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cigogne légendaire

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013

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LE MIROIR

Il était une fois

Une grenouille  qui craignait plus que tous les immenses cigognes …

Toute sa vie était centrée sur cette terreur, toute aussi immense ! Si bien que si le moindre oiseau ressemblant fort ou peu a une cigogne s’approchait des alentours elle fuyait très vite très loin dans l’espoir immédiat d’échapper a une éventuelle attaque de l’animal , qu’il fut ou non une cigogne ! …

Par un beau jour de printemps , tandis que notre grenouille avait trouvé son tout nouveau refuge dans un étang a peut près a son goût , un héron maladroit vint atterrir a sa manière sur le plan d’eau où notre grenouille se prélassait au soleil…

cigogne légendaire dans CIGOGNEL’animal ailé , bien que ressemblant en divers points a sa cousine la cigogne , ne représentait pourtant absolument aucune menace pour notre grenouille craintive, facile a terroriser et pour la simple et bonne raison que les hérons ne se nourrissent exclusivement que de poissons et jamais , au grand jamais du moindre batracien !

Bien du contraire , les batraciens , pour le héron , sont d’une aide précieuse pour leur pêche au poissons ( mais ceci est une autre histoire ! )…

Cependant notre grenouille , qui demeurait craintive pour la raison que l’on sait , en voyant atterrir le héron a la façon de la cigogne & avec cette silhouette si ressemblante sous divers points , crû dur comme fer avoir affaire a cet animal qui la terrorise par dessus tout et prit aussitôt les jambes a son cou pour fuir a nouveau , comme elle sait si bien le faire en telles circonstances ! …

C’est ainsi que l’on voit , a travers marais et contrées , une grenouille craintive changer de logis comme de chemise et fuir encore et toujours tout ce qui ressemble de près ou de loin a une cigogne …

On dit même que les cigognes auraient changé de régime depuis peu ( dans la nature tout évolue donc tout est possible ) et pourtant , qu’elle sache ou ignore ce fait , la grenouille n’en demeure pas moins craintive a ce sujet , ayant au final plus de confiance en se terreur que de confiance aux aptitudes de changement des prédateurs !

On dit aussi que depuis sa 1ère fuite justifiée ( lorsqu’elle fut véritablement face a une cigogne affamée de grenouilles ) elle n’a en réalité jamais recroisé de cigogne mais seulement des pseudos cigognes c’est-à-dire des cousins et des cousines , souvent ressemblantes en allures et en mœurs et pourtant jamais mangeurs de grenouilles !

On dit , pour finir , qu’elle vécu même un amour très fort et très profond ( quasi fusionnel ) avec un être qui , certains jours , avait des airs de cigogne a cause du miroir qui se tenait en permanence derrière lui où qu’il aille , quoi qu’il fasse avec elle …

La grenouille toujours voyait , en le regardant , son image a elle – quand elle entrait dans sa peur face a des circonstances aux apparences menaçantes ( apparentes seulement ! ) au lieu de se voir  > elle voyait sa peur personnifiée dans le miroir qui la changeait en cigogne ! … Ainsi la pauvre créature se fuyait elle-même en croyant fuir une cigogne ! et fuyait par là même l’être au miroir qui tentait de l’aimer malgré tout !

& on dit , enfin , que leur amour en fut brisé car ces fuites , devenues incessantes , finirent par briser le miroir où la pauvre grenouille effarée s’était laissé piéger par sa propre peur !

Voila la sinistre histoire de ceux & celles qui projettent hors d’eux l’image de leurs pires craintes , jusqu’à la projeter même sur l’amour de leur vie , a en perdre la sève !

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le renard et la cigogne – 18ème fable

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013

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de LA FONTAINE …. C’est l’écrivain grec Plutarque (50 – 125) qui nous a transmis au travers de ses « Propos de table » (I, 1) le texte d’Esope qui a inspiré cette fable. Phèdre reprendra également ce thème (I, 26).

Le Renard et la Cigogne  est la dix-huitième fable du livre I de Jean de La Fontaine situé dans le premier recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1668. Cette fable est faite en deux parties : la cigogne tombe dans le piège du renard, puis le renard tombe dans son propre piège cette fois-ci tendu par la cigogne. La morale est Attendez vous à la pareille.

Compère  le Renard se mit un jour en frais,
Et retint à dîner commère la Cicogne.
Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts:
            Le galand, pour toute besogne,
Avait un brouet clair (il vivait chichement).
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette:
La cigogne au long bec n’en put attraper miette,
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
        Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la cigogne le prie.
« Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis,
            Je ne fais point cérémonie.  »
        A l’heure dite, il courut au logis
            De la cigogne son hôtesse,
            Loua très fort sa politesse ,
            Trouva le dîner cuit à point.
Bon appétit surtout, renards n’en manquent point.
Il se réjouissait à l’odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu’il croyait friande.
            On servit, pour l’embarrasser,
En un vase à long col et d’étroite embouchure .
Le bec de la cigogne y pouvait bien passer,
Mais le museau du sire était d’autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu’une poule aurait pris,
        Serrant la queue, et portant bas l’oreille.

            Trompeurs, c’est pour vous que j’écris :
            Attendez-vous à la pareille.

 

Compère et commère se disait au départ pour désigner le parrain et la marraine d’un enfant ; le terme devint ensuite synonyme d’ami. Pour finir, il prit une signification péjorative, un compère devenant un ami avec lequel on fait de mauvais coups, un complice, alors que la commère désigne plutôt une femme bavarde..

Cicogne: Si Richelet et Furetière écrivent « cigogne », La Fontaine, tout comme l ’Académie, retient plutôt l’orthographe « cicogne » (du latin « cicogna »).

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cigogne et médecine

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013

 

320px-Luisenpark_cikonio_kaj_knabinooiseau dont les pattes, le cou et le bec sont fort longs. La cigogne dont M. Perrault a donné la description dans le recueil de l’académie. royale des Sciences, avait quatre pieds de longueur depuis le bout du bec jusqu’à l’extrémité des pieds. Celle du bec était de quatre trentiemes parties de celle de tout le corps ; les pieds n’avaient que trois trentiemes, le cou cinq trentiemes, et les jambes onze depuis le ventre jusqu’à terre. Le cou était beaucoup plus gros par le bas que par le haut. Cet oiseau avait cinq pieds d’envergeure. Le plumage était d’un blanc sale & un peu roussâtre presque partout le corps, & noir au bout des ailes. Il y avait aussi des plumes noires, longues & larges sur les deux côtés du dos & à la racine des ailes. Le cou était revêtu sur sa partie inférieure, jusqu’au tiers de sa longueur, par des plumes longues de six pouces, larges de dix lignes, & terminées en pointe. Elles étaient entourées à leur racine par un duvet très-blanc, dont chaque petite plume avait un tuyau de la grosseur d’une petite épingle, qui se partageait en cinquante ou soixante autres plus petits que des cheveux, dont chacun était encore garni des deux côtés de petites fibres presqu’imperceptibles. Cette cigogne n’avait sur le haut de la véritable jambe que de petits filets de plumes fort rares. L’alentour des yeux était dégarni de plumes, on n’y voyait qu’une peau fort noire. Cet oiseau avait le bec droit, pointu, et d’un rouge pâle, tirant sur la couleur de chair. Le bas des véritables jambes était rouge, et avait plus de quatre pouces de longueur ; la partie du pied, qui s’étend depuis le talon jusqu’aux doigts, était de couleur grise, & le reste des pieds et la jambe de couleur rouge. Il avait des écailles en forme de table sur les extrémités des doigts. Les trois de devant étaient joints ensemble à leur commencement, par des peaux courtes et épaisses. Il avait le doigt de derrière gros et court, les ongles blancs, larges, & courts à peu-près comme ceux de l’homme. La cigogne se nourrit de lézards, de serpents, de grenouilles, & n’a point de ventricule comme les oiseaux de proie, mais seulement un gésier. Elle mange aussi des vers, des araignées, & d’autres insectes. Mémoire pour servir à l’histoire des animaux, tome III. troisième part. 

CIGOGNE NOIRE, ciconia nigra, oiseau de la grosseur de la cigogne ordinaire, ou même un peu plus petit. Le cou, la tête, le dos et les ailes sont d’un noir luisant ou mêlé de vert ; le ventre, la poitrine et les côtés sont blancs ; le bec est vert ; les pattes sont de cette couleur, et dégarnies de plumes jusqu’à l’articulation du genou ; la membrane qui tient les doigts unis ensemble s’étend jusqu’à la moitié de la longueur du doigt du milieu, seulement du côté intérieur. Voyez Willughby, ornith.

CIGOGNE, (Matiere médicale). Les parties de cet oiseau dont on se sert en Médecine, sont, outre l’oiseau entier, la vésicule du fiel, le fiel, la graisse, la fiente et le jabot. Cet animal est un grand alexipharmaque, et passe pour un excellent remède contre toutes sortes de poisons, et surtout contre la peste ; on en use aussi dans les affections des nerfs et des jointures. Son fiel est recommandé dans les maladies des yeux ; sa graisse en liniment dans les affections goutteuses et le tremblement des articulations ; sa fiente prise dans de l’eau, dans l’épilepsie et dans les maladies de la tête ; son ventricule ou son jabot desséché et pulvérisé, passe pour un spécifique admirable contre plusieurs poisons.

Dict. de Médecine, Dale, Schroeder

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La cigogne Blason de la faculté de médecine

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013

Comme l’université et ses différents organes, c’est tardivement, à la Renaissance, que la Faculté s’est dotée d’armes propres. Le 2 octobre 1597, elle a adopté la devise « Urbi et Orbi Salus » et l’écu :

  • d’azur à trois cigognes passantes au naturel portant chacune en leur bec une branche d’origan, un soleil rayonnant d’or chassant les nues en chef.

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La devise reprend une patente accordée par une bulle datée du 23 mars 1460 du pape Nicolas V, lui-même fils de médecin, diplômé de l’Université de Bologne et fondateur de la Bibliothèque Vaticane, conférant à tout licencié de l’Université de Paris une reconnaissance par toute autre université de sa compétence d’exercice. Cette équivalence universelle était particulièrement importante pour la faculté de médecine qui promettait ainsi à ses futurs médecins une possibilité d’installation même à l’étranger et assurait la pérennité d’un recrutement dans toute l’Europe catholique, ce qui était moins évident avec l’émergence au sortir de la guerre de Cent Ans de nations bien distinctes.

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Le métal de l’écu est le bleu de France. Le soleil chassant les nuages symbolise les lumières dispensées par l’enseignement et la lutte contre l’obscurantisme. L’Université elle-même arborant une bible descendue des nues, c’était peut-être aussi une façon ironique de se démarquer de la maison-mère en insistant sur des prétentions scientifiques ou du moins naturalistes de la médecine. Origan est le nom grec de la marjolaine, anciennement mariolaine, c’est-à-dire « petite image sainte de la Vierge Marie » (cf. « mariole », sens antithétique). L’étymologie fantaisiste « herba maiorana », c’est-à-dire remède majeur en latin de carabin, a peut-être renforcé le sens de remède souverain. Il semble donc que les médecins se soient bien amusés en forgeant ces armes. La cigogne est un jeu de mot sur son nom en ancien français, soigne (littéralement, l’oiseau qui veille à la bécquée), et sur sa figure légendaire de la Mère Gigogne, comparée à une alma mater ou une mère-poule abritant les étudiants sous ses jupes (cf. la même observation d’un long bec supposé nourricier transposée dans la légende des bébés apportés par les cigognes).

La persistance du blason de la Faculté au travers de ses dissolutions successives est un signe curieux et rare de permanence dans l’histoire de France. Il n’est toutefois pas tout à fait exceptionnel, ainsi pour le Conseil d’État ou le Collège d’Harcourt par exemple.

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