Nos Animaux, Amis de nos Maux

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013

Nos Animaux, Amis de nos Maux dans XXX - ARTICLES DE PRESSE images-10

Lorsque je suis sorti de l’école vétérinaire, il y a environ trente-cinq ans, je me suis senti comme tout jeune diplômé, j’imagine, prêt à soigner toutes les maladies de tous les animaux. Après de si longues étude,s rien en pouvait échapper à nos connaissances ! 

Hélas, lors de la première consultation avec mon « maître d’apprentissage », j’ai entendu de sa propre bouche : « après tout ce qui a été fait pour votre animal, on ne peut plus rien ». Je suis tombé de très haut. Comment comprendre qu’un vétérinaire, pratiquant son art depuis une trentaine d’années, puisse avouer une telle impuissance ? Ce n’était pas ce que j’avais appris à l’école, bien au contraire, l’arsenal thérapeutique étant chaque année plus performant, la science devait pouvoir résoudre tous les problèmes.

Il m’a fallu longtemps pour réaliser que cette phrase de mon « maître » se confirmait de jour en jour, consultation après consultation. J’ai donc décidé de chercher « ailleurs ».

C’est alors que j’ai entendu parler d’homéopathie par des éleveuses de chèvres. Elles soignaient elles-mêmes leurs animaux de cette manière et obtenaient de très bons résultats. Les vrais éleveurs de chèvres conduisent leurs animaux au pâturage tous les jours et les observent. Cette attention constante leur permet de réaliser combien chacun d’eux est unique et nécessite une approche différente, adaptée. J’ai donc entrepris une formation en homéopathie et les chèvres m’ont permis de tester les effets de cette médecine alternative.

Mal à dire. Qui le dit ?

Très rapidement, j’ai pu adapter cette pratique à toutes les espèces animales (et humaines !) l’important étant de s’intéresser à ce qui rend l’individu « différent ». Hahnemann, l’inventeur de l’homéopathie, disait qu’il faut regarder non pas la maladie mais le malade dans ce qui le rend « rare, bizarre ou étrange ». Cette approche oblige le médecin ou le vétérinaire à s’intéresser à l’individu dans son intégralité, à pratiquer une médecine holistique. Actuellement plus personne n’ignore les bienfaits de l’homéopathie. Cependant, j’ai constaté qu’elle montre ses limites lorsque l’intégrité de l’individu n’est plus respectée et que trop de tensions physiques et psychiques entrent en jeu. J’ai donc fait appel à d’autres techniques. L’ostéopathie, particulièrement dans son approche énergétique, m’a beaucoup aidé. Puis, au « toucher ostéopathique », j’ai ajouté le ressenti énergétique de l’AURA (Pranathérapie). Très vite alors, j’ai pu ressentir ces zones de tensions qui entraînent les « MAL à DIRE » de nos animaux et donc de leurs maîtres.

Tel chien, tel maître

Le mot vient d’être lâché. En effet, si nous avons tant d’échecs dans nos soins aux animaux malades, c’est parce que nous ne voulons soigner (soi nié) que ce que le malade veut bien nous montrer. En répertoriant au fil des années les différents symptômes que les animaux présentaient, j’ai compris que j’entrais rapidement dans l’intimité u maître, que l’animal était souvent « l’éponge de son maître ». Nous avons tous déjà remarqué, en croisant des couples maître/chien, combien les deux se ressemblaient physiquement. Il en est de même intérieurement. Il suffit de savoir comprendre le message de l’animal. Derrière un animal en pleine santé, nous aurons la chance d’avoir un maître plutôt bien portant, dans un état très proche du « bien-être ».  Mais lorsqu’un animal malade m’est présenté, je découvre rapidement un maître souffrant.

Une main à l’écoute…

Je parle, bien sûr, des animaux de compagnie que je côtoie le plus souvent, comme le chat, le chien et le cheval en priorité. Je constate toujours une plus grande sensibilité pour le chat que l’on peut appeler « ce malade silencieux ». Quand un animal n’est pas bien depuis un certain temps, que toutes les analyses ont été faites et les traitements nécessaires effectués, souvent sans résultats, le couperet tombe ; « on ne peut plus rien faire pour lui ». J’ai alors l’impression que l’animal attend « la main qui l’écoutera » pour pouvoir livrer son secret car il s’agit bien là d’un fardeau trop lourd à porter que l’animal endure depuis longtemps, par « sympathie » avec son maître.

Très souvent, le maître reçoit le message de son animal qui jour alors en quelques sorte, un rôle de thérapeute. En effet, on ne vient pas me consulter par hasard. N’est-ce pas ce fameux clin d’œil du Bon Dieu qui place les bonnes personnes au bon moment et au bon endroit ? Toutefois, il est très important et évident que le maître doit être prêt à entendre le message dont son animal est porteur et qui va mettre en lumière son propre mal-être profond. Par sa propre maladie, l’animal veut l’entraîner sur le chemin de la guérison. Lorsque celui-ci n’est pas prêt à entendre ce que l’animal l lui suggère, quelques dommages collatéraux sont à craindre. Si le maître ne se sent en rien responsable ou pas encore prêt à encaisser les conséquences utiles au changement, la guérison durable ne pourra s’accomplir. S’il attend tout du vétérinaire et que l’animal ne guérit pas, celui-ci devient alors un incapable et un charlatan.

Victoria, un sauvetage douloureux.

Moi-même, je n’ai pas toujours été à l’écoute de l’animal et n’ai pas toujours su dire les paroles qu’il fallait, au moment où i l le fallait, pour sauver un animal, ou son maître. C’est ainsi qu’il m’a été donné d’adopter une chatte nommée Victoria. Cette petite chatte persane était destinée à enrichir sa propriétaire par la production de chatons de race. Cette dame possédait donc un couple de chats Sacrés de Birmanie et un couple de chats Persans. Quand Victoria est arrivée, elle était en état d’anorexie depuis plusieurs jours et ne pesait plus qu’un kilo et demi au lieu de trois. Les soins hospitaliers n’apportaient aucune amélioration, surtout lorsque la propriétaire venait lui rendre visite en compagnie de ses deux filles. Elle rudoyait autant ses propres enfants que son animal. J’ai donc décidé de prendre Victoria à la maison. Elle s’est remise à manger progressivement. Au bout d’un mois, elle pesait 2,6 kilos et… nous l’avons rendue à sa propriétaire.

Quel message entendre ?

Six semaines plus tard, elle m’était ramenée, de nouveau en anorexie, ne pesant que 2,5 kilos alors qu’elle était gestante de cinq petits. A peine arrivée à la maison, elle a sauté de la voiture et s’est précipitée sur la nourriture. Elle a mangé pendant une demi-heure. Quatre semaines plus tard, elle adonné naissance à cinq chatons. Le plus gros pesait 45 grammes et le plus petit 25. Dans des conditions normales, le poids moyen d’un chaton à la naissance est de 75 grammes. J’ai réussi à en sauver deux qui sont de superbes mâles maintenant, les autres n’étaient pas viables. Hélas, pendant que Victoria allaitait ses petits, les trois autres chats de cette dame sont morts ; deux à cause d’ulcères de l’estomac perforés, le troisième s’est défenestré. Je me rendais bien compte que tous ces animaux vivaient dans le mal-être, mais je n’avais spas encore atteint, à l’époque, la capacité énergétique de faire passer un message de guérison au maître au contraire, j’était souvent moi-même en colère de voir tant d’énergies négatives laissées livres. Je pense maintenant que  j’aurais pu essayer de faire passer un message de guérison et d’amour, au lieu de laisser ces animaux venir se faire « soi niée » et mourir d’une « vraie maladie » ou d’un « malheureux accident ».

S’accompagner pour comprendre

En écrivant ce lignes, je me rends compte que je suis passé à côté de nombreuses possibilités de guérir, mais j’avais aussi à cheminer personnellement vers cette compréhension qui m’a permis de faire évoluer mon « Art de GERIR ». je ne réalise d’ailleurs pas vraiment comment cette évolution s’est faite, car elle s’est faite naturellement, un peu comme la lumière du jour qui se lève et devient progressivement de plus en plus forte. La manière dont j’abord la maladie aujourd’hui est devenue tellement naturelle que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, même si cela blesse quelques susceptibilités médicales.

Pour conclure

Je pense pouvoir parler ici de ma rencontre avec Jean-Claude Genel à qui je dois le plaisir de rédiger ces quelques lignes. L’animais une formation d’ostéopathie pour six vétérinaires. Lorsqu’un client arrivait,  son animal avait droit à sept paires de mains, avides de l’explorer, pendant que je m’entretenais avec le propriétaire. Jean-Claude est venu me consulter pour son chat pendant cette semaine de formation. Celui-ci a donc lui aussi profité de ces sept paires de mains. Dès le premier contact avec ce chat, j’ai très vite abordé le concept de l’empathie homme-animal et nous nous sommes tout de suite trouvés dans une intimité de réflexion qui nous a amenés à nous rencontre ultérieurement, avec Yannick Le Cam et ma compagne, pour parler de nos expériences relationnelles. Jean-Claude et Yannick m’ont demandé de mettre en mots, cette approche car m’ont-ils dit, « faire part de votre vécu de thérapeute, au-delà d’un discours enthousiasmant, pourrait intéresser d’autres personnes en recherche ».

Article de Marc LEGROS www.veterinairebuissandescaves.com

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