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Cycle de vie de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

290px-Western_swamp_tortoiseLes différentes espèces de tortues ont des modes de reproduction et un cycle de vie assez communs. Elles pondent des œufs et les enfouissent. Ces œufs, contrairement à ceux d’autres reptiles comme les crocodiliens ou les lézards, n’ont pas besoin d’être couvés. À leur éclosion, les jeunes sont seuls et sont autonomes.

Les tortues ont un mode de fécondation interne. Le mâle apporte les spermatozoïdes directement dans la zone génitale de la femelle. Toutes les espèces sans exception sont ovipares.

La vitesse de prolifération des tortues dépend des espèces. Avant les accouplements, il y a généralement des combats entre mâles. Les tortues pratiquent différentes parades nuptiales qui varient en fonction des espèces. Les tortues mâles utilisent leurs griffes et leur bec pour s’accrocher aux femelles et obtenir un meilleur accès au cloaque. La pression sur la carapace déforme le corps de la femelle, faisant ressortir davantage son cou d’un côté et le cloaque de l’autre.

Contrairement à d’autres reptiles, les tortues ont généralement un pénis et non un hémipénis. Les tortues marines s’accouplent dans l’eau. Les tortues terrestres mâles s’accouplent avec les femelles en grimpant sur leur dos. Les sons émis par les mâles lors de l’accouplement sont très inhabituels. Les femelles restent stoïques et continuent parfois à marcher ou même à manger.

La Ponte  : La plupart des tortues femelles creusent un trou pour enterrer leurs œufs. Elles utilisent leurs pattes arrières pour creuser, cependant il existe de rares exceptions (Pseudemydura umbrina par exemple). Quelques tortues gardent leurs nids comme les Tortues brunes de Birmanie ou les Cinosternes jaunes.

Les pontes collectives des tortues marines sont appelées arribada. Elles ont lieu sur les plages pendant les premiers et derniers quartiers du cycle lunaire, en période de mortes-eaux, et lorsque le ressac est faible. Les œufs sont généralement pondus sur terre. Il y a néanmoins certaines exceptions comme la Chelodina siebenrocki qui dépose ses œufs dans l’eau. Certaines espèces pondent plusieurs fois par saison et les tortues marines, notamment, peuvent pondre jusqu’à dix fois par an.

Certaines espèces pondent de nombreux œufs en même temps. D’autres, comme les Homopus ou les Pyxis, ne pondent qu’un œuf à la fois. Dans le cas des tortues pondant peu d’œufs, les embryons sont en général plus développés au moment de la ponte que ceux des tortues qui pondent beaucoup, ce qui maximise les chances d’éclosion des œufs.

Les œufs de tortue ont une couleur oscillant entre le blanc et le jaunâtre. Les œufs de tortue pondant beaucoup d’œufs sont en général plus ronds, alors que les œufs de tortue ne pondant que peu d’œufs sont en général plus ovales. Leurs coquilles peuvent être très souples ou très dures suivant les espèces. Elles sont poreuses, ce qui leur permet de capter l’oxygène de l’environnement et d’évacuer de l’eau.

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LES TORTUES DU QUÉBEC

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

 

 

par Roxanne « Roxy » Lamoureux, NAUI 4772

Revue LA PLONGÉE, Volume IX, No. 9-10, Septembre / Octobre 1982

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Définition: « Scooter sous-marin propulsé au moyen de quatre pales, à carrosserie hydrodynamique, de couleur plus ou moins claire. »

Voilà un peu ce que Cousteau nous fait voir sur les tortues marines auxquelles les plongeurs s’accrochent pour une courte randonnée dans le monde sous-marin. Mais nos tortues québécoise ne nous permettent pas ce genre de cabrioles. D’abord elles sont plus petites (45 cm max.) et certaines sont aussi agressives! Plutôt que de « faire du pouce », observez ces êtres à respiration aérienne dans leur milieu liquide. Vous les verrez avancer lentement sur le fond, mais rarement nager. Elles sont souvent immobiles mais continuellement aux aguets.

La tortue a une tête qui ressemble à celle d’un serpent, munie de deux fortes mâchoires en forme de bec qui lui permettent de retenir énergiquement sa proie malgré l’absence de dents. Si vous l’observez attentivement, vous remarquerez que celle-ci a une tendance à avaler régulièrement. C’est de cette manière qu’elle réussit à s’oxygéner. L’air avalé est pompé dans les poumons spongieux par le mouvement des pattes et du cou, qui agissent comme des pistons. Même si ce mécanisme de respiration semble perfectionné, il ne suffit pas aux besoins d’air de la tortue et à ce système de pompage est combiné une paire de sacs richement vascularisés, localisés dans le rectum. Ces sacs sont remplis d’eau et vidés de temps en temps où une respiration importante se produit par simple osmose. (Réf.: Feuillet du naturaliste, #39 (1937) « Les tortues du Québec« ). Passionnant n’est-ce pas ?

Une des tortues la plus commune est la tortue peinte (Terrapène ou Chrysemis picta). Le Richelieu est un endroit propice à la rencontre de celle-ci. On peut aussi en voir fréquemment dans plusieurs lacs de la région de la Gatineau où un de mes amis (Pierre Gariépy) a eu la chance d’assister à une nuit de ponte de ces êtres à carapace brun olive. Au mois de juin, sept ou huit oeufs sont déposés dans un trou creusé par la femelle et rempli de terre et de débris aussitôt la ponte terminée. Les oeufs seront chauffés par le soleil et environ dix semaines plus tard, les petites tortues sortent de terre pour se diriger immédiatement vers l’eau. La carapace de l’adulte peut atteindre 15 cm, la tortue peinte aura alors environ 40 ans !

Une autre de nos tortues québécoises un peu moins commune cette fois, et de loin la plus laide, est la tortue serpentine (Chelydra serpentina) ou happante (Snapping Turtle). J’ai découvert un tout petit spécimen d’environ 3 cm de diamètre dans le fleuve St-Laurent à la hauteur de St-Lambert, et déjà à ce stage de son développement elle a une apparence un peu repoussante. Un long cou terminé par une tête énorme où percent deux yeux cernés et rusés lui donnent un aspect hideux. Sa carapace de couleur sombre souvent recouverte d’algues pour mieux se confondre avec le fond de vase peut atteindre 32 cm de long. Elle peut vivre jusqu’à cent ans et peser alors 30 kg. Enfin de longues griffes tranchantes terminent ses pattes écailleuses. En plus de posséder une mine redoutable, la tortue happante est une authentique carnivore, avec un goût marqué pour la charogne de toute sorte.

À l’automne, les tortues s’enfouissent profondément dans la vase des rivières et des marécages où elles s’engourdissent pour passer l’hiver et ne reprennent toute leur vitalité qu’au mois de mai. Les rituels de l’amour sont très peu développés et les petits sont abandonnés dès la ponte terminée. Comme je le mentionnais plus haut, l’incubation solaire dure environ dix semaines, mais l’éclosion peut être retardée jusqu’au printemps suivant si la température n’est pas clémente.

Il existe sept sortes de tortues au Québec et elles sont toutes fluviatiles i.e. qu’elles vivent dans les eaux douces ou sur leurs bords. Enfin un dernier point, si vous trouvez une tortue, s’il vous plaît ne la ramenez pas chez vous pour la garder dans un aquarium, elle ne vivrait pas longtemps, contentez-vous de l’observer dans son milieu naturel et vous en bénéficierez d’avantage.

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Tortue et sexualité

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-Turtles_matingLa détermination du sexe correspond à l’évènement au cours du développement embryonnaire qui va faire d’une tortue un mâle ou une femelle.

Le sexe peut être déterminé par la combinaison chromosomique des gamètes. Néanmoins, chez la plupart espèces, il existe un mécanisme supplémentaire ou remplaçant celui-ci. On sait depuis la fin des années 1960 que, à une période critique de l’incubation, la température influe sur la détermination du sexe des embryons de certaines espèces de reptiles, dont les tortues. Des températures basses favorisent la naissance de mâles, alors que des températures élevées favorisent les femelles.

Quelques semaines ou quelques mois après l’enfouissement (suivant l’espèce), les jeunes tortues sortent des œufs. Elles se libèrent rapidement en utilisant un diamant. Les espèces marines cherchent ensuite instinctivement à rejoindre la mer.

Les jeunes tortues ont une apparence différente de celle de leurs parents. Leur carapace est en général plus plate. Les dessins sur celle-ci et sur leur peau sont très différents. Ils consomment plus de viande que les adultes, ce qui leur permet d’avoir l’apport en protéines supérieur nécessaire à leur croissance. Lors de leurs explorations, ils se retournent parfois sur le dos, mais doivent normalement pouvoir se redresser.

Une fois que la tortue est devenue adulte, elle continue à se développer tout au long de sa vie. La forme de leur carapace évolue. Pour certaines tortues, celle-ci devient plus bosselée. L’éclat de la couleur des carapaces des tortues les plus vieilles diminue et celles-ci sont généralement abîmées par des marques dues aux attaques des prédateurs.

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L’homme, Menace de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-RothschildTortoiseSelon l’UICN, en 2004, 42 % des espèces de tortues sur les 305 espèces étudiées étaient menacées d’extinction.

L’homme est l’un des acteurs majeurs des menaces pesant sur les tortues. La collecte des tortues dans leur milieu naturel est la plus ancienne des menaces qu’il fait peser sur ces animaux. Ces collectes, facilitées par la lenteur de l’animal et par son absence d’agressivité, du moins pour la plupart des espèces, ont plusieurs fins. Tout d’abord, les tortues sont une importante source d’alimentation pour diverses populations dans le monde. La tortue est également souvent employée en médecine traditionnelle ou pour le développement de cosmétiques. Le développement de la terrariophilie est aussi une cause de collecte de tortues pour en faire des animaux domestiques. La consommation des œufs par les populations côtières a également un effet dévastateur sur les populations de tortues, surtout si elle se perpétue dans le temps. L’effet se trouve un peu différé, car on n’observe le déclin qu’au moment où la génération suivante doit commencer à se reproduire.

La pollution générale de l’environnement marin, y compris par les sacs en polyéthylène, les déchets en mer ou encore les filets et restes de filets dérivants, semble être l’une des causes principales de disparition d’espèces de tortues en mer. Sur terre, outre les pesticides (insecticides en particulier) utilisés par l’agriculture intensive et la mécanisation lourde, le « roadkill » (tortues écrasées sur les routes) est également une source croissante de mortalité de tortues. L’homme est également le principal destructeur d’habitats naturels des tortues, ce qui cause la disparition de celles-ci dans les régions concernées.

Par ailleurs, les tortues sont les proies d’une prédation naturelle. Les mammifères fouisseurs, d’autres reptiles ou les crabes se nourrissent d’œufs de tortue ou attaquent les jeunes. Ces jeunes tortues peuvent également être menacées par les oiseaux et les poissons. Une fois adultes, les tortues sont protégées par leur carapace et la prédation est beaucoup plus faible. Seuls quelques reptiles parviennent à la briser, comme, par exemple, le Crocodile de Cuba.

Les tortues sont également menacées par les parasites, comme les vers ou les tiques, ou par des éléments encore plus petits, comme les bactéries ou les champignons. Les évènements naturels tels que les incendies peuvent également contribuer à la destruction des habitats.

De nombreuses espèces de tortues sont protégées, ce qui implique que la possession, l’achat ou la vente des tortues sont souvent réglementés.

Les espèces dont le commerce est interdit sont spécifiées dans la convention CITES (ou « convention de Washington »). Enfreindre cette réglementation ou tuer des tortues appartenant à des espèces protégées expose le responsable à de lourdes sanctions (financières ou sous forme de peines de prison).

Divers programmes de protection, de gestion, d’élevage conservatoire, de surveillance et protection de quelques plages et sites de ponte ou de réintroduction sont en cours. Ces programmes s’appuient sur la constitution de réserves naturelles, la L'homme, Menace de la Tortue dans TORTUE 220px-Turtle_entangled_in_marine_debris_%28ghost_net%29restauration et protection de réseaux écologiques (réseau écologique paneuropéen en Europe et trame verte et trame bleue en France) avec des corridors écologiques et écoducs réservés, ainsi parfois que des zones tampon (buffer zones) autour des zones protégées ou de nidification.

Le terme français « tortue » aurait pour origine le Tartare, région des Enfers, dans la mythologie greco-romaine, comme en témoigne l’italien tartarughe. Cette racine se retrouve dans toutes les langues latines. Le mot latin pour « tortue » est testudo (au nominatif pluriel, testudines). Le mot francisé « testudinés », issu de la dénomination utilisée par Merrem, Fitzinger et Gray, est également utilisé pour parler des tortues.

En grec ancien Chelys désigne à la fois les tortues et une sorte de luth, on retrouve ce mot dans le nom scientifique de plusieurs espèces.

Le terme anglais le plus générique pour désigner ces espèces est turtle, il pourrait dériver du français et aurait été déformé par les marins l’ayant entendu, alors que les termes des langues germaniques sont en général formés à partir de deux termes désignant « bouclier » et « anoure » (grenouilles ou crapaud) comme Schildpadden en néerlandais ou Skilpadder en norvégien.

Les noms des différentes espèces de tortues sont très variés et peuvent s’inspirer de plusieurs éléments : une particularité physique, une forme qui les fait ressembler à autre chose, et ainsi de suite.

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