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Le Pigeon colombin

Posté par othoharmonie le 18 septembre 2013

Le Pigeon colombin dans PIGEON - COLOMBE columbaoenas-239x300Le Pigeon colombin est une espèce d’oiseau paneuropéen (jusqu’en Asie occidentale) essentiellement présent en Europe (et surtout au Royaume-Uni qui en abrite 1/3 des populations européennes), qui est en forte régression dans certains pays, semble-t-il parce que son habitat l’est aussi, ainsi que certaines de ses sources de nourriture dans les zones d’agriculture intensive.

Il apprécie les creux des vieux arbres, pour nicher. Le recul du bocage, l’exploitation intensive des forêts lui sont défavorables. Il est par ailleurs chassable en France.

Il est surtout présent dans les forêts anciennes lorsqu’on y a laissé les arbres morts et creux ou des arbres sénescents dont le tronc ou certaines grosses branches sont cariés. Il peut parfois aussi nicher dans les carrières, sur les falaises, dans les rochers, voire dans un terrier de lapin.

Une expérience consistant à poser des nichoirs, dans certaines forêts françaises, pourrait freiner sa régression.

Il vit dans les Milieux forestiers riches en vieux arbres et espaces ouverts à végétation basse.
Milieux de substitution : vieux parcs, bocage, vieilles haies vives, vieux vergers, allées boisées et parfois en ville (Paris, Dijon ou Lyon abritent des colombins nicheurs), toujours en dessous de 1500 m d’altitude.

Il se nourrit essentiellement de Feuilles, plantules, graines collectées au sol.

C’est un cavernicole forestier nichant théoriquement dans les trous des vieux arbres.
Il s’est montré localement capable de coloniser des sites rupestres, des carrières, voire parfois des terriers de lapins

Sa migration prénuptiale est plus diffuse et plus discrète que celle du pigeon ramier avec lequel il est souvent confondu. En France, pays critique en raison d’un effondrement des populations, il est partiellement sédentaire. Pour les migrateurs, la migration commence aux environs du 15 février (50% des oiseaux ont été observés le 5 mars et 99% le 4 avril). La période proposée par le rapport « Ornis » (2001) est la 3e décade de février, date retenue par l’Observatoire national de la faune sauvage et de ses habitats comme début de la migration prénuptiale.

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Régression du Pigeon Colombin

Posté par othoharmonie le 18 septembre 2013

 

Régression du Pigeon Colombin dans PIGEON - COLOMBE columba_oenas0Non menacé en Europe, il est en forte régression en France depuis 30 ans au moins, où il est « à surveiller« , semble-t-il parce que son habitat l’est aussi, et en raison de la chasse ; plus de 50 000 pigeons colombins seraient tués par les chasseurs annuellement en France, rien que dans le sud-ouest (pour un effectif nicheur estimé à 1000 à 10 000 couples pour toute la France, par Yeatman en 1976). Il est en fort déclin dans ce pays (- 57 % en 1976) bien que considéré comme non menacé au niveau européen (où il est néanmoins classé en annexe 2 de la Directive oiseaux et en annexe III de la Convention de Berne) et alors que le nombre d’hivernants serait de 100 000 à 200 000 colombins en France.

Les nicheurs semblent avoir disparu du Sud-Ouest du pays. Et moins de 10 % de l’effectif nicheur européen y est représenté, alors que plus de 10 % des hivernants y sont présents.
Une expérience consistant à poser des nichoirs, dans certaines forêts a pour objet d’y freiner sa régression, mais il ne bénéficie pas en France de mesure de protection ni de moratoire pour la chasse.

Ses effectifs sont pourtant encore importants et en augmentation au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, et ils sont importants et stables en Russie, Allemagne, Espagne, Bélarus et Roumanie. Les effectifs se sont légèrement reconstitués en Belgique, au Danemark et en Irlande. En Espagne les populations migratrices sont en déclin bien plus net que les populations sédentaires.

Outre le recul des vieux arbres creux et de ses habitats forestiers, outre les pesticides parfois évoqués, la chasse est une menace importante pour cette espèce qui se laisse plus facilement leurrer et tuer que le pigeon ramier. Dans le sud-ouest de la France (région comptant 110 000 chasseurs et environ 15 000 palombières selon l’ONC), la migration d’automne (de 1981 à 1993) comptait 1,8 % de colombins par rapport aux ramiers mais les colombins constituaient 3% à 20 % des oiseaux abattus. 50 000 à 100 000 colombins sont tués annuellement à la chasse (selon l’ONC, 1986).

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Projet Pigeon

Posté par othoharmonie le 18 septembre 2013

Projet Pigeon dans PIGEON - COLOMBE 170px-racing_pigeon_rataedlPendant la Seconde Guerre mondiale, le « Project Pigeon » (Projet Pigeon) était un projet du psychologue américain Burrhus F. Skinner qui avait pour but de développer un missile dirigé par un ou plusieurs pigeon(s).

Le dispositif reposait sur une lentille optique qui projetait une image de la cible sur un écran placé à l’avant et à l’intérieur du missile. Un pigeon entraîné grâce au principe du conditionnement opérant reconnaissait la cible sur l’écran et devait la picorer. Tant qu’il donnait des coups de bec au centre de la cible, le missile conservait une trajectoire rectiligne. Si le pigeon picorait à côté, cela signifiait que le missile déviait de sa trajectoire. Le système de contrôle rectifiait alors la direction en fonction du choix du pigeon. Trois pigeons étaient supposés se trouver à l’intérieur du missile, le système utilisant la règle de la majorité entre les trois pigeons pour décider de la direction la plus adéquate.

Le National Defense Research Committee, en dépit de son scepticisme, contribua à hauteur de 25 000 dollars US pour la recherche mais l’idée était, en fin de compte, trop radicale pour les militaires. Skinner ignorait aussi l’existence de projets secrets sur le radar, une nouvelle technologie qui rendait son invention obsolète.

Avant cela, les pigeons de la Première Guerre mondiale et ceux utilisés depuis plusieurs siècles avaient connus divers usages militaires. Certaines armées élèvent encore des pigeons pour les utiliser en cas de conflit, en cas de manque d’électricité par exemple.

D’autres animaux ont aussi été dressés à des fins militaires, comme des dauphins pour la recherche de mines sous-marines dans le cadre du Programme de Mammifères Marins de l’U.S. Navy.

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Pigeons de la guerre de 1870

Posté par othoharmonie le 18 septembre 2013

Pigeons de la guerre de 1870 dans PIGEON - COLOMBE telechargement1Durant la guerre de 1870, particulièrement à l’occasion du siège de Paris des pigeons voyageurs ont été utilisés par les Français pour communiquer à l’insu de l’occupant prussien.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, alors que les Français sont en déroute devant les Prussiens et que Paris est assiégée, le 4 septembre 1870, les Parisiens envahissent le Palais Bourbon, permettant aux députés républicains (Gambetta, Jules Favre, Jules Ferry…) de proclamer la République et la fin du second Empire. Ces derniers créent un gouvernement de défense nationale, un ministère dit « du 4 septembre » et évacuent vers Tours. Gambetta rejoindra le gouvernement le 7 octobre par en ballon monté, accompagné de nombreux pigeons.

Deux jours plus tard, le 6 septembre, le préfet français du département du Nord, sur conseil de M. Hassebroucq, président du tribunal de commerce de Roubaix, décide d’envoyer à Paris, avant que les lignes de chemin de fer ne soient coupées, des pigeons qui pourront rapporter des nouvelles de la capitale. Mille cinq-cent pigeons sont réunis à Roubaix et Tourcoing, accompagnés de deux colombophiles (J. François de Tourcoing, H. Leman de Roubaix).

Trois jours plus tard, les pigeons sont à Paris où ils seront nourris et soignés au Bois de Boulogne pour une partie et sous les charpentes du Jardin d’acclimatation pour les autres. Roubaix et Tourcoing pourront ainsi recevoir des nouvelles de Paris. Inversement, durant le siège de Paris, ce seront 64 ballons qui exporteront des pigeons parisiens, afin qu’ils y rapportent ensuite des nouvelles du gouvernement, puis à partir du 4 novembre des correspondances privées à destination des assiégés.

Du fait qu’un important chargement de pigeons n’a pu quitter Paris par le dernier train, il a fallu expédier les pigeons vers la province par ballon, accompagnant les voyageurs et le courrier. On estime à 381 le nombre de pigeons ainsi transportés par ballon. Certains seront capturés par l’occupant, d’autres reviendront sans message, beaucoup se perdront (les pigeons sont désorientés par la neige et le brouillard). Seule une cinquantaine parvint à rapporter du courrier. Ce sera la seule voie efficace de transport d’informations de la province vers Paris durant le siège.

C’est à cette époque que le photographe René Dagron a inventé l’ancêtre du microfilm, avec un procédé de miniaturisation de texte, plans ou photos sur une pellicule de quelques mm², permettant à un seul pigeon de facilement transporter 2 000 à 3 000 messages. 115 000 dépêches officielles et plus de 1 000 000 messages privés auraient ainsi été aéropostées à Paris ou à partir de Paris.

Les télégrammes destinés à Paris étaient centralisés à Tours. Ils étaient condensés une première fois par typographie et assemblés tels les colonnes d’un journal. Puis ils étaient photographiés et microfilmés.

Un seul pigeon dans un tuyau de plume pouvait ramener à Paris 15 000 dépêches privées ou l’équivalent de 500 pages de dépêches officielles. Un volumineux rapport de Gambetta fut condensé sur une pellicule ayant la taille d’un ongle.

À l’arrivée, les messages étaient amplifiés à l’aide de microscopes électriques, recopiés et expédiés aux destinataires.

Plus de 100 000 dépêches furent ainsi reçues à Paris pendant le siège.

Beaucoup de pigeons ne revinrent jamais, égarés par les intempéries, victimes de faucons amenés par les prussiens ou tués par les chasseurs : sur 363 pigeons emportés de Paris, il n’en rentra que 57.

Après la guerre, Edgar Quinet suggéra qu’un pigeon voyageur soit symbolisé dans les armoiries de Paris.

Comme ce sera le cas durant la guerre de 1914-1918, l’occupant prussiens interdit la détention de pigeons, sous peine de mort. Les lanciers uhlans traquent et chassent les pigeons, ainsi que nombre de paysans et d’urbains qui ne veulent pas être confondus avec des espions ou « résistants », d’autant plus que le pigeon est un grand consommateur des pois et de grains qui ont rapidement manqué, tant pour les hommes que pour les chevaux. Côté français, Léon Gambetta décide d’appliquer la peine de mort à toute personne prise en flagrant délit de chasse au pigeon afin de protéger les oiseaux porteurs de messages.

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