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Pour tout savoir sur l’hermine

Posté par othoharmonie le 10 mai 2013

Hermine (Mustela erminea)  Le corps long et souple de l’hermine est bien adapté à la recherche et à la capture des petits rongeurs qui forment la base de son alimentation. Sa tête expressive est pourvue de deux yeux sombres et très vifs. Ses oreilles, larges et arrondies, dépassent légèrement du pelage. Son museau est planté de longues vibrisses (« moustaches ») qui lui servent à repérer la position de ses proies à courte distance.

  Pour tout savoir sur l'hermine dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine11-300x200 En été, son pelage est brun sur le dos et blanc sur le ventre, avec une ligne de démarcation bien rectiligne le long du flanc – cette ligne est nettement plus irrégulière chez la belette. Chez les hermines d’Irlande, le blanc du ventre se réduit à une mince bande médiane et les flancs apparaissent complètement bruns. À l’âge de trois semaines, les hermines développent une sorte de petite crinière sur le dessus du dos, qui disparaît à l’âge adulte.

   Les pattes de l’hermine possèdent cinq doigts pourvus de griffes qui l’aident à grimper facilement aux arbres ou à fouiller le sol, qu’il s’agisse de sa litière de feuilles mortes, d’une terre meuble ou de neige poudreuse. En hiver, le dessous des pattes est pourvu, entre les coussinets, de touffes de poils qui protègent l’animal du froid.

   Comme de nombreux carnivores, l’hermine mâle est dotée d’un os pénien, ou baculum, dont la forme très spécifique permet d’identifier l’espèce et de déterminer l’âge de l’individu. Chez un mâle immature, cet os pèse de 10 à 30 mg, alors qu’il atteint 50 à 90 mg et mesure de 2 à 3 cm de long après la puberté. Cet os joue, pense-t-on, un rôle important lors de l’accouplement pour stimuler la femelle et déclencher l’ovulation.

   Les hermines ont un métabolisme de base relativement élevé par rapport à celui d’autres animaux de taille équivalente. Pour une température interne de 38 à 39 °C, leur rythme cardiaque est de 340 à 420 battements par minute, et leur rythme respiratoire de 90 à 160 mouvements par minute. Alors qu’en moyenne un mammifère pesant 200 g consomme 20 kcal par jour pour satisfaire ses besoins énergétiques, une hermine de même poids en consomme de 40 à 45.

   Une hermine pesant de 110 à 280 g doit ingérer de 70 à 170 g d’aliments par jour. Ce grand besoin énergétique est lié au fait que le corps très long de l’hermine, idéal pour chasser les campagnols jusqu’au fond de leurs terriers, conserve moins bien la chaleur qu’un organisme plus rond. De même, le pelage d’hiver a peu d’épaisseur, afin de permettre à l’animal de se glisser dans les galeries les plus étroites. Pour économiser son énergie pendant l’hiver, l’hermine réduit son temps d’activité et, pour mieux s’isoler du froid, tapisse son abri de la peau des rongeurs qu’elle a mangés.

   Les hermines disposent d’un certain nombre de cris pour communiquer entre elles ou avec les autres espèces. Quand mère et jeunes s’interpellent, ils échangent un trille assez doux. Une hermine inquiète recule vers son abri en émettant un sifflement sourd. En cas de menace soudaine, l’animal réagit en avançant et en poussant une sorte d’aboiement aigu et très violent. La brutalité de ce cri fait reculer nombre d’agresseurs potentiels. Le cri peut encore s’amplifier si l’hermine se sent réellement acculée. Habituellement, elle décharge en même temps le contenu de ses glandes anales. 

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Signes particuliers d’une Hermine

Posté par othoharmonie le 10 mai 2013

Signes particuliers d’une Hermine dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine1

ŒIL ET OREILLE

L’ouïe est bien développée dans les basses fréquences : de 1 à 61 kHz et surtout de 1 à 16 kHz. Sa face relativement plate assure à l’animal une bonne vision binoculaire devant et un large champ monoculaire de chaque côté. L’hermine voit sans doute le rouge et peut-être le jaune, le vert et le bleu. Elle voit bien en lumière faible grâce au tapetum lucidum, couche réfléchissante située derrière la rétine, qui donne aux yeux, la nuit, un reflet vert brillant.

TERRIERS ET ABRIS

Chaque hermine dispose d’un terrier et d’une série d’abris, qui sont d’anciennes galeries creusées par les campagnols ou les lapins, des anfractuosités de roches, des pierriers ou des restes de meules de foin. Elle les tapisse en hiver des peaux de ses proies, ce qui lui permet de conserver la chaleur interne.

CRÂNE

Puissant et allongé, le crâne abrite une boîte crânienne assez développée, sur laquelle sont attachés des muscles de mastication puissants. L’articulation mandibule/crâne ne rend possible que les mouvements de haut en bas.

DENTS

L’hermine possède 34 dents, soit par demi-mâchoire : I 3/3, C 1/1, PM 3/3, M 1/2. Les carnassières (dernière prémolaire supérieure et première molaire inférieure) découpent comme des ciseaux la chair de la proie après que les canines lui ont brisé la nuque d’un seul mouvement. Les autres dents servent moins.

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Les belettes du genre Hermine

Posté par othoharmonie le 10 mai 2013

Les belettes du genre Hermine dans HERMINE - VISON- BELETTE belette2-300x216Le genre Mustela, auquel appartient l’hermine, représente la sous-famille des mustélinés au sein de la famille des mustélidés ; il rassemble 17 espèces de petits carnivores terrestres ou semi-aquatiques, prédateurs efficaces de petits vertébrés, largement répartis dans le monde. Leurs comportements sont très proches. Là où deux ou trois espèces cohabitent, des différences de taille permettent d’éviter une concurrence alimentaire trop importante.

   Outre les belettes (voir ci-dessous), le genre Mustela comprend les putois. Deux espèces sont eurasiatiques : le putois, Mustela putorius (et sa forme domestique le furet, Mustela putorius furo) et le putois des steppes, Mustela eversmanni. La troisième est américaine : il s’agit du  putois à pieds noirs,Mustela nigripes, des Grandes Plaines des États-Unis. Celui-ci a frôlé l’extinction à la fin des années 1970. Sa raréfaction est imputable aux effets combinés de la disparition de ses proies, les chiens de prairie (Cynomys mexicanus) – tapetum lucidumeux-mêmes victimes de l’extension de l’agriculture, ainsi que de persécutions (empoisonnements) – et de la destruction de son habitat. Disparu à l’état sauvage, l’espèce a fait l’objet d’un programme d’élevage en captivité, puis de plusieurs réintroductions dans la nature. Aujourd’hui, la population sauvage, issue de ces réintroductions, est en hausse, mais le putois à pieds noirs reste très rare et en danger.

   Le vison d’Europe (Mustela lutreola) appartient lui aussi à la sous-famille des mustélinés. En revanche, le vison d’Amérique, auparavant classé dans le genre Mustela, fait aujourd’hui partie du genre Neovison. Ce genre comprend aussi une espèce éteinte, le vison des mers (Neovison macrodon), qui, jusqu’auXIXe siècle, habitait les côtes rocheuses atlantiques du Canada et du nord des États-Unis. Exterminé par la chasse, pour sa fourrure, il aurait disparu vers 1860 (il se serait peut-être maintenu jusqu’en 1894).

BELETTE (MUSTELA NIVALIS)

Le plus petit des carnivores : de 25 à 250 grammes selon les régions.

Identification : queue plus courte que l’hermine, jamais noire à l’extrémité sauf quelques poils foncés, ligne de démarcation irrégulière entre colorations du dos et du ventre, souvent une tache brune sur la joue blanche.

Répartition : proche de celle de l’hermine mais absente en Irlande et nettement plus méridionale. En Amérique du Nord et au nord de l’Eurasie (Scandinavie et Russie), animaux plus petits et blancs l’hiver. Sur le pourtour méditerranéen, au Maghreb et en Égypte, en Corse et en Sardaigne, se trouvent les animaux les plus grands.

Sans doute deux sous-espèces : Mustela nivalis nivalis, la belette « des neiges », que l’on trouve dans le Nord de l’aire de répartition de l’espèce (les belettes « pygmées », rattachées à Mustela nivalis nivalis, se rencontrent également en Amérique du Nord et au Japon), et Mustela nivalis vulgaris, sous-espèce d’Europe occidentale, de Grande-Bretagne et d’Asie occidentale. La belette a été introduite en Nouvelle-Zélande.

Alimentation : chasseur de campagnols et de lemmings encore plus spécialisé que l’hermine.

Comportement : gestation de 34 à 37 jours, sans diapause. Pas de crinière chez les jeunes ; pas d’accouplement au nid. Sevrage entre 4 et 12 semaines ; maturité, chez les deux sexes, vers 3 ou 4 mois. Si les proies abondent, les femelles peuvent avoir une seconde portée le même été avec un œstrus fin mai, et les jeunes nés en avril peuvent se reproduire dès le premier été. Les années où les campagnols sont rares, il peut ne pas y avoir du tout de reproduction.

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