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Le Castor des Amérindiens

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

téléchargementBeaucoup d’enseignements viennent du castor, qui est une créature très orientée sur la famille, et aussi un écologiste et un bâtisseur. Les castors construisent des habitations très intriquées, avec plusieurs entrées et sorties, très confortables, et très souvent plusieurs générations, jusqu’à trois ou quatre, y habitent ensemble. Ils modifient l’écologie du lieu où ils habitent en édifiant des barrages le long des cours d’eau où ils construisent leurs maisons, à l’intérieur même de ces barrages. Le petit lac qui se forme en amont de ce barrage crée un nouvel écosystème.

Le castor est un animal très important aux yeux des Autochtones. Pour les Amérindiens du Nord, il constituait une source d’alimentation principale, à cause de la facilité à le trouver et à l’attraper, surtout en hiver; mais les Indiens laissaient toujours un couple en santé, de manière à ce qu’il en subsiste assez pour les générations futures, et pour assurer la pérennité de cette petite communauté animale. Le castor est un animal assez gros, beaucoup plus gros qu’un chat, et il est par conséquent riche en viande, et aussi en graisse, car sa queue, notamment, est presque exclusivement faite de graisse, un aliment essentiel pour les peuples du Nord, à cause du froid.

Ainsi, le Clan du Castor dans les Premières Nations, avait pour responsabilité de veiller au respect de l’écologie. Si une personne remarquait un problème quelconque en relation avec une pratique ou une activité susceptible de nuire à la santé de l’écologie, elle rapportait cela à un membre du Clan du Castor. C’était la responsabilité du Clan du Castor de vérifier la nature du problème, et s’il y avait problème, de le rapporter au conseil. Les Castors étaient également chargés d’organiser les cérémonies annuelles et cycliques, en raison de leurs talents d’organisateurs et de leur capacité à travailler de concert pour préparer de tels événements.

Les Castors sont des gens très forts et persévérants, comme l’animal du même nom. Ils pouvaient aussi se montrer d’excellents bâtisseurs, et si quelqu’un avait un édifice à bâtir, il faisait généralement appel au Clan du Castor pour l’aider.

Ainsi, une personne qui a le castor pour animal totem donne en général beaucoup d’importance à la famille, c’est aussi une personne douée pour la construction, et qui possède une capacité à améliorer la santé écologique partout où il/elle s’installe.

Texte Signé AIGLE BLEU.

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Utilisation du castor castoréum

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

images (9)Le castoréum est une sécrétion huileuse très odorante produite par des glandes sexuelles du castor situées en dessous de la queue, près du pénis et de l’anus (où une autre glande exocrine odorante existe aussi).

Cette matière huileuse et odorante est réputé avoir deux fonctions : il permet au castor de marquer et délimiter son territoire, et d’imperméabiliser son pelage

Cette substance est connue dès l’Antiquité.
Elle est citée dans les textes médicaux de l’époque byzantine et on lui a trouvé divers usages en parfumerie.

L’utilisation du castoréum a été, avec le commerce de sa fourrure et de sa viande, l’une des raisons de la progressive disparition du castor en Europe, puis de sa raréfaction en Amérique du Nord.

Le castoréum, odorant, a aussi été utilisé par les trappeurs ou les Amérindiens pour attirer dans leurs pièges des animaux carnivores tels que le lynx, carcajou, martre, loup

Bien qu’il ne soit presque plus utilisé en médecine moderne, le castoréum fut couramment utilisé de l’Antiquité au xviiie siècle. Il faisait partie du traitement médicaux dont notamment :

  • blessures et plaies chirurgicales
  • l’épilepsie,
  • les maladies de l’utérus,
  • la fièvre,
  • les maux de tête.

Il était aussi utilisé en tant qu’aphrodisiaque.

Les vertus du castoréum pour combattre les maux de tête sont bien réelles, puisqu’il contient de l’acide salicylique (composant proche de l’aspirine). Aujourd’hui encore, certains préconisent l’usage du castoréum comme stimulant, anti-hystérique et antispasmodique.

Il était un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au xviiie siècle.

En Parfumerie

Le castoréum est l’une des six matières premières animales de la parfumerie avec le musc, l’ambre gris, la civette, la cire d’abeille et l’hyraceum.

Son odeur, agressive à l’état pur, devient agréablement douce et chaude une fois le castoréum dilué et rappelle le cuir, l’huile animale et la fourrure.

La substance est grasse, parfois un peu colorée par l’alimentation du castor. Elle est utilisée dans les parfums de type ambré (ou oriental), ainsi que dans certains parfums masculins.

Le castoréum est de moins en moins utilisé en parfumerie car son extraction nécessite de tuer l’animal. Cependant, les progrès de la chimie organique permettent aujourd’hui de produire un équivalent synthétique qui n’a pas forcément toute la finesse du castoréum.

Les trappeurs (piègeurs) d’Amérique du Nord capturent encore aujourd’hui des centaines de milliers de castors pour en vendre la fourrure et le castoreum, ainsi que dans une moindre mesure la viande qui est consommée principalement dans les communautés rurales et indigènes. Les populations de castors sont en progression depuis plusieurs décennies en raison de la baisse des prix versés pour la fourrure, par contre le prix du castoréum se maintient.

 

Le castoréum est aussi utilisé pour parfumer les cigarettes et comme ingrédient alimentaire

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la Symbolique du Castor

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

images (8)Étant considéré comme « l’ingénieur de la nature » en raison de son ingéniosité, sa maîtrise des travaux hydrauliques, et ses constructions, il figure sur de nombreux blasons. Il figure notamment sur les armoiries de Bièvre, commune forestière belge dont le nom signifie Castor.

Pour les mêmes raisons, il est la mascotte de plusieurs universités, comme le Massachusetts Institute of Technology, le California Institute of Technology, l’Oregon State University (États-Unis) ou la London School of Economics (Royaume-Uni).

C’est une espèce qui semble avoir la sympathie du public et des enfants. Il figure dans de nombreux dessins animés ou récents films d’animation, par exemple les castors Bell.

Emblème

Le castor d’Amérique est l’emblème officiel du Canada depuis le 24 mars 1975 et l’emblème de plusieurs États américains comme l’Oregon.

Le castor est aussi utilisé comme meuble héraldique dans diverses armoiries et blasons.

Symbole du travailleur

Le castor est souvent pris pour représenter le bûcheron et, plus largement, le bricoleur ou le travail manuel à cause de sa capacité à construire des barrages en coupant des arbres. Ainsi les Castors Juniors des studios Disney forment une troupe scoute de petits débrouillards qui suivent leur Manuel des Castors Juniors contenant des astuces et des connaissances pratiques et curieuses sur la nature. De leur côté, Les castors est un mouvement d’auto-construction qui fonctionne grâce à l’entraide en travail collectif, effectué pendant les heures de loisirs et les « Grands Travaux Castor » désignent les opérations de réfection en profondeur dans Paris, de la ligne C du RER d’Île-de-France. Castorama, une chaîne française de grande distribution de bricolage, doit aussi son nom à l’animal, de même que l’ancienne chaîne de quincaillerie québécoise Le Castor bricoleur. En littérature enfantine, par exemple, Bruno St-Aubin a publié Papa est un castor bricoleur, tandis que Lars Klinting met en scène des castors menuisiers, jardiniers ou pâtissiers dans ses albums.

En celtique

Les Gaulois le désignaient sous le nom de *abankos. Ce terme pouvait signifier nain ou monstre marin. On retrouve ce terme dans les langues celtiques contemporaines :

  • gallois: afank
  • irlandais : abhac
  • breton: avank

En latin

Dans l’Empire romain, on désignait le castor par trois termes :

  • fiber ;
  • beber (équivalent celtique de fiber), qui semble à l’origine de l’appellation de l’animal dans les langues germaniques, avec, par exemple, beaver en anglais, bever en néerlandais ou Biber en allemand) ;
  • castor, que le français a conservé ainsi que les autres langues romanes (italien castoro, castillan, portugais, catalan et roumain castor) dérive du grec ancien κάστωρ

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Histoire des trappeurs

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

 

Les premiers comptoirs et postes de traite organisés datent du début du xviie siècle au Québec. Ils étaient français, puis hollandais sur le bassin de l’Hudson dans l’État de New York et à partir de 1614 à Manhattan. Les marchands achetaient les peaux aux trappeurs blancs, mais aussi en échangeaient à des indiens contre des outils, armes, alcool et objets divers. En 300 ans, plusieurs centaines de postes de traite ont récolté des dizaines de millions de peaux, jusque dans les zones les plus reculées et giboyeuses. Pour les seules années 1820-1860, on estime que 2000 à 3000 trappeurs chassaient dans les Rocheuses.

Histoire des trappeurs dans CASTOR 220px-David_CrockettCette activité a été immortalisée par de nombreux romans d’aventure relatant la vie de personnages de fiction ou ayant existé, tels que Davy Crockett, mais le métier est de moins en moins pratiqué. Face au recul de certaines espèces (disparition dans certaines zones) et face à la demande sociale, à la fin du xxe siècle, la réglementation de la trappe a été renforcée, nécessitant au Canada deux jours de cours et le certificat de trappeur, puis un apprentissage avec un trappeur professionnel avant d’avoir le droit à une « ligne de trappe »( concession de terres publiques et/située en zone de Parc donnant droit à un trappeur de piéger et vendre les fourrures issues des animaux dépecés). Le piégeage sur terrain privé nécessite un permis de chasse, de respecter la loi et les dates de chasse et le type de pièges (le permis de chasse ne donne pas le droit de trapper).

 

Aujourd’hui, Il faut un permis de piégeage mais au préalable, il faut avoir réussi son cours de piégeur et ainsi avoir le fameux P sur son certificat de chasseur. Le piégeage est réglementé et les animaux à fourrure sont notamment: Le castor, la martre, le raton laveur, l’ours, l’hermine, le coyote, le loup, le renard, le pékan, le rat musqué, le lynx, la loutre,l’écureuil…sans oublier la moufette et le vison.

Le colletage est toujours pratiqué au Québec comme activité de chasse. Elle vise notamment le lièvre via la pose de collet en laiton. La fourrure n’est généralement pas récoltée, elle est pratiquée pour la viande de ce petit mammifère. Pour pratiquer la trappe, il faut posséder un permis de chasse pour le petit gibier. 2 Le lièvre n’est pas considéré comme un animal à fourrure, donc pas besoin de permis de piégeur mais il faut avoir un permis de colletage

 

Un trappeur est un chasseur professionnel de l’Amérique du Nord pratiquant le piégeage (« trappe » ou « trappage »), non pour la viande (hors ses besoins propres), mais pour vendre des fourrures non abîmées par les coups de feu ou pointes de flèche. Un trappeur a une vocation bien différente de celle que jadis avaient les coureurs des bois ou les voyageurs, ceux-ci étant employés à faire la traite des fourrures plutôt qu’au piégeage.

 

220px-Charles_Deas_The_Trapper_and_his_FamilyCe mot pourrait venir de l’anglais trapper (1768) francisé, mais il a la même origine que le mot trappe dans son sens « piège ». En moyen français, trapper (1530) ou traper, signifiait « prendre un animal, ou quelqu’un, par ruse » et trappa signifiait piège en ancien français. Au Québec, le mot « trappeur » est encore très utilisé, même si le métier tend à disparaître.

Au mois de novembre, quand les animaux à fourrure prennent leur plus beau poil, les trappeurs tendaient leurs pièges, équipés de traîneaux et de raquettes pour se déplacer dans la neige. En fin d’hiver, en mars/avril, ils allaient vendre ou échanger les produits de leur saison de trappe dans les comptoirs et postes commerciaux. Les trappeurs ont ainsi fait disparaître le castor de plusieurs régions d’Amérique du Nord. Puis ils ont eu à faire face à la concurrence des élevages de renards, rats musqués, et mustélidés en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Les peaux étaient vendues selon le cours du moment et selon leur qualité. Vers 1920, les peaux d’une saison de trappe pouvaient encore rapporter jusqu’à 500 dollars, bien que la moyenne soit plutôt de 200 dollars.

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Le Grand Barrage des castors

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

images (7)Le plus grand barrage actuellement construit par les castors a été découvert au Canada, dans la province de l’Alberta : un édifice de 850 m de long visible depuis les satellites d’observation de la Terre !

Environ 850 m de long, voici la taille exceptionnelle de ce barrage découvert dans le Nord de la province de l’Alberta par Jean Thie grâce à Google Earth, en octobre 2007. Celui-ci évaluait alors l’étendue de la fonte du permafrost (les terres gelées en permanence) dans le nord du Canada.

Ce barrage, situé au sud du lac Claire, à environ 190 km de Fort McMurray, dans le Parc national Wood Buffalo(1) est, jusqu’à preuve du contraire, le plus long barrage existant érigé par des castors.
Il existe depuis au moins 25 ans puisqu’il est visible sur des images satellites de Landsat (NASA) de 1990 et 2000. Cependant, des photos aériennes de la région prises en 1975 ne montrent pas l’existence de cet édifice. Des responsables de cette réserve naturelle, la deuxième plus grande du monde et plus grande du Canada, ont survolé le barrage à basse altitude en 2009 confirmant les interprétations des images satellites. Toutefois, ils n’ont pu se poser, la zone étant trop marécageuse, a indiqué un porte-parole du parc national, Mike Keizer.

Dans le monde, ces ouvrages atteignent au mieux 75 m de long pour 1 m de haut. Cependant, au Canada, il existe de nombreux barrages qui font plus de 500 m de long. Le précédent record était détenu par le barrage de Three Forks dans le Montana (Etats-Unis) avec une longueur de 652 m !

Le plus grand barrage érigé par des castors résulte clairement de la combinaison de deux barrages. Vu son ancienneté, plusieurs générations de castors ont participé à sa réalisation comme l’attestent les observations aériennes : la digue « est très ancienne. Lorsqu’une digue est récente, il y a plein de rondins fraîchement coupés. Or, sur celle-ci, l’herbe pousse, c’est tout vert« , a expliqué à l’AFP, M. Keizer.
Toutefois, le barrage continue d’être entretenu et voit sa taille augmenter comme l’indique Jean Thie : les castors sont en train de construire deux autres digues de chaque côté du barrage principal. D’ici dix ans, toutes ces structures pourraient n’en former qu’une seule, mesurant plus de 950 m !

Le rôle des barrages chez les castors

Le castor construit des barrages afin de retenir l’eau et d’élever son niveau, créant ainsi des zones dans lesquelles il peut se déplacer en toute sécurité et où il peut faire flotter sa nourriture et les matériaux de construction qu’il utilise. L’objectif premier du barrage est d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour stocker sa nourriture. En effet, près de leur terrier (ou hutte), les castors aménagent, sous l’eau, un grand garde-manger, l’eau faisant office de réfrigérateur. Les barrages et les huttes sont construits avec du bois de différents diamètres, et le tout est colmaté avec de la terre que le castor tasse avec ses pattes avant (et non pas avec la queue). Enfin, le barrage constitue également un moyen d’échapper à ses prédateurs, comme les coyotes et les ours.

Poussé au bord de l’extinction par le commerce des fourrures aux XVIIe et XVIIIe siècles, le castor a été réintroduit dans ses anciens habitats en Amérique du Nord mais aussi en Europe avec le castor européen (ou castor fiber) qui recolonise petit à petit des territoires qu’il avait occupé sans encombre pendant des dizaines de milliers d’années.

Si les castors sont encore dénigrés pour leurs dégâts sur les arbres de cours d’eau et sur les berges, ils participent aussi au stockage du carbone issu des végétaux et à la régénération de la forêt. Et quand bien même, les dégâts occasionnés par les castors demeurent bien anecdotiques au regard de ceux engendrés par les activités humaines.

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