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Castors Sauvages écossais

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

 

220px-Beaver_lodge_north_of_Saguenay,_Quebec_2005-07-19D’habitude, quand une espèce reconquiert un biotope dont les activités humaines l’avait chassée, la nouvelle réjouit les naturalistes. Pas en Ecosse. Du moins pas lorsqu’ils travaillent pour le compte du Scottish Natural Heritage (SNH), l’institution en charge de la gestion de l’environnement situé au nord du mur d’Hadrien.

Il y a une dizaine d’années, les castors écossais ont commencé à repeupler la vallée de la Tay, dans la région de Perth. Officiellement, la population de rongeurs compterait une vingtaine d’individus, mais selon des naturalistes consultés par The Independent, leur nombre pourrait, en fait, atteindre la cinquantaine.  

Pour le SHN, tout cela est terriblement «  annoying ». Ennuyeux, car ces bièvres écossais, juridiquement considérés comme éteints, sont revenus tout seuls (probablement échappés d’un jardin zoologique) et n’ont pas été réintroduits par l’homme.  

Le SHN entend donc capturer et mettre au zoo les contrevenants. «  Si nous les laissions dans la nature, nous ignorerions la législation sur la faune sauvage, ce que ni le SHN ni aucun gouvernement ne peut faire », justifie un porte-parole de l’institution.  

Le comique de l’affaire est que le SHN tente, difficilement, de réintroduire des castors d’Europe (Castor fiber) dans la forêt de Knapdale, à l’est de l’Ecosse.  

L’affaire commence à faire grand bruit dans la lande des pictes. Aux pétitions succèdent les pagestweeter de soutien aux castors évadés. Sans pour l’instant impressionner le SNH. Cette rigidité pourrait masquer une volonté du gouvernement écossais d’interrompre la réintroduction du castor dans les Highlands.  

La puissante Scottish Rural Property and Business Association (un lobby de propriétaires terriens) estime, en effet, que le castor n’a rien à faire dans la région puisqu’il y a plus de 4 siècles qu’il en a été éradiqué. Et certains écologistes ne sont pas loin de souscrire à cet argument. Tels les défenseurs des rivières d’Ecosse, de la Tweed Foundation, qui redoutent de voir les barrages des castors perturber la migration des saumons

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Chasse et piégeage du castor

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

200px-Castor_dents-hayeLa chasse a été la première menace pour l’espèce. Ces animaux, faciles à piéger, ont été chassés depuis l’antiquité pour leur fourrure qui servait notamment à produire des chapeaux, leur chair et pour le castoréum, une substance huileuse sécrétée par des glandes sexuelles situées en dessous de la queue (assimilées à tort aux testicules). Cette chasse les a conduits à l’extinction sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition avant même le milieu du xxe siècle.

Une fable d’Ésope évoque leur chasse et raconte comment un castor, ne pouvant plus échapper aux chasseurs qui le poursuivaient, se mutila pour éviter d’être pris.

Au Moyen Âge, le castor européen a été largement chassé pour sa chair, car les chrétiens étaient autorisés à en manger le vendredi, celle-ci étant assimilée à celle du poisson et non à de la viande, en raison de la vie aquatique de l’animal (Voir aussi carême).

Alors que le castor avait déjà presque disparu en Europe de l’Ouest, aux xviiie et xixe siècles, la demande de fourrure se reporte vers le castor canadien qui est aussi chassé pour son castoréum) par les trappeurs, au point qu’il a rapidement disparu d’une grande partie de l’Amérique du Nord. L’impact écologique de sa disparition a déclenché le lancement de programmes de réintroduction, qui lui ont permis de réintégrer certaines zones desquelles il avait disparu.

Bien qu’il soit un des symboles nationaux du Canada, le castor y est considéré dans plusieurs régions comme un animal localement envahissant. Après son retour ou sa réintroduction, il peut à nouveau inonder des zones, ce qui diminue le risque d’incendie de forêt, mais peut causer l’inondation de zones où l’on a entre temps construit des routes ou planté des champs. On contrôle alors le niveau d’eau au moyen de siphons autoamorcés silencieux (car c’est le bruit de l’eau qui coule, qui est le stimulus déclenchant l’acte instinctif de construire ou colmater un barrage).

Le castor a longtemps été victime de la chasse par les trappeurs en Amérique du Nord, il devint d’ailleurs l’emblème et le couvre-chef du célèbre trappeur Davy Crockett.

Dans de nombreux pays, il pâtit de sa ressemblance avec le ragondin (aussi appelé myocastor) et avec le rat musqué, espèces invasives et considérées comme nuisibles car dégradant fortement les berges. Il est parfois aussi empoisonné par les appâts empoisonnés destinés à éliminer les rats musqués. Des mesures permettant de protéger les castors de ces appâts sont expérimentées.

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LE CASTOR d’Esope

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

Le castor est un quadrupède qui vit dans les étangs. Ses parties honteuses servent, dit-on, à guérir certaines maladies. Aussi quand on le découvre et qu’on le poursuit pour les lui couper, comme il sait pourquoi on le poursuit, il fuit jusqu’à une certaine distance, et il use de la vitesse de ses pieds pour se conserver intact ; mais quand il se voit en prise, il se coupe les parties, les jette, et sauve ainsi sa vie.

Parmi les hommes aussi, ceux-là sont sages qui, attaqués à cause de leurs richesses, les sacrifient pour ne pas risquer leur vie.

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Des Chasseurs poursuivaient un Castor ; dans le dessein de tirer profit de certaine partie de son corps. Ils avaient coutume d’en employer la chair comme un remède souverain contre plusieurs maux.
Le Castor, qui savait leur intention, n’eut pas plutôt reconnu qu’il ne pouvait leur échapper, qu’il la prit à belles dents, et se la retrancha.
Alors les Chasseurs, satisfaits d’avoir ce qu’ils cherchaient, cessèrent de le poursuivre, et se retirèrent. Ainsi le Castor, qui fort sagement jugea à propos de se défaire d’une partie qu’il ne pouvait conserver sans perdre le tout, se sauva par son jugement.

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Castor et fourrure

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

220px-Beaver_skinPendant des siècles, la fourrure des castors a été l’intérêt principal de l’homme pour ce gros rongeur. En Europe, la demande a littéralement explosé lors de la découverte des riches colonies de l’espèce nord-américaine et de l’extrême qualité de son pelage. En 1638, un acte du Parlement anglais interdit même l’utilisation de tout autre fourrure que celle de castor pour la fabrication des chapeaux masculins. Et, jusqu’au début du XIXe siècle, tout le monde porte un couvre-chef en feutre de castor. Pour alimenter ce marché formidable, l’espèce est décimée sans vergogne. Et, dans le Nouveau Monde, où Anglais et Français s’affrontent au XVIIIe siècle, la conquête des « arpents de neige » du Canada signifie aussi la maîtrise du commerce des peaux. Les Anglais vainqueurs exterminent les castors.

   Alors que les deux espèces manquent de disparaître au début du XIXe siècle, le commerce des peaux a aujourd’hui repris en Amérique du Nord, dans d’autres conditions il est vrai. Une meilleure gestion des populations et des politiques de réintroduction, qui ont permis un excellent rétablissement de l’espèce, autorisent en effet l’abattage d’animaux ; de plus, l’exploitation de la fourrure de castor est dépassée sur le plan économique, ce qui allège de façon considérable la pression exercée sur les populations. En Europe, le nombre moindre des castors ne permet pas encore de grands prélèvements, mais le castor européen ne bénéficie pas du même niveau de protection dans tous les pays.

 

C’est la quête de la fourrure de castor qui est à l’origine de l’exploration du Canada et le castor est encore aujourd’hui l’une des fourrures les plus utilisées par nos designers. Extrêmement abondante, la fourrure de castor est remarquablement chaude parce que l’air est emprisonné dans le duvet doux et dense sous les poils de garde plus épais. Même lorsque la fourrure de castor est épilée (pour enlever les poils de garde plus rudes), et rasée (pour la rendre plus légère et moins volumineuse), elle reste l’une des fourrures les plus chaudes et douces. La fourrure du castor est aussi la plus polyvalente: brillante et lustrée sous sa forme naturelle, elle peut également être blanchie et teinte, imprimée, sculptée et brodée. Le style de la plupart des fourrures peut être renouvelés en fonction des tendances changeantes de la mode, mais le castor est l’une des plus faciles à remodeler. Si elle est conservée correctement, on pourra profiter de sa beauté et de sa chaleur pendant plusieurs générations!

 

Castor et fourrure   dans CASTOR 220px-CastorChapeauDer_Kuerschner_klopftLe castor, le rat musqué, le raton laveur, la zibeline canadienne, le coyote, le renard roux, le lynx et d’autres fourrures sauvages sont abondants au Canada et sont très appréciées pour leur beauté et leur coloration naturelle. Grâce à une gestion prudente et l’application rigoureuse des normes et règlements provinciaux, nationaux et

 

internationaux, les espèces menacées ne sont jamais utilisées. Seul un petit pourcentage de l’excédent que la nature produit chaque année est utilisée pour la production de vêtements.

Pour en apprendre davantage à propos des fourrures sauvages , visitez le site web Eco Fourrure.

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