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Historique de la Zibeline

Posté par othoharmonie le 15 mai 2013


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Historique de la Zibeline dans HERMINE - VISON- BELETTE zibeline-300x135

Le lapin Zibeline a été créé en France par M. FRAINEAU de Cognac, en 1919. En croisant une femelle Angora blanc avec un mâle Chinchilla, il obtint une portée très hétéroclite dont un lapereau né gris perle. La couleur de ce lapereau s’ assombrit peu à peu et ne tarda pas à se distinguer des autres. Vers 5/6 mois, son aspect n’ avait plus rien du lapin : il ressemblait plutôt à une fouine foncée ou à une martre.

M. FRAINEAU réaccoupla les deux parents ensemble et ils donnèrent une deuxième portée tout aussi hétéroclite et comportant un lapereau identique au précédent. Les deux lapins semblables, mâle et femelle, accouplés entre eux donnèrent une portée hétéroclite comportant un ou deux lapins semblables aux parents.

En continuant de la sorte, M. FRAINEAU réussit à créer la race Zibeline. Mais, même actuellement, ce lapin ne se reproduit pas au point de vue couleur d’ une façon constante.

Lorsqu’on croise deux Zibeline, on obtient des Zibelines types, des Zibelines clairs, des Zibelines foncés, des Albinos et des Russe. Donc, d’ un point de vue strict, le Zibeline ne formerait pas une race pure.

D’ autres pays revendiquent l’ origine du lapin Zibeline : Angleterre, Allemagne, USA. Les Anglais précisent qu’ en 1923, IRWING, de Freshield, présenta ses premiers Siamese Rabbits, race de lapins qui ressemble énormément au Zibeline Français mais dans une teinte plus claire. A la même époque, en Californie, M.O. BROCK présente des Américan Sablés. En 1924, l’ éleveur allemand THOMSEN, de Hambourg Stellingen, présente à son tour un lapin Zibeline auquel il donna le nom de lapin Martre et qui serait issu du croisement Bleu de Vienne, Lièvre Belge, Chamois de Thuringe et Chinchilla importé de France.

Ces croisements démontrent que le ou les créateurs ne se sont pas fixés de but précis, que ce soit en conformation, en type et encore moins en couleur. Le Zibeline doit donc être considéré comme une race de hasard. Aussi a-t’ il eu et a-t’ il encore beaucoup de mal à s’ épanouir en France et hors de nos frontières.

Cette race porte le nom d’ un animal sauvage, la zibeline, qui est une martre. La fourrure de ces lapins doit être semblable à celle de la zibeline, c’ est-à-dire de couleur brune, le dos et les extrémités du corps (tête, oreilles, queue) étant plus foncés que le ventre et les flancs. C’ est cette fourrure qui constitue le principal attrait de ces lapins car elle peut servir pour les imitations de fourrures de martre.

Bibliographie : Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981).

Caractéristiques essentielles à rechercher :

  • Un bon dégradé régulier avec des extrémités bien marquées.
  • La fourrure doit être très dense, bien collée au corps, fine et de longueur moyenne.

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Hermine au pays des neiges

Posté par othoharmonie le 15 mai 2013

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Hermine au pays des neiges dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine5La robe d’une blancheur immaculée qu’elle porte dans les pays de neige a fait de l’hermine un des symboles de la pureté. Mais ce mammifère, l’un des plus récents de notre faune, est surtout un carnassier, parfaitement adapté à la chasse aux campagnols.

L’hermine fait partie des mustélidés, famille de chasseurs remarquables probablement apparue  au début de l’éocène, il y a une cinquantaine de millions d’années. Les mustélidés descendent d’ancêtres communs à l’ensemble de l’ordre des carnivores, les miacidés, qui vivaient en Europe au paléocène, il y a environ 60 millions d’années. L’un des mieux connus de ces animaux est Miacis, trouvé en Allemagne, qui devait ressembler à la martre et était au moins en partie arboricole.

   Dans la lignée des mustélidés, le genre Mustela apparaît au miocène, il y a une vingtaine de millions d’années, après la séparation du tronc commun avec les genres Martes et Gulo (martres et glouton). Au pliocène, on trouve la première hermine connue, Mustela plioerminea, datée de 4 millions d’années, dont on a mis au jour des fossiles dans plusieurs sites d’Europe et d’Asie. De la fin du tertiaire au début du quaternaire, période pendant laquelle apparaissent la plupart des mammifères contemporains, Mustela plioerminea évolue en Mustela palerminea.

   L’hermine actuelle, Mustela erminea, existe seulement depuis 500 000 ans environ. De son berceau d’origine, l’Asie, elle gagne bientôt l’Amérique du Nord, en passant par le détroit de Béring lors d’un abaissement du niveau des eaux.

   On peut certainement lier l’apparition de l’hermine, et probablement celle de la belette, Mustela nivalis, qui lui ressemble, à l’extension des paysages ouverts, propices aux rongeurs, et auxquels les forêts cèdent  la place avec le refroidissement du climat, au pliocène. Les premiers Mustela, peut-être arboricoles, se spécialisent alors dans la capture des petits rongeurs terrestres susceptibles de pulluler dès qu’abondent les graminées. À l’arrivée des glaciations, l’hermine et la belette se sont maintenues dans les paysages devenus inhospitaliers pour de nombreuses autres espèces, car elles sont capables de poursuivre lemmings et campagnols jusque dans leurs galeries sous la neige. Elles se sont ainsi largement développées dans les zones tempérées et froides de l’hémisphère Nord, alors que la pression de la concurrence et de la prédation a considérablement limité leur extension vers le sud.

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La vie de l’hermine seule

Posté par othoharmonie le 15 mai 2013

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La vie de l'hermine seule dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine4Chaque hermine vit seule sur son territoire. Mais celui du mâle est nettement plus grand et peut englober tout ou partie du territoire d’une ou de plusieurs femelles.

   Toutes les zones de l’espace que l’animal défend contre ses congénères ne sont pas exploitées de la même façon : seules celles où les proies sont abondantes lui servent réellement de terrain de chasse, les autres sont plutôt des zones de repos. Pour circuler, l’hermine emprunte en général les mêmes trajets. Évitant de se déplacer à découvert, elle longe un vieux mur de pierres, la rive boisée d’un cours d’eau, et s’abrite sous la végétation plus dense d’un fossé ou d’une haie.

   Aux vieilles forêts souvent pauvres en proies, l’hermine préfère les zones forestières plus récentes, où poussent des rejets. Cet animal terrestre n’hésite pas à grimper aux grands arbres, passant avec habileté entre les branches, pour redescendre la tête en bas le long du tronc.

   Les études menées par Carolyn King en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, par Michel Pascal et Pierre Delattre en France, et par Sylvain Debrot en Suisse, ont montré que le territoire d’une hermine femelle pouvait varier entre 1 ha (en Suisse) et 110 ha (en Écosse) dans un milieu plus pauvre en proies ; un mâle peut quant à lui se déplacer sur un territoire pouvant atteindre 250 hectares.

   Les mâles observés en Suisse avaient des territoires variant de 8 à 40 ha et parcouraient chaque jour de 600 à 1 400 mètres ; quant aux femelles, leurs territoires étant plus petits (de 1 à 7 ha), elles se déplaçaient quotidiennement de 400 à 600 mètres.

L’hermine, mâle et femelle, marque les limites de son territoire en déposant aux endroits stratégiques le contenu de ses glandes anales (celles d’un mâle peuvent contenir jusqu’à 100 ml de musc), associé ou non au dépôt d’urine et de fèces. Mais, lorsque l’animal cherche à impressionner un congénère, il frotte, le long d’un objet, son corps entier et surtout ses joues et ses flancs, où sont présentes plusieurs glandes sébacées. Ce dernier type de marquage a une signification beaucoup plus agressive, et la réaction d’un jeune animal à l’odeur du corps d’un dominant est nettement teintée d’inquiétude.

EN COURONNE POUR DORMIR

Plutôt nocturne en automne et en hiver et diurne au printemps, l’hermine fait alterner des phases de déplacements et de chasse d’une durée de 10 à 45 minutes et des périodes de repos, s’arrêtant dans l’un des nombreux abris disséminés sur son territoire. Et, pour conserver au maximum sa propre chaleur et économiser son énergie, malgré la longueur relative de son corps, elle dort en s’enroulant sur elle-même, cachant sa tête dans sa queue.

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L’hermine à La chasse

Posté par othoharmonie le 15 mai 2013

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L’hermine est un grand chasseur de campagnols. Elle excelle dans la capture de ces petits rongeurs très amateurs de graminées, et elle n’hésite pas à poursuivre même les campagnols amphibies, ou rats d’eau jusque dans leurs galeries souterraines. Elle apprécie les campagnols roussâtres, mais préfère chasser ceux du genre Microtus, ces campagnols des champs que l’on rencontre partout en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, et qui, le plus souvent, constituent au moins la moitié de son alimentation. L’autre moitié se compose d’oiseaux, de lézards ou d’autres petits rongeurs, comme les rats, les souris et les mulots. Elle peut prendre un œuf dans un nid d’oiseau, le coincer entre son menton et une patte avant et l’apporter jusqu’à son abri en marchant sur trois pattes.

   En période de disette, l’hermine consomme même des insectes, des vers de terre, des fruits, des poissons ou des mammifères insectivores telles les musaraignes ou les taupes.

   L’hermine s’attaque aussi à de plus grosses proies, lapins et lièvres, bien qu’une ruade de lapine protégeant sa portée ne soit pas sans danger pour elle. Les hermines de Grande-Bretagne se nourrissaient essentiellement de lapins jusqu’en 1952-53, mais, dans les deux décennies qui ont suivi l’épidémie de myxomatose qui a décimé ces derniers, seules ont survécu celles qui ont su élargir l’éventail de leurs captures. Aujourd’hui, les lapins représentent à nouveau près du tiers des proies des hermines britanniques.

   En temps d’abondance, l’hermine est sélective, mais, en cas de nécessité, elle se contente de ce qu’elle trouve. Une étude réalisée au nord du Canada pendant le court été arctique a montré que les lemmings, à eux seuls, constituaient les trois quarts des restes de proies identifiés. Le dernier quart était composé de restes d’oiseaux et d’insectes. Plus au sud, dans l’Ontario, il a été observé des hermines qui se nourrissaient à 90 % d’une seule espèce de campagnol, Microtus pennsylvanicus, alors que d’autres rongeurs étaient présents. En Californie, dans la sierra Nevada, c’est l’espèce Microtus montanus qui représentait l’essentiel du régime.

L’hermine à La chasse dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine3-300x199

À L’OREILLE ET À L’ŒIL

L’hermine en chasse n’est pas facile à observer, car elle est très vive et se cache dans la végétation. Le suivi d’animaux équipés d’un collier émetteur et la lecture de traces dans la neige l’hiver permettent de dire que l’hermine chasse en solitaire, en explorant régulièrement et systématiquement tous les coins et recoins susceptibles d’héberger un rongeur. Elle court en zigzag, d’un point à un autre, sans rien oublier, utilisant probablement sa mémoire des chasses précédentes et sa bonne connaissance du terrain.

   C’est sans doute à l’ouïe qu’elle repère ses proies, car elle ne remarque pas un campagnol immobile à découvert. La vision semble jouer un rôle beaucoup plus important pour l’attaque finale. Après avoir rattrapé en deux bonds sa proie qui se sauve en courant, l’hermine la mord à la nuque et la tue presque instantanément. Lapins, lièvres ou lagopèdes meurent plutôt d’arrêt cardiaque que des blessures qu’elle pourrait leur infliger. Quant aux oiseaux, elle les saisit à la gorge. Si une goutte de sang perle de la blessure, l’hermine la lèche (mais elle ne suce pas le sang de ses proies) puis, après avoir brisé le crâne avec ses puissantes canines, elle mange d’abord le cerveau. Si la chasse est très fructueuse, l’hermine rapporte dans son nid les proies tuées et les consomme tranquillement dans le ou les jours qui suivent.

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