Les chameaux d’Abraham

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013


Les chameaux d'Abraham dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau-de-gobi1Les chameaux apparaissent souvent dans le récit biblique. Genèse XII, 15, Pharaon offre des chameaux à Abraham :

Le serviteur [d’Abraham] prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître et partit ; et tous les biens de son maître étant dans sa main, il se leva et alla à Aram Naharaïm, du côté de la ville de Nahor. Il fit agenouiller les chameaux hors de la ville (Genèse XXXIV,10)

Ils sont présents avec Isaak (Genèse XXIV, 61,64…) et Jacob, petit fils d’Abraham (Genèse XXX, 43 ;XXXII,16…), ainsi que dans l’exode, où le chameau fait partie des richesses de pharaon.

Les biblistes situe Abraham vers 1700 av JC. A cette époque, le chameau est un animal inconnu en égypte. Il n’était pas non plus domestiqué en Mésopotamie. En effet, il n’apparaît pas dans les peintures murales des temples, ni dans les tombes ou les pyramides, ni dans les écrits. Il fut introduit en Égypte bien longtemps après par les Romains (IIe s. av. JC).

Voyons maintenant, si le Saint Coran parle de chameaux domestiqués pour des périodes antérieures au IIe s. av. JC. En fait, il existe deux versets pour lesquels il est question de chameaux :

« Et lorsqu’ils ouvrirent leurs bagages, ils trouvèrent qu’on leur avait rendu leurs marchandises. Ils dirent : « Ô notre père. Que désirons-nous (de Plus) ? Voici que nos marchandises nous ont été rendues. Et ainsi nous approvisionnerons notre famille, nous veillerons à la sécurité de notre frère et nous nous ajouterons la charge d’un chameau et c’est une charge facile ». » (Coran 12/65)

 « Ils répondirent : « Nous cherchons la grande coupe du roi. La charge d’un chameau à qui l’apportera et j’en suis garant ». »  (Coran 12/72)

             Ces deux versets correspondent au récit concernant le prophète Yousouf (Joseph) –paix sur lui–, et qui se situe largement avant le IIe s. av. JC. Le mot qui a été traduit par chameau est le mot ba’ir , et toutes les traductions connues traduisent ce mot par chameau. Cependant, selon l’islamologue Jacques Berque, il n’est pas exact de le traduire par chameau ; pour lui, le mot ba’ir signifiait à l’époque tout ce qui porte, bête de somme : tel est le sens d’après ce qu’exprime sa racine selon tous les dictionnaires d’arabe ancien, et d’ailleurs, le chameau est mentionné dans le Coran avec un mot tiré d’une toute autre racine jamâl (que l’on trouve en  Coran 7/40). C’est le sens de bête de charge, bête de somme, qu’il admet dans sa traduction, ce qui correspond ici aux récentes découvertes de l’égyptologie.  

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