Légende du Corbeau-Genévrier

Posté par othoharmonie le 7 août 2013

Légende du Corbeau-Genévrier dans CORBEAU images-41

Le Dieu Lug s’éveille et ses lèvres laissent échapper un long soupir de satisfaction. Sa maîtresse, une belle mortelle, dort encore contre sa poitrine chevelue. Il revoit cette merveilleuse nuit d’amour. Il caresse, attendri, le ventre gonflé de sa compagne, qui promet un fils dans peu de jours. Ses activités divines devant l’entraîner au loin pour quelques jours, il appelle son animal favori, qui est aussi son aide en divination : le corbeau blanc. L’oiseau se perche sur son épaule, l’oreille tournée vers la bouche de son maître, encore à demi assoupi, qui lui dit :

« Je te confie ma belle, veille à ce qu’aucun mortel ne viennent partager sa couche. Tu me rapporteras tout ce qui se passera ici pendant mon absence. » Le corbeau blanc acquiesce et promet. De retour, Lug interroge le corbeau, qui a aussi promis le silence à la jeune enceinte, sur ses nuits d’amour avec un berger. Le corbeau blanc ment à son maître, le dieu de la divination, qui entre alors dans une immense colère. Pour le punir, il noircit son plumage et le condamne à une obéissance permanente. Désormais, le corbeau, dépourvu de liberté, sera totalement soumis à la volonté du Dieu Lug.

 Ce mythe illustre les méfaits de la conscience, lorsqu’elle se sépare de la divinité qui réside en elle. La conscience peut-être lumière ; elle se fait noire conseillère lorsqu’elle se prête au mensonge et se met au service des forces des ténèbres.

L’astrologie celtique attribue le Genévrier à ceux qui naissent avec le Soleil dans la constellation du Corbeau, pour rappeler que seules les racines ont le droit de plonger dans l’obscurité et que les branches et baies délicieuses se doivent de croître dans la splendeur de la lumière. Les baies du Genévrier deviennent noires lorsqu’elles sont mûres ; c’est là le symbole de la conscience de l’homme, qui sans cesse s’éloigne de son être profond et dont la couleur devient sombre lorsqu’elle accomplit sa maturation, lorsqu’elle obéit aux divines lois de la nature.

 La légende nous dit que lorsque la ville de Lyon fut fondée (Lug-Dunum), des corbeaux descendirent du ciel, pour représenter le dieu de la divination, le grand Lug qui voit tout et qui sait tout. 

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