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Hermine, d’une Blancheur hivernale

Posté par othoharmonie le 13 mai 2013

L’été, l’hermine est brune avec le ventre jaunâtre. Mais l’hiver, son pelage devient d’une blancheur immaculée : seuls le bout de son nez et le pinceau terminal de sa queue restent noirs (ainsi que ses yeux !). Cependant, certains individus ne deviennent pas blancs. Les hermines qui restent brunes acquièrent souvent un pelage plus clair après la mue d’automne et leur ventre devient d’un blanc pur.

Hermine, d’une Blancheur hivernale dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine-blanche   Toutes les hermines muent deux fois par an. À l’automne, des poils de bourre nettement plus serrés viennent remplacer le pelage d’été, d’abord sur le ventre puis sur les flancs et enfin sur le dos et la tête. Le phénomène est sous la dépendance de la durée relative du jour et de la nuit. Les animaux habitant des latitudes nordiques muent de façon précoce et en quelques jours seulement. Sous des climats plus cléments, comme en Europe occidentale tempérée, la mue est plus tardive et dure de 4 à 6 semaines. À l’inverse, la mue de printemps commence plus tôt chez les animaux les plus méridionaux et débute par la tête pour se terminer par le ventre. Et les populations arctiques et subarctiques, qui vivent plus longtemps sur la neige, bénéficient d’une longue protection au niveau de leur ventre.

LE POURQUOI DU BLANCHIMENT

La blancheur du pelage d’hiver est liée à l’absence de mélanine, le pigment qui le colore normalement. Quand la température descend au-dessous de 2 °C, les flancs de l’hermine deviennent blancs, et son corps tout entier blanchit si la température descend au-dessous de – 1 °C pendant la mue. Si la température fluctue à l’automne, les hermines peuvent devenir pie. C’est ce que l’on observe dans les zones de transition entre les populations blanches du Nord et les populations brunes du Sud.

   Si les hermines des zones froides et boréales deviennent blanches en hiver, c’est certainement pour mieux échapper à leurs prédateurs sur fond de neige, en particulier les rapaces, buse ou chouette, par exemple. Leur blancheur les avantage également pour rechercher les petits rongeurs qui, eux, ne changent pas de couleur en hiver, car, vivant sous la neige, ils ne s’exposent pas comme l’hermine aux regards des prédateurs aériens.

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hermine BRUNE

Posté par othoharmonie le 13 mai 2013

Le changement de couleur est lié à la fois à l’hérédité et à l’influence du milieu extérieur. Il semble même que, dans une région donnée, le pourcentage d’animaux blancs puisse varier d’un sexe à l’autre ; et, dans les populations où le changement de couleur n’est pas général, les femelles sont plus souvent blanches que les mâles.

   Température minimale, enneigement, gel, altitude conditionnent également le changement de couleur. En Amérique du Nord ou en Eurasie, certaines populations deviennent blanches l’hiver et d’autres, plus méridionales, restent brunes : au niveau de la Biélorussie, entre la Pologne et les pays Baltes, la frontière passe entre 50° et 55° de latitude nord et correspond à la limite des zones où la neige tient plus de 40 jours par an. Vers l’ouest, la limite se situe autour de 51° aux Pays-Bas, là où l’influence maritime est encore forte. En Angleterre, les hermines restent brunes l’hiver, mais elles blanchissent en Écosse et au pays de Galles. En France, dans les zones de montagne, elles changent de couleur.

hermine BRUNE  dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine-brune

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La gestation d’une hermine

Posté par othoharmonie le 13 mai 2013


La gestation d’une hermine dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine2Les deux sexes ne se fréquentent que pendant les deux  ou trois jours par an durant lesquels une femelle accepte le mâle. Dès le solstice d’hiver, le mâle se prépare physiologiquement pour la saison de reproduction qui, sous les climats tempérés, a lieu de la fin de mars au début de juillet. La femelle est fécondable dès qu’elle a mis bas, mais l’ovulation n’est déclenchée que par l’accouplement lui-même.

   Bien que deux fois plus grand que la femelle qu’il suit, le mâle en rut n’approche celle-ci qu’avec précaution, de peur de se faire mordre. Si la femelle est réceptive, la copulation a lieu peu après, dans un terrier ou sous le couvert d’un buisson. Le mâle, prenant le corps de sa partenaire entre ses pattes, la saisit aussi par la peau du cou et ne la lâche plus pendant les trois heures que peut durer l’accouplement, entrecoupé de périodes de repos. Puis le mâle cherche d’autres partenaires tandis que la femelle repart vivre seule.

   Le développement des ovules fécondés commence normalement pendant deux semaines, puis il s’interrompt durant neuf à dix mois. Pendant ce phénomène d’implantation différée, les embryons (au stade de blastocystes) restent libres dans l’utérus. La poursuite de la gestation ne reprend qu’au printemps suivant, quand les jours rallongent. Dans les régions où les hermines sont blanches l’hiver, les naissances ont souvent lieu de 22 à 25 jours après l’apparition des premiers poils bruns sur le museau de la femelle.

   C’est donc de 220 à 380 jours après l’accouplement que la femelle met bas en moyenne de 4 à 9 petits (la portée peut en comprendre de 1 à 20), minuscules, pesant entre 1 et 4 grammes. Comme elle ne dispose que de 4 ou 5 paires de mamelles, la compétition peut être rude. Les petites hermines naissent dans le terrier sur une litière faite de quelques poils et de peaux de campagnols. Elles sont sourdes, aveugles, édentées et nues. Leurs premières dents de lait apparaissent au bout de trois semaines, leurs yeux s’ouvrent vers l’âge de un mois, elles accompagnent leur mère à la chasse dès deux mois et sont capables de tuer leurs premières proies un peu avant trois mois.

DES FEMELLES TRÈS PRÉCOCES

Les jeunes mâles, nettement plus petits que les adultes durant leur premier hiver, cessent pourtant alors de grandir, et ne reprennent leur croissance pour atteindre la puberté que lors du deuxième printemps ou été. Beaucoup plus précoces, les femelles atteignent leur taille adulte de 5 à 6 mois après leur naissance, mais sont pubères dès l’âge de deux mois (60 à 70 jours) – cependant, en raison du phénomène d’implantation différée, elles ne mettent jamais bas avant l’âge de 13 mois.

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