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La sagesse du peuple animal

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Je vous fais partager une très belle canalisation sur le peuple animal.

J’ai volontairement enlevé certains extraits car elle est très très très longue, vous pouvez la retrouver en intégralité sur ce lien : http://www.sna-cma.com/Conf-rences.html

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Si vous souhaitez copier certains passages, merci d’indiquer l’origine du message (le lien ci-dessus) et de respecter le travail de retranscription du médium qui a reçu ce message.

Comme à chaque fois, ne prenez pas tout au pied de la lettre, faite toujours preuve de discernement sur des messages reçus en canalisation d’où qu’ils viennent.

 

Il est très difficile pour un médium de retranscrire des ressentis, émotions en mots, il faut le vivre pour le comprendre c’est pourquoi il est juste et respectueux de toujours afficher le nom de la personne qui a canalisé.

Pour ma part, je ne suis pas très adepte du channeling, je prends toujours beaucoup de recul par rapport à ça, je ne mets sur le blog que les messages qui touche mon cœur comme celui-ci :

La Sagesse du Peuple Animal

Vous habitez sur une très belle planète. En fait, vous habitez sur une splendide planète regorgeant de ressources, regorgeant de lieux qui vous nourrissent, une planète qui inconditionnellement vous supporte et vous accueille tout au long de vos incarnations. Cette planète est habitée par différentes formes de vie, des formes de vie visibles et des formes de vie plus subtiles. Il n’en demeure pas moins qu’elle est grandement habitée par une très grande diversité de vies et c’est ce qui fait en somme la richesse de votre planète.

Tout ce qui vit sur cette planète y est dans le but d’un développement (…)

L’animal n’est pas constitué comme l’être humain, il lui ressemble grandement évidemment, mais il n’est pas constitué physiquement, émotionnellement, mentalement, au niveau de ces antécédents karmiques de la même façon. Tout son système énergétique incluant évidemment son corps physique et nous tenons à signaler son corps émotionnel et mental, est différent. Tout ce système n’est pas constitué exactement comme les êtres humains, mais il est important de comprendre que les animaux aussi ont le sentiment de leur corps physique. Ils ressentent leur corps physique. Ils le ressentent mais ils n’anticipent pas, ils n’anticipent pas la douleur, ils n’anticipent pas par exemple : « Que se passera t’il s’ils perdent quelque chose par exemple, leur enfant, leur progéniture » car dans le peuple animal, une des très grandes particularités est sa capacité d’exister, sa conscience n’existe que dans le présent. (…) Le peuple animal a la sagesse au niveau émotionnel, il vit ce qu’il ressent mais sans aucune vengeance, ni rancœur. La vengeance, la violence gratuite, la rancoeur n’appartient pas à ce règne. (…) un animal maltraité développera son instinct et évidemment si il craint, si il a peur d’être maltraité à nouveau, il se défendra, mais il ne le fera pas par rancœur, il le fera parce que dans le moment présent, voilà il a peur, la mémoire lui revient et il a peur, donc il se défend. Au niveau émotionnel, les animaux n’accumulent pas de bagage de frustrations émotionnelles, ils ont une plus grande capacité d’être dans le présent. (…) 

 Ils utilisent leur plan mental qui est très différent de celui de l’être humain. Ils vont l’utiliser, nous dirons, avec beaucoup de bienveillance, c’est-à-dire qu’ils vont chercher à assurer leur survie tout simplement. Mais un animal ne cherchera pas par exemple à assurer sa survie pour 15 ans. Il assurera sa survie pour quelques semaines, quelques mois, suivant le rythme des saisons. Il le fait en respectant certaines lois. Au niveau du plan mental, les animaux vont plutôt utiliser leur plan mental pour rechercher les signes de guidance auprès de l’énergie de la Mère-Terre, à travers la force des éléments. Ils vont sentir, capter à travers le vent, à travers les grands courants, à travers l’eau, à travers la chaleur, ils vont capter tout ceci grâce à cette forme d’intelligence associée à leur instinct. Ils vont ainsi se guider, en fait ils sont très près de leur instinct qui est pour eux une forme de guidance intérieure, car ils sont conscients que leur survie en dépend. L’animal cherchera toujours à rester aux aguets face à ce qu’il ressent, ce qu’il perçoit même à travers différentes activités. Il a la capacité d’être actif et en même temps de rester, somme toute, assez bien en connexion avec son ressenti intérieur.

 

Les animaux évoluent eux aussi comme les êtres humains et ils évoluent beaucoup au contact des êtres humains. Ils permettent aux être humains aussi, ceux qui choisissent de les regarder autrement que comme des bêtes, d’accéder à leur qualité d’être. Les animaux, selon le type, l’espèce, ont vraiment tous quelque chose à apporter à l’être humain. Que ce soit la capacité presque instantanée de rapatrier toute l’énergie dans une direction, que ce soit une capacité de concentration, que ce soit une capacité de relaxation, de méditation, que ce soit le don extraordinaire de soi, que ce soit une capacité de transférer des charges, les animaux, beaucoup d’animaux domestiques prennent consciemment des charges émotionnelles des êtres tout autour d’eux uniquement par Amour. Ils le font dans l’anonymat le plus complet et le font spontanément, tout simplement par ce qu’ils ont ce don, ce don d’eux mêmes, ils ont un sens précieux pour la vie : si ils sentent qu’ils peuvent apporter une contribution aux êtres qu’ils aiment, ils le feront intuitivement… (…) 

 Au fur et à mesure qu’un être s’ouvre à la reconnaissance du Divin en lui, à un moment donné, l’individu est amené, et ceci est incontournable, à ouvrir son regard sur le peuple animal et à cesser aussi de faire certaines distinctions entre les animaux domestiques et ceux qui ne le sont pas. Vous êtes consterné ou préoccupé par le bien-être de votre animal et vous n’êtes pas préoccupé par le bien-être des animaux que vous ne connaissez pas. Vous ne pouvez pas associer votre conscience uniquement à l’amour. Ce que vous aimez, voilà, ceci vous préoccupe, mais ce que vous n’aimez pas ou ne connaissez pas, et bien vous ne voulez pas vous en préoccuper. Nous ne voulons point vous choquer, mais si vous avez des enfants, la violence portée à votre enfant vous est intolérable. Songez-vous parfois à la violence faite aux autres enfants, vous est-elle aussi intolérable ? Les êtres en cheminement sont tout près d’une plus grande conscientisation planétaire. Ceci veut dire que vous allez vous impliquer de plus en plus au niveau planétaire. Attention, nous ne vous disons pas voilà : demain matin prenez vos bagages et puis partez. C’est à l’intérieur de vous, à l’intérieur de vous premièrement que vous avez à vous positionner.

Cherchez à respecter toutes formes de vie. Premièrement, observez les autres formes de vie, observez-les, regardez à quel point elles sont différentes, belles et captez leur vibration sans jugement. Vous allez vous apercevoir que chaque forme de vie peut vous offrir quelque chose de très réel, qui vous nourrisse vibratoirement, qui vous permette de vous sentir meilleur.

Lorsque l’être humain est capable d’avoir un contact profond, un contact vrai avec un animal, qu’est ce qui se passe ? L’être humain se sent digne, il est fier de lui, parce qu’il sait qu’il vient de pénétrer quelque chose de précieux. Vous venez, au contact de cet animal, de toucher un niveau de conscience qui dépasse le niveau de conscience que vous touchez entre les humains. Pour vous contacter entre vous tous, cela demande un niveau de conscience, une ouverture évidemment, mais vous êtes tous une même forme de vie, ou des formes de vies similaires. Alors, lorsque vous dépassez certaines limites et que vous entrez en contact avec l’animal pour saisir qui il est, ce qu’il vit, ce qu’il éprouve, ce qu’il veut vous communiquer et bien vous venez de faire un pas de plus au niveau d’une conscience plus planétaire. Vous savez à l’intérieur de vous que vous touchez à quelque chose de particulier, de précieux. Notez la capacité que vous avez de contacter les animaux, de les contacter réellement par le Cœur et par l’observation-contemplation.

(…)

Les animaux sont là aussi pour vous aider à guérir beaucoup de peurs. Vous pouvez choisir de les éloigner de vous ou vous pouvez choisir de travailler tout doucement, progressivement à guérir vos peurs. La peur ou les peurs liées aux animaux sont souvent des projections, l’animal était là dans une situation de cette vie ou que dans une autre vie, et très souvent vous avez rencontré vos propres peurs.

(…)

Les animaux vivent aussi toutes les poussées vibratoires, ils ressentent aussi le changement et ce sont des êtres dotés aussi de la capacité de choisir, différemment de vous les humains. Mais il est important de comprendre que cette planète offre l’extraordinaire possibilité de choix absolu, et n’allez surtout pas croire que sur toutes les possibilités des planètes d’incarnation il y ait cette possibilité absolue, aucunement.

(…) 

Le peuple animal est géré par une conscience planétaire, appelez ceci une âme planétaire pour les animaux, nous préférons appeler ceci un grand courant ou un archétype planétaire et cet archétype planétaire inclut toute la diversité du peuple animal passée, présente et future. Cet archétype planétaire concernant le peuple animal, et nous pourrions aussi dire grâce à l’archétype planétaire concernant aussi l’être humain physique passé, présent, futur, permet aux formes de vie existantes sur une planète de croître évidemment au cours d’un cycle de vie, mais aussi de muter, de se transformer. Donc cet archétype planétaire, il est là, il émane aussi et il influence les êtres humains. Il influence directement l’archétype des animaux grâce à cette interdépendance ou à cette intercommunication au niveau des archétypes planétaires, c’est pourquoi il y a la possibilité entre les différentes formes de vie de communication, de liens d’Amour même, d’une plus grande compréhension et d’une plus grande collaboration.

(…) 

Grâce au lien de communication avec ces archétypes, il est possible qu’il y ait une communication entre vous et les animaux. N’allez surtout pas croire que, si vous avez un animal domestique, il comprenne tous les mots que vous lui dites. Il saisit par télépathie supérieure parce que l’animal a des sens sensoriels internes et externes bien développés. Pas tous les sens, mais au niveau de la télépathie, pour certains au niveau clair-ressenti évidemment, l’instinct que vous pourriez relier à l’intuition et aussi à la claire-audience, les jeunes animaux entendent par claire-audience leurs parents. Il y a tout un contact qui se fait entre les membres d’une communauté par télépathie, par clair-ressenti et ainsi de suite… donc leurs sens sont très développés.

(…)

Beaucoup d’êtres humains se sentent appelés vers le peuple Animal et si vous vous sentez appelé et bien vous pouvez travailler à partir de l’Archétype, c’est-à-dire émaner de l’Amour vers l’Archétype du peuple Animal en leur transmettant tout simplement des messages de fraternité, des messages de gratitude, des témoignages aussi de vos expérimentations envers leur peuple. Contactez sur une base respectueuse le peuple animal, une variété du peuple animal ou plusieurs variétés à travers le peuple animal. Visez intérieurement à entrer en contact avec ceux-ci uniquement dans le but de fraterniser. Donc, si vous êtes une personne qui aimez profondément, qui avez un Amour du peuple animal et que vous vous sentez interpellé à soutenir ces autres formes de vie, et bien faites-le à distance, faites-le à travers votre animal, à travers la conscience que vous avez des animaux, faites-le à travers le partage que vous faites aux autres êtres humains, faites-le au niveau planétaire en ensemençant vos méditations et visualisations ! Visualisez que vous répandez autour du peuple animal beaucoup d’Amour et ceci sera très productif.

Le peuple animal est un peuple qui est digne du plus grand respect de tous les êtres humains. N’oubliez pas… qu’ils sont des Maîtres pour vous, comme vous êtes des Maîtres pour eux. Ils ont autant à vous apprendre, à vous apporter que vous pouvez leur apporter et leur apprendre

Dites-vous bien qu’au niveau de l’expression de sagesse pure, certains d’entre eux ont atteints des niveaux très élevés, de compassion, de respect, d’humilité, de don de soi… Chaque forme de vie existe pour enrichir tout ce qui est autour, laissez-vous enrichir par le peuple animal et permettez qu’à l’intérieur de vous s’exprime votre bonté, votre gratitude, votre respect, votre fraternité envers ceux-ci.

L’être humain est en train de cumuler une grande dette karmique envers le monde animal. Ce qui est merveilleux, c’est qu’au cours du présent âge, le niveau de conscience s’accroissant, de plus en plus d’individus vont choisir de cohabiter en paix avec le peuple animal, vont choisir de retourner regarder ce peuple pour retrouver le sens du Sacré. Ces bêtes ne sont pas bêtes. Ces bêtes sont de sages et précieux Maîtres.

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Brevet sur les animaux

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

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Dans une lettre ouverte à l’OEB, Misereor, Swissaid, la Déclaration de Berne, Pas de brevet sur le vivant!, Greenpeace et les associations paysannes italienne (Coldiretti), argentine (Federación Agraria Argentina) et indienne (Bharat Krishak Samaj) appellent l’OEB à prendre une décision de principe qui interdit l’octroi de brevets sur des plantes issues de méthodes conventionnelles d’obtention. Avec un site web commun www.no-patents—on—seeds.org , l’alliance rend publique cette protestation et recherche d’autres soutiens. D’autres associations paysannes d’Espagne, de Suisse, du Nicaragua, du Pérou et du Brésil l’ont déjà rejointe.

«Nos animaux et nos semences sont le résultat de sélections opérées durant des centaines d’années par les agriculteurs», déclare Krishan Bir Chaudhary, le président de l’Association paysanne indienne Bharat Krishak Samaj. «Les multinationales exproprient les petits paysans dans les pays en développement par le biais des brevets.»

La Grande Chambre de Recours de l’OEB prendra sa décision de principe lors du réexamen d’un brevet sur le brocoli déjà en vigueur (EP 1069819 B1). La décision de la Grande Chambre de Recours servira de précédent à tous les autres brevets sur des plantes conventionnelles. L’octroi de ce brevet ouvrira la porte à un flot de nouveaux brevets sur les plantes et les animaux. Les plantes brevetées dans l’agriculture ne seront plus l’exception, mais deviendront la règle Les détenteurs de brevets pourraient contrôler l’obtention ultérieure de plantes et d’animaux ainsi que leur utilisation dans l’agriculture. L’OEB organisera probablement une audition publique dans le courant de cette année, mais la décision ne tombera qu’en 2008. En cas d’acceptation de brevets sur des procédés conventionnels d’obtention des plantes et des animaux, de nombreux recours contre les brevets resteraient largement sans effet à l’avenir.

«A cause du brevet sur le brocoli, les marchands pourraient s’approprier toute la nature vivante», estime Christoph Then de Greenpeace Allemagne. «Le droit des brevets se transformerait en une pieuvre gigantesque, dont les tentacules enserreraient les plantes et animaux qui sont la base de l’alimentation mondiale et les soumettrait au contrôle des multinationales.» 

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Langage des animaux : mythe ou réalité ?

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

(D’après « La Science française », paru en 1893)

 

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Le sujet d’une émission raisonnée chez l’animal n’est point nouveau. Dans l’antiquité, on croyait à leur âme : ainsi de Platon et Flavius Josèphe quiont cru au langage et à la raison des bêtes. Saint Basile lui-même dit dans son Homélie du Paradis terrestre, dont il fait une belle description, qu’il était peuplé de bêtes qui s’entendaient entre elles et qui parlaient sensément.

Nous pourrions citer bien d’autres auteurs, mais cela nous mènerait trop loin. Dupont de Nemours a cherché à comprendre et à traduire la langue de quelques animaux et surtout le chant des oiseaux ; et, bien que ses opinions soient hasardées, elles doivent du moins fixer l’attention sur une foule de faits curieux, car il est certain que les animaux, vivant en société ou en famille, doivent avoir quelques moyens de s’entendre et de se communiquer leurs idées.

C’est, selon cet observateur curieux, une erreur de croire que les oiseaux répètent toujours le même son. II assure que le croassement des corbeaux ne comprend pas moins de vingt-cinq mots différents, que voici :

Cra, cré, cro, cron, cronon.
Grass. gress, gross, gronss, grononess.
Crac, crea, crae, crona, groness.
Crao, creo, croe, crone, gronass.
Craon, creo, croo, crono, gronoss.

« Si nous pensons, ajoute Dupont, qu’avec nos dix chiffres arabes, qui sont dix lettres, dix mots, en les combinant deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, on forme les chiffres diplomatiques de 100, de 1000, de 10000 caractères, et si on les combinait de cinq à cinq, on en ferait un chiffre de 100000 caractères, ou de plus de mots que n’en a aucune langue connue, on aura moins de peine à comprendre que les corbeaux puissent se communiquer leurs idées. Leurs vingt-cinq mots suffisent bien pour exprimer là, droite, armé, froid, chaud, partir, je t’aime, moi de même, un nid, et une dizaine d’autres avis qu’ils ont à se donner, selon leurs besoins. »

Le chien n’emploie que des voyelles, et quelquefois, mais seulement dans la colère, les deux consonnes get z. Le chat emploie les mêmes voyelles que le chien, et de plus six consonnes, m, n, g, r, v, f. Les araignées emploient deux voyelles et deux consonnes, puisqu’elles prononcent les mots tak et tok.

A propos du chant des oiseaux, Dupont continue ainsi : « Cette énergique accentuation du discours tient à la surabondance de l’amour. Les oiseaux ne peuvent trouver cette force énorme dans leurs muscles, si frêles, que par un excès de vie dont les éléments donnent à leur amour une extrême ardeur. En pareil cas, il ne suffit pas d’aimer, il faut ajouter à la pensée même par les intonations et le rythme. C’est ce qui fait nos poètes et ce qui rend nos oiseaux musiciens. »

Le coq parle la langue de ses poules, mais, de plus, il chante sa vaillance et sa gloire. Le chardonneret, la linotte, la fauvette, chantent leurs amours. Le pinson chante son amour et son amour-propre ; le serin, son amour et son talent réel. Le mâle alouette chante un hymne sur les beautés de la nature, et déploie toute sa vigueur lorsqu’il fend les airs et s’élève aux yeux de la femelle qui l’admire. L’hirondelle, toute tendresse, toute affection, chante rarement seule, mais en duo, trio, en quatuor, en sextuor, en autant de parties qu’il y a de membres dans la famille sa gamme n’a que peu d’étendue et pourtant ce petit concert est plein de charmes.

Le rossignol a trois chansons : celle de l’amour suppliant, d’abord langoureuse, puis mêlée d’accents d’impatience très vive, qui se termine par des sons filés, respectueux, qui vont au cœur. Dans cette chanson, la femelle fait la partie en interrompant le couplet par des sons très doux, auquel succède un oui timide et plein d’expression. Elle fuit alors, mais les deux amants voltigent de branche en branche, le mâle chante avec éclat très peu de paroles rapides, coupées, suspendues par des poursuites qu’on prendrait pour de la colère : aimable colère !… C’est sa seconde chanson, à laquelle la femelle répond par des mots plus courts encore : Ami, mon ami.

Enfin on travaille au nid : c’est une affaire trop grande, on ne chante plus. Le dialogue continue, mais il n’est que parlé, et on y distingue à peine le sexe de ces interlocuteurs. C’est après la ponte que, perché sur une jeune branche voisine de celle qui porte sa famille, un peu au-dessus d’elle, battant la mesure par le petit mouvement qu’il imprime au rameau, et quelquefois par un léger mouvement des ailes, il distrait sa compagne des soins pénibles de l’incubation par les charmes d’une harmonie indicible.

Les deux couplets suivants rappelleront peut-être les vers de Du Bartas, qui essaya par des onomatopées bizarres de figurer le chant de l’alouette : du moins ceux-ci rendent en partie ce qu’en musique on appelle motif : c’est tout ce qu’il était possible de faire.

Dors, dors, dors, dors, ma douce amie,
Amie, amie,
Si belle et si chérie ;
Dors en aimant,
Dors en couvant,
Ma belle amie,
Nos jolis enfants,
Nos jolis, jolis, jolis, jolis, jolis,
Si jolis, si jolis, si jolis
Petits enfants.
(Un silence)

Mon amie,
Ma belle amie,
A l’amour,
A l’amour ils doivent la vie.
A tes soins ils devront le jour.
Dors, dors, dors, dors, ma douce amie,
Auprès de toi veille l’amour,
L’amour,
Auprès de toi veille l’amour.

Le rossignol cherche la solitude. Cependant on ne trouve point cet oiseau dans l’intérieur des grandes forêts, ni surtout dans les montagnes couvertes de sapins. Cet oiseau sédentaire se tient dans les-bosquets ou sur la lisière des bois.

Un observateur s’est assuré que la sphère remploie par la voix du rossignol n’avait pas moins d’un tiers de lieue de diamètre, lorsque l’air était calme, et Beichstein est parvenu à rendre assez exactement, par les combinaisons de nos lettres, l’effet produit par le rossignol. Beichstein recommande de les siffler et d’essayer de prononcer en sifflant les sons indiqués par les lettres.

Voici la chanson du rossignol dans la langue de ces oiseaux. C’est vraisemblablement l’original rossignolier dont Dupont nous a donné la traduction en français.

Tiouou, tiouou, tiouou, tiouou,
Shpetiou tokoua,
Tio, tio, tio, tio,
Kououtio, kououtio, kououtio, kououtio,
Tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii,
Kouorortiou, Tskoua pipistkouisi,
Tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tsirrhading !
Tsisi si tosi si si si si si si si,
Tsorre tsosrre tsorse tsorrchi ;

Tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn,tsi.
Dlo dlo dlo dla dlo dlo dlo dlo dlo
Kouioo trrrrrrrrtzt.
Lu lu lu ly ly ly lil li li li
Kouio didl li loulybi.
Ila guour guour, koui kouio !
Kouio, kououi kououi kououikoui koui koui koui
Ghi, ghi, ghi.
Gholl gholl gholl gholl ghia hududoi.
Koui koui horr ha dia dia dillhi !
Hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets,
hets, hets, hets, hets, hets, hets.
Touarrho hostehoi.
Kouia kouia kouia kouia kouia kouia kouia kouiati ;
Koui koui koui io io io io io io io koui
Lu lyle lolo didi io kouia.
Higuai guai guay guai guai guai guai guai kouior tsio tsiopi.

Jeunes lecteurs, chantez, égayez-vous en accompagnant les oiseaux qui s’ébattent au printemps.

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