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Cycle de vie de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

290px-Western_swamp_tortoiseLes différentes espèces de tortues ont des modes de reproduction et un cycle de vie assez communs. Elles pondent des œufs et les enfouissent. Ces œufs, contrairement à ceux d’autres reptiles comme les crocodiliens ou les lézards, n’ont pas besoin d’être couvés. À leur éclosion, les jeunes sont seuls et sont autonomes.

Les tortues ont un mode de fécondation interne. Le mâle apporte les spermatozoïdes directement dans la zone génitale de la femelle. Toutes les espèces sans exception sont ovipares.

La vitesse de prolifération des tortues dépend des espèces. Avant les accouplements, il y a généralement des combats entre mâles. Les tortues pratiquent différentes parades nuptiales qui varient en fonction des espèces. Les tortues mâles utilisent leurs griffes et leur bec pour s’accrocher aux femelles et obtenir un meilleur accès au cloaque. La pression sur la carapace déforme le corps de la femelle, faisant ressortir davantage son cou d’un côté et le cloaque de l’autre.

Contrairement à d’autres reptiles, les tortues ont généralement un pénis et non un hémipénis. Les tortues marines s’accouplent dans l’eau. Les tortues terrestres mâles s’accouplent avec les femelles en grimpant sur leur dos. Les sons émis par les mâles lors de l’accouplement sont très inhabituels. Les femelles restent stoïques et continuent parfois à marcher ou même à manger.

La Ponte  : La plupart des tortues femelles creusent un trou pour enterrer leurs œufs. Elles utilisent leurs pattes arrières pour creuser, cependant il existe de rares exceptions (Pseudemydura umbrina par exemple). Quelques tortues gardent leurs nids comme les Tortues brunes de Birmanie ou les Cinosternes jaunes.

Les pontes collectives des tortues marines sont appelées arribada. Elles ont lieu sur les plages pendant les premiers et derniers quartiers du cycle lunaire, en période de mortes-eaux, et lorsque le ressac est faible. Les œufs sont généralement pondus sur terre. Il y a néanmoins certaines exceptions comme la Chelodina siebenrocki qui dépose ses œufs dans l’eau. Certaines espèces pondent plusieurs fois par saison et les tortues marines, notamment, peuvent pondre jusqu’à dix fois par an.

Certaines espèces pondent de nombreux œufs en même temps. D’autres, comme les Homopus ou les Pyxis, ne pondent qu’un œuf à la fois. Dans le cas des tortues pondant peu d’œufs, les embryons sont en général plus développés au moment de la ponte que ceux des tortues qui pondent beaucoup, ce qui maximise les chances d’éclosion des œufs.

Les œufs de tortue ont une couleur oscillant entre le blanc et le jaunâtre. Les œufs de tortue pondant beaucoup d’œufs sont en général plus ronds, alors que les œufs de tortue ne pondant que peu d’œufs sont en général plus ovales. Leurs coquilles peuvent être très souples ou très dures suivant les espèces. Elles sont poreuses, ce qui leur permet de capter l’oxygène de l’environnement et d’évacuer de l’eau.

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LES TORTUES DU QUÉBEC

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

 

 

par Roxanne « Roxy » Lamoureux, NAUI 4772

Revue LA PLONGÉE, Volume IX, No. 9-10, Septembre / Octobre 1982

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Définition: « Scooter sous-marin propulsé au moyen de quatre pales, à carrosserie hydrodynamique, de couleur plus ou moins claire. »

Voilà un peu ce que Cousteau nous fait voir sur les tortues marines auxquelles les plongeurs s’accrochent pour une courte randonnée dans le monde sous-marin. Mais nos tortues québécoise ne nous permettent pas ce genre de cabrioles. D’abord elles sont plus petites (45 cm max.) et certaines sont aussi agressives! Plutôt que de « faire du pouce », observez ces êtres à respiration aérienne dans leur milieu liquide. Vous les verrez avancer lentement sur le fond, mais rarement nager. Elles sont souvent immobiles mais continuellement aux aguets.

La tortue a une tête qui ressemble à celle d’un serpent, munie de deux fortes mâchoires en forme de bec qui lui permettent de retenir énergiquement sa proie malgré l’absence de dents. Si vous l’observez attentivement, vous remarquerez que celle-ci a une tendance à avaler régulièrement. C’est de cette manière qu’elle réussit à s’oxygéner. L’air avalé est pompé dans les poumons spongieux par le mouvement des pattes et du cou, qui agissent comme des pistons. Même si ce mécanisme de respiration semble perfectionné, il ne suffit pas aux besoins d’air de la tortue et à ce système de pompage est combiné une paire de sacs richement vascularisés, localisés dans le rectum. Ces sacs sont remplis d’eau et vidés de temps en temps où une respiration importante se produit par simple osmose. (Réf.: Feuillet du naturaliste, #39 (1937) « Les tortues du Québec« ). Passionnant n’est-ce pas ?

Une des tortues la plus commune est la tortue peinte (Terrapène ou Chrysemis picta). Le Richelieu est un endroit propice à la rencontre de celle-ci. On peut aussi en voir fréquemment dans plusieurs lacs de la région de la Gatineau où un de mes amis (Pierre Gariépy) a eu la chance d’assister à une nuit de ponte de ces êtres à carapace brun olive. Au mois de juin, sept ou huit oeufs sont déposés dans un trou creusé par la femelle et rempli de terre et de débris aussitôt la ponte terminée. Les oeufs seront chauffés par le soleil et environ dix semaines plus tard, les petites tortues sortent de terre pour se diriger immédiatement vers l’eau. La carapace de l’adulte peut atteindre 15 cm, la tortue peinte aura alors environ 40 ans !

Une autre de nos tortues québécoises un peu moins commune cette fois, et de loin la plus laide, est la tortue serpentine (Chelydra serpentina) ou happante (Snapping Turtle). J’ai découvert un tout petit spécimen d’environ 3 cm de diamètre dans le fleuve St-Laurent à la hauteur de St-Lambert, et déjà à ce stage de son développement elle a une apparence un peu repoussante. Un long cou terminé par une tête énorme où percent deux yeux cernés et rusés lui donnent un aspect hideux. Sa carapace de couleur sombre souvent recouverte d’algues pour mieux se confondre avec le fond de vase peut atteindre 32 cm de long. Elle peut vivre jusqu’à cent ans et peser alors 30 kg. Enfin de longues griffes tranchantes terminent ses pattes écailleuses. En plus de posséder une mine redoutable, la tortue happante est une authentique carnivore, avec un goût marqué pour la charogne de toute sorte.

À l’automne, les tortues s’enfouissent profondément dans la vase des rivières et des marécages où elles s’engourdissent pour passer l’hiver et ne reprennent toute leur vitalité qu’au mois de mai. Les rituels de l’amour sont très peu développés et les petits sont abandonnés dès la ponte terminée. Comme je le mentionnais plus haut, l’incubation solaire dure environ dix semaines, mais l’éclosion peut être retardée jusqu’au printemps suivant si la température n’est pas clémente.

Il existe sept sortes de tortues au Québec et elles sont toutes fluviatiles i.e. qu’elles vivent dans les eaux douces ou sur leurs bords. Enfin un dernier point, si vous trouvez une tortue, s’il vous plaît ne la ramenez pas chez vous pour la garder dans un aquarium, elle ne vivrait pas longtemps, contentez-vous de l’observer dans son milieu naturel et vous en bénéficierez d’avantage.

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Tortue et sexualité

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-Turtles_matingLa détermination du sexe correspond à l’évènement au cours du développement embryonnaire qui va faire d’une tortue un mâle ou une femelle.

Le sexe peut être déterminé par la combinaison chromosomique des gamètes. Néanmoins, chez la plupart espèces, il existe un mécanisme supplémentaire ou remplaçant celui-ci. On sait depuis la fin des années 1960 que, à une période critique de l’incubation, la température influe sur la détermination du sexe des embryons de certaines espèces de reptiles, dont les tortues. Des températures basses favorisent la naissance de mâles, alors que des températures élevées favorisent les femelles.

Quelques semaines ou quelques mois après l’enfouissement (suivant l’espèce), les jeunes tortues sortent des œufs. Elles se libèrent rapidement en utilisant un diamant. Les espèces marines cherchent ensuite instinctivement à rejoindre la mer.

Les jeunes tortues ont une apparence différente de celle de leurs parents. Leur carapace est en général plus plate. Les dessins sur celle-ci et sur leur peau sont très différents. Ils consomment plus de viande que les adultes, ce qui leur permet d’avoir l’apport en protéines supérieur nécessaire à leur croissance. Lors de leurs explorations, ils se retournent parfois sur le dos, mais doivent normalement pouvoir se redresser.

Une fois que la tortue est devenue adulte, elle continue à se développer tout au long de sa vie. La forme de leur carapace évolue. Pour certaines tortues, celle-ci devient plus bosselée. L’éclat de la couleur des carapaces des tortues les plus vieilles diminue et celles-ci sont généralement abîmées par des marques dues aux attaques des prédateurs.

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L’homme, Menace de la Tortue

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2013

220px-RothschildTortoiseSelon l’UICN, en 2004, 42 % des espèces de tortues sur les 305 espèces étudiées étaient menacées d’extinction.

L’homme est l’un des acteurs majeurs des menaces pesant sur les tortues. La collecte des tortues dans leur milieu naturel est la plus ancienne des menaces qu’il fait peser sur ces animaux. Ces collectes, facilitées par la lenteur de l’animal et par son absence d’agressivité, du moins pour la plupart des espèces, ont plusieurs fins. Tout d’abord, les tortues sont une importante source d’alimentation pour diverses populations dans le monde. La tortue est également souvent employée en médecine traditionnelle ou pour le développement de cosmétiques. Le développement de la terrariophilie est aussi une cause de collecte de tortues pour en faire des animaux domestiques. La consommation des œufs par les populations côtières a également un effet dévastateur sur les populations de tortues, surtout si elle se perpétue dans le temps. L’effet se trouve un peu différé, car on n’observe le déclin qu’au moment où la génération suivante doit commencer à se reproduire.

La pollution générale de l’environnement marin, y compris par les sacs en polyéthylène, les déchets en mer ou encore les filets et restes de filets dérivants, semble être l’une des causes principales de disparition d’espèces de tortues en mer. Sur terre, outre les pesticides (insecticides en particulier) utilisés par l’agriculture intensive et la mécanisation lourde, le « roadkill » (tortues écrasées sur les routes) est également une source croissante de mortalité de tortues. L’homme est également le principal destructeur d’habitats naturels des tortues, ce qui cause la disparition de celles-ci dans les régions concernées.

Par ailleurs, les tortues sont les proies d’une prédation naturelle. Les mammifères fouisseurs, d’autres reptiles ou les crabes se nourrissent d’œufs de tortue ou attaquent les jeunes. Ces jeunes tortues peuvent également être menacées par les oiseaux et les poissons. Une fois adultes, les tortues sont protégées par leur carapace et la prédation est beaucoup plus faible. Seuls quelques reptiles parviennent à la briser, comme, par exemple, le Crocodile de Cuba.

Les tortues sont également menacées par les parasites, comme les vers ou les tiques, ou par des éléments encore plus petits, comme les bactéries ou les champignons. Les évènements naturels tels que les incendies peuvent également contribuer à la destruction des habitats.

De nombreuses espèces de tortues sont protégées, ce qui implique que la possession, l’achat ou la vente des tortues sont souvent réglementés.

Les espèces dont le commerce est interdit sont spécifiées dans la convention CITES (ou « convention de Washington »). Enfreindre cette réglementation ou tuer des tortues appartenant à des espèces protégées expose le responsable à de lourdes sanctions (financières ou sous forme de peines de prison).

Divers programmes de protection, de gestion, d’élevage conservatoire, de surveillance et protection de quelques plages et sites de ponte ou de réintroduction sont en cours. Ces programmes s’appuient sur la constitution de réserves naturelles, la L'homme, Menace de la Tortue dans TORTUE 220px-Turtle_entangled_in_marine_debris_%28ghost_net%29restauration et protection de réseaux écologiques (réseau écologique paneuropéen en Europe et trame verte et trame bleue en France) avec des corridors écologiques et écoducs réservés, ainsi parfois que des zones tampon (buffer zones) autour des zones protégées ou de nidification.

Le terme français « tortue » aurait pour origine le Tartare, région des Enfers, dans la mythologie greco-romaine, comme en témoigne l’italien tartarughe. Cette racine se retrouve dans toutes les langues latines. Le mot latin pour « tortue » est testudo (au nominatif pluriel, testudines). Le mot francisé « testudinés », issu de la dénomination utilisée par Merrem, Fitzinger et Gray, est également utilisé pour parler des tortues.

En grec ancien Chelys désigne à la fois les tortues et une sorte de luth, on retrouve ce mot dans le nom scientifique de plusieurs espèces.

Le terme anglais le plus générique pour désigner ces espèces est turtle, il pourrait dériver du français et aurait été déformé par les marins l’ayant entendu, alors que les termes des langues germaniques sont en général formés à partir de deux termes désignant « bouclier » et « anoure » (grenouilles ou crapaud) comme Schildpadden en néerlandais ou Skilpadder en norvégien.

Les noms des différentes espèces de tortues sont très variés et peuvent s’inspirer de plusieurs éléments : une particularité physique, une forme qui les fait ressembler à autre chose, et ainsi de suite.

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La tortue et l’Homme

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

 

220px-Sea_turtle_entangled_in_a_ghost_netLa chair de tortue est considérée comme un mets délicat dans de nombreuses cultures. La soupe de tortue a longtemps été un plat noble dans la gastronomie anglo-américaine et l’est toujours dans certaines régions d’Extrême-Orient. Les plats à base de gophère étaient également populaires dans certaines populations de Floride. La tortue est également un aliment traditionnel sur l’île de Grand Cayman où des élevages de tortues marines pour la consommation se sont développés.

 

La tortue est également utilisée en médecine traditionnelle. C’est notamment le cas de l’Émyde mutique au Cambodge, aujourd’hui quasiment disparue, qui était utilisée pour les soins post-nataux. La carapace de la Tortue d’Hermann est utilisée dans la médecine traditionnelle en Serbie. La médecine chinoise traditionnelle utilise beaucoup les plastrons de tortues dans différentes préparations. L’une des plus connues est la gelée de tortue, la guilinggao. La seule île de Taïwan importe des centaines de tonnes de plastrons tous les ans.

La graisse des tortues est également utilisée aux Caraïbes et au Mexique comme ingrédient pour la fabrication de cosmétiques.

La carapace et les écailles de tortue peuvent également servir de matériaux pour l’artisanat ou l’art, notamment pour la fabrication de bijoux.

ARRETEZ LE MASSACRE SVP !!

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La Tortue domestique

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

 

290px-Florida_Box_Turtle_Digon3_re-editedLa meilleure manière d’élever en captivité des tortues terrestres est de les placer dans un enclos en plein air. Si les besoins climatiques d’une espèce donnée excluent ce type d’installation il serait préférable de s’orienter vers une espèce pouvant s’adapter à nos climats : en effet, ces reptiles nécessitent des espaces assez vastes qu’il est difficile de fournir en terrarium.

Les tortues peuvent donc être élevées comme animaux de compagnie. Elles peuvent avoir été capturées dans la nature de manière légale (et parfois illégale) ou être issues d’élevages spécialisés. Elles sont généralement élevées dans des enclos de plein air où elles sont facilement observables, ou, lorsque l’espèce n’est pas adaptée aux conditions climatiques de la région, dans un terrarium. La Tortue de Floride, tortue aquatique devenue invasive, est elle aussi un animal de compagnie populaire. La Tortue d’Hermann, également très populaire, a désormais un statut de conservation UICN « Espèce quasi menacée ».

La tortue est même parfois un animal d’élevage. C’est notamment le cas en Chine, où quelques grandes fermes font reproduire ces animaux pour approvisionner à la fois le marché de la viande de tortue et celui des tortues de terrariums.

Les tortues que l’on trouve dans le commerce peuvent être nées en captivité ou avoir été capturées dans leur milieu naturel. Malheureusement il n’est pas toujours possible de remonter aux origines des animaux vendus dans les magasins, même en vérifiant les documents CITES sur lesquels le pays d’origine est plus ou moins clairement indiqué. Pour des raisons à la fois éthiques et pratiques, il est préférable d’opter pour des animaux nés en captivité.

En effet, toutes les espèces de tortues terrestres à l’état naturel sont en voie d’extinction à cause de la destruction de leur habitat naturel ou du commerce plus ou moins légal dont elles font l’objet. Étant donné qu’un véritable passionné doit toujours se comporter d’une manière responsable et ne pas favoriser la disparition de ces splendides animaux, nous vous conseillons de n’acheter que des spécimens d’élevage.

Une autre raison pour ne pas acheter d’animaux de capture est d’ordre sanitaire. Les spécimens capturés dans la nature sont souvent affaiblis et déshydratés (le voyage entre le lieu de capture et le magasin est long et se fait dans des conditions souvent difficiles) et elles sont gravement infestées de parasites internes.

Ces reptiles, extrêmement stressés, succombent facilement à des infections secondaires et leur adaptation aux conditions de captivité peut s’avérer longue et difficile. En revanche, les tortues nées et ayant grandi en captivité s’adaptent souvent sans problèmes, elles sont plus robustes et se reproduisent beaucoup plus facilement.

Les petites tortues coûtent généralement moins cher que les autres plus grosses, mais celles-ci sont plus fragiles. Si vous êtes un débutant, il est conseillé de choisir des spécimens d’au moins 1 an, ayant déjà surmonté la période où elles sont plus fragile.

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La tortue dans la culture

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

 

220px-TestudoGraecaIberaÀ l’instar de nombreux animaux en contact avec l’homme, la tortue est universellement présente dans la culture, bien que son symbolisme varie en fonction des régions du monde.

Généralement, la carapace de la tortue, ronde sur le dessus et plate en dessous, en a fait une représentation vivante de l’univers. Il existe aussi de nombreux mythes et des religions (en Chine, en Inde ou chez les Amérindiens par exemple) où une tortue cosmogonique contribue à la formation de la Terre. L’aspect ramassé et les quatre pattes fermement plantées dans le sol font de la tortue un cosmophore chargé de porter le monde. Sa longévité, bien connue depuis très longtemps, l’associe à l’immortalité et à la sagesse.

En Chine, la tortue possède une symbolique particulièrement forte, se faisant l’allégorie du monde. Le ventre de la tortue forme un carré inscrit dans le cercle formé par la carapace, figurant ainsi la conception schématisée du monde chinois : le carré au centre du monde, représente la Chine, les parties entre la carapace et le ventre représentent le reste du monde, les « barbares », tandis que le monde céleste s’étend au-delà du cercle. La tortue est connue en Chine comme détenant les secrets du ciel et de la terre. Dans le culte des ancêtres, les Chinois croyaient pouvoir établir une communication avec le monde des morts par le biais des tortues (c’est le principe de la scapulomancie). Ainsi, ils inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question qu’ils désiraient poser aux ancêtres, après quoi ils exposaient ce morceau dans les flammes. Le craquèlement du morceau de carapace sous l’effet de la chaleur devait signifier la réponse des ancêtres. Le morceau était alors confié à un collège divinatoire qui interprétait les craquelures. Un exemple de cette pratique, datant de la période Shang, est notamment visible au musée Guimet à Paris.

En Inde également, la tortue joue un rôle important dans les mythes ou dans la religion. La tortue Kûrma est le second avatar, la seconde incarnation de Vishnu sur terre (descendu pour montrer la voie aux hommes, pour sauver l’humanité).

En Occident, la tortue ne se fait pas actrice de la cosmogonie, mais est surtout associée à la lenteur, comme l’atteste la célèbre fable Le Lièvre et la Tortue, mais aussi les expressions populaires du type « lent comme une tortue ». Cet aspect est surtout associé aux tortues terrestres.

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Les tortues des îles Barren

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

téléchargement (5)L ‘archipel des îles Barren, à l’ouest de Madagascar, est un lieu de prédilection pour cinq espèces de tortues marines qui sont menacées de disparition. Dans cette région du monde, elles sont pêchées depuis des siècles et leurs nids pillés. Objets d’un commerce illicite mais très lucratif, leur chair et leurs oeufs sont très appréciés des populations locales. C’est à Maintirano, dans un village de pêcheurs Vezo, que Géraud Leroux et sa femme Lala ont élaboré un projet de gestion durable des tortues marines, fondé sur la participation active des populations locales.

Le Muséum de Genève est partenaire du projet Tortues des îles Barren.
Le documentaire est proposé dans le cadre de l’exposition Les tortues des îles Barren.

C ette exposition présente un projet de conservation de la biodiversité marine (et des tortues en particulier) à l’ouest de Madagascar. Mis en place en 2005 et terminé en 2010, ce projet coordonné par le Muséum a été soutenu essentiellement par le Réseau universitaire international de Genève, le WWF Madagascar et la Ville de Genève (Muséum, Délégation à la coopération et Délégation Genève Ville Solidaire).

Le documentaire Les tortues de Barren a été projeté en continu à l’espace vidéo qui jouxte l’exposition jusqu’au 1er avril 2012.

http://www.vodeo.tv/documentaire/les-tortues-de-barren

Auteurs: J. Mathou & F. Pinosch; réalisation: J. Mathou; production: France Mexique Cinema (FMC); 2006; 52′.

Tout public. âge suggéré: 10 ans.
Projections en continu.
Muséum d’histoire naturelle 3e étage, espace vidéo
10h->17h, fermé le lundi
Entrée libre 

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Bibliographie de la TORTUE

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

 

  • tortue034Franck Bonin, Bernard Devaux et Alain Dupré (préf. Roger Bour), Toutes les tortues du monde, Delachaux et Niestlé, coll. « Les encyclopédies du naturaliste », 2006 (1re éd. 1996), 415 p. 
  • Roger Bour, Antoine Cadi, Ghislaine Guyot et al., Atlas de la terrariophilie, t. 2 : Les Tortues terrestres et aquatiques, Animalia Édition, 2002, 189 p. 
  • Massimo Millefanti et M. Avanzi, Le Grand Livre des tortues terrestres et aquatiques, De Vecchi, 2011, 213 p. 
  • ) Holger Vetter, Turtles of the World: Vol. 1 – Africa, Europe and Western Asia, Aqualog Verlag, coll. « Terralog », 2002, 96 p. 
  • Holger Vetter, Turtles of the World: Vol. 2 – North America, Aqualog Verlag, coll. « Terralog », 2004, 127 p. 
  • Holger Vetter, Turtles of the World: Vol. 3 – Central and South America, Aqualog Verlag, coll. « Terralog », 2005, 127 p. 
  • Holger Vetter, Turtles of the World: Vol. 4 – East and South Asia, Aqualog Verlag, coll. « Terralog », 2006, 160 p. 
  • J.J. Bull et R.C. Vogt, « Temperature-dependent sex determination in turtle », dans Science, vol. 206, no 4423, 7 décembre 1979, p. 1186-1188 [lien DOI

Arts :  Danielle Elisseeff, La Chine, du Néolithique à la fin des Cinq Dynasties (960 de notre ère), coll. « Manuels de l’École du Louvre », 2008, 381 p. 

Articles à lire :

·    tortue024      Les tortues terrestres [archive], Dinosoria.com.

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Histoire du Panda

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2013

 

images (1)D’anciens textes chinois, écrits il y a plus de 3 000 ans, font mention du grand panda.

Deux des plus anciens connus : le Livre de l’Histoire et le Livre des chants, datant de 1666 à 711 avant notre ère, lors de la dynastie Chou, font mention d’un animal représentant certainement le grand panda : son nom n’étant pas le même, mais les descriptions correspondant bien. D’autres livres ultérieurs le dépeignent comme un gros ours noir et blanc à la fourrure appréciée et le panda a manifestement été très rare. Seuls les personnages importants de cette époque en possédaient un. Certains écrits racontent même que le panda est un animal mangeant des bambous… et du métal ! Cette curieuse remarque doit venir du fait que certains pandas se sont parfois introduits dans des villages montagnards et qu’ils ont été vus en train de lécher les marmites !                                                                   

Les habitants des montagnes du côté oriental du plateau tibétain connaissent également le panda depuis bien longtemps. 
Sa fourrure noire et blanche est restée pendant des siècles un cadeau royal.

C’est donc au XIXè siècle, lorsque la Chine s’est ouverte à l’Occident, que l’ours chinois a été découvert grâce à un explorateur jésuite français : le père Armand David. Ce missionaire et naturaliste est devenu, le 11 mars 1869, le premier Européen à voir une peau de panda. Il s’est procuré, peu de temps après, un animal mort et l’a envoyé au Muséum d’histoire naturelle de Paris, où le panda a officiellement été décrit en 1872.

Encore un peu plus tard, dans les années 1980, la recherche en biologie moléculaire classe enfin le grand panda dans une famille : la famille des ursidés, en précisant que cet animal s’est très tôt différencié des autres ours.

Histoire du Panda dans PANDA 220px-Ailurus_fulgens_RoterPanda_LesserPandaNotre ami mangeur de bambous est donc apparu entre 3 et 12 millions d’années, époque pendant laquelle son territoire recouvrait presque toute la Chine orientale, allant de Pékin jusqu’au Nord de la Birmanie. A cette époque, il devait même exister une deuxième espèce de panda, plus petite que celle de maintenant. C’est grâce aux restes fossiles retrouvés et aux documents historiques que la régression du grand panda a pu être reconstituée jusqu’en 1957, année où les premières mesures officielles de protection ont été prises.

De 1963 à 1983, 12 réserves ont alors été crées dans les six massifs montagneux chinois encore habités par le panda. Leur surface totale recouvre 29 500 km2, mais seulement 20 % est vraiment habitable par le panda, soit 5 900 km2. En effet, ne comptent pas les zones cultivées, déboisées, sans bambous et les hauts sommets. Les estimations se portent entre 150 et 200 pandas vivant au Shaanxi, 100 au Gansu et 800 au Sichuan.

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La légende des panda

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2013

 

 

Une légende des Pandas

Une légende chinoise réécrite à la sauce d’Angélique-Emmanuelle en écho aux études sur les pandas. 
Variation sur une légende chinoise

images

Il n’y a pas si longtemps, les bambous de l’Est cachaient un village aussi petit que prospère. Chaque jour y défilaient palanquins de soie, chaises à porteurs de mandarins, de gens communs, processions de moines, d’acrobates et de désœuvrés. Les badauds se pressaient ainsi pour admirer, selon l’expression même des lettrés, les perles dans leur écrin de jade. Ils voulaient parler, bien sûr des pandas de la forêt. 

En ce temps-là les pandas étaient blancs comme la première neige et doux comme des chatons. Ils batifolaient avec les enfants du coin, ou s’endormaient paisiblement, comme des gros nuages échoués sur les jardins. Alors, les citadins s’extasiaient. Les poètes déclamaient de lourds sonnets, les dames soupiraient, les villageois se frottaient les mains. «Un bon spectacle s’apprécie mieux l’estomac plein! Une tête de canard épicée mon bon seigneur. Des pâtes aux sésames pour avoir de beaux enfants. Mouton aux intestins fourrés, le meilleur de la contrée». Tout cela était joliment gai. Seuls les peintres s’agaçaient, car comment peindre tant de blanc quand on n’a que de l’encre noire à se mettre sous la dent.

La renommée du village grandissait et de drôles de choses commencèrent à arriver. Les gracieuses dames regardaient les oursons en se demandant comment gagner un teint si blanc. «C’est dans leur coeur peut-être murmuraient-elles. Coeur de panda aux pousses de bambous ferait un met précieux». A leurs côtés les fonctionnaires gonflaient la poitrine en contemplant les grands mâles. «Comme cette fourrure rehausserait bien ma robe de diplômé. Ne dit-on pas, pour les habits, que rien ne vaut les neufs?». Et avec cela, tant et tant de regards en coin que les pandas finirent par s’inquiéter. Ils s’enfoncèrent bien loin dans la forêt, jusqu’aux frontières du royaume de Maître Tigre. Crocs et griffes leur inspiraient moins de peur que l’avidité des hommes.

Les villageois les regrettèrent beaucoup. Plus de pandas, plus de curieux, il fallait retourner aux champs et trimer pour manger, c’était la dure et triste vérité. Vraiment ils n’étaient pas contents, les pandas le savaient bien, et s’en cachaient d’autant. 

La seule qui comprenait les ours blancs, la seule qui les rencontrait chaque jour dans l’ombre verte des bambous étaient la jolie Xia, la petite fille du forgeron, joyeuse, insouciante, et trop bavarde pour ne pas se dévoiler. 
Son frère qui n’aimait pas ni le feu, ni la sueur ni le fer vit la une belle aubaine. Suivre secrètement Xia dans la forêt, trouver un jeune panda et le tuer serait une affaire vite menée. Un couple de Pékin cherchait justement un coeur frais et une pelisse qu’ils paieraient à grands coups d’or et de riz blanc.

Le perfide cajola la fillette et lui offrit un nouveau jouet, une libellule de bambou qui volait haut dans le ciel quand on la lâchait. Xia ravie courut la montrer à ses amis de la forêt. Elle ne vit pas qu’une ombre la suivait. Comme la fillette jouait avec trois oursons, le frère s’accroupit silencieusement, banda son arc, visa le plus blanc et tira. La corde fit un bruit étrange en claquant, un bruit qui n’avait rien à faire là. Xia l’entendit et comprit qu’un grand danger guettait. Elle se jeta sur les pandas et les entoura de ses bras. La flèche lui brisa le coeur et elle s’effondra. La libellule de bambou retomba doucement sur sa poitrine. Le frère frappé d’horreur s’enfuit en hurlant dans la forêt, dans le royaume sanglant du tigre qui l’attendait.

Les oursons tremblants secouèrent un peu leur petite amie, la léchèrent, lui offrir des jeunes feuilles, mais n’en tirèrent pas un rire. Ne sachant que faire ils la laissèrent là pour aller chercher les anciens. Pendant ce temps, les villageois cherchaient Xia qui ne rentrait pas. Ils trouvèrent leur petite perle sans vie dans l’ombre verte, et devinèrent trop vite ce qui s’était passé. Un triste cortège rentra au bercail ce soir-là. 

Le lendemain, jour de funérailles, une procession plus triste encore se présenta aux portes du village. Tout les pandas, fantômes de douleur, s’assemblèrent autour du corps fragile de Xia. Personne n’eut le coeur de les chasser, tandis que les flammes guidaient l’enfant vers les îles lointaines. Comme c’était l’usage alors, les pandas marchèrent dans la cendre pour accompagner Xia aux limites du monde, et leurs pattes se teintèrent de deuil. Ne pouvant supporter les adieux déchirants du forgeron, ils se bouchèrent les oreilles, et cachèrent leurs yeux pleins de larmes. Un masque de détresse s’inscrivit sur leurs museaux si blancs. 

Au crépuscule, les pandas repartirent sans bruit dans les bambous et la vie reprit comme il se doit. Mais quand les villageois aperçoivent comme un éclair tâché de noir dans l’océan vert, ils savent que le souvenir de Xia n’est pas oublié. 

Retrouver le texte original sur  http://twinkle.over-blog.com/article-29840618.html

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Légendes sur le panda géant

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2013

téléchargementIl existe une légende qui explique pourquoi les pandas sont noirs et blancs. Les pandas, qui à l’origine étaient blancs, vivaient avec une jeune fille dans la forêt. Un jour, celle-ci fut attaquée par un animal sauvage et mourut. Les pandas étaient très tristes. Ils touchaient ses cendres et pleuraient beaucoup. Alors ils ont mis leurs pattes sur leurs yeux pour ne pas voir les autres pleurer. Ensuite, ils ont mis leurs pattes sur leurs oreilles pour ne plus s’entendre gémir. Enfin, comme ils étaient tout barbouillés de cendres, ils se collèrent les uns contre les autres, ce qui tacha leurs pattes supérieures. Puis, ils étendirent la cendre sur leurs pattes inférieures. C’est pour cela que les pandas sont aujourd’hui noirs et blancs.

Autre version :

Le pelage des pandas devint bicolore à la suite des funérailles que ces animaux organisèrent en mémoire de plusieurs bergères tuées en voulant sauver un panda des griffes d’un léopard. Les pandas prirent le deuil et, au cours de la cérémonie, les larmes versées firent déteindre le noir des vêtements sur leur fourrure blanche, créant ainsi des tâches indélébiles

AUTRE encore…

Il était une fois, en des temps très anciens en Chine antique, vivait une magnifique princesse des bois. Elle était si belle que le soleil et la lune étaient jaloux de sa beauté et les fleurs fleurissaient à son approche. Elle avait un teint de pêche, les cheveux ébène, ses yeux brillaient de mille feux et ses lèvres étaient aussi belles qu’un bouton de rose. Sa gentillesse était sans égale et elle avait comme animaux de compagnie les pandas. Autrefois, ceux-ci était complètement blanc. Ils adoraient par-dessus tout cette jeune fille. Un jour, une maladie incurable s’abattit sur la belle princesse. Après avoir dit au revoir à tous ces amis Pandas, elle s’en alla retrouver le firmament. Les ours étaient inconsolables.

Le chagrin était si grand qu’ils décidèrent d’allumer un feu près du corps de la jeune fille pour que sa beauté ne se fasse engloutir par les ténèbres. Et ils pleurèrent toute la nuit entière. Au matin, alors que tous et chacun s’étaient endormis par les pleurs, ils trouvèrent de la suie sur leurs pattes. Ils commencèrent par essuyer les dernières larmes de leurs yeux gonflés, et s’enlacèrent pour se consoler du deuil de leur amie. En revoyant le beau visage de la princesse, certains des pandas recommencèrent à pleurer, la tristesse était trop lourde. Ils se bouchèrent les oreilles pour ne plus entendre les pleurs.

Depuis ce temps, les pandas ont le pelage noir et blanc.

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Panda géant, pourquoi géant

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2013

 

280px-Chengdu-pandas-d10Le panda géantAiluropoda melanoleuca (« pied-de-chat noir et blanc »), est un mammifère habituellement classé dans la famille des ursidés (Ursidae), indigène dans la Chine centrale.

Il ne vit que dans le centre de la Chine, dans des régions montagneuses recouvertes de forêts d’altitude, comme le Sichuan et le Tibet, entre 1 800 et 3 400 mètres. Une région difficile d’accès aux Européens avant le milieu du xixe siècle, ce qui explique sa description tardive en Occident.

Morphologiquement, son nom chinois est « grand ours-chat ». En tibétain son nom est byi-la dom (chat-ours). Le nom latin scientifique du panda géant est Ailuropoda melanoleucamelanoleucasignifiant « noir-blanc ».

On le lie également au panda roux, mais le nom commun semble dériver de leur alimentation. Jusqu’à ce que sa relation avec le panda rouge ait été découverte en 1901, le panda géant était connu sous le nom de « parti-coloured bear ».

La classification taxonomique précise du panda a longtemps été discutée ; certains le considèrent plus étroitement lié aux ratons laveurs (Procyonidae) qu’aux ours, avec lesquels il a pourtant 90 % de patrimoine génétique commun.

Deux sous-espèces sont distinguées, la sous-espèce type A. m. melanoleuca et A. m. qinlingensis, le panda de Qinling.

Le panda géant est volumineux et massif ; il pèse de 80 à 125 kg avec une moyenne de 105,5 kg ; il mesure de 1,50 à 1,80 mètre de longueur, avec une moyenne de 1,65 mètre. Les femelles sont généralement plus petites et moins massives.

Le panda est noir et blanc. Son pelage épais le protège fort bien contre le froid.

Le panda possède six doigts dont un « faux pouce » opposable à ses cinq doigts. Il s’agit d’un os du poignet modifié (l’os sésamoïde). Ce pouce sert notamment à attraper les tiges de bambou dont il se nourrit en grande quantité.

Herbivore, il a de puissantes dents, pour broyer les bambous. L’étude de sa formule dentaire a aidé à prouver qu’il s’agit bel et bien d’un ursidé. Il possède 42 dents.

Son ouïe et son odorat sont très fins : il se sert surtout de ces deux sens pour s’orienter et se repérer. Sa vue, en revanche, est plutôt médiocre : moins bonne que celle du chat ou de l’homme.

Les pandas géants sont solitaires. Ils vivent dans les montagnes du centre de la Chine, dans les provinces de Sichuan, Gansu et Shaanxi.

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le Panda Roux

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

220px-Ailurus_fulgens_RoterPanda_LesserPandale petit pandapanda rouxpanda fuligineux ou panda éclatant , est un mammifère originaire de l’Himalaya et de la Chine méridionale.

Le Panda Roux est le seul représentant du genre Ailurus.

Le petit panda est de la taille d’un grand chat : le corps et la queue mesurent de 50 à 65 cm, la queue mesure de 30 à 60 cm. Les mâles pèsent de 3,5 à 6,2 kg et les femelles de 3 à 6 kg.

Le bout des oreilles, les sourcils et les joues sont blancs tandis que le museau et la gueule sont noirs ; une bande brune raye le museau et les joues ; les courtes pattes sont noires et le reste du corps est roux. Sa queue, d’une quarantaine de centimètres, s’orne de neuf bandes blanches et jaunes et finit par une touffe noire. Leurs griffes puissantes leur permettent de descendre des arbres la tête en bas.

À l’instar des pandas géants avec lesquels ils partagent de nombreux territoires, le petit panda a un régime alimentaire principalement végétarien. Ils mangent de grandes quantités de bambous, mais leur régime alimentaire comprend également des fruits, des racines, des glands et du lichen. Au printemps, ils se nourrissent aussi d’œufs et d’oisillons. En captivité, ils consomment aisément de la viande, mais un régime trop carné peut entraîner leur mort.

Leur aire de répartition est vaste : elle couvre à l’ouest certaines parties de l’Himalaya (Népal, Sikkim indien, Bhoutan) et, à l’est, le nord de la Birmanie et les provinces chinoises du Tibet, Sichuan et du Yunnan.

Les petits pandas sont principalement nocturnes. Ils vivent la plupart du temps dans les arbres où ils trouvent leur alimentation. L’espèce a pour prédateur la panthère des neiges.

Vivant en solitaires, les mâles s’aventurent sur le territoire des femelles de mi-mai à mi-juillet pour s’accoupler. Pour attirer la femelle, le mâle pousse des cris puissants.

La gestation dure en moyenne 135 jours et la femelle met en général deux petits au monde mais il peut y en avoir trois ou quatre. À la naissance, les petits ont déjà une fourrure, ne mesurent que 6 cm et ne pèsent que 100 grammes. Ils sont d’abord aveugles et n’ouvrent les yeux qu’au bout de 18 jours. Dépendants, ils ne sortent de la tanière qu’après 90 jours et vivent avec leur mère jusqu’à la période de reproduction suivante. Ils sont sevrés après 5 mois. Ils atteignent leur maturité sexuelle entre 18 et 20 mois.

Son nom occidental provient probablement d’une langue de l’Himalaya, peut-être le népalais, mais sa signification reste incertaine. Selon une théorie, le mot « panda » serait une anglicisation de poonya qui signifie le « mangeur du bambou ». Son nom chinois s’analyse morphologiquement comme « petit ours-chat».

Ce petit animal est parfois appelé firefox en anglais, une traduction de son surnom chinois moins utilisé, littéralement « renard de feu » eu égard à sa couleur.

Le nom scientifique Ailurus est une latinisation du grec ancien ailuros, désignant le chat et signifiant littéralement « balance-queue » (aiol + ouros). Quant à fulgens, il signifie éclatantbrillant (comme un éclair).

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’espèce est désignée en français par divers noms vulgaires : Petit panda, panda éclatant, panda fuligineux, panda rouge, panda roux, etc.

Les sous-espèces sont nommées Petit panda de l’Inde ou Panda fuligineux (Ailurus fulgens fulgens) et Petit panda de Styan (Ailurus fulgens styani), etc.

En anglais : lesser pandared pandacat-bearsmall pandafirefox, etc.

En suédois : liten pandakattbjörnröd panda, etc.

 

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Les légendes autour du Panda

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

téléchargement (5)On se demande tous l’origine des taches noires du panda. Plusieurs légendes essayent de les expliquer.

La légende chinoise

La première légende est d’origine chinoise, elle raconte que jadis, les pandas étaient complètement blancs sans aucune tache, mais qu’un jour ils allèrent à un enterrement d’une petite fille, les mains pleines de cendres en signe de deuil.

En pleurant, ils se frottèrent les yeux pour essuyer leurs larmes, se consolèrent en entourant leurs bras autour d’eux et se bouchèrent les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. La légende veut que ces taches de cendre soient restées sur leur fourrure.

La légende tibétaine

 

La légende tibétaine ressemble à la légende chinoise mais diffère sur quelques points. En effet, elle raconte que ce serait une bergère qui aurait sauvé un bébé panda qui se promenait avec sa mère, d’une attaque d’un léopard. La bergère qui s’interposa pour défendre le jeune panda mourut dans ce geste héroïque, et tous les pandas, émus par son courage, pleurèrent avec de la cendre dans les mains pour lui rendre hommage.

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Un panda pour redonner le sourire aux enfants de Sendai

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2013

 

Emiko Okuyama, la maire de Sendai, a demandé officiellement à la Chine de prêter un panda au zoo de sa ville. Elleespère que l’animal, hautement symbolique au Japon, pourra regonfler le moral des enfants de la région, toujours traumatisés par le séisme et le tsunami qui ont frappé la ville en mars dernier.

Le gouvernement a annoncé qu’il apporterait son soutien à cette requête.

panda

Depuis des siècles, la Chine a développé une « diplomatie du panda » avec ses partenaires en leur offrant en gages d’amitié un panda géant, animal à valeur de trésor national. C’est ainsi que le Japon avait obtenu un couple de pandas en 1972. En 1984, l’Empire du Milieu a cessé de donner des pandas pour mettre en place un système de prêt longue durée. Ainsi, les deux pandas du zoo de Ueno appartiennent à la Chine : la ville de Tokyo a un bail de dix ans sur ces deux animaux et reverse en échange 73 millions de yens (695 000 euros) par an à Pékin.

Après le tremblement de terre dévastateur de 1995, les Chinois avaient déjà prêté un couple de pandas au zoo de Kobe. Sauf que l’année dernière, l’un d’eux est mort, asphyxié durant une anesthésie pour lui ponctionner du sperme alors qu’il n’était pas dans sa période de reproduction. La Chine avait alors ouvert une enquête, mandaté des vétérinaires pour l’autopsie et avait clairement mis en cause les soigneurs japonais. Pour que les enfants puissent accueillir un nouvel ami poilu après le séisme du Tohoku, il faudra que le tsunami ait aussi balayé cette rancune.

Tristan Lavier, correspondant Japon-Infos à Tokyo

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sauvons le PANDA

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

 

En Chine, la population des pandas est aujourd’hui protégée, ce qui est tout à fait positif. Malheureusement, le problème est plus complexe. Le panda est tributaire des bambous. Si l’espèce par elle-même est aujourd’hui protégée, c’est son habitat qui est menacé. La déforestation intensive a déjà détruit en 25 ans plus de la moitié de son habitat.

Un savant sur les pandas déclare avec raison : « A quoi bon protéger et multiplier l’espèce en captivité si l’on ne protège pas son habitat naturel ? ». De plus, les méthodes d’élevage ne sont pas concluantes. Les pandas deviennent impuissants, mélancoliques et agressifs en captivité. Les mères captives refusent d’élever leurs petits qui meurent avant leur maturité. On recense encore aujourd’hui environ 100 pandas en captivité.

Il est évident que seule la protection de leur environnement évitera l’extinction de l’espèce. La bonne nouvelle c’est que notre « papa panda » comme on le surnomme projette de lâcher dans la nature, vers 2005, les pensionnaires des réserves en surnombre. Ce mélange éviterait la consanguinité qui est une autre menace pour l’espèce.

 

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Le panda, symbole chinois et animal diplomatique

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

images (10)Pékin louera deux de ses animaux fétiches à la France. « Signe politique » pour l’ambassade, et soulagement pour le zoo de Beauval pris pendant plusieurs années dans le casse-tête de la «  diplomatie du panda ».

14 heures par jour à manger du bambou, 8 à 10 heures à dormir, l’emploi du temps du panda ne lui laisse que peu de temps pour parler politique. Il y a même fort à parier que l’« ours-chat » n’ait pas conscience d’être l’objet de négociations entre les grands de ce monde.

Car tout bonhomme qu’il soit, le panda est au centre de tractations diplomatiques « prioritaires » et le sort d’un ou deux spécimens peux devenir « une affaire d’Etat » au long cours.

Loués soient les pandas

Samedi dernier, à l’ambassade de France à Pékin, « l’émotion est immense » et le champagne de sortie. Le président Sarkozy a reçu quelques jours plus tôt un coup de téléphone de son homologue chinois : Pékin enverra deux de ses plantigrades au ZooParc de Beauval, dans le Loir-et-Cher.

« Si tout va bien », le choix des autorités chinoises devraient se porter sur Yuanzi et HuanHuan, deux pandas nés en 2008. Ils seront les seuls représentants de leur espèce en France, depuis la mort de Yen Yen, la star du zoo de Vincennes, en 2000.

A la différence des pandas-cadeaux offerts à Georges Pompidou en 73, il s’agit cette fois d’un programme de conservation et de recherche, à l’occasion duquel les deux spécimens sont loués, pour une période de 10 ans.

Le directeur du parc de Beauval, Rodolphe Delord, venu en Chine pour signer le contrat parle d’une opportunité « énorme », sans s’étendre sur son coût. En plus de la construction des installations et du prix du transport, « digne d’un voyage d’Etat » dans un avion spécialement équipé, la location se chiffrerait à 1 million de dollars par an, d’après France2.

Le prix d’un double symbole : animal aussi populaire que menacé le panda est une des égéries de la protection de la nature, mais aussi un emblème de la Chine. Il ne reste que 1600 pandas dans les forêts du pays, et le gouvernement a beaucoup investi dans la création de parcs de reproduction dans la région de Chengdu, dans le Sichuan, qui accueillent plusieurs centaines de pensionnaires.

Quand Pékin accepte de se séparer d’un couple d’animaux, c’est donc un « honneur », comme le précise M. Delord, mais aussi un casse-tête diplomatique qui dure depuis huit ans. Si les fondateurs du ZooParc de Beauval avaient fait le déplacement, samedi, c’est bien l’ambassadeur en personne qui reçoit la presse : « Quand je me suis plongée dans les dossiers de l’ambassade, explique Sylvie Bermann, qui représente la France en Chine depuis 6 mois, celui des Pandas faisait déjà partie des plus importants. »

En contact direct avec l’ Association chinoise des jardins zoologiques depuis six ans, Beauval doit ses pandas à « la détermination de la diplomatie française et à l’influence de l’ambassadeur de Chine en France ». A la signature des contrats, peu de monde pour parler de la teneur de ces longues négociations, mais on le déclare ouvertement : « le prêt d’un panda est un signe politique ». Pour la diplomatie française, les émissaires plantigrades portent donc un message : la France et la Chine s’entendent au mieux.

LIRE LA SUITE ICI…. http://chine.aujourdhuilemonde.com/le-panda-symbole-chinois-et-animal-diplomatique

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Des pandas comme ambassadeurs entre Pékin et Taipei

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

 

téléchargement (2)Tuan Tuan et Yuan Yuan, un couple de pandas de quatre ans, ont quitté mardi à l’aube leur réserve de Yan’an, dans le Sichuan pour être conduits au zoo de Taipei et entamer leur nouvelle vie d’ambassadeurs de bonne volonté.

Des centaines de gens, dont des enfants déguisés en pandas, s’étaient massés pour un dernier au revoir aux animaux symboles du pays, pleurés par le personnel de la réserve, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les pandas devaient gagner Chengdu, la capitale provinciale du Sichuan, pour embarquer sur un avion à destination de Taiwan, en compagnie d’une vingtaine d’experts et de leur deux gardiens attitrés qui doivent rester deux mois avec eux à Taiwan.

« Tuan Tuan et Yuan Yuan entament enfin leur voyage historique à Taiwan. Cela marque encore un nouveau pas important pour l’avancée des échanges à travers le détroit », a commenté Yang Hsiao-tung, un porte-parole de la municipalité de Taipei.

L’envoi du couple d’animaux, prévu dès 2006, n’a finalement été possible qu’après l’arrivée au pouvoir du nouveau président taiwanais Ma Ying-jeou cette année.

Son prédécesseur pro-indépendance Chen Shui-bian refusait cette « diplomatie du panda » destinée selon lui, à attirer les bonnes grâces des Taiwanais alors que les relations étaient fort tendues. 

Le panda, animal qui n’existe en milieu naturel qu’en Chine est traditionnellement utilisé par Pékin dans ses relations diplomatiques. En 1972, l’envoi de pandas en Amérique avait symbolisé le rapprochement de la Chine avec les Etats-Unis de Richard Nixon. Avec Taiwan cependant, la question du transfert de pandas a été source de débat au cours des dernières années. La Chine considère toujours Taiwan comme une province sécessionniste qui doit revenir dans son giron et a donc envisagé l’envoi de ces pandas comme un transfert « domestique », ce qui n’a pas manqué de choquer une partie de la population taiwanaise. 

Certains journaux de Taiwan semblent partager cette position:  Ma « a réduit son rôle à celui de chef de l’exécutif et sacrifié la souveraineté de Taiwan pour faire plaisir à Pékin », a estimé le Liberty Times, selon lequel, en offrant deux pandas, la Chine a l’attitude de « l’empereur face à un Etat vassal ».

http://chine.aujourdhuilemonde.com/des-pandas-comme-ambassadeurs-entre-pekin-et-taipei

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Le Privilège du Panda

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

pandaNo man’s land juridique

Reste que ces scènes ne sont pas prêtes de cesser tant que la Chine n’aura accepté de légiférer en la matière.

Il existe certes des privilégiés, comme les pandas. En septembre dernier, la Chine a annoncé en fanfare sa décision de rompre avec la coûteuse « diplomatie du panda ». Offerts comme cadeau aux dirigeants étrangers, ces derniers faisaient figure d’ambassadeurs de la Chine, jusqu’à ce que le pays n’ouvre les yeux sur leur menace d’extinction. La chasse illégale aux pandas est même punie de la peine de mort.

Mais inutile de se faire des illusions. Si le panda jouit d’un traitement d’exception, c’est uniquement parce qu’il est un symbole culturel lucratif.

Pour les autres, en revanche, il n’existe aucune législation. En 2004, la Chine a bien proposé une loi de protection des animaux stipulant que « personne ne doit harceler, maltraiter ni blesser les animaux » et interdisant les combats d’animaux et les combats entre humains et animaux.

Mais le projet n’a pas fait long feu, la population n’étant pas jugée prête, ce qui n’avait pas empêché nombre de débats dans les médias chinois.

Dans le camp des opposants, Qiao Xinsheng, spécialiste en droit de l’Université Zhongnan Zhengfa de Wuhan, avait exprimé ainsi son avis :« Dès qu’on parle de droits des animaux, on parle d’argent (…) La Chine a tout simplement quitté le plateau quand les gens se sont demandé d’où ils allaient tirer leur prochain repas. Ils ne peuvent pas encore penser aux animaux. »

Une chose est sûre, les mauvais traitements à l’égard des animaux ne s’arrêtent pas à la porte du zoo. Le nombre grandissant d’associations de défense des animaux sur le sol chinois constitue néanmoins une petite lueur d’espoir. Réveil des consciences ? Encore trop tôt pour juger.

http://chine.aujourdhuilemonde.com/zoos-chinois-l%E2%80%99association-one-voice-tire-la-sonnette-d%E2%80%99alarme

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