• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 19 août 2013

Le chacal et le hérisson

Posté par othoharmonie le 19 août 2013


Le chacal et le hérisson dans HERISSON telechargement-5Le hérisson s’était associé avec le chacal pour cultiver. Des nomades s’installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson s’en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur grain en herbe.
« Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs !
— Nous n’en partirons pas ! » répondirent-ils.
Et grande fut alors l’inquiétude de nos deux compères.
Le chacal dit un jour au hérisson : « Tirons au sort : celui de nous deux qu’il désignera montera sur l’autre et nous irons razzier les chèvres des nomades ! »
Le hérisson répondit : « Mets ta confiance en Dieu ! » Et ils tirèrent à la courte paille.
Le sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s’y prendre pour monter car elle arrivait jusqu’à terre.
Le hérisson l’interpella : « Qu’as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si petit, si court. C’est sur toi que la selle ira : tu es grand et long !
— Si c’est là ton désir, mets-la-moi. »
La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied dans l’étrier et s’écria : « Je sais me servir de l’éperon ! »
Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal s’en fut chasser les chèvres de leurs champs.

Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chasse.
Le chacal, effrayé, dit au hérisson : « Oncle Mhand ! Je t’en prie, lâche la bride, que je me sauve plus vite ; je sens les lévriers sur moi ! »
Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit : « Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi ! »
Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place. Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que le chacal disparaissait au loin.
Pendant ce temps, les gens du douar célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible trouvèrent l’oncle Mhand caché sous une bouse. Une vieille le ramassa : « Ô notre ennemi, lui dit-elle, c’est Dieu qui t’a fait prendre ! »

Elle le porta aux gens du douar.
« Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n’y a que toi pour le garder ! »
Elle lui passa un collier et l’attacha au poteau de la tente, puis alla s’asseoir devant lui. Le hérisson fit semblant de pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t’ai-je faite ?
— Ce qui m’attriste, c’est que tu restes là à surveiller un paquet d’épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce, en train de manger et de boire ! »

Là-dessus, la vieille se leva et s’en fut, elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le hérisson jusqu’à son retour. Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l’écoutait parler : « Dieu t’a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable. Tes frères se rassasient d’os et de couscous pendant que tu es là à me garder ! Me prends-tu pour une saucisse de l’Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu surveilles : des épines ! »
Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le lévrier se dressa et alla dire à la vieille : « Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d’épines ; moi aussi, je veux manger ma part de la fête ! »

La vieille revint vers le hérisson. En la voyant, il se remit à pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand ? » lui dit-elle. —J’ai peur que tu me mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là-haut, tu me tues pour être débarrassée de moi.
— Par ta mère, vaurien, c’est bien ce qui va t’arriver ! »
Elle le plaça dans le cruchon qu’elle suspendit à la tente. Le hérisson se mit alors à manger jusqu’à satiété et, quand la vieille vint pour le voir, elle le trouva les pattes en l’air. Croyant qu’il était mort, elle étendit une nippe à terre, s’y allongea et s’endormit.
Alors le hérisson se leva, coupa sa corde et s’enfuit.

Publié dans HERISSON | Pas de Commentaire »

Hérisson à nez court

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

ou Échidné à nez court

Hérisson à nez court dans HERISSON 180px-echidnaincanberraL’échidné à nez court, ou échidné australien est un mammifère vivant pratiquement sur tout le « continent » australien (il n’est absent que dans quelques îles du nord ; c’est le mammifère autochtone qui a le plus vaste territoire en Australie) et dans les régions côtières et montagneuses du sud-est de la Nouvelle-Guinée. C’est l’une des quatre espèces d’échidnés existant encore mais c’est le seul membre du genre Tachyglossus. Avec les trois (ce nombre est controversé) espèces d’échidnés à nez long et l’ornithorynque, il forme l’ordre des monotrèmes, les seuls mammifères pondant des œufs vivant encore actuellement.

Il est également connu pour son manteau de piquants, la possibilité de se rouler en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse qui lui permet d’attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.

Il n’est pas menacé d’extinction mais les activités humaines telles que la chasse, la destruction de son habitat, l’introduction de nouveaux parasites et prédateurs, la circulation automobile ont sensiblement réduit sa population.

Bien que ressemblant au hérisson et au porc-épic, il n’est absolument pas apparenté avec eux.

L’échidné à nez court a été décrit pour la première fois par George Kearsley Shaw (1751-1813) en 1792. Ce botaniste et zoologiste britannique le nomma Myrmecophaga aculeata en pensant qu’il devait avoir quelque lien de parenté avec le fourmilier sud-américain. Depuis cette première dénomination, son nom a subi quatre révisions passant de M. aculeata à Ornithorhynchus hystrixEchidna hystrixEchidna aculeata pour finir par Tachyglossus aculeatus. Le nom Tachyglossus signifie en grec « langue rapide », en référence à la vitesse à laquelle l’échidné utilise sa langue pour attraper fourmis et termites et aculeatus signifie « piquant » ou « équipé de piquants ».

L’échidné à nez court est la seule espèce du genre Tachyglossus. Il appartient à la famille des Tachyglossidae comme les trois espèces du genre Zaglossus trouvées en Nouvelle-Guinée: l’échidné à longue trompe , l’échidné d’Attenborough - peut-être éteint mais un individu aurait été aperçu en 2007 - et l’échidné de Barton   mais ces trois espèces sont nettement plus grosses que T. aculeatus et elles se nourrissent beaucoup plus de vers et de larves que de fourmis et de termites. La famille des Tachyglossidae forme avec leur cousin, l’ornithorynque  de la famille des Ornithorhynchidae, l’ordre des monotrèmes qui sont les seuls mammifères au monde à pondre des œufs.

On distingue cinq sous-espèces d’échidnés à nez court. Chaque sous-espèce se distingue des autres par sa distribution géographique, la répartition, la longueur et le diamètre des piquants et la longueur de la griffe du deuxième doigt des pattes arrières :

  • T. a. multiaculeatus est présent sur Kangaroo Island ;
  • T. a. setosus se retrouve en Tasmanie et sur quelques îles du détroit de Bass ;
  • T. a. acanthion habite dans le Territoire du Nord et en Australie Occidentale ;
  • T. a. aculeatus est présent au Queensland, en Nouvelle-Galles-du-Sud,en Australie-Méridionale et au Victoria ;
  • T. a. lawesii se retrouve dans les régions côtières ou montagneuses de Nouvelle-Guinée et probablement dans les forêts humides du nord-est du Queensland.

Publié dans HERISSON | Pas de Commentaire »

Le fourmilier à piquants

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

Le fourmilier à piquants dans HERISSON 220px-wild_shortbeak_echidnaL’échidné à nez court était couramment appelé le « fourmilier à piquants » (« the Spiny Anteater ») dans les vieux livres mais cette appellation est tombée en désuétude car il n’a aucune parenté avec le fourmilier. Les Aborigènes lui ont donné un nom différent suivant les régions. Par exemple, les Noongars, une tribu du sud-ouest de l’Australie Occidentale l’appellent Nyingarn. Dans la région au sud-ouest d’Alice Springs, au centre de l’Australie, les Pitjantjatjaras l’appellent tjilkamata ou tjirili du mot tjiri qui désigne les épines de l’« herbe porc-épic » (Triodia irritans). Le mot pourrait aussi signifier « qui marche lentement ». On l’appelle (minha) kekoywa, où minha est un mot signifiant « viande » ou « animal » en langage Pakanh, (inh -) ekorak en langue Uw Oykangand, et (inh -) egorag en langue Uw Olkola, où, la aussi inh- est un mot qui veut dire « viande » ou « animal » point commun dans ces trois langues aborigènes du centre de la péninsule du cap York. Dans les régions montagneuses du sud-ouest de la Nouvelle-Guinée, on l’appelle Mungwe en langues locales Daribi et Chimbu.

Les échidnés à nez court mesurent en moyenne 30 à 45 centimètres de long (53 centimètres pour les plus grands), ont un museau de 75 millimètres, une queue de 90 millimètres et pèsent entre deux et six kilogrammes. Toutefois, la sous-espèce tasmanienne, T. a. setosus, est plus grande que ses congénères du continent. Le cou n’est pas apparent extérieurement de sorte que la tête et le corps semblent reliés directement. Les conduits auditifs sont dépourvus de pavillons. Les yeux, petits, sont situés à la base du museau pointu tandis que les narines et la bouche sont situées à l’extrémité; la bouche ne peut pas s’ouvrir de plus de 5 mm.

Tout l’animal, à l’exception de l’abdomen, de la face et des pattes est recouvert de piquants de couleur crème. Ces derniers qui peuvent mesurer jusqu’à 50 millimètres de long, sont des poils creux modifiés, formés surtout de kératine. L’animal est protégé par une fourrure poussant entre les piquants dont la couleur peut aller de miel au noir en passant par un rouge-brun foncé ; le ventre et la face dorsale de la queue sont aussi couverts de fourrure dont la couleur varie suivant les régions. La fourrure peut être parasitée par la plus grande puce au monde : Bradiopsylla echidnae, qui mesure jusqu’à 4 millimètres de long.

Les membres trapus sont adaptés à un travail de creusement rapide ; ils sont courts et ont cinq doigts munis de puissantes griffes. Celles des pattes postérieures sont longues et recourbées vers l’arrière pour permettre un nettoyage et une toilette de la fourrure située entre les piquants. Le mâle possède des aiguillons venimeux aux gros orteils des pattes postérieures mais les glandes à venin ne sont pas fonctionnelles.

Comme l’ornithorynque, l’échidné a une température corporelle basse, entre 30 et 32 °C, mais à la différence du premier qui, protégé par une importante couche adipeuse, ne descend jamais de beaucoup sa température et ne montre ni signe de torpeur ni passage en hibernation, la température de l’échidné peut descendre à 5 °C. En cas de forte chaleur, l’échidné n’halète pas ou ne transpire pas et se contente de chercher un abri. En automne et en hiver, l’échidné a des périodes de torpeur et d’hibernation. En raison de sa basse température, l’animal est lent quand il fait trop chaud (pour ne pas faire monter sa température) ou trop froid (car sa température interne est trop basse pour avoir une activité normale).

Comme chez tous les monotrèmes, la femelle a un seul orifice pour les conduits génitaux et l’évacuation des matières fécales et de l’urine: le cloaque. Le mâle a des testicules internes (ce qui est possible en raison de sa température basse), pas de scrotum apparent et un pénis très original avec quatre boules à l’extrémité. La femelle gestante développe une poche sur son ventre dans laquelle grandira le petit.

La musculature de l’échidné à nez court a un nombre important d’aspects inhabituels. Le muscle panniculus carnosus est un énorme muscle situé juste sous la peau et couvrant tout le corps. En contractant différents faisceaux musculaires, l’échidné peut changer de forme. Il peut ainsi se rouler en boule quand il se sent menacé, protégeant son ventre et ne présentant à l’ennemi qu’une enveloppe d’épines. Il a une des plus courtes moelles épinières de tous les mammifères, n’allant pas au-delà de la dernière vertèbre thoracique.

La musculature de la face, des mâchoires et de la langue est spécialisée pour permettre à l’animal de se nourrir. La langue est le seul moyen dont l’échidné dispose pour attraper ses proies. Elle peut sortir de 18 centimètres de son museau. La langue est collante en raison de la présence de glycoprotéines riches en mucus qui servent à la fois à la lubrifier dans ses rapides mouvements de va et vient et à retenir fourmis et termites qui se retrouvent engluées. La protrusion de la langue est permise par la contraction des muscles circulaires qui la font changer de forme et la propulsent vers l’avant et celle des deux muscles génioglosses fixés à l’extrémité caudale de la langue et à la mandibule. La langue en protrusion est gonflée et rigidifiée par un afflux de sang, ce qui lui permet de se faufiler dans le bois et le sol. Pour se rétracter, la langue a besoin de la contraction de deux autres muscles extrinsèques : les sternoglosses. Quand la langue rétractée dans la cavité buccale se met à ressortir, les proies sont retenues sur la face arrière des « dents » en kératine situées sur le palais, ce qui permet de les capturer et de les écraser. La langue se déplace à grande vitesse et on a pu mesurer qu’elle pouvait faire cent va-et-vient à la minute.

De nombreuses adaptations physiologiques lui ont été nécessaires compte tenu de son style de vie. Pour pouvoir rester enfoui lorsqu’il se sent menacé, il doit être capable de supporter de fortes concentrations en gaz carbonique dans l’air qu’il respire ; il peut même rester volontairement dans une telle situation. Ses oreilles sont sensibles aux basses fréquences, ce qui lui permet d’entendre plus facilement les bruits faits par les termites ou les fourmis dans leurs galeries. Son museau tanné porte des récepteurs mécaniques et thermiques qui lui donnent des informations sur le milieu environnant. L’échidné à nez court a un système olfactif bien développé qui lui permet de repérer ses partenaires et ses proies. Il bénéficie d’une analyse des visions très développée et on a pu montrer qu’il avait un pouvoir de discrimination visuel et une mémoire spatiale comparables à celle du rat. Son cerveau et l’ensemble de son système nerveux central ont été étudiés de façon approfondie pour le comparer à celui des animaux placentaires. L’échidné à nez court possède le plus important cortex préfrontal de tous les mammifères si on le rapporte à sa taille. Il a des périodes de mouvements rapides des yeux pendant son sommeil comme on le retrouve dans le sommeil paradoxal chez l’homme. On a pu montrer aussi que son cerveau possédait un claustrum semblable à celui des placentaires et ce à la différence de leurs ancêtres communs.

Aucune étude détaillée sur le mode de vie des échidnés n’a été publiée mais on s’est contenté d’observer plusieurs points de son comportement.

En dehors de leur petite enfance passée dans un terrier avec leur mère, les échidnés sont des animaux solitaires. Ils n’ont pas de territoire fixe mais se déplacent sur un vaste domaine. Généralement, ils sont actifs le jour mais comme ils sont mal équipés pour supporter la chaleur, n’ayant pas de glandes sudoripares et ne sachant pas haleter, ils inversent leur rythme de vie en saison chaude, dormant à l’ombre dans la journée et devenant actifs le soir et la nuit. Ils peuvent supporter des températures basses et dans les régions très froides, hibernent.

L’échidné à nez court peut vivre dans n’importe quel endroit où la nourriture est abondante. Il localise sa nourriture grâce à son odorat, à son ouïe et grâce aux capteurs à l’extrémité de son museau et festoie régulièrement de termites et de fourmis. Ce sont de animaux fouisseurs efficaces, utilisant leurs puissantes pattes avant pour déterrer leurs proies ou pour creuser des terriers pour s’abriter. Ils peuvent même s’enfouir rapidement dans la terre s’ils ne trouvent pas très vite un abri lorsqu’ils se sentent menacés.

L’échidné sait nager et il peut même se laisser glisser volontairement dans l’eau.

En Australie, on le rencontre en abondance dans les zones boisées où l’on trouve beaucoup de pièces de bois remplies de termites. Dans les régions agricoles, il vit surtout dans les zones non débroussaillées. On peut le trouver aussi dans les régions herbacées, les zones arides et même à la périphérie des banlieues des grandes villes.

On connait par contre peu de choses sur son mode de vie en Nouvelle Guinée. On les trouve dans les zones boisées à végétation clairsemée du sud du pays entre Merauke à l’ouest et Kelp Welsh River, à l’est de Port Moresby.

L’échidné à nez court cherche un ou une partenaire entre mai et septembre ; la date précise de la saison des amours varie suivant les régions. Mâles et femelles dégagent une odeur forte à cette époque. Pendant la période précédant l’accouplement – observée pour la première fois en1989 -, les mâles localisent et poursuivent les femelles. On a ainsi pu voir une suite de dix mâles les uns derrière les autres poursuivre une seule femelle pendant la rituelle période prénuptiale qui peut durer jusqu’à quatre semaines ; la durée de cette période varie également suivant les régions. Dans les régions les plus froides comme en Tasmanie, les femelles peuvent s’accoupler quelques heures après être sorties d’hibernation.

Lorsque la femelle est prête à s’accoupler, elle choisit sur des critères encore inconnus, l’un ou plusieurs des mâles qui la suivaient. Avant de s’accoupler, le mâle sent la femelle, portant une attention toute particulière au cloaque. On a souvent pu constater que le mâle poussait la femelle pour la coucher sur le côté et prenait lui-même la même position de sorte que les deux animaux se retrouvent abdomen contre abdomen. La femelle peut s’accoupler avec six partenaires différents. Après l’accouplement, la femelle va pondre un seul œuf et les femelles ont au plus un petit par saison.

La fécondation se produit dans l’oviducte. La gestation dure ensuite entre 21 et 28 jours, période durant laquelle la femelle va construire une tanière pour son petit. Après la période de gestation, la femelle pond un œuf à la peau caoutchouteuse de 13 à 17 millimètres de diamètre qu’elle place aussitôt dans une petite poche abdominale orientée vers l’arrière. Dix jours après avoir été pondu, l’œuf éclot et le petit utilise un diamant placé sur la pointe du museau pour casser la coquille. Le diamant disparait peu après l’éclosion.

À la naissance, les petits mesurent environ 1.5 centimètre de long et pèsent entre 0,3 et 0,4 grammes. Les australiens appellent les jeunes échidnés puggles. Le petit se fixe lui-même à l’aréole cutanée qui sécrète du lait (les monotrèmes n’ont pas de mamelles). On ne sait pas exactement comment font les petits pour téter, mais on a pu constater qu’ils étaient capables d’absorber de grandes quantités de lait à chaque tétée car les jeunes doivent pouvoir survivre à des absences de leurs mères de cinq à dix jours.
Les principaux composants du lait sont le fucosyllactose et le sialyllactose ; le lait est riche en fer ce qui lui donne une couleur rose. Les jeunes quittent définitivement la poche maternelle vers l’âge de deux à trois mois à cause de la croissance des piquants. Les tétées diminuent progressivement de fréquence pour s’arrêter vers l’âge de six mois, soit une période de lactation d’environ 180 jours. Les petits sortent le terrier entre 180 et 240 jours. Ils se séparent de leur mère à l’âge d’un an.

L’âge de la maturité sexuelle n’est pas connu avec précision mais semble se situer entre quatre et cinq ans. Une étude sur douze ans, publiée en 2003 a montré que cette espèce d’échidné atteignait sa maturité sexuelle entre cinq et douze ans et que la fréquence de reproduction variait entre une fois tous les deux ans et une fois tous les six ans. Dans la nature, il peut vivre jusqu’à l’âge de 45 ans.

Publié dans HERISSON | Pas de Commentaire »

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello