Le castor et l’homme

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

 

images (4)Si largement répandu autrefois que nombre de lieux portent encore le nom de « bièvre » qu’on lui donnait au Moyen Âge, le castor reste un des rongeurs les mieux aimés de l’homme. Pourtant, dans les régions boisées, leurs intérêts sont souvent divergents.

 

Les intérêts du castor et de l’homme ne vont pas toujours de pair. Lors des divers programmes de réintroduction du castor, en Europe comme en Amérique, le succès de l’opération se mesurait au nombre de plaintes déposées pour des arbres abattus ! La cohabitation n’est pourtant pas impossible et le castor accepte volontiers la présence de l’homme, s’il ne le menace pas. Mais le retour des castors dans des régions fortement habitées n’a pas été sans surprises. Leurs barrages peuvent engendrer l’inondation de cultures, de prairies, voire de routes ; les arbres abattus ne sont pas toujours ceux attendus ; et les ingénieux rongeurs réaménagent parfois à leur manière des ouvrages hydroélectriques ! Dans le sud-est des États-Unis, les dégâts estimés dans l’industrie forestière sont très importants… quoi que les estimations données soient, il faut l’avouer, difficiles à établir de façon objective.

   Le problème est similaire avec le castor européen. En France, depuis 1987, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (O.N.C.F.S.) est chargé d’évaluer les dégâts occasionnés par les castors, d’étudier les solutions possibles, mais aussi d’assurer un suivi de l’évolution des populations de castors et de participer au programme de réintroduction — qui a commencé dans les années 1970. Le castor est présent aujourd’hui notamment le long des berges du Rhône et de ses affluents, dans le sud-est du Massif central, le long des fleuves côtiers du Languedoc, dans le bassin de la Loire et en Alsace. Des difficultés surgissent dans des zones d’arboriculture intensive, comme les vallées de l’Ardèche, des Bouches-du-Rhône, de la Drôme, du Gard, de la Savoie et du Vaucluse. Les dégâts constatés, dont l’essentiel survient dans un rayon de 30 m autour des berges, concernent les arbres, et dans une proportion importante, des arbres fruitiers. Les dommages causés aux arbres sont constitués de branches basses coupées, d’arbres abattus ou, moins fréquemment, d’écorçage sur pied. La moitié des problèmes survient le long des cours d’eau de moins de trois mètres de large, qu’il s’agisse de ruisseaux, de fossés de drainage et de canaux d’arrosage ou d’irrigation. La solution la plus simple consiste à prélever quelques castors pour les déplacer et repeupler d’autres régions. Il est également possible de barrer, un peu en aval, le canal conduisant les castors aux arbres à protéger. De même, poser un grillage de 80 cm de haut sur 25 m de long sur chacune des deux rives du cours d’eau, empêchera les castors, trop prudents pour marcher si longtemps, d’atteindre les arbres.

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