Le hérisson de Roujan

Posté par othoharmonie le 31 août 2013

Le hérisson de Roujan dans HERISSON 220px-2008_hedgehog_1020932L’origine du hérisson de Roujan semble assez confuse et confond deux légendes. La première légende fait référence à sainte Marthe et à la Tarasque de Tarascon. Sainte Marthe, partie chasser la Tarasque, aurait amené avec elle une armée de hérissons. La Tarasque n’étant pas venue, les hérissons retournèrent chez eux, sauf un. Ce dernier resta au village où il fut nourri et devint l’animal fétiche des Roujanais. La deuxième légende se situe chronologiquement autour de l’An Mille. Le seigneur de Roujan invite un étranger à sa table. Mais cet étranger n’est qu’un espion venu se rendre compte des moyens défensifs du village en cas d’attaque. Il avait passé son après-midi à questionner moult villageois sur la défense des lieux. Une fois qu’il eut rassemblé tous les renseignements qu’il jugeait nécessaires, il quitta le village pour livrer ses informations à ses complices. Quittant Roujan, l’homme posa malencontreusement son pied sur un hérisson. L’espion se mit donc à râler et crier (en occitan, râler se dit romegar). Les cris réveillent alors le seigneur de Roujan et celui-ci alerte la garde. Ainsi, quand les assaillants se présentent le lendemain matin devant les murs du village, tous les habitants de Roujan sont déjà prêts à se défendre, armés jusqu’aux dents. Les assaillants renoncent alors à leur assaut et préfèrent fuir. Plus tard, le seigneur de Roujan narrait cette histoire en occitan. Et disait « A romegat e me soi levat ! ». Ce que les Roujanais interprétèrent comme étant une référence au hérisson, qui avait crié quand l’homme l’avait écrasé. . Depuis, l’animal totémique de Roujan porte le nom de « Romegaire » ).

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Hérisson de Madagascar

Posté par othoharmonie le 31 août 2013


Hérisson de Madagascar dans HERISSON 220px-tenrec_family_2Seule espèce du genre Tenrec, le Tangue (Tenrec ecaudatus) est un petit mammifère terrestre qui appartient au groupe polyphylétique des « insectivores ». Originaire de Madagascar, il ressemble au hérisson commun. Il a été introduit dans certaines des îles de l’Océan Indien comme La Réunion, Maurice, les Comores ou encore les Seychelles comme source de nourriture.

Il est appelé aussi Tanrec, Hérisson de Madagascar, Hérisson malgache ou encore Trandraka.

Il ne faut pas confondre cette espèce avec les tenrecs.

C’est un animal principalement nocturne et solitaire qui ne s’apparie que brièvement lors de la saison de reproduction, et parfois pendant l’hibernation.

C’est le plus gros représentant de sa famille (poids 1 à 2kg). Il est également considéré comme un des mammifères les plus prolifiques du monde avec des portées d’une trentaine de jeunes observées en captivité.

 À Madagascar, on le trouve dans un large éventail d’habitats.

À la Réunion et à Maurice, le tangue est un mets très apprécié. Il est consommé en carri ou en civet. Comoriens et Malgaches le consomment également.

Les chasseurs de tangue sont souvent accompagnés d’un chien qui leur permet de repérer plus facilement le terrier des tangues.

Les périodes d’ouverture et de fermeture de la chasse sont fixées par Arrêté préfectoral.

À la Réunion, pour la saison cynégétique 2007-2008 l’AP n°07-1411-SG/DRCTCV ouvre la chasse au Tangue (Tenrec ecaudatus) du 16 février 2008 à 7 heures du matin au dimanche 13 avril 2008 au soir.

À Mayotte, sa capture est autorisée du 20 février au 30 mars de chaque année par l’AP n°041/DAF/2006 qui fixe la liste des espèces animales dont la capture est autorisée à Mayotte.

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Hérisson à grandes oreilles

Posté par othoharmonie le 31 août 2013

 

Il comprend plusieurs espèces appelées « hérissons oreillards », facilement reconnaissables à leurs pavillons auditifs plus développés que chez le hérisson commun. Ils sont appelés aussi pour cette raison hérissons à longues oreilles ou encore hérissons à grandes oreilles.

Il ne faut pas confondre ces espèces avec le Hérisson oreillard d’Éthiopie , classé par la suite dans un genre distinct.

Hemiechinus auritus est une espèce de hérissons de la famille Erinaceidae reconnaissable, comme l’autre espèce du même genre, à des pavillons auditifs plus développés que chez le hérisson commun. On les appelle en français « Hérisson à grandes oreilles » comme toutes les espèces de ce genre ou « Hérisson oreillard »

Hérisson à grandes oreilles dans HERISSON long_eared_hedgehog1

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Tangue ressemble au hérisson

Posté par othoharmonie le 31 août 2013

Tangue ressemble au hérisson dans HERISSON tanrekSeule espèce du genre Tenrec, le Tangue (Tenrec ecaudatus) est un petit mammifère terrestre qui appartient au groupe polyphylétique des « insectivores ». Originaire de Madagascar, il ressemble au hérisson commun. Il a été introduit dans certaines des îles de l’Océan Indien comme La Réunion, Maurice, les Comores ou encore les Seychelles comme source de nourriture.

Il est appelé aussi Tanrec, Hérisson de Madagascar, Hérisson malgache ou encore Trandraka.

Il ne faut pas confondre cette espèce avec les tenrecs.

Nomenclature et systématique

Il appartient à la famille des Tenrecidae qui comprend 10 genres regroupés en plusieurs sous-familles dans lesquelles se répartissent 29 espèces différentes. Tenrec ecaudatus (sous-famille des Tenrecinae) appartient au genre Tenrec dont il est le seul représentant.

Il est appelé aussi tanrec (ou « tenrec »), du malgache tandraka, ou encore hérisson de Madagascar.

À la Réunion et à Maurice, on le nomme « tangue » ou encore « landra » à Mayotte.Description de l’espèce

C’est un animal principalement nocturne et solitaire qui ne s’apparie que brièvement lors de la saison de reproduction, et parfois pendant l’hibernation.

C’est le plus gros représentant de sa famille (poids 1 à 2kg). Il est également considéré comme un des mammifères les plus prolifiques du monde avec des portées d’une trentaine de jeunes observées en captivité.

À Madagascar, on le trouve dans un large éventail d’habitats.

Le tangue est très probablement porteur de la leptospirose, des anticorps anti-leptospire ayant été retrouvés dans leur sang lors d’une étude à la Réunion (Sigaud et al, 2008) et son rôle en tant que réservoir est donc suspecté. Mais aucune étude à l’heure actuelle ne l’a démontré.

À la Réunion et à Maurice, le tangue est un mets très apprécié. Il est consommé en carri ou en civet. Comoriens et Malgaches le consomment également.
Les chasseurs de tangue sont souvent accompagnés d’un chien qui leur permet de repérer plus facilement le terrier des tangues.
Les périodes d’ouverture et de fermeture de la chasse sont fixées par Arrêté préfectoral.

À la Réunion, pour la saison cynégétique 2007-2008 l’AP n°07-1411-SG/DRCTCV ouvre la chasse au Tangue (Tenrec ecaudatus) du 16 février 2008 à 7 heures du matin au dimanche 13 avril 2008 au soir.

À Mayotte, sa capture est autorisée du 20 février au 30 mars de chaque année par l’AP n°041/DAF/2006 qui fixe la liste des espèces animales dont la capture est autorisée à Mayotte.

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De la pommade de hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

De la pommade de hérisson dans HERISSON images-5

Le hérisson occupe une place privilégiée dans de nombreuses cultures. Déjà cité dans la Bible, il est présent dans la mythologie iranienne et dans celle de peuples d’Asie centrale et d’Afrique, où il est symbolisé comme un pionnier, initiateur de civilisation. Au Moyen Âge, on lui attribue toutes sortes de vertus médicinales. Pratiquement chaque partie de son corps pouvait guérir les maux humains. La pommade de hérisson, par exemple, avait la réputation d’être très efficace contre les furoncles !

   L’intérêt que d’autres peuples ont porté au hérisson était plutôt d’ordre culinaire. L’animal est par exemple accommodé dans la cuisine traditionnelle tsigane, tandis que le hérisson d’Afrique du Sud est un mets apprécié dans cette région.

   Aujourd’hui, le hérisson n’est pas considéré comme une espèce menacée, mais ses effectifs ont nettement diminué, et les activités humaines modifient son habitat comme ses habitudes. Ainsi, la diminution des bocages qu’il affectionne tant, la disparition généralisée des haies, le débroussaillage et l’expansion du réseau routier dans des endroits reculés entraînent sa raréfaction. Il est aussi amené à s’installer plus souvent dans les jardins, où il peut être victime des tondeuses à gazon ou d’autres outils ou installations.

   Le hérisson est totalement protégé en France (et ce depuis 1981), partiellement en Suisse. Il est l’emblème de France Nature Environnement (la Fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement), et une société anglaise, la British Hedgehog Preservation Society, est consacrée à la sauvegarde de l’espèce.

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Canton de Hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013


Canton de Hérisson dans HERISSON telechargement-3Le canton de Hérisson est une division administrative française située dans le département de l’Allier et la région Auvergne.

Ce canton est organisé autour de Hérisson dans l’arrondissement de Montluçon. Son altitude varie de 167 m (Vallon-en-Sully) à 407 m (Saint-Caprais) pour une altitude moyenne de 265 m.

Histoire

-Les imposantes ruines du château d’Hérisson dominent la vallée de l’Aumance et l’ancien bourg fortifié. Les tours, les courtines, le donjon et le reste du logis remontent au XIVe siècle. Cette propriété des ducs de Bourbon fut prise par Louis XI au XVe siècle, puis reprise par les princes deux siècles plus tard, avant d’être démantelée par Mazarin.

-A une vingtaine de kilomètres au nord de Montluçon, dominant la vallée de l’Aumance, le château d’Hérisson impose sa fière silhouette que le temps et l’histoire ont fatiguée sans aucunement entamer sa superbe !

Dans ce village fondé au Ve siècle, un premier château est construit par les ducs de Bourbon au Xe siècle, remplaçant le castellum, pour contrôler le passage sur l’Aumance et tenir en respects les Auvergnats !

Il faut dire que la situation stratégique du village et sa prospérité attisaient convoitise et jalousie… Plusieurs fois pillée, assiégée, prise par les anglais, trahie à la Fronde, Hérisson devient rapidement une cité fortifiée. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, pour affaiblir les provinces, Mazarin fait démanteler les châteaux forts, Hérisson n’y coupe pas ! Plusieurs belles bâtisses y trouveront grand intérêt !

D’importantes campagnes de restauration ont été entreprises et on peut imaginer ce que fut la belle forteresse : protégée par une enceinte une basse-cour avec chapelle, écuries et logements donnant accès par un pont-levis à la Haute-cour avec le logis seigneurial, son donjon de 30 mètres de haut et ses tours reliées par des courtines.

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Où ça, à Hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

 

Où ça, à Hérisson dans HERISSON herisson_-_allier_0021-200x300Hérisson est une commune française, située dans le département de l’Allier et la région Auvergne, sur l’Aumance, à une quinzaine de kilomètres de son confluent avec le Cher. 

Hérisson est situé dans une cuvette et son château au sommet d’une colline qui domine l’Aumance, rivière qui traverse le village. 

La légende raconte que les habitants de la ville antique de Cordès vinrent s’installer à Hérisson pour se protéger des invasions barbares. Hérisson est au Moyen Âge l’une des dix-sept châtellenies du Bourbonnais et elle a en plus le rôle de défendre la frontière avec l’Aquitaine. Un premier château est construit par les sires de Bourbon pour contrôler les passages sur l’Aumance vers le Xe siècle. Durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais, qui possèdent l’Aquitaine, menacent directement le Bourbonnais et assiègent le château d’Hérisson qui résiste. Après la Fronde, le cardinal Mazarin, qui régit la France avec Anne d’Autriche durant la minorité de Louis XIV, fait démanteler le château d’Hérisson. Il sert ensuite de carrière de pierres. 

À la Révolution, Hérisson devient chef-lieu de canton, mais sa situation en cuvette, donc loin des axes routiers, ne favorise pas son développement. C’est la ville voisine de Cosne-d’Allier, qui avec la ligne de train Montluçon-Moulins, va se développer beaucoup plus qu’Hérisson. La ville d’Hérisson est aujourd’hui essentiellement touristique grâce à un patrimoine riche, en plus de l’administration locale en tant que chef-lieu de canton.

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Cascade du Hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

 

Le Hérisson est une rivière du massif du Jura, en France, dans la Région des lacs du Jura français.

Il prend sa source au niveau du lac de Bonlieu dont il est l’exutoire. Son bassin versant est limité à 49 km² et le périmètre du bassin versant près de 100 km. Il s’écoule rapidement sur le plateau du Frasnois à 800 mètres d’altitude avant de s’engager dans une reculée typique du Jura, où son parcours va être ponctué de cascades.

Cascades du Hérisson

Cascade du Hérisson dans HERISSON 280px-cascade_du_herisson_jura_-_leventail Le cours d’eau rejoint ensuite la vallée inférieure en sautant près de 300 mètres de dénivelé sur 3 km en constituant les cascades du Hérisson.

Divers belvédères et un sentier de promenade permettent de suivre les chutes successives (altitude décroissante) comme :

le Saut Girard, 35 mètres, (2 accès : depuis le lieu-dit de la Fromagerie ou d’un parking d’Ilay),

  • Le Saut du Moulin Jeunet,
  • Le Saut de la Forge, (accès au bout de la route des cascades (Bonlieu))
  • Le Saut du Château Garnier,
  • le Gour Bleu,
  • Le Grand Saut appelé aussi Queue de cheval, 60 mètres et la grotte Lacuzon, avant d’admirer la dernière chute,
  • L’Éventail de plus de 65 mètres.

Deux moments sont propices pour visiter le lieu :

  • après des (fortes) pluies lorsque les cascades débitent bien,
  • en pleine rudesse hivernale où les cascades sont gelées.

Une maison des cascades a été créée au fond de la vallée du Hérisson par le conseil général du Jura pour présenter aux visiteurs les particularités géologiques et hydrographiques du site. On y accède au départ de Doucier en 8 km par la RD326 (sans issue et parking payant en été) ou en 2 h par le GR559.

A la sortie des cascades, le Hérisson serpente dans une petite vallée glacière, traversant le lac du Val puis le lac de Chambly. Passant au pied de Doucier, il rejoint l’Ain un peu plus loin.

Le hérisson est né du mariage de deux ruisseaux prenant leur source dans les eaux des lacs de Bonlieu et d’Ilay, pour se réunir en une série de cascades (Site Naturel Classé depuis le 29 avril 2002).

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La Légende des Hérissons Volants

Posté par othoharmonie le 28 août 2013

– extrait - Chronique des Veilleurs,

Rapport de Ibn Al Sabbah, érudit Stygien.
(…)

La Légende des Hérissons Volants dans HERISSON telechargement1Ces derniers jours lors de missions militaires plusieurs des nôtres rapportent avoir aperçu des Hérissons Volants aux frontières cimériennes et aquiloniennes.

Nous sommes maintenant certains qu’ils existent même si leur durée de vie semble très limitée dans le temps: quelques secondes et ils disparaissent.

Nos combattants semblent avoir noté autour des Hérissons Volants parfois des éclairs, parfois des feuillages ou des flammes, il faut se rendre à l’évidence ces Hérissons Volants semblent disposer de démonologues et de chamans …

Nous allons devoir Veiller sur ces Hérissons Volants le temps qu’il faudra, heureusement la Stygie semble pour l’instant protégée de ces créatures…

Je le croyais jusqu’au jour où des chamans m’ont indiqué un temple aux gravures très anciennes, cela fait maintenant plusieurs nuits que je Veille sur ses représentations étonnantes et …

  lire l’histoire sur ce site… 

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De la pommade au hérisson

Posté par othoharmonie le 28 août 2013

De la pommade au hérisson dans HERISSON atelerix_albiventris2Le hérisson occupe une place privilégiée dans de nombreuses cultures. Déjà cité dans la Bible, il est présent dans la mythologie iranienne et dans celle de peuples d’Asie centrale et d’Afrique, où il est symbolisé comme un pionnier, initiateur de civilisation. Au Moyen Âge, on lui attribue toutes sortes de vertus médicinales. Pratiquement chaque partie de son corps pouvait guérir les maux humains. La pommade de hérisson, par exemple, avait la réputation d’être très efficace contre les furoncles !

L’intérêt que d’autres peuples ont porté au hérisson était plutôt d’ordre culinaire. L’animal est par exemple accommodé dans la cuisine traditionnelle tsigane, tandis que le hérisson d’Afrique du Sud est un mets apprécié dans cette région.

Aujourd’hui, le hérisson n’est pas considéré comme une espèce menacée, mais ses effectifs ont nettement diminué, et les activités humaines modifient son habitat comme ses habitudes. Ainsi, la diminution des bocages qu’il affectionne tant, la disparition généralisée des haies, le débroussaillage et l’expansion du réseau routier dans des endroits reculés entraînent sa raréfaction. Il est aussi amené à s’installer plus souvent dans les jardins, où il peut être victime des tondeuses à gazon ou d’autres outils ou installations.

Le hérisson est totalement protégé en France (et ce depuis 1981), partiellement en Suisse. Il est l’emblème de France Nature Environnement (la Fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement), et une société anglaise, la British Hedgehog Preservation Society, est consacrée à la sauvegarde de l’espèce.

Hérissons insulaires et oiseaux nicheurs

Le hérisson est très aimé des jardiniers, qu’il aide à se débarrasser des limaces et autres insectes amateurs de légumes. Il a souvent accompagné l’homme dans la colonisation de nouvelles terres. Les colons anglais qui se sont installés en Nouvelle-Zélande, ou dans les îles écossaises, ont emmené  ce croqueur d’insectes avec eux. Les capacités d’adaptation du hérisson ont assuré le succès de ces introductions. Souvent même, l’espèce a proliféré de façon considérable. Ainsi, dans l’île North Ronaldsay, des hérissons ont été introduit en 1972 pour lutter contre les limaces qui dévastaient les cultures. Une dizaine d’années plus tard, les limaces avaient disparu et les hérissons ont atteint le millier d’individus, sur une île de 14 km2 ! De la même façon, au début des années 2000, on compte 57 hérissons au km2 dans l’île de South Uist.

Malheureusement, la prolifération des hérissons dans les îles constitue une menace pour les oiseaux qui nichent à terre, notamment, dans les îles écossaises, pour les petits échassiers (charadriiformes) comme les sternes et les gravelots. Les hérissons, en effet, consomment leurs œufs, entraînant une diminution notable des populations des espèces les plus touchées (jusqu’à 60 % des nids visités chez les plus vulnérables).

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Le Hérisson tsigane

Posté par othoharmonie le 28 août 2013

Le Hérisson tsigane dans HERISSON 220px-keqs_young_european_hedgehog1L’animal préféré des Tsiganes, le niglo. Animal sage, tantôt créateur du feu, tantôt de l’agriculture, son culte s’est répandu dans tout le nord du Proche-Orient et dans l’ensemble des mythes iraniens.

Cet animal bienfaisant et bénéfique, de par sa résistance aux hauts voltages, tout comme d’ailleurs la salamandre, est le symbole vivant du paratonnerre. Les enfants gitans portent souvent autour du cou une patte de hérisson pour les protéger des éclairs et du danger, car la griffe en est la défense. En effet, la vie nomade près des forêts a toujours fait craindre la foudre comme un fléau inévitable.

Symbole vivant de la survie, aujourd’hui protégé, le hérisson ou petit cochon sauvage, fut souvent le seul festin pour les Tsiganes ! Enrobé de glaise argileuse et posé sur des braises ou des pierres chaudes, sa chair délicate et fondante, à l’odeur de noisette, en fait depuis toujours un plat de prédilection.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le hérisson était le plat quasi-quotidien des tziganes de France et d’Europe, qui l’appellent « niglo ». D’où l’expression qui désigne la seule manière connue en France de manger du hérisson : « à la roumaine » (ou selon les variantes, à la bulgare, à la hongroise, etc). Ce plat, assez connu jusqu’au début du XXe siècle, est très peu consommé actuellement. Nigloland est aussi un parc d’attractions situé à Dolancourt dans l’Aube, fondé par deux frères et anciens forains, nommé ainsi en hommage à leur mascotte, le « niglo » (hérisson).

250px-nigloland_logo dans HERISSON

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Hérisson victime des routes

Posté par othoharmonie le 28 août 2013

Apprécié et respecté du grand public, officiellement protégé en Europe, ce petit mammifère à piquants, auquel on prêtait au Moyen Âge toutes sortes de vertus médicinales, est aujourd’hui victime du trafic routier et de l’agriculture intensive.

Hérisson victime des routes dans HERISSON erinaceus_europaeus_lc0119Les dangers de la route et de l’agriculture

Souvent, l’été, surtout après une pluie d’orage, les hérissons fourragent et s’attardent au bord des routes. Ils sont sûrs d’y trouver de nombreuses proies (insectes, escargots, vers de terre) attirées par l’asphalte chaud. La nuit, ils peuvent aussi être amenés à traverser routes et chemins, si ceux-ci se trouvent sur leur territoire de chasse. Ces incursions leur sont souvent fatales. Qu’ils traversent en courant ou se mettent en boule dès qu’une voiture arrive, ils ont peu de chance de se retrouver sains et saufs après son passage. À la fin de l’hiver, ce sont surtout les mâles, qui n’hésitent pas à traverser les routes pour rechercher une femelle, qui succombent ; en été, les jeunes, aventureux et inexpérimentés, comptent de nombreuses victimes ; au début de l’automne, ce seraient plutôt les femelles, à la recherche de grandes quantités de nourriture entre le moment de l’émancipation des jeunes et celui de l’entrée en hibernation, qui se feraient écraser.

Il est difficile d’estimer le nombre de hérissons victimes du trafic automobile, mais, selon certaines estimations, ce seraient, au niveau européen, 700 000 de ces petits mammifères qui succomberaient chaque année sur les routes. La mortalité par accidents de la route dépasserait 20 %, selon certaines estimations.

L’utilisation des engrais, des herbicides et des pesticides par les agriculteurs et les jardiniers est l’autre grande cause de mortalité chez les hérissons. Les empoisonnements par ces produits entraîneraient une mortalité de 26 %. La mort par intoxication aiguë touche surtout les jeunes entre 6 et 12 mois : curieux et peu expérimentés, ils s’aventurent volontiers dans les jardins d’agrément entretenus, là où la nourriture est facile à trouver, mais aussi là où les plantes sont fertilisées et traitées contre les insectes et les parasites. Par ailleurs, l’épandage généralisé de pesticides, notamment d’insecticides, entraîne la diminution des ressources alimentaires des hérissons.

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Hérisson et l’homme

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 

Semblable au hérisson, se mettant « en boule » au moindre bruit insolite, l’être humain « se hérisse » parfois dès que quelqu’un conteste son point de vue ou critique son comportement.

Hérisson et l'homme dans HERISSON drawing_of_echinosorex_gymnura

Le hérisson est présent presque partout.

Avec un peu d’attention, nous pouvons le repérer aisément : il est dans les jardins, les parcs, les taillis, les bois, les champs et les campagnes, gambadant et se faufilant, surtout la nuit, à l’heure… où nous dormons !

 Assez connu et populaire, ce mammifère insectivore n’a pas besoin d’un grand territoire pour subvenir à ses besoins car il se nourrit de tout ce qu’il trouve autour de son trou recouvert de feuilles sèches, qui lui sert d’abri : insectes, escargots, limaces, grenouilles, souris, lézards, oisillons tombés du nid, etc. etc. A l’occasion, étant relativement sensible au venin des reptiles, il ne dédaignera pas le serpent venu s’empaler malencontreusement sur ses piquants acérés.

 Pendant la belle saison, le hérisson se nourrit abondamment. Il lui faut acquérir de l’embonpoint, s’enrober d’une  épaisse couche de graisse pour subsister pendant la période hivernale. En l’occurrence, il ne peut compter sur son manteau d’épines pour le préserver du froid. De surcroît, l’hiver étant venu, le petit mammifère ne trouvera plus de nourriture, les petits animaux lui servant de proie ayant disparu ou demeurant bien cachés. Et l’on peut dire que même s’il avait un chaud manteau de poils pour le protéger du froid, le manque de nourriture l’empêcherait de trouver le combustible nécessaire au maintien à niveau de la température de son corps. Il ne faut donc pas s’étonner que le hérisson soit l’un des rares hôtes de nos campagnes à hiberner.

 Le sommeil hibernal est tout autre chose que le sommeil ordinaire. 

 Dormant d’un sommeil ordinaire, le hérisson se réveille comme n’importe quel autre animal. Au moindre dérangement il peut réagir immédiatement, hérisser ses piquants ou fuir en cas de nécessité . En revanche, en période d’hibernation, les piquants sont dressés (sur la défensive), le réveil est long et laborieux. L’ennemi qui le surprend à ce moment-là peut le vaincre avant qu’il soit en mesure de réagir.

  Chez l’hibernant, la température du corps est égale à celle du milieu ambiant, bien qu’en ce qui concerne le hérisson, ce soit un animal à sang chaud ! Dérangé dans son hibernation, il faut d’abord que sa température s’élève au niveau normal avant qu’il puisse agir normalement. Il tremble longtemps et ne reprend vie que lentement.

 Dès que la température extérieure descend au-dessous de 15°C le hérisson penche vers son sommeil hivernal. Il cherche un endroit enfoui sous les feuilles, un trou où il peut s’enrouler dans les herbes et les feuilles sèches. Là, il va mettre hors service sa combustion interne et s’endormir : désormais, il n’a pas besoin de nourriture et ne sent pas le froid.

 Quand le temps est ensoleillé et que la température extérieure se réchauffe, le hérisson se réveille et reprend un semblant d’activité. Mais plus l’hiver avance, plus son sommeil devient profond. Plus le froid est intense, plus sa combustion interne se ralentit. Si le gel s’installe durablement, le petit feu interne chauffe le plus économiquement possible. S’il fait trop froid, l’insectivore se réveille. Sa température interne revient à la normale en quelques heures….et il va chercher ailleurs un endroit mieux protégé pour y reprendre son sommeil interrompu.

UNE SENSIBILITE A FLEUR DE PEAU : 

A moins de sombrer dans l’indifférence ou d’être un adepte de « la pensée molle », l’être humain ne peut pas vivre harmonieusement sans certitude. Sans conviction bien ancrée.

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Le hérisson pas doux à caresser.

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 Le hérisson pas doux à caresser. dans HERISSON daurian_hedgehog-150x110Ses poils sont de solides piquants entrecroisés qui le protègent encore mieux que ceux du porc-épic. En effet, le hérisson peut s’enrouler complètement sous cet abri de piquants, ce qui n’est pas le cas du porc-épic. En gonflant son ventre, en repliant sa tête et ses pattes, le hérisson se transforme en une véritable boule piquante : prendre dans ses mains gantées de cuir un hérisson « en boule », puis le faire rouler doucement comme un ballon faisait partie, autrefois, des jeux innocents des enfants habitant la campagne. 

 En fait, les piquants de notre insectivore se dressent dès qu’il tend sa peau et rares sont les animaux qui se hasardent à affronter cet authentique buisson d’épines. Au demeurent, il suffit d’un craquement de brindille ; d’un bruissement d’ailes, d’un bruit de pas ou de moteur, d’une rencontre fortuite ou de tout autre événement du même genre, pour observer chez lui un hérissement de ses piquants ou une « mise en boule » quasi instantanée… 

 Et qui s’y frotte… s’y pique !  A l’image de l’être humain…  

Trop souvent, dès que l’un de ses semblables exprime des idées qui ne cadrent pas avec les siennes, il se croit obligé d’affirmer plus fortement ses convictions. Si son interlocuteur insiste ou persiste, il se cabre, « se hérisse » et « se met en boule »… comme le hérisson s’estimant, à tort ou à raison, en état d’insécurité !

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Du Hérisson et du Serpent.

Posté par othoharmonie le 26 août 2013


Un Hérisson que des Chasseurs poursuivaient, se coula sous une roche, où le Serpent se retirait, et pria celui-ci de souffrir qu’il s’y cachât : ce qu’on lui accorda très-volontiers. Les Chasseurs retirés, le Serpent qui se trouvait fort incommodé des piquants du Hérisson, lui remontra qu’il pouvait se retirer, sans péril, où bon lui semblerait : ensuite il le pria de sortir de son trou.  » Moi, sortir, repartit l’autre ? Les dieux m’en gardent ! Apprenez, insolent, que j’ai ici autant et plus de droit que vous.  » Comme celui-ci était le plus fort, il ne lui fut pas difficile de prouver net ce qu’il avançait.

Analyse des fables d’Esope

Du Hérisson et du Serpent. dans HERISSON 220px-hase_und_igel_2

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Le hérisson de Roujan

Posté par othoharmonie le 25 août 2013

Le hérisson de Roujan dans HERISSON erinaceus_amurensis1L’origine du hérisson de Roujan semble assez confuse et confond deux légendes. La première légende fait référence à sainte Marthe et à la Tarasque de Tarascon.

Sainte Marthe, partie chasser la Tarasque, aurait amené avec elle une armée de hérissons. La Tarasque n’étant pas venue, les hérissons retournèrent chez eux, sauf un. Ce dernier resta au village où il fut nourri et devint l’animal fétiche des Roujanais. La deuxième légende se situe chronologiquement autour de l’An Mille. 

Le seigneur de Roujan invite un étranger à sa table. Mais cet étranger n’est qu’un espion venu se rendre compte des moyens défensifs du village en cas d’attaque. Il avait passé son après-midi à questionner moult villageois sur la défense des lieux. Une fois qu’il eut rassemblé tous les renseignements qu’il jugeait nécessaires, il quitta le village pour livrer ses informations à ses complices. Quittant Roujan, l’homme posa malencontreusement son pied sur un hérisson.

L’espion se mit donc à râler et crier (en occitan, râler se dit romegar). Les cris réveillent alors le seigneur de Roujan et celui-ci alerte la garde. Ainsi, quand les assaillants se présentent le lendemain matin devant les murs du village, tous les habitants de Roujan sont déjà prêts à se défendre, armés jusqu’aux dents. Les assaillants renoncent alors à leur assaut et préfèrent fuir. Plus tard, le seigneur de Roujan narrait cette histoire en occitan. 

Et disait : « A romegat e me soi levat ! ». Ce que les Roujanais interprétèrent comme étant une référence au hérisson, qui avait crié quand l’homme l’avait écrasé. 

 Depuis, l’animal totémique de Roujan porte le nom de « Romegaire »

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Rêver de Hérisson

Posté par othoharmonie le 25 août 2013

 

Rêver de Hérisson dans HERISSON atelerix_algirus1-150x112Ce petit animal symbolise une attitude défensive, le repli sur soi au moindre danger. Mais cette attitude finit par éloigner les autres. Nous sommes d’un abord si revêche, malgré toutes nos qualités intérieures, que nous repoussons tout le monde. 

Plus précisément, rêver de hérisson, ce la peut symboliser le sexe féminin frileux et craintif, tellement mignon pourtant, mais qui s’est complètement refermé par peur et se hérisse au moindre signe de « danger » amoureux ; qui s’y frotte, s’y pique. 

Repli sur soi, attitude défensive et repoussante, sexe féminin hostile.

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

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Les hérissons du désert

Posté par othoharmonie le 25 août 2013

Les hérissons du désert dans HERISSON yezhikCes quatre espèces, classées comme les hérissons à longues oreilles dans le genre Hemiechinus, sont considérées par certains auteurs comme formant un genre à part entière, Paraechinus. Leur poids est en général inférieur à 400 g.

Hérisson du désert  

Identification : taille du corps variant entre 15 et 27 cm ; poids n’excédant pas 400 g ; les piquants sont rugueux, leur coloration, ainsi que celle du pelage, variable : certains animaux sont noirs (mélanisme) ou tout blancs (albinisme). Les piquants peuvent être rayés de brun foncé, de noir et blanc ou de jaune, et les parties ventrales tachetées de brun foncé et de blanc. Quelques individus ont le museau brun, le reste de la tête blanc.

Répartition : déserts et autres zones arides ; Maroc, Somalie du Nord, péninsule arabe, Inde.

Comportement : le hérisson du désert creuse lui-même son terrier, qui mesure 50 cm de long et n’a qu’une seule entrée. Avec ses pattes avant il envoie le sable derrière lui, puis, quand le tas est assez gros, il recule et éjecte le sable avec ses pattes arrière. Il entre et sort de ce tunnel la tête la première et effectue donc ses demi-tours sous terre.

Son repas est composé d’insectes, de petits vertébrés, d’œufs et de scorpions. Il transporte sa nourriture jusqu’au terrier et la stocke pour une utilisation future. Ce comportement très particulier pour un hérisson est une adaptation à la vie dans des zones où la quantité de nourriture disponible est variable d’un jour à l’autre. S’il ne trouve plus ni à manger ni à boire, il reste prostré dans son terrier, mais n’hiberne pas.

Hérisson de Brandt   

Très mal connu, le hérisson de Brandt est asiatique ; il vit autour de la mer d’Aral, Pakistan, Inde du Nord, sud de l’Iran, sud de la Péninsule arabique.

Hérisson indien  

C’est un spécimen de cette espèce qui est aujourd’hui le plus gros représentant connu des hérissons du désert, avec 435 g. Il a été découvert par Walton en 1973. Les hérissons indiens se rencontrent au Pakistan et en Inde de l’Ouest.

Hemiechinus nudiventris

Cette espèce est endémique du sud de l’Inde, où elle vit dans les zones arides.

Les hérissons des steppes

 Ce hérisson se rencontre en Russie, en Chine et en Mongolie. Il occupe des habitats variés, steppes, forêts, prairies et champs cultivés. La reproduction a lieu en juin/juillet.
Mesechinus hughi

Il est endémique de Chine, où il habite des régions de steppes arides. Il n’est pas menacé, mais ses effectifs sont en baisse.

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Milieu naturel et écologie du Hérisson

Posté par othoharmonie le 24 août 2013


Milieu naturel et écologie du Hérisson dans HERISSON atelerix_albiventris1Habitant de préférence les forêts de feuillus, les zones agricoles et même les jardins en bordure des villes, les hérissons peuvent aussi s’installer à proximité des plages et dans les dunes de sable, à condition qu’il existe un couvert végétal de buissons. Mais ils sont absents des forêts de conifères et des zones marécageuses trop humides. Ils ont besoin en effet de la présence d’arbres à feuilles caduques, qui leur fournissent le matériel de construction pour leur nid de mise-bas et d’hibernation. Seuls les hérissons du désert creusent des trous à même la terre. En Europe, les hérissons vivent surtout jusqu’à 1 000 m, où ils se reproduisent normalement ; entre 1 000 et 1 200 m, ils évitent les pentes boisées de conifères et se reproduisent très irrégulièrement. À la belle saison, ils peuvent monter jusqu’à 1 600 m, mais redescendent rapidement dans des zones plus accueillantes dès que la température chute.

Lorsque les nuits d’été sont clémentes, ils s’aventurent parfois jusqu’à 2 000 m !

La répartition des hérissons varie beaucoup selon les conditions climatiques locales. Ainsi, ils montent plus facilement en altitude dans des zones à climat méditerranéen (Alpes du Sud, Pyrénées) et recherchent des terrains secs de basse altitude dans des régions à climat plus continental comme celui d’Europe centrale. En fait, le climat idéal pour le hérisson semble être celui des côtes bretonnes et anglaises, où il est très répandu.

La répartition actuelle des hérissons ne se limite pas aux continents mais s’étend aussi à de nombreuses îles : Nouvelle-Zélande, Corse, Sardaigne, Sicile, îles écossaises. Incapable de traverser les océans à la nage, ils y ont été introduits, volontairement ou non, par l’homme.

La lutte contre le froid… et la sécheresse

Le hérisson ne supporte pas longtemps des températures inférieures à 12 °C, car ses piquants ne lui sont d’aucun secours pour lutter contre le froid. L’hiver est également cause de la disparition des insectes et autres proies des hérissons, qui ne trouvent plus assez à manger. Seule l’hibernation leur permet d’économiser des calories.

Grâce à leur féroce appétit, les hérissons emmagasinent, dès le mois de juillet, une grande quantité de calories, transformées en graisse blanche sous-cutanée (calories nécessaires au maintien en vie de l’animal pendant son sommeil) et en graisse brune au niveau des épaules. Cette graisse, « brûlée » par son métabolisme, lui donnera, sous forme de chaleur, l’énergie indispensable pour ses périodes de réveil. Dès que la température chute, le hérisson prépare son nid, parfois même plusieurs nids, pour le cas, rare, où il aurait besoin d’en changer au cours de l’hiver.

Il accumule les feuilles sèches, qui en constituent le principal matériau de construction, car elles sont étanches. Il peut aussi y ajouter brindilles et branches de fougères. Lorsque le tas est assez gros, il en creuse l’intérieur, repoussant les feuilles vers l’extérieur. Les parois extérieures du nid sont faites de rondins ou de branchages qui empêchent les feuilles de s’éparpiller. D’un diamètre de 50 cm environ, le nid terminé se compose d’une galerie d’entrée et d’une cavité centrale, tapissées d’une couche de feuilles de 10 cm d’épaisseur ! Très étanches et solides, ces nids sont de parfaits isolants du froid : en cas de température extérieure entre – 8 °C et + 8 °C, celle de l’intérieur oscille entre + 1 °C et + 5 °C.

La durée de l’hibernation dépend du climat local : de 8 mois en Scandinavie, elle est de 6 mois en France et en Angleterre, et de quelques semaines seulement en Nouvelle-Zélande.

À l’opposé, dans les zones méditerranéennes, le hérisson doit s’adapter à un autre problème : celui de la sécheresse, qui réduit, tout autant que le froid, les sources de nourriture. Le hérisson creuse alors un terrier dans un sous-bois et estive. La durée de cette léthargie estivale dépend des conditions extérieures, mais il se réveille souvent lorsqu’arrivent les pluies. Cette remarquable adaptation aux conditions climatiques défavorables a permis aux hérissons de coloniser aussi bien les régions froides comme la Scandinavie que le littoral méditerranéen, chaud et sec.

Son introduction en Nouvelle-Zélande est due à son appétit. En dévorant plus de 80 coléoptères en une seule nuit, le hérisson est en effet un prédateur très efficace pour réguler les populations d’invertébrés terrestres qui endommagent cultures et jardins.

Le hérisson a très peu de prédateurs naturels, sa carapace de piquants et sa faculté de se rouler en boule lui assurant une remarquable sécurité, plusieurs heures durant si nécessaire. De plus, le hérisson est une véritable « force de la nature » : il résiste étonnamment bien aux piqûres de vipères et de guêpes, et peut absorber, sans réel danger, une dose d’arsenic qui tuerait 25 personnes ! Il doit pourtant se méfier du putois. Les restes de peaux de hérisson trouvés dans les terriers de putois laissent penser que ce petit carnivore constitue un ennemi très efficace. Furtif, il arrive à surprendre le hérisson lorsque celui-ci s’approche de son terrier et l’égorge avant qu’il ait pu se mettre en boule.

Les rapaces, les sangliers et sans doute les renards font également partie des ennemis du hérisson, mais les activités humaines représentent le plus grand danger pour l’espèce.

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Hérisson piquant

Posté par othoharmonie le 24 août 2013

 

Hérisson piquant dans HERISSON hedgehog1Toutes espèces de hérissons confondues, ce petit mammifère bardé de piquants est très présent dans la culture, en particulier en Europe où le Hérisson commun et le Hérisson oriental sont majoritaires. Animal peu farouche, il est bien connu car il n’hésite pas à s’introduire dans les jardins ou les communs, jusque dans les villes. Il n’est pas rare non plus de le surprendre la nuit, traversant les routes où il paie un lourd tribu à sa témérité, jusqu’à mettre en danger certaines populations de hérissons. Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est ainsi à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

Les hérissons sont une bonne illustration de l’hypothèse selon laquelle l’évolution des espèces se fait en fonction de leurs besoins et non pas par mimétisme. Si les espèces comme le Hérisson d’Algérie  et Neotetracus sinensis sont assez proches l’une de l’autre, de même que le Grand hérisson l’est de Microgale longicaudata, ce sont pourtant le Hérisson d’Algérie et le Grand hérisson qui ont un aspect très proches l’un de l’autre, ayant développé chacun de leur côté des piquants, sans même se rencontrer. Les poils piquants et durs se sont probablement révélés, de façon parallèle, une arme efficace contre les prédateurs de ces deux espèces plus grosses, contrairement à leur homologue respectif, plus proches des musaraignes.

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