LES MODES DE COMMUNICATION du Panda

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2013

 

600px-Portail_Conservation_de_la_NatureDans le paysage fermé des forêts d’altitude, au sous-bois dense, l’essentiel des contacts entre les animaux est indirect. Les pandas ne se livrent apparemment à aucune mimique particulière (ils ont d’ailleurs un faciès peu expressif). Ils communiquent parfois vocalement : parmi les cris de reconnaissance, on a relevé onze vocalisations différentes, dont on ne connaît pas encore précisément la véritable signification. Les appels des mâles et les gémissements liés à l’époque de la reproduction semblent spécifiques ; ces moments-là sont assez bruyants.

   Le marquage olfactif est certainement très usité. Les animaux possèdent deux glandes anales cachées sous leur courte queue au moyen desquelles ils marquent, surtout les mâles, certains arbres de leurs domaines. Les signaux sont principalement déposés le long des chemins parcourus par les pandas, plutôt qu’en périphérie de leurs territoires. Ils sont parfois aussi complétés par des griffades que l’on constate sur l’écorce des mêmes troncs.

   Le marquage peut servir aux animaux à apprécier la position de chacun afin de garder les distances minimales d’isolement. Il peut aussi, à l’époque de la reproduction, aider mâles et femelles à se retrouver facilement.

   Les jeunes forment parfois des groupes plus ou moins lâches. Sinon, on ne rencontre guère que des couples mâle-femelle et mère-petit.

   Dans la réserve de Wolong, la densité de pandas atteignait, par endroits, à la fin des années 1970, un animal pour 1,9 km2, pour un effectif de 130 à 150 animaux (malheureusement cet effectif a diminué brutalement depuis). La moyenne que l’on observait dans cette réserve était cependant de 1 panda (mâle ou femelle) pour 13 à 15 km2.

 

Un bébé minuscule pour un grand espoir

Mâles et femelles se retrouvent au printemps, de mi-mars à mi-mai. Ils restent ensemble un jour ou deux et les accouplements sont nombreux durant tout ce temps. Lorsque plusieurs mâles sont attirés par la même femelle en chaleur, c’est le mâle le plus puissant qui l’emporte.

   Les naissances ont lieu en septembre, après un temps de gestation dont la durée varie de 100 à 160 jours. De un à trois jeunes – minuscules – naissent, dans un état de développement très peu avancé. Ils pèsent de 90 à 130 grammes, ce qui laisse supposer qu’une gestation de 45 jours suffirait pour produire de tels bébés. On suppose donc que, comme chez d’autres espèces, le début de la gestation est différé : elle commence seulement lorsque l’œuf se fixe sur la paroi utérine.

   téléchargement (2)Pour mettre bas, la femelle s’isole dans un trou de rocher ou un arbre creux. Si elle met au monde deux jeunes, il est rare qu’elle réussisse à les élever tous les deux, étant donné leur totale dépendance. Le plus souvent, un seul survit. Pendant plusieurs mois, sa seule nourriture sera le lait de sa mère. Le jeune reste dans l’abri qui l’a vu naître jusqu’à 4 semaines, parfois jusqu’à 7. La femelle ne le quitte que pour aller se nourrir et s’abreuver rapidement. Le moment où elle part de l’abri avec son petit correspond à peu près à l’époque où une vraie fourrure commence à recouvrir et à protéger celui-ci, et où ses yeux s’ouvrent. Il ne marche pas encore et la femelle doit le porter. Le jeune panda découvre les bambous vers 5 ou 6 mois, c’est-à-dire au printemps. Le sevrage définitif n’intervient que vers 8 ou 9 mois. Le lien mère-jeune dure pratiquement 18 mois et, quand tout se passe bien, une femelle peut élever et sevrer un jeune tous les 2 ans. Si le petit meurt, la femelle peut se réaccoupler l’année suivante. Très jeune, le petit est parfois la proie du léopard ou du chien sauvage. Mais, à 30 mois, le jeune pèse environ 80 kg et n’a alors plus aucun ennemi, excepté l’homme.

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