LE CASTOR et LE PAYSAGE

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2013

 

290px-BeaverL’influence du castor sur son environnement est l’une des plus importantes dans le monde animal. Dans tous les milieux qui lui sont favorables, le premier impact du castor concerne son travail de régulation des cours d’eau. Les castors s’installent essentiellement près des rivières dont la pente n’est pas trop forte : dans l’État du Colorado, 70 % des rivières à castors ont une pente inférieure à 6 ‰, et 26 % une pente comprise entre 7 et 12 ‰. Au-delà, le castor ne peut plus installer son territoire. L’aménagement des barrages ralentit le débit des cours d’eau et, lorsque de nombreuses familles se succèdent le long d’une rivière, les crues diminuent d’intensité et l’eau s’écoule plus régulièrement. En aval, les conséquences sur le système écologique sont alors nombreuses : les nappes phréatiques peuvent se reconstituer et la végétation environnante est irriguée naturellement pendant tout l’été. En Louisiane, les castors entretiennent ainsi de véritables clairières artificielles dans les grandes forêts de magnolias ou de chênes d’eau (Quercus niger), favorisant ainsi la diversité des paysages. L’ensemble de la faune sauvage en profite : oiseaux d’eau, poissons, ongulés, lagomorphes ou rongeurs. Peu à peu, les retenues d’eau construites par les castors se comblent avec les alluvions et finissent par se transformer en riches pâturages. Il faut certes de nombreuses générations pour en arriver là, mais les cerfs, wapitis et bisons en profiteront largement, tandis que le castor, lui, devra aller s’installer plus loin.

 

Le castor s’accouple pour la vie. 
Les petits, trois ou quatre par portée, naissent au printemps.
À la naissance, ils ont un pelage bien fourni et une denture bien acérée. 
Les castors peuvent se reproduire dès l’âge de deux ans, âge où ils quittent leur famille et émigrent le long des cours d’eau pour aller s’accoupler à leur tour et créer leur propre foyer.

Dès les premiers froids, le rythme de vie du castor s’accélère à mesure qu’il fait ses provisions pour l’hiver : il ronge et abat des arbres qu’il tire, pour les entreposer sous l’eau.

Tant que dure l’hiver, il transporte, de sa réserve à sa salle à manger, les branchages dont il ronge l’écorce succulente. Le peuplier, le saule sont ses aliments de prédilection durant cette saison.

Le castor sort aussi pour nager et arracher les racines et les tiges épaisses de plantes aquatiques.

Durant les hivers doux les adultes s’aventurent hors de l’eau pour se nourrir des fraîches tiges qui croissent le long des berges.

L’hiver, le régime alimentaire du castor se compose de plantes ligneuses puis avec l’arrivée du printemps de plantes herbacées. L’été venu, le castor se nourrit de graminées, d’herbes, de feuilles des plantes ligneuses, de fruits et de plantes aquatiques. Le castor est cacotrophe, c’est à dire qu’il prédigère une première fois l’écorce des arbres ingérée, qu’il expulse annalement pour réingérer avant de faire ses excréments qui ressembles à de petites pelotes de sciure.

Le rythme de vie quotidien du castor : Très actif à l’aube et au crépuscule, il se repose le milieu du jour. En raison de son mode de vie essentiellement aquatique, qui lui assure une excellente protection, le castor demeure vulnérable lorsqu’il explore les berges à la recherche de nourriture. La loutre peut pénétrer dans son habitat et tuer sa progéniture. De soudaines crues peuvent aussi forcer l’animal à quitter son logis et affronter les dangers.

Menacé, le castor défend chèrement son espace vital. Il fait face à l’agresseur, l’attend, accroupi sur ses pattes arrières et émet un sifflement aigu avant de s’élancer et de chercher à mordre. Il vaut mieux se tenir loin de lui s’il se sent acculé

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