gigantesque tortue flottant sur la mer. Et sur sa carapace, la Vierge pu enfanter et devenir la mère des hommes, devenant ainsi la Mère.

De nombreux pétroglyphes du néolithique représentent la tortue en Amérique du Nord et jusqu’à Hawaï.

Article de Jacques Prestreau

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la Tortue est Légendaire

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

220px-Kinixys_belliana_nogueyi_1_by_diotimeJusqu’au XX° siècle chez les indiens la tortue est très présente dans les chants, les contes, les légendes tribales, et jusque dans l’observation des rituels. Chez les Tohono O’odham (le Peuple du Désert) d’Arizona et les Comcáac du Désert de Sonora c’est la tortue qui a planté le cactus saguaro géant et en est resté la gardienne. Pourtant, chez ces indiens du désert de Sonora et d’Arizona, la tortue était consommée puis les restes utilisés de toutes les façons possibles, comme boîtes à bijoux, instruments de musique, jouets de bébés, poupées de jeunes filles, ou bien encore entraient comme ingrédients dans les préparations pharmaceutiques.

Pourtant il existait une régulation de cette consommation par la croyance en des tabous. Chez ces indiens du désert, avoir une tortue en captivité chez soi c’était s’attirer le malheur. Plus aucune herbe ne pouvait pousser et la malédiction tombait sur le village, les enfants pouvaient ne plus grandir, les femmes ne mettre au monde que des filles. Un nid de tortues était un lieu sacré qu’il était interdit de toucher. Et le ramassage de tortues à des fins alimentaires devait se faire uniquement sous certaines conditions, en des lieux et des moments précis. Transgresser une interdiction concernant les tortues était l’assurance de s’attirer la maladie. Les populations de tortues se maintenaient donc malgré tout, ce qui n’est plus le cas depuis l’arrivée de l’homme blanc et de la « civilisation ». La tortue attirait aussi le malheur sur l’homme impoli, criminel, ou tout simplement malfaisant. Et seule une tortue pouvait conjurer les sorts qui lui étaient attribués.

Une légende Comcáac raconte l’histoire d’un homme du nom de Ziix Taaj, doté de pouvoirs surnaturels, qui fut aperçu un jour jouant à un jeu de société avec une tortue assise face à lui. Et tous deux discutaient ensemble. La tortue gagnait de nombreux tours, et Ziix taaj devint furieux et se mit à hurler. Il jeta alors une serviette sur elle et la frappa longuement, mettant fin de cette façon à la partie. Les témoins étaient effarés. Depuis, plus aucun Comcáac n’ose regarder une tortue dans les yeux, celle-ci comprenant la langue des Comcáac et parlant certainement depuis des lunes avec leurs ancêtres.

Chez les Inuits du nord glacial du Canada, qui sont aussi des indiens et dont le nom signifie simplement « les hommes », la tortue est associée à la terre, Mère procréatrice de la lignée de tous les « hommes ». Dans cette civilisation très particulière, on rappelle en permanence aux enfants leur attachement à leurs origines en conservant un petit segment de leur cordon ombilical sur eux. Les fillettes le portent dans un sachet de peau en forme de tortue. Et pour les petits garçons ce sachet a la forme d’un lézard.

Ce sentiment de protection apporté par la présence d’une tortue se retrouvait aussi dans certaines tribus africaines pour lesquelles elle était élevée au rang de véritable totem vivant du village.

Article de Jacques Prestreau

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La Tortue est Mythologique

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

220px-Tortoise.aldabra.750pixDans la mythologie Sénoufo en Côte d’Ivoire, c’est encore une tortue qui porte le monde sur son dos. La tortue devient ici symbole de sagesse et de connaissance, car dans sa carapace elle possède toute la connaissance du monde.

Dans la Grèce ancienne, la tortue est vue de l’intérieur. Sa dossière est figurée par la voûte céleste et ses quatre pattes sont les quatre piliers du monde. Ainsi la tortue protège le monde, lui assurant stabilité et équilibre. Si on se souvient que le ciel a toujours été représenté comme une voûte hémisphérique et la Terre comme une étendue plate de forme circulaire, on comprend vite pourquoi chez tous les peuples du monde la tortue est une représentation de l’univers. Entre le dôme de sa dossière et la surface plate de son plastron, elle était l’image parfaite du monde intermédiaire dans lequel vivent les hommes entre l’univers étoilé et le sol terrestre. La tortue est ainsi un véritable fil reliant le Ciel et la Terre. Elle doit donc nécessairement posséder de fabuleux pouvoirs de connaissance et de divination. Elle doit donc aussi être un merveilleux médium capable de fournir aux hommes les secrets des dieux.

Il faut bien comprendre que dans toutes les sociétés primitives ou du moins très anciennes, le monde est un espace clos refermé sur lui-même. Il y a le monde terrestre, plat, situé sous nos pieds, riche et fécond mais aussi porteur des plus grands drames par ses colères et son feu dévastateur. Au-dessus il y a une voûte étoilée, pleine de mystères et de silence, semblant immobile mais dans laquelle on aperçoit certaines étoiles se déplaçant sur le fond immuable, et parfois des événements soudains comme des étoiles nouvelles d’une brillance extrême et ne durant que quelques jours (les comètes et aussi certaines étoiles que l’astronomie moderne nomme les supernova). Ce ciel, qu’on ne peut toucher avec les doigts même du sommet des plus hautes montagnes, est donc un monde où vivent des esprits mystérieux et dotés d’étranges pouvoirs. Ce n’est pas étonnant que dans toutes les civilisations anciennes, les étoiles et leurs positions sont intimement liées à la présence des dieux, des héros, et des animaux légendaires. Entre les deux se situe l’homme, tout petit, perdu au fond de ses pensées face à ce monde immense tant sous ses pieds qu’au dessus de sa tête.

Durant toute une vie humaine, jusqu’au XX° siècle et partout dans le monde, le ciel semblait immuable au-dessus de nos têtes et progressait à pas très lents au-dessus des événements qui constituent l’histoire sous nos pieds. La tortue, par sa forme et sa nonchalance, constitue un symbole parfait de la marche et de l’aspect du monde. Sa dossière voûtée et qui plus est circulaire, parsemée de motifs, semble être une représentation en miniature de la voûte céleste.

La Tortue est Mythologique dans TORTUE 220px-Testudo_kleinmanniSon plastron, très plat, qui lui sert de base et d’appui au sol semble également être une image parfaite du sol qui nous entoure jusqu’à l’horizon visible à nos yeux. Entre les deux se situe l’être vivant, la chair, le sang, le mystère de la Vie. Les quatre pattes de la tortue, avec leur couleur et leur texture qui rappelle si étrangement celles des éléphants, sont les quatre piliers qui permettent à cette voûte de se tenir parfaitement au-dessus du sol. Une tortue qui se retourne est une abomination et un signe de funeste présage car elle représente alors la chute du ciel et le bouleversement du monde.

Article de Jacques Prestreau

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