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La Cigogne noire

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2013

La Cigogne noire dans CIGOGNE ciconia_nigra_-kruger_national_park-8La Cigogne noire  est une espèce d’oiseaux de la famille des Ciconiidae. À peine plus petite et plus farouche que sa cousine, la Cigogne blanche, elle peut vivre jusqu’à 20 ans. Elle se nourrit principalement d’amphibiens et d’insectes. On la rencontre en Eurasie et en Afrique, où elle fréquente les forêts profondes plantées de vieux arbres et proches de zones humides

La Cigogne noire est légèrement plus petite que la Cigogne blanche , mesurant 95 à 100 cm pour une envergure de 145 à 155 cm. Elle pèse près de 3 kilogrammes.

Son plumage est presque totalement noir, avec des reflets verts et violet. Seul les plumes de son ventre, du bas de sa poitrine ses axillaires et ses sous-caudales sont blanches. Les plumes de la poitrine sont longues et hirsutes, formant une collerette qui est parfois utilisée lors de la parade nuptiale. Ses pattes sont longues et de couleur rouge. Sa petite tête se termine par un long bec rouge vif, qui s’affine progressivement pour finir en pointe. Son regard est souligné par une zone de peau nue rouge autour de l’œil. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel apparent dans le plumage, mais le mâle est légèrement plus grand que la femelle.

Chez le jeune le motif du plumage ressemble à celui des parents, mais le noir est plus brun et moins brillant. Les scapulaires, les plumes des ailes et des sus-caudales ont la pointe pâle. Les pattes, le bec et la peau nue autour de l’œil du cigogneau sont d’un gris verdâtre. Il peut être confondu avec le jeune Tantale ibis, mais ses ailes et son manteau sont plus pâles, avec un bec plus long et du blanc sous les ailes. L’adulte, en vol et de loin, peut même être confondu avec la Cigogne blanche : par forte luminosité, le dessus des ailes peut sembler pâle.

Écologie et comportement

Alimentation

La Cigogne noire se nourrit principalement de grenouilles et d’insectes, mais aussi de poissons, crabes, de petits reptiles, oiseaux et mammifères.

Reproduction

Le nid, fait de branchages, est construit haut dans un arbre, ou sur un escarpement de falaise, toujours près de zones humides (cours d’eau ou marais) et à plus d’une douzaine de mètres du sol. Une ponte compte de 3 à 5 œufs, blancs, qui sont couvés par les deux partenaires durant 38 à 42 jours. Les cigogneaux quittent le nid de 65 à 70 jours après leur sortie de l’œuf.

Les poussins plus faibles ou petits sont parfois tués par leurs parents. Cela se produit quand les ressources alimentaires se font insuffisantes, la réduction de la taille des couvées augmentant les chances de survie des autres oisillons. Les cigogneaux ne s’attaquent pas entre eux, les poussins plus forts ne sont notamment pas agressifs envers les plus faibles membres de leur couvée comme c’est le cas chez certaines espèces (caïnisme), et la méthode de nourrissage employée par les parents — la régurgitation de grandes quantités de nourriture à la fois sur le fond du nid — ne permet pas aux plus forts de se nourrir entièrement au détriment des plus faibles ; l’infanticide par les parents reste donc le moyen efficace de réduire la taille d’une couvée mais n’est pas souvent observé5. Un cas d’infanticide a toutefois été filmé en 2012 sur un nid de trois juvéniles en Belgique .

La cigogne noire niche dans l’est de l’Europe et dans la péninsule Ibérique près de points d’eau douce. Contrairement à la cigogne blanche, la cigogne noire est un habitant timide d’anciennes forêts fermées qui renferment des étangs et des ruisseaux. Cependant, dans certaines régions (Estrémadure, en Espagne par exemple) elle utilise des rochers pour établir son nid.

Migrations

La cigogne noire migre pour l’hiver vers l’Afrique et l’Inde. Les jeunes partent plus tôt que les adultes. Seule la population de la péninsule Ibérique reste sur place. Elle vole dans des courants d’air chaud pour faciliter le vol sur de longues distances. Elles traversent la Méditerranée et passent par le col du Bosphore. Elles parcourent entre 200 et 300 kilomètres par jour, mais cela peut aller jusqu’à 500 kilomètres.

Les cigognes migrent à partir du milieu du mois d’août jusqu’à la fin du mois de septembre, puis reviennent au milieu du mois de mars. Suivant leurs trajectoires, les cigognes noires migrent vers la Tunisie, au Nigeria ou au Mali.

La Cigogne noire fait partie des nombreuses espèces d’oiseaux décrites par le naturaliste suédois Carl von Linné dans la dixième édition de son Systema Naturae parue en 1758, et où il lui donne pour protonyme le binôme de Ardea nigra. L’espèce est reclassée en 1760 et de manière définitive par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson dans un nouveau genre, Ciconia. Le nom de genre, Ciconia, vient du mot latin pour « cigogne », cĭcōnĭa, initialement retrouvé dans les œuvres d’Horace et d’Ovide ; nigra était quant à lui le mot latin pour « noir ».

Malgré sa grande zone de répartition géographique, aucune sous-espèce n’est distinguée.

Phylogénie

La famille de la Cigogne noire, celle des Ciconiidae, est depuis 2008 la seule de l’ordre des Ciconiiformes, qui autrefois comptait notamment certains Pelecaniformes (les hérons, le Bec-en-sabot du Nil et l’Ombrette africaine). La petite vingtaine d’espèces actuelles de la famille, qui se distinguent par leurs ailes larges et arrondies, leur queue courte et leur anisodactylie avec les trois doigts antérieurs légèrement palmés, sont réparties en six genres constituant dans trois grands groupes : le premier rassemble les genres Mycteria (quatre tantales) et Anastomus (deux bec-ouverts), le second les grandes espèces des genres Ephippiorhynchus (deux jabirus), Jabiru (du Jabiru d’Amérique) et Leptoptilos (trois marabouts), et le troisième ne compte que le genre Ciconia, des cigognes vraies. Ce dernier groupe contient la Cigogne noire et six autres espèces actuelles, qui se caractérisent par leurs becs droits et pointus et leur plumage principalement noir et blanc. (sur Wikipédia)

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Cigogne épiscopale

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2013

Cigogne épiscopale dans CIGOGNE white_necked_stork_ciconia_episcopus_21-mar-2007_7-37-51_am_21-mar-2007_7-37-52La Cigogne épiscopale est une espèce d’oiseau échassier de la famille des Ciconiiformes.

La cigogne épiscopale est une espèce présente en Afrique ainsi qu’en Asie de l’Inde à l’Indonésie, dans les zones humides arborées. Elle construit son nid en roseaux dans les forêts d’arbres et pond entre 2 et 5 œufs et s’occupe de sa nichée. Cette cigogne est habituellement silencieuse mais émet parfois des claquements avec son bec pendant la période de nidification.

La cigogne épiscopale possède de grandes ailes qui lui permettent de planer, utilisant les courants d’air chaud présents dans l’atmosphère pour se déplacer sur de grandes distances. Comme toutes les cigognes, elle a un cou très élancé.

La cigogne épiscopale mesure en moyenne 85 cm de hauteur. Son plumage est noir, sauf au niveau de son cou et de son ventre blancs. Les jeunes ont des couleurs plus monotones que celles des adultes.

La sous-espèce africaine, Ciconia episcopus microscelis, a la tête noire, tandis que la race asiatique, Ciconia episcopus episcopus, a la tête toute blanche, à l’exception d’une zone plus sombre autour des yeux. Les spécimens vivants dans l’Est de l’Indonésie appartiennent à une troisième sous-espèce, Ciconia episcopus neglecta.

La cigogne épiscopale marche lentement et solidement sur le sol cherchant ses proies, lesquelles sont dans la plupart des cas des grenouilles, des lézards et de gros insectes. Les cigognes en Afrique sont ainsi attirées par les feux de brousse.

Le nom (vernaculaire comme scientifique) de cet oiseau vient de la couleur de son plumage – noir et blanc – comme l’était anciennement celle des habits des clercs.

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Cigogne de Storm

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2013

Cigogne de Storm dans CIGOGNE stavenn_ciconia_stormii_00La Cigogne de Storm  est une espèce d’oiseau d’Asie de la famille des Ciconiidae. Son nom commémore Hugo Storm, le capitaine allemand du vapeur Lübeck, qui durant ses années de service (de 1887 jusqu’à environ 1895), récolte des spécimens d’histoire naturelle en Asie.

La cigogne de Storm est grande d’approximativement de 90 cm avec un plumage blanc et noir, un bec rouge, la face dénudée et orange, des pattes rouges et des orbites oculaires jaunes. Le mâle est d’apparence identique à la femelle. Le cigogneau possède un duvet et une peau déplumée.

Le peu de spécimens connus vit dans les forêts préservées et humides de Sumatra, des Îles Mentawai, de Bornéo et de la Péninsule Malaise. Un de ses derniers espaces préservés dans leur intégralité et le sud-est de Sumatra, avec des populations confinées sur Kalimantan et Brunei. La péninsule malaise compte une très petite population d’individus, dispersés de plus. La population mondiale est estimés à moins de 500 individus.

La cigogne de Storm est un oiseau solitaire. Son régime alimentaire est composé essentiellement de poissons. La femelle pond en général deux œufs dans un nid de branchages dans la canopée.

Elle était auparavant référencée comme une sous-espèce de la cigogne épiscopale.

À cause de la perte de son habitat, de populations très restreintes et du braconnage des espèces rares en forêt, la cigogne de Storm est classifiée comme espèce en danger par l’UICN.

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Cigogne maguari

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2013

 

Cigogne maguari dans CIGOGNELa Cigogne maguari , seul membre du genre Ciconia en Amérique tropicale, possède un plumage blanc et noir, un bec gris terminé par une pointe rouge et un lore rouge également. Comme les autres ciconiidae elle fréquente les zones marécageuses et y capture poissons, amphibiens et petits reptiles.

Cette espèce vit en Argentine, en Bolivie, au Brésil, en Colombie, an Guyane, au Guyana, au Paraguay, au Suriname, en Uruguay et au Venezuela. Elle est erratique au Chili, sur Trinité, aux îles Malouines et possiblement au Pérou.

Les Ciconiiformes sont un ordre d’oiseaux échassiers qui comprend la seule famille des Ciconiidae. Ses oiseaux sont les tantales, bec-ouverts, cigognes, jabirus et marabouts. L’ordre et la famille comprennent 6 genres et 19 espèces.

Les Ciconiiformes sont de grands échassiers (de 75 à 152 cm) aux pattes et bec longs ; leur cou est allongé et parfois épais.

Habitats et répartition

Cosmopolites, à l’exception de l’Antarctique et de la majeure partie de l’Amérique du Nord, ils présentent la plus grande diversité en région tropicale. Ils vivent dans une variété de zones humides, mais quelques espèces fréquentent les zones herbeuses et les forêts. On les trouve généralement dans les régions continentales chaudes.

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Écologie et comportement de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2013

Bec de jeune cigogneLa Cigogne blanche est un oiseau grégaire, formant des groupes de milliers d’individus sur les chemins migratoires et dans les aires d’hivernage en Afrique. Les oiseaux non-reproducteurs se rassemblent en groupes de 40 à 50 individus au cours de la saison de reproduction. La Cigogne d’Abdim , plus petite et au plumage sombre est souvent présente dans les regroupements de Cigognes blanches en Afrique australe. Chez la Cigogne blanche les couples reproducteurs peuvent se réunir en petits groupes pour chasser, et dans certaines régions des oiseaux forment des colonies pour nidifier. Cependant la taille des groupes varie énormément d’une colonie à l’autre, et il n’existe pas de structure sociale précise. Les jeunes reproducteurs font souvent leur nid à la périphérie, tandis que les cigognes plus vieilles ont un meilleur succès reproducteur en occupant les nids de meilleure qualité vers le centre de la colonie. La structure sociale et la cohésion du groupe est maintenue par des comportements altruistes comme le toilettage réciproque, un comportement exclusivement présent au nid. Des oiseaux debout peuvent ainsi lisser les plumes de la tête d’oiseaux assis, les parents toiletter leurs jeunes ou ces derniers se nettoyer mutuellement. Contrairement à la plupart des cigognes, la Cigogne blanche n’adopte jamais de posture statique avec les ailes déployées, même si elle peut les tenir dépliées, les rémiges primaires pointant vers le bas, lorsque son plumage est mouillé.

La Cigogne blanche dépose parfois des fientes très diluées, contenant les matières fécales et l’urine, sur ses propres pattes, rendant celles-ci blanches. L’évaporation résultant assure le refroidissement que l’on appelle urohidrose. Les oiseaux bagués peuvent parfois souffrir d’une accumulation de fientes autour de l’anneau qui leur blesse les pattes et peut entraîner des nécroses mortelles. La Cigogne blanche est considérée comme une utilisatrice d’outils, pouvant essorer des mousses avec son bec pour faire goutter de l’eau dans celui de ses poussins.

Communication

Écologie et comportement de la Cigogne dans CIGOGNE 250px-jabiru_perth_zoo_sept_2005

Cigogne d'Asie

Chez l’espèce, les muscles de la syrinx sont réduits. Le son principal émis par la Cigogne blanche adulte est un claquement de bec bruyant, qui a été comparé à des tirs lointains de mitrailleuses. On dit qu’elle claquette, craquette ou glottore. L’oiseau produit ce bruit en ouvrant et refermant rapidement son bec de sorte qu’un clac se fait à chaque fois que ses mandibules se rencontrent, amplifié par son sac gulaire, qui agit comme caisse de résonance. Utilisés pour diverses interactions sociales, ces claquements de bec deviennent généralement de plus en plus forts, et à des rythmes distinctifs selon la situation, par exemple plus lent lors de la copulation et rapide lorsqu’il est poussé comme un cri d’alarme. La voix des adultes ne s’entend que lorsqu’ils produisent de faibles sifflements, à peine audibles ; les jeunes oiseaux peuvent cependant pousser des sifflements secs, des pépiements divers et des miaulements pour réclamer leur nourriture. Comme les adultes, les jeunes peuvent aussi claquer du bec.

Les Cigognes blanches présentent également un comportement où un individu jette rapidement sa tête vers l’arrière de telle sorte que sa calotte touche son dos, avant de ramener lentement sa tête vers l’avant, le tout à plusieurs reprises. Ce comportement est utilisé comme un salut entre les oiseaux, après le coït, et aussi comme attitude de menace. Il peut aussi être utilisé par les petits. Les couples reproducteurs sont territoriaux durant l’été, et utilisent cette parade, ou s’accroupissent vers l’avant, la queue inclinée et les ailes étendues. Si les attitudes menaçantes ne suffisent pas, des combats entre mâles éclatent, parfois sanglants et pouvant s’étaler sur plusieurs jours.

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Alimentation et reproduction de la cigogne

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2013

Alimentation et reproduction de la cigogne dans CIGOGNE 320px-klappern_des_weissstorches

La Cigogne blanche consomme une grande variété de proies animales. Elle préfère se nourrir dans les prairies qui se trouvent dans un rayon de 5 km autour de son nid et sur les sites où la végétation est courte, de sorte que ses proies sont plus accessibles. Son régime alimentaire varie selon la saison, l’endroit et la disponibilité des proies. Les proies les plus courantes sont les insectes, principalement des coléoptères et des orthoptères (sauterelles, criquets et grillons), respectivement 49,5 % et 43,7 % des insectes lors d’une étude sur trois ans effectuée en Espagne à partir de pelotes de réjection, les insectes représentant 99,3 % du nombre total des proies. Viennent ensuite les lombrics, les reptiles, les amphibiens — notamment les grenouilles telles que la grenouille verte  et la grenouille rousse  — et de petits mammifères comme les campagnols (notamment Microtus arvalis et les espèces du genre Arvicola), les taupes et les musaraignes. Elle attrape ces rongeurs en les guettant à la sortie de leur trou. Moins souvent, la Cigogne blanche consomme aussi des œufs d’oiseaux, de jeunes oiseaux, des poissons, des mollusques, des crustacés et, en Afrique du Nord, des scorpions.

La Cigogne blanche chasse principalement pendant la journée ; elle avale directement les petites proies, mais tue et découpe les proies plus grosses avant de les avaler. Elle avale parfois des élastiques qu’elle prend pour des vers de terre, et ceux-ci peuvent parfois causer la mort de l’individu par occlusion intestinale. Elle chasse sans gêne dans les terrains ouverts et n’hésite pas à suivre les engins de labour ou les batteuses afin de consommer les animaux débusqués ou déchiquetés par les machines. En Afrique elle sait également tirer profit des feux de brousse qui dénichent toutes sortes de proies. On a observé des oiseaux retournant en Lettonie au cours du printemps repérer leurs proies, des grenouilles Rana arvalis, en suivant les appels nuptiaux produits par des rassemblements de grenouilles mâles. Des Cigognes blanches hivernant dans l’ouest de l’Inde ont été observées suivant une Antilope cervicapre pour capturer les insectes dérangés par le bovidé.

Le régime alimentaire des oiseaux non reproducteurs est similaire à celui des oiseaux nicheurs, mais les proies sont plus souvent prises dans les zones sèches. Lorsque les cigogneaux sont âgés de plusieurs semaines, près de 4 kg de nourriture sont quotidiennement nécessaires pour nourrir une famille. Les Cigognes blanches passant l’hiver en Inde se nourrissent parfois avec la Cigogne épiscopale. Des cas de cleptoparasitisme ont été reportés, une Cigogne blanche ayant volé un rongeur au Busard des roseaux  en Inde ; à l’inverse le Busard cendré  est connu pour harceler les Cigognes blanches se nourrissant de campagnols dans certaines parties de la Pologne.

Reproduction

Photo de 2 cigognesLa Cigogne blanche se reproduit dans les zones agricoles ouvertes près de zones humides, construisant son grand nid de branches dans les arbres, sur les bâtiments, ou sur une plate-forme bâtie par l’homme et prévue à cet effet. Les nids sont généralement construits en colonies lâches, mais on a compté jusqu’à neuf nids sur un même toit. Généralement placé à grande hauteur, il est à l’abri des prédateurs terrestres mais peut occasionnellement être construit au sol. L’espèce nidifie souvent à proximité de l’habitat humain ; les nids peuvent être construits sur les églises ou d’autres bâtiments. Chaque nid mesure de un à deux mètres de profondeur, de 0,8 à 1,5 m de diamètre et pesant de 60 à 250 kg. Il est généralement utilisé année après année, en particulier par les plus vieux mâles. Le mâle revient plus tôt dans la saison, et choisit le nid. Les grands nids produisent plus de jeunes à l’envol, et semblent être recherchés. Un changement de nid est souvent lié à un changement dans l’appariement et à une saison de reproduction mauvaise l’année précédente ; les jeunes oiseaux sont ainsi plus susceptibles de changer de site de nidification. Si un individu arrivant à un nid reste généralement pour s’y reproduire, on a observé dans le Sud-Ouest de la Pologne plusieurs couples se succéder dans un même nid avant qu’un ne se décide à s’y établir.

Quand le mâle a choisi le nid, les partenaires se saluent en claquetant du bec, la tête renversée sur le dos. Quand l’entente est réussie, à force de parades et de caresses, l’accouplement donne lieu à d’audacieuses acrobaties. Le plus souvent, l’oiselle doit se tenir debout, tandis que son partenaire bat des ailes pour s’équilibrer en s’accroupissant sur elle. Les partenaires copulent fréquemment pendant le mois avant que la femelle ne ponde. Des rapports fréquents sont généralement signe de compétition spermatique ou de relations hors couple, mais ce deuxième comportement est rare chez la Cigogne blanche.

Il arrive souvent que d’autres espèces d’oiseaux nichent dans les grands nids de la Cigogne blanche. Parmi les occupants les plus réguliers, on compte le Moineau domestique , le Moineau friquet  et l’Étourneau sansonnet ; on recense des résidents moins communs, comme le Faucon crécerelle , la Chouette chevêche le Rollier d’Europe , la Bergeronnette grise , le Rougequeue noir , le Choucas des tours  et le Moineau espagnol .

Chez la Cigogne blanche un couple n’élève qu’une seule couvée par an. La femelle pond généralement quatre œufs, mais des pontes d’un à sept œufs ont déjà été signalées. Les œufs sont blancs, mais ont souvent l’air sales ou jaunâtres à cause d’un revêtement gluant. Ils mesurent en moyenne 72,58 × 51,86 mm, et pèsent de 96 à 129 g, dont 10,76 g de coquille. Un œuf est pondu tous les deux jours, mais l’incubation commence dès que le premier œuf est pondu, de sorte que l’éclosion, qui commence 33 à 34 jours plus tard, est asynchrone. Les deux parents participent à l’incubation pendant la journée, mais la tâche est assurée la nuit par la femelle seule.

La température et les conditions météorologiques au moment de l’éclosion sont importantes ; les températures fraîches et le temps humide diminuent le succès reproducteur en augmentant le taux de mortalité des poussins. De façon un peu inattendue, une étude a montré que les oisillons étant sortis de l’œuf plus tard et qui parviennent à l’âge adulte ont plus de poussins que leurs congénères de nids éclos plus tôt. Le premier petit sortant de l’œuf bénéficie généralement d’un avantage concurrentiel sur les autres. Les poussins plus faibles ou petits sont parfois tués par leurs parents. Cela se produit quand les ressources alimentaires se font insuffisantes, la réduction de la taille des couvées augmentant les chances de survie des autres oisillons. Les cigogneaux ne s’attaquent pas entre eux, les poussins plus forts ne sont notamment pas agressifs envers les plus faibles membres de leur couvée comme c’est le cas chez certaines espèces (caïnisme), et la méthode de nourrissage employée par les parents — la régurgitation de grandes quantités de nourriture à la fois sur le fond du nid — ne permet pas aux plus forts de se nourrir entièrement au détriment des plus faibles ; l’infanticide par les parents reste donc le moyen efficace de réduire la taille d’une couvée mais n’est pas souvent observé.

De 75 grammes à l’éclosion, la masse corporelle des poussins augmente très rapidement dans les premières semaines et atteint un plateau d’environ 3,4 kg en 45 jours ; la longueur du bec augmente de manière linéaire pendant environ 50 jours. Les jeunes oiseaux sont nourris avec des vers de terre et des insectes, qui sont régurgités par les parents sur le fond du nid. Les aînés peuvent atteindre le bec des parents et y obtenir leur nourriture. L’eau est versée directement du bec des adultes dans celui des jeunes. Les dix premiers jours, les parents nourrissent les petits toutes les heures ; quand ces derniers ont atteint l’âge de deux ou trois semaines, les adultes reviennent toutes les deux heures. Les poussins quittent le nid 58 à 64 jours après l’éclosion.

La Cigogne blanche commence généralement à se reproduire à l’âge de quatre ans, même si certains individus peuvent se reproduire dès deux ans et au plus tard à sept ans. Le record de longévité connu pour une Cigogne blanche sauvage est détenu par un individu retrouvé mort 39 ans après avoir été bagué en Suisse, tandis que des oiseaux captifs ont vécu pendant plus de 35 ans.

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Parasites et maladies de la cigogne

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2013

Parasites et maladies de la cigogne dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-_courtship_display1Les nids de la Cigogne blanche abritent une multitude de petits arthropodes, en particulier au cours des mois les plus chauds qui suivent l’arrivée des oiseaux sur leurs aires de reproduction. En réutilisant un même nid plusieurs années successives, les cigognes apportent chaque saison plus de matériaux pour le remplir et des couches de matière organique s’y accumulent. La température dans le nid est régulée par la chaleur corporelle des parents mais les excréments, les restes de nourritures, les plumes ou les peaux mortes nourrissent une population importante et diversifiée d’acariens mésostigmates. Une étude portant sur une douzaine de nids a trouvé 13 352 individus appartenant à 34 espèces, les plus communes étant Macrocheles merdariusM. robustulusUroobovella pyriformis et Trichouropoda orbicularis, qui représentent près de 85 % des individus trouvés. Ces arachnides se nourrissent des œufs et des larves d’insectes et des nématodes, qui sont abondants dans la litière des nids. Ces acariens sont dispersés par les coléoptères coprophages, notamment de la famille des Scarabaeidae, ou sur du fumier apporté par les cigognes lors de la construction du nid. Il ne semble pas se développer d’acariens parasites, ce qui pourrait être contrôlé par les espèces prédatrices. L’impact global des populations d’acariens n’est pas clairement déterminé ; ils pourraient jouer un rôle dans l’élimination des organismes nuisibles, ou avoir un effet négatif sur les oisillons.

Les oiseaux eux-mêmes sont les hôtes d’espèces appartenant à plus de quatre genres d’acariens des plumes. Ces arthropodes, comme Freyanopterolichus pelargicus et Pelargolichus didactylus vivent sur ​​les champignons qui poussent sur les plumes, qui pourraient eux-mêmes se nourrir de la kératine des plumes extérieures ou des corps gras les recouvrant. Les poux mâcheurs tels que Colpocephalum zebra sont plutôt trouvés sur les ailes, et le phthiraptère Neophilopterus incompletus partout ailleurs sur le corps.

La Cigogne blanche compte également plusieurs types de parasites internes, comme les protozoaires du genre Giardia, des parasites intestinaux, etToxoplasma gondii. Une étude menée sur 120 carcasses de Cigognes blanches de Saxe-Anhalt et du Brandebourg en Allemagne a révélé huit espèces detrématodes, quatre de cestodes et au moins trois espèces de nématodes ; cinq de ces espèces sont considérées comme propres à la Cigogne blanche. Une espèce de douves, Chaunocephalus ferox, a causé des lésions dans la paroi de l’intestin grêle chez un certain nombre d’oiseaux admis dans deux centres de réadaptation dans le centre de l’Espagne, et a été associée avec un poids réduit des individus porteurs. Ce ver plat est un agent pathogène et une cause de morbidité avérée chez le Bec-ouvert indien .

Photo d'une cigogneLa Cigogne blanche peut aussi être victime de la grippe aviaire, dont sa souche H5N1, et du virus du Nil occidental, qui infecte principalement les oiseaux et se transmet entre les oiseaux par les moustiques. Les oiseaux migrateurs pourraient jouer un rôle important dans la propagation de ces virus mais leur écologie reste mal connue. Le 26 août 1998, un groupe d’environ 1 200 Cigognes blanches en migration, dévié de son trajet vers le sud, atterrit à Eilat, dans le Sud d’Israël. Les oiseaux sont stressés après un long vol battu leur évitant de trop dévier de leur itinéraire, et un certain nombre meurt. Une souche virulente de virus du Nil occidental est isolée à partir des cerveaux de onze juvéniles morts. Les autres Cigognes blanches par la suite testées en Israël ont des anticorps contre ce virus. En 2008, trois jeunes Cigognes blanches d’un refuge faunique polonais ont des résultats sérologiques positifs, indiquant une exposition au virus, mais le statut du virus dans ce pays n’est pas certain pour autant.

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Répartition et migration de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2013

Répartition et migration de la Cigogne dans CIGOGNE 320px-white_stork-mindaugas_urbonas-1La sous-espèce type a une aire de répartition disjointe mais très étendue à travers l’Europe ; les populations sont plus denses dans la péninsule Ibérique et en Afrique du Nord à l’Ouest, ainsi qu’en Europe centrale et de l’Est — avec le quart de la population mondiale se concentrant en Pologne — et dans l’Ouest de l’Asie. La population de la sous-espèce C. c. asiatica compte près de 1 450 oiseaux et se limite à une région d’Asie centrale située entre la mer d’Aral et le Xinjiang, dans l’ouest de la Chine. On pense que la population du Xinjiang a disparu vers 1980. Les itinéraires de migration étendent l’aire de répartition de cette espèce dans de nombreuses parties d’Afrique et d’Inde. Certaines populations sont situées sur la route de migration de l’Est, qui passe à travers Israël en direction de l’Afrique orientale et centrale.

Quelques cas de reproduction ont été signalés en Afrique du Sud depuis 1933 à Calitzdorp, et environ 10 oiseaux ont été vus nicher depuis les années 1990 autour de Bredasdorp. Une petite population de cigognes blanches hiverne en Inde et appartient principalement à la sous-espèce C. c. asiatica, puisque des volées comptant jusqu’à 200 oiseaux ont été observées dans les années 1900 migrer au printemps à travers la vallée de Kurram. Cependant des oiseaux bagués en Allemagne ont été recapturés dans l’Ouest et dans le Sud de l’Inde, respectivement à Bîkâner et Tirunelveli. Un spécimen atypique avec un cercle oculaire rouge, une caractéristique de la Cigogne orientale (C. boyciana), a également été rapporté et une étude plus approfondie de la population indienne est nécessaire. Au nord de son aire de reproduction, la Cigogne blanche est un migrateur de passage ou erratique en Finlande, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Islande, en Norvège et en Suède, ainsi qu’à l’Ouest des Açores et de Madère. La répartition de l’espèce s’étend vers l’Ouest de la Russie.

Habitat

La Cigogne blanche privilégie les prairies herbeuses pour trouver son alimentation, les terres cultivées, souvent aux abords des cours d’eau, ainsi que les marais et les zones inondables ; 75 % des nids sont situés dans ces zones humides. Elle évite les zones envahies par les herbes hautes et les arbustes. Dans la région de Tchernobyl, dans le Nord de l’Ukraine, les populations ont diminué après l’accident nucléaire de 1986, quand les terres agricoles ont laissé la place aux broussailles et aux herbes hautes. Dans certaines parties de la Pologne, les sols naturellement pauvres en ressources alimentaires ont contraint les Cigognes blanches à chercher leur nourriture dans les décharges depuis 1999. Des oiseaux ont également été signalés prospecter dans les décharges au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique du Sud. Dans ses zones d’hivernage, elle peuple les savanes et les steppes, évitant les forêts tropicales.

La Cigogne blanche niche en grand nombre dans les régions aux prairies ouvertes, en particulier aux zones herbeuses humides ou périodiquement inondées, et moins dans les zones plus végétalisées, buissonneuses ou forestières. On a retrouvé cet oiseau nichant jusqu’à 2 000 m d’altitude en Arménie. En Afrique, sur les aires d’hivernage, on la retrouve dans les prairies, les zones humides, et les terres agricoles. La Cigogne blanche a probablement bénéficié des activités humaines durant le Moyen Âge, les zones boisées ayant été défrichées pour la création de nouveaux pâturages et de terres agricoles, et l’espèce se trouvait alors dans une grande partie de l’Europe, nichant jusque dans le nord que la Suède. Un couple a niché au sommet de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg, en Écosse, en 1416.

Au xixe siècle l’industrialisation et les changements dans les méthodes agricoles causent un déclin de l’espèce, et la Cigogne blanche ne niche plus dans de nombreux pays depuis, les bastions de la population de l’Ouest étant dorénavant en Espagne, en Ukraine et en Pologne. Dans la péninsule ibérique, les populations sont concentrées dans le Sud-Ouest, et ont également diminué en raison des pratiques agricoles. Une étude publiée en 2005 a révélé que la région de Podhale dans les hautes terres du Sud de la Pologne avait connu un afflux de Cigognes blanches, les premières ayant nidifié en 1931, à des altitudes de plus en plus élevées au fil des années, pour atteindre 890 mètres d’altitude en 1999. Cela pourrait être lié au réchauffement climatique, menant également d’autres animaux et des plantes à des altitudes plus élevées. En 2003, une autre étude rapportait que, au cours des vingt années passées, les Cigognes blanches nichant dans la province de Poznań, dans l’ouest de la Pologne, arrivaient au printemps environ dix jours plus tôt qu’à la fin du xixe siècle.

Migrations

La recherche systématique sur les migrations commence avec l’ornithologue allemand Johannes Thienemann, qui débute des études par baguage en 1906 à l’observatoire d’oiseaux « Vogelwarte Rossitten », sur l’isthme de Courlande dans ce qui est alors la Prusse-Orientale. Bien que peu de cigognes passent par cet observatoire, celui-ci coordonne le baguage à grande échelle de l’espèce dans toute l’Allemagne et ailleurs en Europe. Entre 1906 et la Seconde Guerre mondiale près de 100 000 Cigognes blanches sont baguées, principalement des juvéniles, et plus de 2 000 « reprises » longue-distance (c’est-à-dire d’oiseaux capturés à nouveau, loin de leur lieu de baguage) d’oiseaux portant des bagues de Rossitten sont effectuées entre 1908 et 1954. Des techniques plus modernes sont aujourd’hui utilisées de manière complémentaire, comme les balises Argos. Tel est le cas de Max la cigogne, suivi par le musée d’histoire naturelle de Fribourg depuis sa naissance en 1999 et mort en décembre 2012 en détenant le record de longévité pour un animal muni d’une balise.

Itinéraires

Les Cigognes blanches quittent leur aire de reproduction d’été en août et septembre en Europe, s’envolant vers le sud pour rejoindre l’Afrique. Plutôt solitaires lors de la nidification, elles se montrent particulièrement grégaires pour la migration. Elle passent l’hiver dans la savane du Kenya et d’Ouganda, au sud jusque dans la province du Cap, en Afrique du Sud. Dans ces quartiers d’hiver, elles se rassemblent en grands groupes qui peuvent dépasser le millier d’individus. Certains oiseaux partent vers l’ouest, dans l’Ouest du Soudan et du Tchad, et peuvent rejoindre le Nigeria. Au printemps, les oiseaux reviennent vers le nord et passent par le Soudan et l’Égypte de février à avril. Ils sont de retour en Europe vers fin mars et avril, après un trajet moyen de 49 jours, alors que le périple d’automne est accompli en 26 jours environ. Le vent arrière ou la rareté de la nourriture et de l’eau augmentent la vitesse moyenne du vol.

Pour éviter la longue traversée de la Méditerranée, les oiseaux d’Europe centrale empruntent deux tracés différents. L’un contourne la mer par l’Est, passant par le Bosphore en Turquie, traversant le Levant, puis en contournant le désert du Sahara en descendant vers le sud par la vallée du Nil ; il est emprunté par 340 000 oiseaux, formant des rassemblements spectaculaires. Le second itinéraire passe par l’Ouest de la Méditerranée, et s’effectue via le détroit de Gibraltar ; 35 000 Cigognes blanches l’empruntent3. Ces couloirs de migration maximisent l’utilisation des courants ascendants et permettent donc aux cigognes d’économiser leur énergie. La route de l’Est est de loin la plus utilisée, avec 530 000 Cigognes blanches y passant chaque année, ce qui en fait dans cette zone le second migrant le plus fréquent après la Bondrée apivore (Pernis apivorus). Les colonies de rapaces, de Cigognes blanches et de Pélicans blancs peuvent s’étendre sur 200 km de long. Le trajet par l’Est est en distance deux fois plus long que par l’Ouest, mais les oiseaux prennent le même temps pour atteindre les aires d’hivernage, quel que soit leur itinéraire.

Photo de pélicansLes Cigognes blanches juvéniles effectuent leur première migration vers le sud selon le même trajet que leurs parents, mais déplacés de ce trajet par les conditions météorologiques, ils sont désorientés et peuvent rejoindre de nouvelles zones d’hivernage. Les adultes, familiers des endroits qu’ils traversent, peuvent compenser les vents forts et ajuster leur direction pour retrouver leurs quartiers d’hiver usuels. Ainsi tous les oiseaux ayant migré au printemps, même ceux ayant hiverné dans des endroits inhabituels, peuvent trouver leur chemin pour retourner vers les sites de reproduction traditionnels. Cependant les jeunes de moins d’un an restent généralement sur les zones d’hivernage et attendent la migration suivante. Une expérience avec de jeunes oiseaux élevés en captivité à Kaliningrad et relâchés en l’absence de cigognes sauvages pouvant leur servir d’exemple a révélé qu’ils semblaient avoir un instinct de voler vers le sud, même si la dispersion dans la direction était importante.

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Histoire Étymologique de la cigogne

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Histoire Étymologique de la cigogne dans CIGOGNELe mot « cigogne » est issu probablement de l’ancien provençal cegonha, venant lui-même du latin cĭcōnĭa, initialement retrouvé dans les œuvres d’Horace et d’Ovide, d’où sont issus aussi les mots cigüeña en espagnol, cicogna en italien etcegonha en portugais. La Cigogne blanche a porté de nombreuses appellations en français, dans les dialectes locaux ou les langues régionales, dont ciconiacigognocigougnocigoignochigogne ou chigane. Les anglophones et les suédophones la nomment stork, les germanophones Storch, qui selon une étymologie populaire, proviendrait du cri « Starke ihn » — en allemand « donne-lui de la force » — qu’aurait lâché une cigogne prise de pitié lors de la crucifixion du Christ. En réalité, la forme germanique initiale *sturkaz, à l’origine des différentes formes dans les langues germaniques, repose sur un radical *sturk-*sterk- évoquant la raideur de la démarche de l’oiseau.

Si le jeune oiseau est appelé « cigogneau », autrefois il était parfois nommé « cigognat ». Le nom de la cigogne figure dans plusieurs locutions : les plantes du genre Erodium sont appelées ainsi d’après la forme de leur fruit, et une espèce particulière, Erodium ciconium, était autrefois appelée « cou-de-cigogne », dorénavant « Érodium bec de Cigogne » ; le genre Pelargonium, qui est comme les Érodiums de la famille des Géraniacées, a son nom construit sur le grec ancien « πελαργός » (pelargos), signifiant « cigogne » ; l’expression « contes à la cigogne » désignait quant à elle des contes dépourvus de toutes vraisemblance, ridicules et faits pour amuser les enfants. On prête à la cigogne ainsi qu’aux ibis l’invention du clystère, l’ancien nom du lavement du côlon ; ces échassiers aux longs becs étaient supposés se verser de l’eau dans le cloaque grâce à leur bec, Barthélémy Aneau rapportant à ce sujet : « Quand elle se sent grevée par trop manger, elle prend de l’eau en son bec qu’elle met en son corps par le fondement pour amollir la matière qui est trop dure dedans son corps et par ce, elle se purge ! ». D’après le Dictionnaire de l’Académie française, le terme « cigogne » désigne dans les arts « des leviers ou des dispositifs de levage à forme recourbée qui rappellent le bec ou le cou de cet animal ».

La Cigogne blanche fait partie des nombreuses espèces d’oiseaux décrites par le naturaliste suédois Carl von Linné dans la dixième édition de son Systema Naturae parue en 1758, et où il lui donne pour protonyme le binôme de Ardea ciconia. L’espèce est reclassée en 1760 et de manière définitive par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson dans un nouveau genre, Ciconia, dont elle constitue donc l’espèce type. Cependant la dénomination spécifique faisant alors doublon avec le genre, ce qui est contraire aux pratiques de l’époque, Jacob Christian Schäffer renomme l’espèce en Ciconia alba en 1789. L’épithète d’origine, ciconia, a depuis été reprise, selon les conventions du code international de nomenclature zoologique (ICZN). Le nom de genre comme la dénomination spécifique, ciconia, viennent du mot latin pour « cigogne », cĭcōnĭa ; alba était quant à lui le mot latin pour « blanc ».

Deux sous-espèces sont distinguées :

  • Ciconia ciconia ciconia (Linnaeus, 1758), la sous-espèce type, vit en Europe, dans l’Ouest de l’Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, où elle hiverne au Sud du Sahara ou pour certains oiseaux en Inde ;
  • Ciconia ciconia asiatica Severtzov, 1873 niche en Asie centrale, dans le Turkestan, et hiverne de l’Iran à l’Inde. Cette sous-espèce est légèrement plus grande que la première.

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Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne dans CIGOGNE stork_palic_serbiaLa Cigogne blanche, par sa grande taille, sa prédation des animaux nuisibles et parce qu’elle niche près de l’homme, a eu un impact important dans ​​la culture et le folklore. Dans l’Égypte antique, elle était associée au bâ, l’« âme », dont elle était le hiéroglyphe. Le mot hébreu pour désigner cette cigogne est « חסידה » (chasidah) et dérive de « חסד » (chesed), la « gentillesse, miséricorde », selon une croyance que l’oiseau est réputé pour être serviable avec les autres membres de son espèce. Les mythologies grecque et romaine dépeignent les cigognes comme des modèles de piété pour leurs parents, qui ne meurent pas de vieillesse mais s’envolent vers les îles et prennent l’apparence d’êtres humains. L’oiseau est le protagoniste de deux des fables d’Ésope : Du Laboureur et de la Cigogne et Du Renard et de la Cigogne. Cette dernière a inspiré Jean de La Fontaine dans l’écriture de sa fable Le Renard et la Cigogne ; le même auteur écrit également Le Loup et la Cigogne.

On prête également à ces oiseaux une forte piété filiale, avec la réputation de prendre soin de leurs vieux parents, de les nourrir et même de les transporter. Une loi grecque appelée Pelargonia, du grec ancien « πελαργός » (pelargos) désignant cette cigogne, exigeait des citoyens qu’ils prissent soin de leurs parents âgés. Les Grecs estimaient aussi que tuer une cigogne pouvait être puni de mort et dans la Thessalie antique, l’oiseau aurait été protégé car il chassait les serpents. L’« oiseau blanc haï des longs serpents » de Virgile est par ailleurs souvent considéré comme une référence à la Cigogne blanche, même si le Circaète Jean-le-Blanc , essentiellement ophiophage, a également été proposé pour interprétation. Virgile rapportait également que l’arrivée de l’« oiseau blanc » au printemps rappelait aux agriculteurs de planter leurs vignes. Au début du xixe siècle, les Grecs ont néanmoins tué de nombreuses Cigognes blanches après que les Turcs, qui les vénéraient, furent partis du pays.

La Cigogne blanche ne craint pas l’être humain tant qu’elle n’est pas dérangée, et niche souvent sur les bâtiments en Europe. En Allemagne, les cigognes étaient protégées car leurs âmes étaient dites humaines ; la présence d’un nid sur une maison était censé protéger la demeure des incendies. En 1007 à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, la foudre frappa l’édifice alors en construction et les ouvriers ne reprirent le travail qu’après qu’un couple de Cigognes blanches eut décidé de nidifier sur les échafaudages. Les allemands et les néerlandais encourageaient les cigognes à nicher sur leurs maisons pour leur porter chance, parfois en construisant des plateformes à cet effet. En Europe de l’Est, on pensait que les cigognes nichant sur une maison apportaient l’harmonie à la famille, qu’un village comptant beaucoup de ces oiseaux ferait une bonne moisson, et que l’animal pouvait prédire le temps : une agitation des cigognes était présage de mauvais temps, si l’oiseau se tenait sur une patte il allait faire froid, et s’il claquait du bec la journée serait ensoleillée. Dans l’islam, la cigogne (en arabe leklekou laqlaq par onomatopée), est soumise à un interdit alimentaire comme beaucoup d’oiseaux de proies, tout comme dans le judaïsme, selon le chapitre 14 duDeutéronome.

Les premiers éléments de compréhension sur la migration des oiseaux sont dus à un intérêt porté à la Cigogne blanche : l’appellation de Pfeilstorch (de l’allemand « cigogne à flèche ») désigne des cigognes ayant été touchées par des flèches africaines et retrouvées en Europe avec l’arme toujours fichée dans le corps. Un cas réputé concerne un individu trouvé dans l’été 1822 dans la ville allemande de Klütz, entièrement taxidermisé avec la flèche africaine ornée, et qui est exposé à l’université de Rostock. La Cigogne blanche figure sur plus de 120 timbres émis par plus de 60 organismes émetteurs. Elle est emblématique de l’Alsace, l’oiseau national de la Lituanie depuis 1973 et un symbole de la Biélorussie. On la retrouve beaucoup en héraldique, parfois avec un serpent dans le bec, comme dans les armoiries de la famille des Cicogna de Venise ou de La Haye, aux Pays-Bas. Elle était la mascotte polonaise de l’exposition universelle de 2000 de Hanovre. Pendant plusieurs siècles, les cigognes étaient réputées vivre uniquement dans les pays ayant une forme républicaine de gouvernement.

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Cigognes et nouveau-nés

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Cigognes et nouveau-nés dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-artis_zoo_netherlands_-parent_and_chicks-8a-1Une célèbre légende du nord de l’Europe conte que la Cigogne blanche est chargée d’apporter les bébés aux jeunes parents. La première trace remonterait à 1840 avec un poème gravé par l’allemand Jean Frédéric Wentzel, mais ce mythe a probablement une origine très ancienne ; il est popularisé par le danois Hans Christian Andersen au xixe siècle par son petit conte intitulé Les Cigognes. Le folklore allemand rapportait que les cigognes trouvaient les bébés dans les grottes ou les marais et les apportaient aux ménages dans un panier, en les portant sur leur dos ou les tenant dans leur bec. Les grottes étaient alors censées contenir l’adebarsteine ​ou « pierre de cigogne », mais les oiseaux pouvaient aussi trouver les enfants dans la Kindelsbrunnen ou « fontaine aux enfants » en allemand. Les nouveau-nés étaient directement donnés à la mère ou lâchés dans la cheminée. Les couples désirant un enfant pouvaient le signifier en plaçant des sucreries pour la cigogne sur le rebord de la fenêtre. Depuis l’Europe, le folklore s’est propagé partout dans le monde aussi loin que dans les Philippines et en Amérique du Sud.

Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis, Iriy, jusque sur la Terre, au printemps et en été. Dans le folklore germanique, Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et l’oiseau est chargé d’apporter les enfants aux parents. Ces croyances sont toujours présentes dans la culture populaire moderne de nombreux pays slaves, au travers de l’histoire pour enfants simplifiée expliquant que les cigognes apportent les enfants dans ce monde. Les néerlandais nomment l’oiseau Ooievaar de l’allemand odebaar pour « transporteur d’âmes ». Les slaves voyaient la cigogne comme un porte-bonheur, et tuer l’un de ces oiseaux portait malheur. La légende sur l’origine des enfants est apparue sous différentes formes dans l’histoire, et l’on disait parfois aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, un simple regard de l’oiseau suffit à rendre une femme enceinte.

images-122 dans CIGOGNELe caractère durable de ce mythe du nouveau-né est possiblement lié au fait qu’il remédie à l’inconfort de parler de sexe et de procréation à des enfants. Les oiseaux ont longtemps été associés à des symboles maternels, des déesses païennes comme Junon ou Ilithyie jusqu’au Saint-Esprit, et la cigogne peut avoir été choisie pour son plumage blanc (représentant la pureté), sa taille (elle est assez grande pour transporter un nouveau-né) ou son vol à haute altitude (comparé à un vol entre la Terre et le Ciel). Dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon est changée en cigogne par Junon, « celle qui permet à l’enfant de voir la lumière du jour », après lui avoir disputé la beauté. La légende des bébés et sa relation avec le monde interne de l’enfant a été étudiée par Sigmund Freud, et parCarl Gustav Jung qui se rappelle s’être entendu raconter cette histoire pour la naissance de sa propre sœur.

Le mythe est toujours entretenu avec des utilisations dans les faire-part de naissance, ou dans la publicité pour des produits tels que des couches. Chez les Schtroumpfs, de la bande dessinée de Peyo, c’est également la Cigogne blanche qui apporte les bébés les nuits de « lune bleue ». Une étude à long terme montrant une corrélation trompeuse entre le nombre de nids de cigognes et celui des naissances humaines est souvent citée dans l’enseignement basique des statistiques comme un exemple montrant que corrélation n’implique pas nécessairement causalité : c’est une illustration du sophisme cum hoc ergo propter hoc, parfois appelé « effet cigogne ».

Symbolique plus sombre

Le folklore autour de la Cigogne blanche compte aussi des aspects négatifs. Ainsi un conte polonais narre comment Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, et comment le diable a ajouté le noir de ses ailes, insufflant dans l’animal des impulsions à la fois bonnes et mauvaises. En Allemagne, on expliquait les nouveau-nés handicapés ou mort-nés comme ayant été lâchés accidentellement en chemin par la cigogne, ou comme une punition pour de mauvais actes passés des parents ; les angiomes de naissance portent parfois le nom de « Storch beißt » (morsures de cigogne). La mère alitée avant l’accouchement était dite « becquée » par la cigogne. Au Danemark, on disait que les couples de cigognes jetaient un jeune du nid, puis des œufs les années suivantes. Dans l’Angleterre médiévale, la cigogne était également associée à l’adultère, peut-être à cause de ses ostensibles parades nuptiales, sa toilette et ses postures qui étaient interprétées comme de la fatuité ; elle réprimandait les femmes infidèles par des coups de bec, mais le sexe masculin n’était pas concerné par son comportement moraliste.

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A Cigoland

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Cliquez ici pour découvrir les heures d’ouverture du Parc – Saison 2013

Parc d’attractions avec des cigognes

Créé en 1974 par Jean Pierre Willmann, sous l’enseigne de Parc des Loisirs, le parc à depuis bien fait du chemin.

Vous y trouverez 15 attractions pour tous les âges et 1 vidéo projection pédagogique sur le thème de la cigogne blanche.

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Une vraie journée de détente pour petits et grands
dans un cadre magnifique !

Avec plus de 25 espèces animales, le parc des Cigognes et Attractions, est aujourd’hui un concept unique au centre Alsace et offre une journée de détente aussi bien pour les petits que pour les grands.

Partez à la découverte de la Cigogne Blanche très présente au parc avec plus d’une centaine d’oiseaux et près de cinquante naissances par ans.

Vivez le grand frisson avec le train de mine, attraction à grandes sensations et très prisée dans le parc.

La nouvelle attraction le monorail « Les Cigognes » vous portera à près de cinq mètres de hauteur pour un voyage à bord d’un nid de cigogne, un trajet de plus de 1000 mètres et du 8 avril au 9 septembre, venez découvrir le cirque.

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cigognes anonciatrices

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

cigognes anonciatrices

Les cigognes s’installent, le printemps est proche !

 

Image de prévisualisation YouTube

 

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des réponses sur la Cigogne d’Alsace

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013


issus du site http://alsace.lpo.fr/index.php/le-repas-de-la-cigogne

Différentes espèces de cigognes

des réponses sur la Cigogne d’Alsace dans CIGOGNE cigogne-repas2_nicoEn Alsace, l’espèce de cigogne la plus connue est la cigogne blanche dont le plumage est blanc à l’exception du bout des ailes qui est noir. Elle construit son nid dans de nombreux villages et n’est pas difficile à observer. 

Il existe une autre espèce de cigogne beaucoup plus discrète : la cigogne noire dont le plumage est noir à l’exception du ventre qui est blanc. Elle ne niche pas en Alsace, mais on en trouve quelques unes dans d’autres régions comme la Lorraine et des pays comme la Pologne. Il est possible d’observer la cigogne noire traverser l’Alsace en période de migration.
Certaines font des haltes au bord des petits cours d’eau, des rivières, dans les zones marécageuses. Elle s’y nourrit surtout de petits poissons, grenouilles et tritons. Mais comme elle est très discrète, on la voit rarement.

Si elle trouve suffisamment de zones humides où se nourrir, et de grandes forêts tranquilles avec de grands arbres pour bâtir son nid, la cigogne noire viendra peut-être un jour nicher en Alsace.

La grande famille des cigognes comprend en tout 19 espèces parmi lesquelles le marabout africain.

Dans les lignes qui suivent, nous allons nous intéresser à l’alimentation de la cigogne blanche.


de la cigogne blanche pour se nourrir ?

La cigogne blanche est armée d’un long bec dont elle se sert tantôt comme une pincette pour attraper les petites proies, tantôt comme un poignard pour tuer des proies plus grosses. Ses longues pattes sont elles aussi très utiles pour se faufiler dans les hautes herbes et surprendre ses proies par le haut.

La cigogne blanche est-elle difficile pour sa nourriture ?

Pas du tout, elle mange tous les petits animaux vivants ou morts qui passent à la portée de son bec.

De quoi se nourrit-elle quand elle est en Alsace ?

Sa nourriture est extrêmement variée : elle consomme beaucoup d’insectes comme des criquets et des sauterelles ainsi que d’autres petits animaux comme des araignées, des vers de terre, des limaces etc. Elle recherche également les petits mammifères comme les campagnols, les mulots et même les taupes, ou encore des reptiles ou des batraciens comme les orvets, les grenouilles. Mais, contrairement à une idée répandue, les grenouilles ne constituent pas l’essentiel de son alimentation.


Où se nourrit-elle en Alsace ?

La cigogne blanche se nourrit principalement dans les prairies, avec une préférence pour les prairies humides.

La recherche de nourriture devient plus facile pour elle à l’époque des foins. Des centaines de petits animaux, pris de panique lorsque les machines agricoles coupent l’herbe qui leur servait de refuge, tentent de s’enfuir. Ils se retrouvent alors dans les becs des cigognes à l’affût. A cette occasion, il n’est pas rare de voir des rassemblements de plus d’une dizaine de cigognes qui suivent un tracteur en train de faucher ou de ramasser du foin.
Jadis, les cigognes recherchaient également leur nourriture en bordure des marécages, dans les friches, ou dans certaines cultures (luzernes, jeunes céréales…) à condition que les traitements chimiques n’y soient pas trop intensifs : malheureusement, ces différents types de milieux sont devenus très rares en Alsace.

Quand on sait que les prairies humides ont également fortement diminué en Alsace, on comprend l’importance de préserver celles qui restent pour permettre à la cigogne, et aux autres animaux qui les fréquentent, de survivre dans notre région.

Missions possibles au centre de soins http://alsace.lpo.fr/

Photo de cigognesLe centre de Rosenwiller accueille les oiseaux et les petits mammifères sauvages. La période de forte affluence se situe entre mi-mai et mi-septembre, mais le travail ne manque pas tout au long de l’année. Les tâches principales à effectuer sont les suivantes :

- nourrissage des oisillons et des jeunes mammifères (à la main)

- nourrissage des adultes en soins (dont les rapaces) à la main

- nourrissage en volières

- aide aux soins spécifiques

- nettoyage des boxes, des volières et des bassins

- nettoyage de l’infirmerie (sol, plan de travail, vaisselle des

   animaux…)

- entretien des espaces verts

- travaux de bricolage

- acheminement des animaux vers le centre.

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Le nid de la cigogne

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013


Le nid de la cigogne dans CIGOGNE 220px-gipe25_-_cigogne_et_cigogneaux_by-saIl est construit sur une des branches maîtresses d’un grand arbre, souvent un chêne, à proximité d’une trouée dans le feuillage facilitant l’accès de cet oiseau de grande envergure.

Installé à une douzaine de mètres de haut sous la cime et à 1 ou 2 m du tronc, les cigogneaux y sont à l’abri de la pluie et de l’ardeur du soleil.

Le nid est de taille imposante : il peut atteindre 2 m de diamètre et presque 1,5 m d’épaisseur. Il est relativement plat et garni de mousse. On l’a déjà vu occupé plusieurs années de suite (7 ans en Côte-d’Or).

En Espagne, on a observé des nids construits dans des cavités rocheuses, au milieu de falaises.

La Cigogne noire fuit l’homme et installe son nid au cœur des grands massifs forestiers. De mœurs diurnes, elle fréquente les petits ruisseaux, les vasières des plans d’eau peu profonds, les marais et les prairies humides dans un rayon de 5 à 10 km autour du nid.

On peut la rencontrer perchée sur un arbre ou posée dans un milieu humide où elle cherche sa nourriture. On observe le plus souvent un individu seul ou, en fin de saison, des groupes de quelques oiseaux en en migration.

L’Europe méridionale accueillerait la majeure partie de la population de cigognes noires. L’effectif nicheur y est estimé entre 6.500 et 19.000 couples. Cette fourchette très large est due au manque de précision sur les populations de cigognes noires de Russie (1.000 à 5.000 couples) et de Turquie (500 à 2.000 couples). L’Asie regrouperait de 2.000 à 4.000 couples, et l’Afrique du Sud en accueillerait un millier.

Ce n’est que quand l’air commence à se réchauffer et que la nourriture permet à nouveau aux cigognes de s’alimenter, c’est pour la St Valentin, dit-on traditionnellement, que les cigognes montrent le bout de leur bec en Europe. Au terme de quelques milliers de kilomètres parcourus en groupe en moins d’un mois, elle doivent faire face aux dernières gelées de l’hiver alsacien, c’est à dire aux environs du mois de février.        

Comment la cigogne construit son nid

Les cigognes cherchent alors un emplacement pour y construire leur monumental nid, en général au même endroit que celui de l’année précédente, et font preuve d’un extraordinaire sens de l’équilibre en choisissant le faîte d’un toit ou la pointe d’un poteau électrique comme emplacement idéal.

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n général c’est le mâle qui commence la construction, parfois sur un ancien nid déjà occupé l’année précédente. Des rameaux de bois , des sarments de vigne, du foin, de l’herbe sont souvent utilisés et entrelacés pour former une plate-forme solide et large :le futur nid. La femelle, attirée par le nid en construction est finalement admise pour les finitions du nid. La femelle utilise des feuilles et des herbes afin d’organiser une cuvette plus accueillante pour les futurs cigogneaux. Bizarrement amélioré d’années en années, le nid peut atteindre plus de 500kg, 2m de diamètre et la hauteur d’un homme.

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plumes de Cigogne

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013

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Comme tous les échassiers de sa famille, la cigogne possède de très longues pattes dépourvues de plumes, qui lui permettent de chasser dans les zones humides. Elles sont rouge-orangé, comme son bec qui peut atteindre jusqu’à 19 cm de long. Ses yeux foncés sont bordés d’une coloration noire qui s’étire au coin externe de l’œil comme un maquillage. On peut différencier un mâle d’une femelle grâce à la taille et le bec plus large du mâle.

Le plumage des cigognes blanches.
Le plumage de la Cigogne blanche est uniformément blanc, seules certaines plumes des ailes, les rémiges et les grandes couvertures, sont noires. Lorsque la cigogne replie ses ailes ces dernières recouvrent totalement les plumes blanches de la queue (rectrices), donnant ainsi l’impression d’une queue noire. Les plumes noires sont particulièrement solides, et elles assurent donc une bonne résistance des ailes dans les courants d’air. La mue est très progressive. Elle est étalée sur plusieurs mois en fin de saison de reproduction mais n’empêche pas les cigognes de voler. 

La longévité des cigognes peut dépasser 30 ans en captivité, mais rares sont les individus vivant plus de 20 ans dans le milieu naturel

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les cigogneaux

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013


les cigogneaux dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-artis_zoo_netherlands_-parent_and_chicks-8aA l’éclosion, les petits cigogneaux pèsent 75 g et ne portent aucune plume, mais un duvet blanc est clairsemé sur leur peau bleutée. Leurs pattes sont roses, leur bec est encore mou, noir, et mesure moins de 2 cm.

La croissance des petits est très rapide. Les jeunes sont nourris plusieurs fois par jour, alternativement par chaque parent, et passent donc leurs premières semaines à manger sans interruption. La distribution de nourriture se fait au centre du nid, et les poussins doivent eux-mêmes s’approprier les petites proies régurgitées au milieu d’eux. Les plus faibles sont impitoyablement éliminés par les plus forts, qui avalent toute la nourriture disponible.

Après deux mois passés au nid à se nourrir et à dormir, les cigogneaux sont tout à fait semblables à leurs parents, à la différence de la couleur des pattes et du bec, qui restent noirs et oranges encore quelques mois. Ils commencent alors leur apprentissage du vol et de la chasse, aidés par leurs parents pendant encore quelques semaines.

Dès la fin du mois d’Août, les cigogneaux se regroupent et partent en migration vers le sud avant les adultes. Ils mettent quelques semaines pour atteindre les points d’eau africains où la nourriture est abondante. Les jeunes cigognes y trouvent toutes les conditions pour parvenir à la maturité sexuelle en au moins deux hivers. Ce n’est donc qu’âgées au minimum de 2 ans et demi qu’elles reviennent en Europe pour effectuer leur première reproduction, avant de refaire le voyage tous les ans une fois adultes.

Les adultes quittent quant à eux l’Europe un peu plus tard que leur progéniture, en Septembre. Ils atteignent leurs quartiers d’hiver africains en suivant le trajet inverse de celui de Janvier, et y retrouvent parfois quelques groupes de cigognes noires.

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une légende de la cigogne

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013


une légende de la cigogne  dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-iglesia_de_san_isidoro_ciguenas_en_el_campanario_salamanca_spain-18june2006Symbole de fertilité dans l’imagerie populaire d’Alsace, la cigogne est un oiseau de bon augure, et sa symbolique la plus célèbre l’associe aux naissances.

D’après D. Lerch, la première trace de la légende de la cigogne porteuse de bébés remonterait à 1840. Elle nous est parvenue grâce à l’imagerie populaire du graveur J.-F. Wentzel : « Storick, Storick, stipper di Bein / Bring de Mamme a Bubbela heim […] » qui signifie « Cigogne, Cigogne cabre-toi / Apporte à maman un joli marmot.[…] » (voir la rubrique « un brin de poésie »)

Les Germains font de la cigogne la messagère de la déesse Holda, dont le rôle est de renvoyer dans le monde des vivants les âmes des défunts en les réincarnant. La cigogne, émissaire de la déesse serait chargée d’apporter des bébés aux parents qui en auraient exprimé le désir.

Après avoir passé commande, la future maman doit mettre quelques morceaux de sucre sur le rebord de la fenêtre pour attirer la cigogne. « L’oiseau va alors chercher le bambin auprès d’une source ou d’une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Il semble que les cigognes, fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier les lutins, qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés. »

Les légendes permettent parfois de travestir de façon poétique des sujets délicats à aborder pour certains parents, comme celui de la conception. Les enfants pouvaient ainsi s’entendre dire que leur maman avait été mordue par une cigogne lorsqu’ils demandaient pourquoi elle était alitée après la naissance du bébé.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est dans ce sens qu’une cigogne qui volerait au-dessus d’une maison ou y construirait son nid serait annonciatrice d’une futur naissance.

« Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines: fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile, etc. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par les habitants. »

Toujours est-il que de l’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières, et qu’aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur nos faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Ça se passe où ?

Strasbourg, chef-lieu du département du Bas-Rhin et de la région Alsace sur l’Ill, près du Rhin. L’Alsace comprend deux départements : le Bas-Rhin et Haut-Rhin. Son nom provenant de« Elsass » et « Ill » signifie « lieu où se trouve la rivière Ill ».

Un brin d’évasion

Les premières légendes européennes sont bien plus anciennes. C’est en 400 avant J.-C. que les Grecs associent la cigogne, « pelargos », à la piété filiale, car on prétend qu’elle nourrit ses vieux parents. De là découla une loi du nom de « Pelargonia » qui obligea les enfants à s’occuper de leur parents.

Au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole de longévité voire d’immortalité. Elle pourrait atteindre un âge fabuleux. A 600 ans, elle arrêterait de manger et se contenterait de boire. A 2000 ans elle deviendrait noire. Avec le lièvre et le corbeau elle est un animal cher aux taoïstes.

Au Maroc, la croyance populaire considèrerait la cigogne comme un porte-bonheur. La légende raconte « que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. Un jour, au Sahara, l’imam manqua d’eau nécessaire à ses ablutions […]. Afin de ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant de ce fait un grave péché -le petit lait étant béni parce que rare dans ce pays désertique. Le Tout Puissant le métamorphosa en cet oiseau paisible et l’expédia […] au Maroc pour expier son péché. »

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Hunawihr, centre de réintroduction des cigognes

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013

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« Alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que 2 couples en 1982 ! Les lignes à hautes tensions, la sécheresse et sa chasse au Mali mais aussi l’emploi de pesticides très puissants visant à éliminer les criquets dans ce pays constituent les causes majeures de la disparition de la Cigogne.

Situé en Alsace, sur la route des vins, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres a été créé en 1976 au coeur d’anciens marais. Il est situé plus précisément dans le petit village d’Hunawihr (Riquewihr et Ribeauvillé)[…].

Le parc abrite en permanence plus de 150 cigognes, dont une soixantaine de couples niche dans le parc ; une population atteignant plus de 250 individus après la naissance des jeunes. Tout a été mis en oeuvre pour aménager au mieux l’espace naturel dans lequel les cigognes vivent en liberté et, quelque soit la période de l’année, il y a toujours de l’activité au sein du parc (construction des nids, accouplement, nourrissage et élevage des jeunes, vol en plein ciel). Créé en 1991 le Centre d’élevage des loutres est le premier centre français de reproduction et de réintroduction de la loutre européenne. Une partie du centre est ouvert au public. […]

[La disparition des cigognes] étant due à une destruction pendant leur migration, le premier travail du Parc des Cigognes est de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu. Ce programme de réintroduction passe par le prélèvement et l’élevage à la main de plusieurs dizaines de cigognes par an. »

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L’ENCLOS A CIGOGNES

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013


Dés 1444 et ensuite au XIXème siècle, on relate la présence de cigognes en Meurthe et Moselle. En août 1976, une quarantaine de cigognes en migration font étape sur les tours de la basilique et les cheminées de la Brasserie.
En mai 1992, des cigognes étaient de nouveau de retour à l’endroit même où l’enclos à cigognes a été installé. Ainsi le 27 octobre 1994, a été inauguré le 1er enclos de réintroduction de la cigogne blanche de Meurthe & Moselle. L’intention de réintroduire la cigogne blanche correspond bien à une réalité historique cohérente avec le biotope ambiant. La qualité de l’environnement portois permet naturellement la réimplantation et le développement de cet oiseau emblématique, symbole vivant. A l’ouverture de l’enclos – 17ème en France – il y avait 4 couples. On dénombre, à ce jour, 41 cigognes dont 9 petits. Ainsi, prés de 30 naissances ont eu lieu sur le territoire de la commune de Saint Nicolas de Port depuis la création de l’enclos.
En levant les yeux, vous pourrez trouver 8 nids implantés à l’extérieur de l’enclos et visibles par la population portoise et les touristes.

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Leur espace de vie

Dans l’enclos, les cigognes sont chez elles, dans leur domaine. Elles vivent et s’alimentent dans une enceinte protégée des prédateurs.
Leur enclos est constitué de trois parties :
L’enclos fermé peut accueillir 20 cigognes sur un espace de 600m2 en plein air. Elles sont carnivores et se nourrissent de souris, lézards, lombrics, poissons, insectes, etc… Les adultes sont nourris une fois par jour, les petits 5 à 6 fois. Le sas permet l’intervention de personnes habilités à donner des soins éventuels ou à effectuer les lâchers sans perturber les pensionnaires.
L’enclos ouvert aux abords immédiats protège les cigognes libres au moment du nourrissage.

Remerciements

La ville de saint Nicolas de Port remercie les personnes bénévoles assurant le suivi journalier des cigognes (soins, nourriture…)

Attention

La cigogne est une espèce protégée par la convention de Washington (1973).Tout acte de vandalisme ou d’agression sur cet animal est réprimé par la loi (amende de 305 à 6100 € )

Adresse de l’enclos à cigognes: Rue du Jeu de Paume – 54210 St Nicolas de Port

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