Idées reçues sur l’Autruche

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013


Idées reçues sur l'Autruche dans AUTRUCHE - EMEU plumeL’autruche apparaît dans certaines expressions françaises populaires. (voir Idiotisme animalier) : Faire l’autruche ou appliquer la politique de l’autruche

L’idée reçue qu’une autruche ayant peur se met la tête dans le sable est liée à plusieurs origines. En effet, on trouve différentes explications au fait que cet animal met sa tête près ou dans le sable :

  • La première raison, c’est simplement pour se nourrir ; elle passe une grande partie de la journée la tête au ras du sol, parfois entre les rochers pour chercher à manger.
  • Deuxième raison plausible, l’autruche pond ses œufs dans des trous qui font parfois jusqu’à 30cm de profondeur dans les sols sableux. Lorsqu’elle retourne ses œufs, enlève les lézards et autres vermines du nid, sa tête disparaît dans un trou.
  • Lorsqu’elle se trouve dans une tempête de sable, l’autruche met la tête à ras du sol pour se protéger. Les africains, voyant la scène de loin, disaient que lorsque l’autruche met la tête près du sable c’est signe de tempête.
  • L’autruche rapproche sa tête du sol afin de mieux percevoir les bruits et vibrations des prédateurs. Se sentant menacée, le comportement de l’autruche sera, à l’inverse, l’attaque ou la fuite grâce à sa grande vitesse de course et son endurance.
  • L’autruche se tapit contre le sol car le phénomène de mirage existant dans tout désert aux heures chaudes crée une réverbération à un mètre du sol qui permet à l’autruche de se dissimuler au-dessous de cette zone.

L’expression, faire l’autruche, est donc basée sur une fausse croyance. Il est donc faux de dire que l’autruche met sa tête dans le sable afin de ne pas voir le danger. Cette croyance a traversé les siècles car déjà au Ier siècle après Jésus Christ, Pline l’Ancien disait : « Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable. ».

Les plumes d’autruche sont utilisées pour confectionner des hauts chapeaux que portent les Gilles lors des carnavals en Belgique (notamment le Carnaval de Binche).

  • Les autruches de Graaff Reinet dans Carnet d’Afriques par Jacques Nougier, éditions l’Harmattan (2006), 

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Comportement de l’Autruche

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013

 

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Comportement de l'Autruche dans AUTRUCHE - EMEU autru1-300x200Les autruches sont inaptes au vol, mais excellentes à la course. Leur rapidité au sol est remarquable : elles peuvent atteindre 70 km/h, mais sont probablement plus rapides au démarrage.

Pour courir, cette espèce s’appuie sur le doigt intérieur, le plus développé.

Le régime alimentaire des autruches, principalement végétarien, est très varié. Il se compose de jeunes pousses, de graines, de fruits, mais aussi de petits animaux (mammifères et vers en particulier).

Les autruches avalent de petits cailloux pour broyer les aliments dans leur estomac.

Les autruches vivent généralement en groupes de cinq ou six individus (avec une majorité de femelles), mais il n’est pas rare de voir des individus isolés (souvent des mâles), ou alors de bandes nombreuses comprenant une cinquantaine d’individus, surtout dans la savane.

Les autruches, grâce à leur grande taille, voient les prédateurs approcher de très loin, et dans la savane, elles jouent le rôle de sentinelle pour les troupeaux mixtes de zèbres et d’antilopes, avec qui elles se mêlent volontiers. Lorsque les autruches cessent soudain de paître et se mettent à courir, cela déclenche souvent une débandade générale dans les troupeaux d’herbivores. On voit parfois, lors des grandes migrations en Afrique de l’Est, des autruches parfois isolées suivre les troupeaux de grands mammifères herbivores dans leur déplacement.

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Autruche et reproduction

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013

 

 

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 Autruche et reproduction dans AUTRUCHE - EMEU oeuf

Les individus vivant seuls ou en petits groupes sont généralement monogames, alors que ceux vivant en grands troupeaux sont polygames (en général, un mâle se constitue un harem de 3 à 5 femelles). Dans ce dernier cas, c’est la femelle dominante (la « favorite ») qui décide de la formation du couple. Le lien qui unit le mâle à la favorite se maintient même en dehors de la saison de reproduction.

Lors de la parade nuptiale, le mâle exécute des mouvements circulaires du cou, écarte les ailes, déploie ses plumes en éventail, les dresse et les agite, se mettant parfois à genoux sur le sol pour exhiber son plumage. L’autruche mâle est le seul oiseau, avec les Anatidés, à posséder un organe copulateur, qu’il fait jaillir hors de son cloaque lors de l’accouplement. Avant de s’accoupler, le mâle s’isole avec la femelle choisie en chassant les petits de la couvée précédente et toutes les autres femelles.

Toutes les femelles du harem déposent leurs œufs dans le même nid, qui n’est en général qu’un simple trou dans le sol. Il n’est pas rare de compter jusqu’à trente œufs dans le même nid, voire soixante, qui avaient été déposés par cinq femelles, dans le cas d’une autruche masaï. L’incubation est assurée presque entièrement par le mâle, parfois relayé par la favorite. En cas de danger, le mâle défend courageusement les œufs ou les poussins, parfois aidé de la favorite voire de toutes les femelles. Les adultes prennent grand soin de leurs jeunes, parfois pendant une année entière. Si la nourriture est abondante, les autruchons seront abandonnés beaucoup plus tôt par leurs parents. Les petits seront alors pris en charge par un groupe de femelles, accompagnées ou non de petits. Ce phénomène d’adoption est très important dans les populations vivant en groupe, car il contribue à limiter les problèmes de consanguinité dans le troupeau.

La durée de vie de l’autruche atteint 50 ans en captivité.autruchon1 dans AUTRUCHE - EMEU

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Habitat de l’Autruche

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013


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 Habitat de l'Autruche dans AUTRUCHE - EMEU habitat

Les populations d’autruches sauvages sont de nos jours endémiques du continent africain, mais leur territoire s’étendait autrefois jusqu’en Syrie. On les trouve dans des régions sablonneuses désertiques ou semi-désertiques à végétation clairsemée, dans les savanes ou les forêts arides plus ou moins denses.

 L’Autruche d’Afrique est l’une des deux espèces d’autruches (Struthio). En effet, l’Autruche de Somalie Struthio molybdophanes (Reichenow 1883), était autrefois considérée comme appartenant à l’espèce Struthio camelus, mais est désormais une espèce à part entière.

L’Autruche d’Afrique comptait quatre sous-espèces mais n’en compte plus que trois :

  • S. c. camelus, très menacée sur son territoire d’Afrique du Nord, vit encore au sud de l’Atlas, dans une bande désertique ou semi-désertique allant du Sénégal et du Nigéria à l’ouest jusqu’à l’Égypte (Désert Arabique), au Soudan et à l’Éthiopie centrale à l’est.
  • S. c. massaicus vit en Afrique de l’Est (Kenya et Tanzanie)
  • S. c. syriacus au Moyen-Orient, éteinte depuis les années 1960, était autrefois répandue dans les déserts de Syrie et d’Arabie.
  • S. c. australis en Afrique du Sud, au sud des fleuves Zambèze et Cunène.
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L’Autruche d’Afrique et l’homme

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013

 

L’Autruche d'Afrique et l’homme dans AUTRUCHE - EMEU 0267Les principaux prédateurs de l’autruche, outre l’homme, sont les hyènes et les lions, qui apprécient particulièrement les autruchons, ainsi que les chacals et les percnoptères, qui pillent les œufs.

La sous-espèce syriacus a disparu du Néguev, à cause de la chasse dès les années 1920, et de Jordanie et d’Arabie saoudite dans les années 1960. 13 spécimens, d’une autre sous-espèce, venant d’Éthiopie ont été réintroduits au Néguev en 2005.

L’espèce est très menacée en Algérie, au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, en Mauritanie, au Maroc, au Niger, au Nigéria, en République centrafricaine, au Sénégal, au Soudan et au Tchad. À ce titre, elle figure sur la liste des espèces de l’Annexe I du CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora i.e. Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite de Washington).

Utilisation de l’Autruche d’Afrique par l’homme

La plume d’autruche était chez les anciens Égyptiens et les anciens Libyens un symbole guerrier, en raison peut-être du caractère combatif et vigilant de cet oiseau; aussi les soldats et les chasseurs avaient-ils coutume de porter une ou plusieurs plumes sur la tête.

            Représentation de « l’Autruche » sur timbres
Voir aussi :

  • L’Oiseau sur timbres et les timbres d’oiseaux
  • Oiseaux sur timbre sur Wikimedia Commons

autruche4 dans AUTRUCHE - EMEU

L’autruche est naturellement très présente sur les timbres des pays d’Afrique.

 

Les premières apparitions des oiseaux sur timbre ont généralement une forte connotation symbolique. En 1843, un aigle impérial figure dans le blason du timbre appelé Double de Genève émis par le canton suisse correspondant. En 1845, toujours en Suisse, la colombe de Bâle est le premier timbre dont le motif principal est un oiseau dans sa dimension symbolique. D’une manière très symbolique, la poste française, utilise comme symbole l’oiseau postal qui a figuré sur certains timbres.

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Domestication ancienne du chat

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Il existe un doute quant à la domesticité du chat sur ce qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des compagnons favoris de l’homme, comptant ainsi au rang du petit nombre d’animaux qui ont le privilège de vivre à l’intérieur des maisons.

Le mystère qui entoure le chat vient autant des superstitions et mythes sur les félins que de la personnalité indépendante de cet animal parfois difficile à comprendre…

Domestication ancienne du chat dans CHAT chat1

Domestication ancienne

Le chat, contrairement aux autres animaux domestiques, a choisi de lui-même de rester aux côtés des humains. Il n’a pas été domestiqué de manière sélective.

Des spécialistes estiment que les premiers chats ont été probablement attirés vers les villages et les camps d’humains depuis leurs forêts natales, en raison du nombre de rongeurs et autres petits animaux de proie qui étaient attirés par les habitations humaines.

Ces chats, encore sauvages, seraient progressivement devenus plus « calmes et détendus » dans l’environnement humain. Les chatons nés dans les villages auraient été habitués dès leur naissance au contact humain ou, tout au moins, à la présence humaine. Une fois que les hommes comprirent la formidable aptitude du chat à maîtriser la prolifération des rongeurs, leur avenir était tracé : ils étaient là pour rester…

Différentes indications archéologiques montrent que les relations humain-chat ont été continues depuis des milliers d’années. Sur les sites de sépultures isolées, dans les îles de la Méditerranée, on a ainsi trouvé des squelettes de chats, souris et humains, tous retrouvés dans le même lieu !

Si les souris ont pu atteindre l’île en se cachant dans les paquets de nourriture et d’autres fournitures, la seule manière qui rend plausible la présence de chats sur ces mêmes îles est qu’ils aient été amenés sur l’île par les marins et les colons. Il est probable que ces îles éloignées eussent été littéralement envahies de rongeurs sans la présence de ces chats importés.

La première culture à domestiquer et à transformer les chats en compagnon d’intérieur a été la civilisation égyptienne. Ce processus commença il y a près de 4000 ans. Les fermiers et commerçants égyptiens nourrirent alors les chats pour les inciter à rester à proximité, contrôlant ainsi par ce biais la population de rongeurs dans les surfaces de stockage de nourriture.

À partir de ce timide début de domestication, le chat atteignit bientôt un pic d’importance dans la culture des Égyptiens.

On les adorait alors  en tant qu’incarnation terrestre des dieux et déesses de la chasse et de la fertilité. Les chats étaient libres de circuler parmi les habitations et un site de sépulture sacré leur était même consacré, le Temple à Bubastis, où les chats étaient momifiés et conservés selon la coutume de ces temps anciens. La mort d’un chat dans une maison mettait toute la  famille en deuil.

Des lois interdisant la mise à mort des chats sous peine de mort sont restées en vigueur pendant plusieurs centaines d’années dans les villes égyptiennes. Les chats africains étaient également domestiqués et traités avec révérence et respect de par leur valeur symbolique.

Les chats étaient également utilisés comme monnaie d’échange entre différentes cultures. À l’origine ils étaient les animaux de compagnie et compagnons des seuls commerçants les plus riches.

En raison de la grande capacité de reproduction des chats, cette valeur d’animal symbole de richesse n’a pas perduré puisque le nombre de chats a rapidement augmenté dans de nombreux ports et villes de l’hinterland jusqu’à ce qu’ils deviennent une nuisance pour la population humaine.

Aujourd’hui encore, plusieurs villes dans du monde ont toujours des problèmes avec l’énorme population de chats sauvages qui s’y sont installés.

L’élevage sélectif de chats pour produire des races différentes et reconnaissables devint fréquent à l’époque moderne. Cependant, la grande majorité des chats domestiques de la terre ne sont pas de race pure, seuls 5 % de la population domestique totale appartient à une race reconnue. Les autres chats sauvages ou domestiques sont généralement classés en deux catégories, les chats à poils courts domestiques et les chats à longs poils domestiques.

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Les chats et l’eau

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Les chats et l'eau dans CHAT chat-et-eauLe chat est un animal qui boit généralement très peu car il est originaire de zones désertiques et contrairement aux chiens il n’a donc pas besoin de boire de liquide car ses reins sont très efficaces. Les chats peuvent boire légèrement plus en cas d’augmentation de la température, c’est pourquoi ils préfèrent souvent rechercher un endroit frais et ombragé afin de se reposer pour éviter la chaleur.

La soif du chat dépend de ce qu’il mange : s’il est nourrit avec des boites il boit moins de 10 fois par jour et s’il mange plutôt des croquettes il peut boire à peu près 10 à 20 fois par jour, souvent après avoir mangé.

Par contre si votre chat se met subitement à boire abondamment vous devez le surveillez car cela peut indiquer un problème médical comme le diabète dont les chats souffrent souvent ou aussi une insuffisance rénale ou une hyperthyroïdie. Consultez donc votre vétérinaire au moindre doute.

Les quatre principaux signes du diabète chez le chat :

– Un appétit vorace
– Une grande soif
– Perte de poids
– Grandes quantités d’urine

Pour être sûr que votre petit animal de compagnie a suffisamment d’eau à sa disposition il existe des accessoires très pratiques comme la fontaine d’eau qui contient un réservoir de grande quantité. De plus l’eau reste fraîche et bien oxygénée. Donnez lui de l’eau du robinet et si le goût ne lui convient pas alors optez pour une eau de source et évitez les eaux minérales car elles sont trop chargées en sels minéraux.

Les besoins en eau des chats varient également en fonction de plusieurs facteurs : la température ambiante, son âge ou son état physiologique (les chatons, les chattes qui allaitent et les chats âgés boivent beaucoup plus)
Contrairement à ce que l’on entend souvent, mieux vaut éviter le lait pour les chats car ils peuvent occasionner des diarrhées et des problèmes digestifs.

Si vous observez attentivement vos félins vous remarquerez que ceux-ci aiment beaucoup boire aux robinets ou dans des objets recueillant l’eau à l’extérieur, même si minet a une belle gamelle bien propre à la maison il se peut qu’il la boude et préfère étancher sa soif par divers autre moyens plus amusants et vous ne pourrez pas y faire grand chose une fois son choix déterminé.

Source : http://www.edukeo.net/chats-eau-a1541.htm

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Expériences éléphant

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Les animaux ont-ils conscience d’eux mêmes?

On a montré pour l’instant que la capacité de distinguer soi-même des autres est très rare dans le genre animal : seuls les humains, les chimpanzés et, dans une moindre mesure, les dauphins en étaient capables jusqu’à présent. 

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L’expérience : éléphant devant le miroir

La connaissance de soi de l’éléphant relève peut-être de la complexité sociale des groupes de ces animaux géants. Cela pourrait être lié à l’empathie et à l’altruisme que l’on connaît chez l’éléphant.

L’expérience réalisée en 2005 consistait à mettre l’éléphant femelle nommé « Happy » en face d’un grand miroir après avoir peint un grand X au dessus d’un des yeux (voir la vidéo). Il était impossible à l’éléphant de remarquer ce X sans l’aide du miroir. Or, l’éléphant a bien souvent touché le X avec sa trompe et de manière répétée. L’éléphant a ignoré un deuxième dessin en croix qui était de couleur invisible sauf à sous l’ultraviolet.

Image de prévisualisation YouTube

Cette expérience s’est avérée convaincante avec « Happy » mais deux autres éléphants femelles ont échoué au test. Cependant, le comportement des trois éléphants face au miroir semblait montrer une véritable conscience de soi. Ainsi, un des deux autres éléphants s’est consciemment servi du miroir pour explorer sa bouche avec sa trompe.

Image de prévisualisation YouTube

Le célèbre psychologue Gordon Gallup, qui avait conçu ce test de la marque sur le front et appliqué pour la première fois sur des chimpanzés, a trouvé les résultats très solides et convaincants.

Les éléphants n’ont pas montré de signaux de type social devant le miroir : ils ne confondaient donc pas leur image avec un congénère, comme le font la grande majorité des mammifères testés. Il est cependant nécessaire de poursuivre les tests afin de déterminer le niveau de conscience de soi.

Comme les espèces divergentes que sont les éléphants et les dauphins partagent cette capacité de se reconnaître dans le miroir, on peut conclure que cette caractéristique a évolué indépendamment.

Les éléphants et mammouths sont originaires d’un même animal nommés mastodonte qui s’est éteint il y a 24 millions d’années. Une actualité récente vient d’ailleurs de trouver le lien manquant entre les éléphants et ses lointains ancêtres.

Source :Livescience , .imaginascience.com  et vivantinfo.com)

Fabienne Delfour & Pascal Carlier  

Les animaux ont-ils une conscience ?

Question éminemment difficile que l’on peut aborder en étudiant si des animaux manifestent des comportements de reconnaissance d’eux-mêmes. Dès les années 1970, on a pu montrer que les chimpanzés sont capables d’utiliser un miroir pour explorer leur corps. Plus surprenant peut-être, les dauphins et les orques sont eux aussi capables de comportements cognitifs aussi élaborés. 

Poser la question de l’existence de la conscience de soi chez les animaux nécessite de considérer l’animal comme un (vrai) sujet. Or la culture occidentale porte l’héritage de la pensée dualiste de René Descartes (1596-1650) qui opposait le corps, parfait automate dénué de pensée, à l’âme, émanation du divin et siège de la vie psychique.

De tous les êtres vivants, seul l’homme possédait une âme et se trouvait donc placé, intouchable, au sommet de la pyramide de l’évolution. La question de la conscience chez un « animal-machine » ne se posait donc pas. Cette vision mécaniste de l’animalité, en faisant l’économie des phénomènes non observables, a facilité l’établissement des bases de la biologie moderne sur des faits d’observation et d’expérimentation. L’éthologie n’est devenue véritablement cognitive que dans les années 1970-1980 en s’intéressant notamment à la question de la conscience (voir l’encadré 1).

L’analyse de la conscience de soi, question particulièrement complexe, concerne principalement les grands singes anthropoïdes, mais aussi les mammifères marins, qui ont des cerveaux bien développés, une vie sociale complexe et des capacités cognitives proches de celles des grands primates. Cependant, démontrer l’existence d’une conscience chez un individu est très difficile : le concept de la conscience est fondamentalement réflexif ; on ne peut en effet être sûr d’être conscient d’un moment ou d’une action que lorsque l’on est, à l’instant présent, « conscient d’être conscient ». Autrement dit, nous sommes ici dans un processus de « second ordre », une« métaconscience » qui n’a pas besoin d’être démontrée car elle fait l’objet d’un consensus intersubjectif au sein de l’espèce humaine. L’existence de la simple conscience est, elle, difficilement démontrable ; on peut même penser que c’est cette conscience de « premier ordre » qui est recherchée dans certains types de méditation traditionnelle. Dans le bouddhisme zen, par exemple, on prescrit à l’individu de ne pas« s’accrocher » à ses pensées, et il lui est préconisé d’atteindre un état « d’intense présence ».La question qui nous préoccupe se rapporte donc plutôt à un « Soi », entité unifiée, qui se reconnaît. Notre question, que l’on soumettra plus aisément à l’épreuve des faits que celle de la conscience, devient : « que signifie être capable de se reconnaître ? ».

VOIR la suite de cet article …

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la vie de l’autruche

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

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la vie de l’autruche dans AUTRUCHE - EMEU vie-dautruche

L’autruche est le plus grand et le plus gros des oiseaux actuels. Ses ailes, aux immenses plumes, ne lui servent qu’à parader, à s’éventer ou à protéger ses petits : elle est incapable de voler. Mais elle court très vite, avec ses longues pattes aux cuisses rebondies. Victime de la désertification, elle a disparu d’une grande partie de l’Afrique et s’est réfugiée surtout au sud de l’équateur.

En dehors de la période de reproduction, l’autruche consacre la plus grande partie de la journée à la recherche de sa nourriture. Ce n’est guère étonnant vu sa taille et son poids (2 m et plus, pour 65 à 150 kg). D’autant qu’elle se nourrit principalement de végétaux, dont l’apport énergétique est médiocre. Pour compenser, elle en consomme d’énormes quantités, et, afin de tirer le meilleur parti possible des plantes herbacées, des arbustes et des arbres qu’elle rencontre, elle en picore aussi bien les graines, les feuilles, que les racines, les bourgeons, les pousses, les fleurs ou les fruits. Elle peut ainsi manger des figues, des pousses de mimosa, des graminées du désert telles que Stipagrostis uniplumus ou Crotalaria saharae, ou les feuilles juteuses d’une plante parasite de l’acacia, Oxystelma bornouense, qu’elle est un des rares animaux à atteindre grâce à sa taille.

   À l’instar d’autres oiseaux qui consomment des végétaux – par exemple, les pigeons –, l’autruche ingurgite aussi régulièrement des éléments minéraux pour faciliter la trituration des végétaux et la décomposition de leur cellulose. Elle absorbe ainsi quotidiennement la valeur de plusieurs poignées de graviers et de cailloux.

   Bien que son régime soit à dominante phytophage (à base de végétaux), l’autruche est néanmoins omnivore. Elle ne dédaigne pas les insectes, qu’il s’agisse d’adultes ou de larves. Criquets et termites figurent souvent à son menu, car ils sont abondants, notamment lors des pullulations cycliques de criquets migrateurs. Dès que l’occasion s’en présente, l’autruche capture aussi de petits mammifères (des rongeurs, surtout), des reptiles (principalement des lézards), des oisillons et des tortues.

L’autruche a un grand besoin d’eau. Quand elle n’en trouve pas, elle se rabat sur des plantes grasses salées et juteuses (halophytes) et sur des fruits. Mais, dès qu’elle aperçoit un point d’eau, elle le rejoint rapidement et boit abondamment. Pour les jeunes oiseaux, c’est même une nécessité impérieuse. Quand cela est possible, l’autruche boit chaque jour en grande quantité.

   Mais elle ne se baigne jamais, préférant les bains de poussière, qui lui servent à compenser son absence de glande uropygienne. Cette glande, située à la base du croupion de la plupart des oiseaux, sécrète une substance huileuse, le sébum, qui, étalée sur le plumage à l’aide du bec, imperméabilise les plumes. Dans le cas de l’autruche, la poussière agit comme un substitut partiel du sébum.

   Levée 40 minutes avant l’aurore, couchée 40 minutes après le coucher du soleil, l’autruche peut parcourir de 10 à 40 km par jour à la recherche de nourriture et d’eau, dans un milieu où l’une et l’autre sont chichement dispensées. Elle mène ainsi une vie de nomade, sauf en période de nidification ; elle ne s’installe alors que dans des régions où elle est sûre d’assurer facilement son alimentation.En passant ses nuits auprès des autruches, le chercheur K. Immelman a pu observer comment elles dormaient : accroupies au sol, le cou dressé, elles somnolent ; de 1 à 4 fois par nuit et, chaque fois, pendant 1 à 16 minutes, elles tombent dans un profond sommeil, allongeant le cou par terre devant elles, ou le repliant pour le poser le long de leur corps.

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Les mâles Autruches paradent

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

 

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Les mâles Autruches paradent dans AUTRUCHE - EMEU autruche3

Animal grégaire, l’autruche vit en famille ou en bande, tout au long de l’année. Mais, quand arrive, en septembre, le début de la saison des amours, familles et bandes se disloquent et toutes les autruches en âge de se reproduire se regroupent par sexe. Ces « groupes temporaires » de mâles, d’une cinquantaine d’individus environ dans les régions où l’espèce abonde, et ceux de femelles, moins nombreuses, subsistent jusqu’à la fin des appariements.

   Au bout de quelques jours, les groupes se mêlent par intervalles, tandis que commencent les parades de séduction des mâles. Ceux-ci, le pénis sorti, gonflé et vivement coloré, dressent la queue, déploient leurs ailes, les tendent vers le ciel, puis les laissent pendantes, ou bien ils les font battre ensemble ou alternativement. Le plus souvent, les femelles prennent l’initiative. Chacune s’approche de celui des prétendants qu’elle a choisi. Il peut s’agir du même partenaire que l’année précédente, mais sans que cela soit la règle. Pour séduire son élu et lui marquer ses intentions, la femelle parade à son tour. Elle se redresse, ouvre les ailes, puis urine et défèque devant lui. La première tentative n’est pas toujours concluante et chacun retourne alors dans son camp. Si le mâle est réceptif, certaines parties de son corps changent de couleur. Parfois, un autre mâle s’interpose et les deux rivaux se livrent à des simulacres de lutte.

   Pour finir, un couple s’éloigne, puis un autre et, l’ardeur sexuelle gagnant de proche en proche, la plupart des mâles parviennent à s’isoler avec une femelle.

LA PREMIÈRE ÉLUE CHOISIT LES CONCUBINES

Les deux oiseaux picorent alors rituellement de la nourriture de manière synchronisée. Puis, le mâle s’accroupit et bat des ailes en soulevant la poussière, tout en décrivant des cercles avec le cou et en poussant des cris sonores sur quatre notes, « bou bou bouh hou ». La femelle laisse pendre les ailes et la queue et tient la tête basse. Lorsqu’elle est prête, elle se plaque au sol et le mâle l’enjambe pour l’accouplement.

   Quand le nombre des partenaires le permet, les mâles sont polygames et peuvent avoir jusqu’à trois ou quatre concubines de second rang. Mais c’est la première élue qui, ainsi dominante, choisit celles-ci, en s’interposant quand « son » mâle courtise des femelles dont elle ne veut pas.

Les mâles ont les plumes du corps noires, celles de la queue et des ailes d’un blanc pur. Quand ils sont prêts à se reproduire, leurs parties dénudées changent de couleur : celles de la sous-espèce type, Struthio Camelus camelus, deviennent plus vives et le cou passe du rose chair au rouge ; chez la sous-espèce méridionale, Struthio camelus australis, la tête, l’avant du tarse (partie inférieure de la patte) et le dessus des orteils virent du gris-bleu au rouge. Les femelles se contentent d’un plumage uni gris brunâtre et ne changent pas de couleur.

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Autruches : Les plus gros œufs du monde

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

 

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Autruches : Les plus gros œufs du monde dans AUTRUCHE - EMEU oeuf_dautruchePendant la période de nidification, chaque « famille » d’autruches se définit un territoire, assez restreint, où elle fait son nid et qu’elle protège jusqu’à ce que ses petits aient 3 ou 4 jours. Ce territoire a un rayon qui peut varier de 50 m (en terrain abrité) à 800 m (en zone dégagée). Le mâle et la femelle le défendent vigoureusement (par des cris, des postures, des battements d’ailes) jusqu’au début de l’incubation des œufs. Ensuite, ils laissent les autres autruches y circuler, mais non s’y établir. Autour de ce territoire, s’étend un secteur tampon de quelques kilomètres, qui n’est pas réellement défendu. L’espacement correspond à la zone d’influence (portée maximale de la voix) de chaque autruche mâle. L’ensemble forme le supra-territoire du groupe d’autruches.

C’est le mâle qui choisit l’emplacement du nid, si possible dans une dépression, comme le lit d’un oued à sec. Le même nid peut d’ailleurs servir plusieurs années. Une fois le site retenu, l’oiseau gratte le sol de ses pattes, puis, s’accroupissant, parfait l’excavation par des mouvements du corps. Il forme ainsi une vaste cuvette, bordée par un bourrelet de terre circulaire, d’environ 3 m de diamètre. Son nid achevé, le mâle s’y installe et la femelle commence à déposer sa ponte devant son compagnon qui, à l’aide de son bec, fait rouler les œufs sous lui. Tous les deux jours, le plus souvent en fin de journée, elle vient pondre à nouveau. Si le mâle a un harem, les femelles pondent volontiers ensemble. La femelle principale donne jusqu’à 8 œufs, les autres seulement 3 ou 4, soit, au total une vingtaine d’œufs par nid. Un nid de 60 œufs a même été observé : en ce cas, le pourcentage de perte est très élevé.

MÂLE ET FEMELLE COUVENT À TOUR DE RÔLE

La période de ponte se situe en octobre et novembre, mais peut s’étendre jusqu’en février, ce qui, dans les cas les plus favorables, permet deux nidifications successives. L’œuf de l’autruche a une coquille épaisse et très résistante, d’un blanc crémeux satiné. C’est le plus gros œuf d’oiseau existant. Il mesure, en moyenne, 16 cm sur 13, pèse de 750 à 1 600 g et peut représenter jusqu’à la valeur d’une trentaine d’œufs de poule.

   Après avoir apporté leur contribution, les femelles annexes sont chassées du territoire. Mais il arrive aussi que certaines d’entre elles participent, brièvement et de façon très irrégulière, à l’incubation, ou même que l’une d’elles évince la femelle principale et s’enfuie avec le mâle pour aller nidifier ailleurs. La femelle éconduite cherche alors un mâle isolé qui vienne l’aider à couver.

   L’incubation ne commence que lorsque la ponte est complète, de sorte que tous les poussins éclosent en même temps et quittent le nid ensemble pour bénéficier d’une sécurité maximale. La couvaison demande de 39 à 42 jours. En général, le mâle couve la nuit et la femelle le jour, son plumage plus camouflé lui permettant d’être moins repérable par les prédateurs.

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Les autruches vivent en groupe

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

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Les autruches vivent en groupe dans AUTRUCHE - EMEU groupeIl faut plusieurs jours aux poussins pour sortir de l’œuf et leurs efforts s’accompagnent de petits cris. Dès qu’ils sont à l’air libre, ils sont aussitôt secs et absorbent spontanément des petits cailloux et des aliments végétaux ou animaux. Leurs explorations, d’abord limitées aux environs du nid, les conduisent de plus en plus loin au bout de quelques jours, sous la garde des adultes. Vite indépendants, ils n’atteignent pourtant leur taille définitive qu’à 18 mois, et leur maturité sexuelle n’intervient pas avant 3 ou 4 ans.

Le plus souvent, les jeunes demeurent en compagnie de leurs parents pendant environ 1 an, mais, en matière de structure sociale, on rencontre toutes sortes de variantes, selon l’importance du peuplement et les conditions alimentaires locales. Dans le nord de l’Afrique, là où les autruches ont vu leurs effectifs décroître progressivement, parents et jeunes restent ensemble, isolés. Dans le Sud, où les densités demeurent convenables, les familles ont tendance à se réunir jusqu’à la nidification suivante. Mais, lorsque la nourriture abonde, les groupes familiaux durent parfois peu de temps. Dès 2 ou 3 semaines, les poussins peuvent être chassés par les adultes, en proie à un second pic d’excitation sexuelle. Abandonnés, ils se rassemblent, par dizaines ou par centaines, et sont adoptés, souvent par deux mâles célibataires (ceux qui n’ont pas trouvé de partenaires lors de la saison d’accouplement) ou par plusieurs adultes accompagnés de subadultes. Les adultes adoptifs sont, ou non, eux-mêmes pourvus de leurs propres petits. Ces regroupements portent le nom de « superfamilles ».

   Après quelques semaines, les jeunes sont définitivement livrés à eux-mêmes et forment des groupes errants d’immatures appelés à se maintenir jusqu’à leur maturité sexuelle. Toutefois, si la troupe est trop nombreuse, elle a tendance à se fractionner en unités moins importantes. Au bout d’1 an, plus souvent de 2, des liens peuvent s’établir au sein de ces bandes de jeunes immatures entre certains mâles et une ou plusieurs femelles, mais ils devront attendre encore avant de concrétiser ces ébauches d’unions.

   Qu’il s’agisse de familles, de troupes rassemblant plusieurs familles, de superfamilles, de groupes d’immatures ou de groupes prénuptiaux, la vie de l’autruche est donc très largement placée sous le signe du grégarisme. Les formes d’association comprenant des adultes sont socialement organisées, les mâles et les femelles dominants – du fait de leur âge et de leur audace – occupent un rang privilégié et dirigent les activités : déplacements, bains de poussière, parades… De même, au fur et à mesure que les groupes de jeunes approchent de l’âge adulte, apparaît une hiérarchie, certains oiseaux plus vigoureux et plus entreprenants parvenant à s’imposer aux autres en exécutant une parade de diversion.

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Autruche en Milieu naturel et écologie

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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Selon les régions d’Afrique qu’elle fréquente, l’autruche peut habiter des milieux sensiblement différents, mais toujours caractérisés par leur aspect dégagé autorisant un champ de vision étendu. Il peut s’agir de plateaux pierreux, d’étendues sablonneuses à végétation clairsemée, mais aussi de la savane semi-désertique de la zone sahélienne, au sud du Sahara, ou de la savane herbeuse, à condition que les arbres et les buissons épars n’y soient pas trop nombreux. L’autruche apprécie également, surtout en période de nidification, le lit à sec des oueds traversant des terrains accidentés. En Afrique du Sud, on la Autruche en Milieu naturel et écologie dans AUTRUCHE - EMEU autrurencontre dans le « veld », terme afrikaans qui désigne une formation herbeuse plus ou moins parsemée de buissons. En général, son habitat se situe en deçà de 100 m d’altitude. Localement, toutefois, l’autruche s’aventure plus haut, par exemple lorsqu’elle entreprend de remonter le lit asséché des cours d’eau. Mais, quel que soit son habitat d’élection, l’autruche évite toujours à la fois la proximité de l’homme et les milieux qu’il a remaniés. En revanche, elle est très attirée par l’eau, qu’il s’agisse de ruisseaux, de rivières, de mares temporaires ou même de minuscules points d’eau situés dans des anfractuosités de rochers. 

Les milieux qu’habite l’autruche, surtout ceux de type semi-désertique, présentent d’importantes variations de température entre le jour et la nuit. Les températures diurnes excèdent souvent 40 °C, alors que les valeurs nocturnes descendent au-dessous 0 °C. Pour lutter contre ces conditions extrêmes, l’autruche dispose d’un plumage fourni et bouffant qui, en emprisonnant l’air, forme un bon matelas isolant. Durant la journée, il empêche le rayonnement solaire d’atteindre directement la peau du corps et, pendant la nuit, il conserve la chaleur corporelle. Ses ailes, agissant à la façon de larges éventails, servent à l’oiseau pour rafraîchir le sang qui circule dans les vaisseaux superficiels de la peau nue des cuisses. Un système supplémentaire de refroidissement est constitué par les palpitations rapides de la peau de la gorge et du haut du cou. Là aussi, le sang circulant dans cette partie du corps est rafraîchi au contact de l’air et contribue à l’abaissement de la température interne.

   La pauvreté nutritive du milieu qu’elle fréquente et la difficulté à y trouver de l’eau ont une influence directe sur la stratégie de déplacement de l’espèce, qui parcourt ainsi facilement 10, 20, 30 ou 40 km par jour. Plus les conditions écologiques sont rudes, plus l’autruche nomadise. Elle peut aussi retarder sa nidification, ou ne pas nidifier du tout. L’espèce est équipée pour parcourir sans fatigue excessive des distances respectables, mais des sécheresses prolongées sur des régions étendues peuvent entraîner de sévères baisses des effectifs.

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l’autruche sentinellle

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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l’autruche sentinellle dans AUTRUCHE - EMEU autreL’autruche adulte en bonne santé n’a pour ainsi dire pas d’ennemis directs, hormis l’homme. Sa vigilance constante et sa course rapide suffisent normalement à la maintenir à l’abri des mammifères prédateurs. Il n’en va pas de même pour les jeunes qui, malgré la surveillance exercée par les parents, sont souvent la proie des hyènes, des chacals et parfois des lions. Quant aux œufs, la robustesse de leur coquille les protège d’ordinaire. Une exception existe cependant. Le vautour percnoptère, rapace blanc et noir de la taille d’une poule, est en effet capable d’utiliser un outil pour les ouvrir. Saisissant une pierre avec son bec, il la projette vigoureusement sur la coquille et répète l’opération jusqu’à ce qu’elle cède. Dès qu’il a réussi à pratiquer un orifice, il plonge le bec dans l’œuf où il puise une nourriture hautement énergétique.

L’autruche entretient avec d’autres animaux, principalement des grands herbivores tels que les zèbres, les diverses gazelles et la plupart des antilopes, des relations fondées sur une entraide, involontaire certes, mais efficace. Sa grande taille et sa vue excellente en font en effet une sorte de sentinelle dont les animaux qui paissent à proximité tirent profit pour échapper aux dangers. Parallèlement, et toujours grâce à sa taille, l’autruche ne manque pas de remarquer les mouvements des herbivores qui auraient perçu un péril avant elle.

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Une seule espèce d’autruche

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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Une seule espèce d'autruche dans AUTRUCHE - EMEU autruche11

Pouvant atteindre 2,75 m de haut et 150 kg, l’autruche est le plus grand des oiseaux vivants. Les femelles sont, néanmoins, nettement plus petites que les mâles.

   Tout ce qui rend possible le vol chez les oiseaux a subi chez l’autruche de sensibles modifications. Les plumes ont une structure bien particulière (voir encadré). Les muscles pectoraux sont atrophiés, de même que le bréchet, cette saillie osseuse du sternum sur laquelle ils s’implantent normalement. Les clavicules ont disparu, le squelette et la musculature des ailes ont subi une simplification. Seuls les fémurs sont pneumatisés : leur structure osseuse alvéolaire les allège sans diminuer pour autant leur résistance.

   Comme tous les oiseaux, l’autruche mue, mais on ne connaît ni la périodicité ni les modalités de ces mues en nature.

   L’autruche est dotée de membres postérieurs très développés, terminés par deux doigts, fait unique chez les oiseaux. Le doigt interne, plus imposant que l’autre, porte un ongle robuste qui peut être utilisé comme arme contre les prédateurs à l’occasion de puissants coups de pied. La longueur des pattes, leur volumineuse musculature et la conformation particulière des pieds autorisent des déplacements rapides. L’autruche atteint facilement 30 km/h (et même 50 km/h) pendant un quart d’heure, voire une demi-heure. En cas de nécessité vitale, elle peut même pousser des pointes jusqu’à 70 km/h. Une telle endurance suppose un muscle cardiaque puissant et développé. Même les jeunes d’un mois sont déjà capables de courir à 50 km/h ! Championne à la course, l’autruche possède aussi une bonne technique du saut en hauteur. En prenant de l’élan, elle parvient à franchir des obstacles s’élevant à 1,50 m.

   La vue et l’ouïe de l’autruche sont toutes deux excellentes. Les yeux, placés à plus de 2 m de haut, constituent un excellent système de repérage, tant de la nourriture que des congénères ou des périls. Le trou auriculaire, largement ouvert, capte les sons les plus ténus et parfait ainsi le système de défense.

   Son régime alimentaire à dominante herbivore et les grandes quantités de nourriture qu’elle absorbe ont valu à l’autruche des spécialisations anatomiques. Son estomac a trois lobes pour augmenter la surface de la muqueuse gastrique sécrétant les sucs digestifs, sans pour autant accroître le volume total de l’organe. Quant à l’intestin, il atteint la longueur respectable de 14 m.

   En ce qui concerne les organes génitaux, l’autruche présente la particularité, commune avec les canards et avec d’autres oiseaux non volants (comme le nandou ou l’émeu), d’avoir un pénis exsertile : normalement caché dans le cloaque – partie terminale de l’intestin –, il apparaît en se déroulant comme le ferait le doigt retourné d’un gant.

   Contrairement à la plupart des oiseaux, et notamment à tous ceux qui volent, l’autruche élimine l’urine sous forme liquide et séparément des excréments. Cela est sans doute en relation avec les énormes quantités d’eau qu’elle absorbe.

Quatre sous-espèces d’autruches existent encore :

Autruche d’Afrique du NordStruthio camelus camelus, menacée, habite les zones saharienne et sahélienne.

Autruche des SomalisStruthio camelus molybdophanes, vit dans la corne de l’Afrique, au nord-est du continent.

Autruche des MassaïsStruthio camelus massaicus, vit en Afrique orientale.

Autruche d’Afrique du SudStruthio camelus australis, se rencontre au sud du continent, à partir du fleuve Zambèze.

   Les différentes populations ne diffèrent que par la couleur des parties nues, du cou notamment.

   Une autre sous-espèce, l’autruche d’Arabie, Struthio camelus syriacus, commune jusqu’au début de ce siècle, est considérée comme éteinte depuis 1941. 

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Signes particuliers des Autruches

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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PAUPIÈRE NICTITANTE

Pour mieux protéger son œil du sable, l’autruche possède une paupière nictitante se fermant horizontalement, de l’intérieur vers le bord externe de l’œil.

PLUMES

Signes particuliers des Autruches dans AUTRUCHE - EMEU autruchonLes plumes des oiseaux volants ont une structure qui assure leur cohésion et les rend imperméables à l’air. Les barbes, de part et d’autre de l’axe central, ou rachis, portent des excroissances, les barbules, reliées entre elles par de petits crochets, les barbillons. Chez l’autruche, les barbes sont dépourvues de ce système d’accrochage et présentent des barbules molles, indépendantes les unes des autres, ce qui confère aux plumes un aspect gonflant et duveteux.

TÊTE ET COU

De tous les oiseaux, l’autruche est celui qui a le plus long cou. Cette particularité morphologique a deux avantages notables : elle permet à l’oiseau d’atteindre les hauts feuillages qui échappent à de nombreux autres herbivores – notamment aux mammifères de plus petite taille, comme les gazelles –, la compétition alimentaire en est ainsi réduite ; sa tête étant ainsi haut perchée, l’autruche dispose d’un vaste champ de vision qui lui permet de repérer de très loin les dangers potentiels. Ses gros yeux sont bien adaptés à la vie en milieu désertique. De longs cils fournis les protègent des vents de sable. Le large trou auriculaire, dirigé vers l’arrière, est également abrité par un faisceau de plumes formant pavillon.

Les grands oiseaux terrestres non volants, connus sous le nom générique de « ratites » (un terme qui n’a plus de valeur systématique), sont l’objet de controverses multiples quant à leur classification. On les groupe souvent en un ordre unique, celui des struthioniformes (organisation systématique retenue ici), mais certains auteurs considèrent qu’ils se répartissent en quatre ordres distincts (les struthioniformes pour l’autruche, les zhéiformes pour les deux espèces de nandous, les casuariiformes pour les trois espèces de casoars, et les dromaiiformes pour l’émeu, et les aptéryformes, qui réunit les quatre espèces de kiwis, ou aptéryx).

   Les points communs entre les ratites sont nombreux. Comme tous les oiseaux aptères (qui ont perdu l’usage de leurs ailes), ils ont le bréchet, les ailes et les muscles pectoraux atrophiés – ces derniers étant malgré tout plus développés chez les oiseaux aptères aquatiques, comme le manchot, le canard-vapeur ou le cormoran aptère, qui utilisent leurs ailes pour se mouvoir dans l’eau.

   Chez les ratites, les clavicules sont peu développées ou absentes. En revanche, ce sont des oiseaux terrestres et coureurs, qui ont tous des pattes robustes, peuvent se déplacer rapidement. Leur cou est long, sauf chez les kiwis. Leurs plumes, ne leur servant pas à voler, ont une structure lâche et un aspect duveteux. Ils sont tous dépourvus de glande uropygienne qui permet aux autres oiseaux la lubrification de leur plumage. En outre, les ratites possèdent un pénis exsertile et évacuent l’urine séparément des excréments.

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Les nandous ressemblent à l’Autruche

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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Les nandous ressemblent à l’Autruche dans AUTRUCHE - EMEU nandouAssez semblables à l’autruche, les nandous s’en distinguent par l’emplumage du cou et des « cuisses », l’absence de queue saillante et la présence de trois doigts à chaque pied. Leur plumage est gris à gris noirâtre.

   Les nandous vivent en Amérique du Sud. Les groupes sont constitués de quelques femelles et d’un mâle, ce dernier se chargeant de l’incubation de la vingtaine d’œufs pondus par son harem. Après la saison de reproduction, des bandes temporaires de plusieurs dizaines d’oiseaux se forment parfois.

Plus petit que l’autruche, il mesure 1,70 m et pèse jusqu’à 25 kg. Les mâles sont plus grands que les femelles.

Taille des œufs : 135 × 95 mm ; poids : de 530 à 680 g.

Répartition : de l’est du Brésil à la moitié nord de l’Argentine, Paraguay, Uruguay.

Habitat : steppes des régions basses (pampa).

Alimentation : omnivore, les éléments végétaux, notamment les graminées, prédominant sur les insectes et les petits vertébrés.

NANDOU DE DARWIN (PTEROCNEMIA PENNATA)

Il est légèrement plus petit que le nandou américain et mesure 1,60 m pour un poids de moins de 20 kg.

Taille des œufs : 125 × 85 mm ; poids : de 500 à 550 g.

Répartition : la sous-espèce Pterocnemia pennata pennata habite la moitié sud de l’Argentine, jusqu’à la Terre de Feu, cependant que la sous-espèce Pterocnemia pennata garleppi est confinée à une partie de la Bolivie ; Pterocnemia pennata tarapacensis vit dans une zone restreinte juste au sud de l’aire de cette dernière.

Habitat : prairies des hauts plateaux andins, entre 3 500 et 4 000 m.

Alimentation : omnivore, les éléments végétaux, notamment les graminées, prédominant sur les insectes et les petits vertébrés.

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Les émeus rappellent l’Autruche

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013

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Les émeus rappellent l’Autruche dans AUTRUCHE - EMEU emeu-auL’émeu rappelle grossièrement l’autruche, mais possède un cou au plumage fourni et des « cuisses » emplumées. Il a, en outre, trois doigts à chaque pied. Le plumage du corps est brunâtre. La tête, noirâtre, porte sur les côtés des zones de peau bleue.

   Le mâle prend en charge l’incubation des 15 à 25 œufs pondus par plusieurs femelles.

   L’émeu est très mal vu des éleveurs et des agriculteurs australiens, qui lui reprochent de se nourrir au détriment du bétail et de commettre des dégâts dans les champs de céréales. Ces animosités conjuguées se sont traduites par des opérations de destruction à grande échelle, qui ont entraîné la disparition de dizaines de milliers d’émeus.

   Il n’existe aujourd’hui qu’une espèce d’émeu, mais il n’y pas si longtemps, deux autres, exterminées aux XIXeet XXesiècles, se rencontraient sur des îles australiennes.

Taille : 1,80 m (1 m au niveau du dos).

Poids : 55 kg.

Répartition : Australie.

Habitat : steppes buissonnantes.

Alimentation : omnivore ; essentiellement des végétaux.

ÉMEU DE BAUDIN (DROMAIUS BAUDINIANUS)

Découvert, comme l’émeu noir, en 1802, l’émeu de Baudin (du nom d’un des naturalistes de l’expédition) était endémique de l’île Kangaroo, au sud de l’Australie. Mais il disparaît peu après sa découverte, probablement dans le courant des années 1820… En effet, un document daté de 1837 indique qu’il n’avait pas été observé depuis dix ans. On pense que l’émeu de Baudin a succombé à la chasse systématique que lui livrait un colon, combinée à la destruction de son habitat par le feu.

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ÉMEU NOIR

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013


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Cette espèce, découverte en 1802, était endémique de l’île King, située dans le détroit de Bass, entre le sud-est de l’Australie et le nord-ouest de la Tasmanie. Elle a été exterminée avant le milieu du XIXe siècle, probablement par les marins qui faisaient des stocks de vivre. Elle mesurait 80 cm au niveau du dos.

 

ÉMEU NOIR  dans AUTRUCHE - EMEU emeu3

L’Émeu noir (Dromaius ater) vivait sur King Island, située dans le détroit de Bass (entre l’Australie continentale et la Tasmanie). On ne dispose que d’une seule peau de cette espèce, récoltée par l’expédition française de 1802 conduite par Nicolas Baudin (1754-1803) ; elle a été utilisée pour faire un animal naturalisé qui est aujourd’hui conservé au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Des os ont également été découverts. On attribue sa disparition à sa chasse pour sa chair.

Il était, avec une hauteur de un mètre, le plus petit des émeus connus. Il avait un plumage très foncé.

Dès l’arrivée des hommes, il était condamné.

L’émeu noir, une curiosité du monde avien, est aussi appelé, à juste titre, émeu noir de l’île des Kangourou. Car en effet, cet oiseau vivait exclusivement sur cette île.

L’île des kangourous, découverte en 1802 par l’anglais Flinders, se trouve au sud-ouest d’Adélaïde qui mesure 140km de long et 4300km carrés. Lorsque l’expédition française du capitaine Nicolas Baudin arriva sur les lieux, quelques jours après son découvreur, les émeus et les kangourous, pullulaient dans cette île. Baudin collecta plusieurs émeus et en embarqua quelques exemplaires vivants, ils parvinrent sains et saufs à Paris en 1804.

Ce qui est à méditer, c’est que, hormis ces quelques spécimens, on n’a jamais plus revu l’émeu noir, l’espèce s’est éteinte 30 ans après sa découverte. Lorsque l’île fut colonisée par la South Australian Company, les émeus avaient déjà disparu à jamais.

Il se fait donc, que nous ne connaissions quasiment rien de cet oiseau, seules subsistent quelques dépouilles naturalisées et 2 squelettes. L’île des kangourous a un climat rude et froid ; elle était couverte de savanes et de buissons rabougris. On attribue aux chasseurs de phoques l’extermination des émeus. Ces gens possédaient des chiens spécialement dressés à chasser les kangourous, gibier facile procurant une viande savoureuse ; il en a été de même avec les émeus.

Le naturaliste français Péron, zoologue de l’expédition Baudin, a vanté la chair de l’émeu qu’il trouvait « véritablement exquise ». Les œufs étaient, paraît-il, « délectables. » L’Homme, a donc littéralement « dévorés », en quelques années, l’ensemble de l’intéressante faune de l’île. Il semblerait que la taille d’un adulte était de 1 mètre 20. Là, s’achève tout ce que l’on sait sur cet oiseau.

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Vrai ou faux ? sur les Autruches

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013

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Vrai ou faux ? sur les Autruches dans AUTRUCHE - EMEU autruchesXénophon rapporte que les autruches de l’Euphrate prennent des pierres entre leurs ongles fendus et qu’elles les jettent avec violence sur leurs poursuivants.

Les autruches, avec leurs grandes pattes et leur aptitude à la course, seraient à l’origine du mythe de Pégase, le cheval ailé.

Les femelles oublieraient l’endroit où elles ont pondu et abandonneraient ainsi leur progéniture. Cette croyance a fait de l’autruche le symbole de la cruauté et de l’oubli.

En Ethiopie, où, il y a des troupeaux énormes, la population a fait des oeufs la base de sa nourriture. Des voyageurs ont vu des indigènes coiffés d’une demi-coquille en guise de bonnet.

Les autruches finissent toujours par réussir à digérer le fer. Cette croyance, en partie fondée, en a fait le symbole de la patience devant les injures.

Toutes les plumes des autruches sont de tailles égales. Ce fut suffisant pour que les égyptiens en fassent le symbole de la justice.

De nos jours encore il est courant d’entendre parler de la politique de l’autruche qui consisterait à ne pas vouloir faire face aux problèmes en mettant la tête dans le sable. Les hommes politiques n’ont pas eu besoin de l’exemple des autruches pour prendre habitude à la chose… Les autruches, elles sont de courageux adversaires qui savent faire face pour protéger famille et territoire. Lorsqu’une autruche a la tête dans le sable c’est peut-être pour ne pas entendre les inepties que l’on raconte à son égard … mais plus sûrement pour y trouver quelque nourriture.

Les autruches et leurs cousins ont été et sont toujours une aubaine pour les humains

Comme la manne de la Bible, c’est une nourriture qui est offerte dans le désert. La viande fraîche ou séchée est facilement disponible. En Afrique du Sud, elle est commune (comme celle d’antilope ou de buffle) sous forme de biltong, une viande séchée, l’équivalant du pemmican des indiens d’Amérique du Nord. Elle est très appréciée des populations zoulous comme de celles d’origines européennes.

Les oeufs sont également appréciés. Un oeuf qui est 18 fois plus volumineux qu’un oeuf de poule suffit à nourrir une famille entière. Les bushmen du Kalahari le cuisent en le cassant directement à même les braises. Il est étonnant de constater que, comme la tagéla, ce pain que les touaregs cuisent eux aussi dans le sable, rien pas le moindre grain de sable ou de cendre ne vient souiller la nourriture.

Le cuir est épais et résistant. Les santiags faites en cuir d’autruche sont parmi les plus appréciées.
Les plumes ont toujours été largement utilisées par l’industrie plumassière. Elles ont souvent ornées les chapeaux des élégantes et ceux des militaires. C’est encore elles qui deviennent ces « trucs en plumes » qui habillent la nudité des danseuses de revues.

De nos jours l’exploitation des autruches sauvages est largement réglementée, sinon interdite. Des fermes spécialisées ont pris le relais un peu partout dans le monde et fournissent une viande très appréciée pour ses vertus basse-calorie. En élevage, une autruche peut atteindre 160 kg. Depuis 1993, date de l’autorisation de la mise en vente de la viande sur le marché français, l’ « austriculture » se développe avec plus ou moins de bonheur un peu partout sur le territoire français.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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