La légende de l’esturgeon

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

 

La légende de l'esturgeon dans POISSON esturgeonDans les feuilles du ginkgo biloba, on entend parfois des contes qui remontent à des époques très lointaines.

Avant le temps des dinosaures, il y a 250 millions d’années, dans l’océan clair et limpide nage un très grand poisson. Sa peau est lisse. Son squelette est principalement constitué de cartilage. Son museau allongé, terminé par des barbillons, lui donne un air rigolo. Il n’est pas bien méchant avec sa petite bouche sans dent. Son seul moyen de défense reste son puissant coup de queue. C’est tout. Alors, il est prudent et regarde toujours un peu partout. Il se promène sans embêter personne et espère que personne ne l’embête.

Ce jour là, il fait beau, et l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, remonte à la surface de l’eau pour voir briller le soleil sous les vagues. Tout à coup, il aperçoit la fille du Grand Manitou. Elle vole au dessus de l’océan, belle comme un lever de soleil. Fasciné par sa beauté, il ne peut détacher son regard d’elle.

Dans sa nonchalance juvénile, elle s’est aventurée trop loin. Le vent du Nord menace de la balayer encore plus loin… Après un long moment, elle le réalise mais il est déjà trop tard. Elle est exténuée et ne se sens plus la force de rentrer. Paniquée, elle regarde autour d’elle : personne! Elle appelle à l’aide : personne ne répond! Elle invoque le Grand Manitou de lui venir en aide : il l’entend et scrute l’océan autour d’elle. Il y a bien quelques grands poissons aux dents acérées (des requins) assez près pour la secourir mais ils font la sourde oreille. Ils ne s’intéressent qu’à ce qu’ils peuvent manger. Et les autres poissons s’avèrent bien trop effrayés pour tenter quoi que ce soit.

L’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, est complètement ébloui par la beauté et profondément touché par la détresse de la fille du Grand Manitou. Alors, il s’élance, sans même penser au danger qui le guette! Sa peau lisse et sans défense attire immédiatement les requins. Le plus grand d’entre eux s’élance et le mord au flan! L’esturgeon, donne un immense coup de queue, il se dégage de justesse des mâchoires meurtrières et se débat vaillamment pour avancer malgré les requins.

Le Grand Manitou à tout vu. Touché par le geste courageux de l’esturgeon, il lui accorde sa protection. Content d’être vivant, l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu bondit dans les airs. Puis, se déplaçant à fleur d’eau, il prend sur son immense dos la fille du Grand Manitou. Il la transporte avec beaucoup d’attention jusqu’à un immense estuaire où, enfin, elle met pied à terre.

Aussitôt, elle touche délicatement le flan de l’esturgeon. Alors, il guérit de toutes ses blessures. Puis pour le remercier de son aide, elle lui fait un don. À chaque fois qu’il observera quelque chose en se laissant toucher par la beauté, cette observation s’inscrira au plus profond de sa peau, le transformera et le protégera. Il sera donc protégé par la beauté qu’il trouvera…

Et depuis ce temps, dans la peau lisse et douce de l’esturgeon, ce poisson grand, fort et barbu, il y a des rangées de boucliers osseux en forme d’oiseaux marins, de poissons et même de voiliers. Ces plaques osseuses le protège si bien qu’il n’a pas de prédateur. Alors, depuis 250 millions d’années, ce poisson préhistorique est resté le même. Il a gardé la même forme et c’est ainsi que nous pouvons encore aujourd’hui observer l’esturgeon, ce poisson grand, fort, barbu et protégé de boucliers osseux!

Ourepik (Décembre 2009 )

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site web d’un artiste québécois, André Sénécal, où vous pourrez découvrir des bijoux uniques et exclusifs créés à partir des écailles de l’esturgeon noir.

 

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Mouche, la Volucelle

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Mouche, la Volucelle dans MOUCHE mouche-131x150Sous le manoir de papier gris, redisons-le, le sol s’excave en cloaque où tombent les déchets du guêpier. Là sont précipitées les larves mortes ou chétives qu’une incessante revue extirpe des alvéoles pour faire place à de nouvelles occupantes ; là sont jetés les vers retardataires lors du massacre de l’arrière-saison ; là finalement, pour une bonne part, gît la foule que tuent les approches de l’hiver. A la débâcle de novembre et décembre, ce bas-fond regorge de matière animale.

Telles richesses ne resteront pas sans emploi. L’économie du mangeable, grande loi de ce monde, pourvoit à la consommation d’une simple pelote de bourre dégorgée par la chouette. Que sera-ce des énormes victuailles d’un guêpier ruiné ! S’ils ne sont déjà venus, attendant la manne qui bientôt descendra de là-haut, ils ne tarderont pas à venir, les consommateurs chargés de remettre en circulation vitale ces copieuses épaves. Ce grenier d’abondance, bourré de vivres par la mort, va devenir fervent atelier de retour à la vie. Quels sont les conviés ?

Si les Guêpes transportaient au vol les vers défunts ou maladifs et les laissaient choir sur le sol dans les alentours de leur demeure, ces conviés seraient, en première ligne, les oiseaux insectivores, les becs-fins, tous amateurs de menu gibier. A ce sujet, permettons-nous une brève digression.

On sait avec quelle jalouse intolérance les rossignols occupent chacun leur cantonnement. Chez eux, voisiner est interdit. A distance, entre mâles, il y a fréquents échanges de bravades par couplets ; mais si le provoqué s’approche, l’autre le fait déguerpir. Or, non loin de ma demeure, dans un maigre bosquet de chênes verts où le bûcheron trouverait à peine de quoi faire une douzaine de fagots, j’entendais, tous les printemps, un gazouillis de rossignols tellement nourri que les cantates des virtuoses, donnant du gosier tous à la fois et sans ordre, devenaient assourdissant charivari.

Pourquoi ces passionnés de solitude sont-ils venus s’établir en si grand nombre en un point où, d’après les règles, il y a juste l’étendue nécessaire au ménage d’un seul ? De l’isolé, quels motifs ont-ils fait assemblée ? Je m’informai de la chose auprès du propriétaire du fourré.

« Toutes les années c’est ainsi, fit-il, le bosquet est envahi par les rossignols.

— Et la cause ?

— La cause, c’est qu’il y a là, tout près, derrière le mur, un rucher. »

Ebahi, je regardais mon homme, ne comprenant pas la relation qu’il pouvait y avoir entre un rucher et la fréquence des rossignols.

« Eh oui, ajouta-t-il, il y a beaucoup de rossignols parce qu’il y a beaucoup d’abeilles. »

Nouveau regard interrogateur de ma part. Je ne comprenais pas encore. L’explication vint.

« Les abeilles, dit-il, jettent dehors leurs larves mortes. Le matin, le devant du rucher est semé, et les rossignols accourent les cueillir pour eux et leur famille. Ils en sont très friands. »

Cette fois, j’avais saisi le noeud de la question. Des vivres exquis, abondants, chaque jour renouvelés, avaient convoqué les chanteurs. Contre leur habitude, les rossignols voisinent, nombreux, dans un fourré de broussailles, pour être près du rucher et avoir le matin plus large part à la distribution des fines andouillettes.

Pareillement le rossignol, et ses émules en gastronomie, fréquenteraient le voisinage des guêpiers si les vers morts étaient rejetés à la surface du sol ; mais c’est à l’intérieur du terrier que tombe cette friandise, et nul oiselet n’oserait pénétrer dans la ténébreuse caverne, dont l’entrée, d’ailleurs serait trop étroite pour lui. Il faut ici d’autres consommateurs, de taille petite et d’audace grande ; il faut le diptère et son asticot, roi des trépassés. Ce que les Lucilies, les Calliphores, les Sarcophages font en plein air aux dépens de toute espèce de cadavres, d’autres mouches, spécialisant leur domaine, le font sous terre aux dépens des Guêpes.

En septembre, portons notre attention sur l’enveloppe d’un guêpier. A la surface extérieure et uniquement là, cette enveloppe est semée d’une multitude de gros points blancs elliptiques, solidement fixés au papier gris et mesurant environ deux-millimètres et demi de longueur sur un millimètre et demi de largeur. Aplatis en dessous, convexes en dessus et en outre d’un blanc lustré, ces points ressemblent à des gouttelettes très régulières tombées d’une bougie stéarique. Enfin le dos en est rayé de subtiles stries transversales, élégant détail qui demande le secours de la loupe pour être reconnu. Ces curieux objets sont disséminés sur toute la surface de l’enveloppe, tantôt distants l’un de l’autre, tantôt rassemblés par archipels plus ou moins denses. Ce sont les oeufs de la Volucelle (Volucella zonaria Linn.).

Egalement accolés au papier gris de l’enceinte, abondent, pêle-mêle avec ceux de la Volucelle, d’autres oeufs d’un blanc crétacé, lancéolés, parcourus en long par sept ou huit fines côtes, à l’imitation de certaines semences d’ombellifères. Un subtil pointillé sur toute la surface complète l’élégance. Ils sont moitié moindres que les précédents. J’en ai vu sortir des vermisseaux qui pourraient bien être le point de départ des asticots pointus reconnus déjà au fond des terriers. Mes essais d’éducation n’ayant pas abouti, je ne peux dire à quel diptère ces oeufs se rapportent. Qu’il nous suffise de noter en passant cet anonyme. Il y en a bien d’autres, qu’il faut se résoudre à laisser sans étiquette, tant est complexe la mêlée des convives dans les ruines d’un guêpier. Ne nous occupons que des plus remarquables, au premier rang desquels est la Volucelle.

C’est une superbe et puissante mouche, dont le costume, zoné de bandes jaunes et brunes, présente une vague ressemblance avec celui des Guêpes. Les théories en vogue se prévalent de ce jaune et de ce brun pour faire de la Volucelle un exemple frappant de mimétisme. Obligée, sinon pour elle, du moins pour sa famille, de s’introduire en parasite chez la Guêpe, elle ruse, dit-on, et endosse par tromperie la livrée de sa victime. Dans le guêpier, elle vaque tranquille à ses affaires, prise qu’elle est pour l’un des habitants.

mouche1-131x150 dans MOUCHECette naïveté de la Guêpe, dupe d’un costume très grossièrement imité, et cette scélératesse du diptère se dissimulant sous un travesti excèdent les bornes de ma crédulité. La Guêpe n’est pas aussi sotte, et la Volucelle aussi rusée qu’on nous l’affirme. Si vraiment cette dernière s’est avisée de tromper l’autre par son aspect, reconnaissons que son déguisement n’est pas des mieux réussis. Des écharpes jaunes au ventre ne font pas une Guêpe. Il faudrait de plus, et avant tout, la sveltesse du corps, la prestesse de l’allure, et la Volucelle est trapue, dilatée, de pose grave. Jamais la Guêpe ne confondra avec l’un des siens cet insecte lourdaud. La disparate est trop grande.

Pauvre Volucelle, le mimétisme ne t’a pas suffisamment renseignée. Il te fallait, point essentiel, prendre taille de Guêpe, et tu l’as oublié ; tu es restée grosse mouche, trop facile à reconnaître. Tu pénètres néanmoins dans la terrible caverne ; tu peux, sans péril, y séjourner longtemps, comme l’attestent les oeufs semés à profusion sur l’enveloppe du guêpier. De quelle façon t’y prends-tu ?

Considérons d’abord que la Volucelle n’entre pas dans l’enceinte où sont empilés les gâteaux ; elle se tient, pour y déposer sa ponte, à la face extérieure du rempart de papier. Rappelons-nous d’autre part le Poliste mis en compagnie des Guêpes dans ma volière. En voilà certes un qui n’a pas besoin de recourir au mimétisme pour se faire accepter.

Il appartient à la corporation, il est Guêpe lui-même. Chacun de nous, s’il n’a pas le regard exercé de l’entomologie, confond les deux genres. Or cet étranger, tant qu’il ne devient pas trop importun, est très bien toléré des Guêpes sous cloche. Nulle ne lui cherche noise. Il est même admis autour de l’a table, la nappe de papier servie de miel. Mais il est infailliblement perdu si par mégarde il prend pied sur les gâteaux.

Son costume, sa forme, sa taille, qui sont précisément, de bien peu s’en faut, le costume, la forme et la taille de la Guêpe ne le tirent pas d’affaire. A l’instant reconnu étranger, il est assailli et mis à mal avec la même fougue que le sont les larves de l’Hylotome et de la Saperde, larves dont l’aspect n’a rien de commun avec celui des Guêpes.

Si l’identité de la forme et du costume ne sauve pas le Poliste, que sera-ce de la Volucelle, grossière imitation ? Le regard de la Guêpe, qui sait discerner le dissemblable dans le pareil, ne s’y laissera pas méprendre. Aussitôt reconnue, l’étrangère sera jugulée. Là-dessus, il n’y a pas l’ombre d’un doute.

Faute de Volucelles au moment de mes expérimentations, je fais emploi d’un autre diptère, le Milesia fulminans, qui, par sa tournure svelte et ses belles bandes jaunes, présente avec la Guêpe une ressemblance bien autrement accentuée que celle de la grosse mouche zonée. En dépit de cette similitude, s’il s’aventure sur les gâteaux, l’étourdi périt poignardé. Ses écharpes jaunes, son ventre fluet, n’en imposent pas le moins du monde. Sous les traits d’un sosie est reconnu l’étranger.

Variés au hasard de mes captures, les essais sous cloche m’amènent tous à cette conclusion : tant qu’il y a simple voisinage, même autour du miel, les autres incarcérés sont assez bien tolérés ; mais s’ils viennent aux cellules, ils sont assaillis et souvent tués, sans distinction de forme et de costume. Le dortoir des larves est le saint des saints où nul profane ne doit pénétrer sous peine de mort.

Avec les prisonnières de ma cloche, j’expérimente au jour, et les Guêpes libres travaillent dans la profonde obscurité de leur souterrain. Où la lumière manque, la coloration n’a plus de rôle. Une fois entrée dans la caverne, la Volucelle ne tire donc aucun avantage de ses bandes jaunes, sa sauvegarde, nous dit-on.

Dans les ténèbres, à la condition d’éviter le tumultueux intérieur du guêpier, il lui est aisé de faire son coup, costumée comme elle l’est ou costumée d’autre manière. Pour peu qu’en sa prudence elle s’avise de ne pas coudoyer les passants, elle peut, sans danger, plaquer ses oeufs sur la muraille de papier. Nul ne saura sa présence.

Le dangereux, c’est de franchir le seuil du terrier en plein jour, sous les regards des allants et des venants. En ce moment seul, le mimétisme serait opportun. Or, est-elle bien périlleuse cette entrée de la Volucelle en présence de quelques Guêpes ? Le guêpier de l’enclos, celui qui plus tard devait périr au soleil sous une cloche de verre, m’a permis de longues stations, mais sans résultat concernant le sujet qui me préoccupait le plus. La Volucelle n’a pas paru. L’époque de ses visites était sans doute passée, car dans le nid exhumé, j’ai trouvé de ses larves en abondance.

D’autres diptères m’ont dédommagé de mon assiduité. A distance respectueuse, bien entendu, j’en ai surpris qui, d’humble taille et de coloration grisâtre, rappelant celle de la mouche domestique, pénétraient dans le souterrain. Dépourvus de la moindre tache jaune, ceux-là certainement n’avaient aucune prétention au mimétisme. Ils entraient et sortaient néanmoins tout à leur aise, sans émoi, comme chez eux. Pourvu qu’il n’y eût pas trop grand concours sur la porte, les Guêpes les laissaient faire. S’il y avait foule, les visiteurs gris attendaient, non loin du seuil, un moment d’accalmie. Rien de fâcheux ne leur survenait.

A l’intérieur de l’établissement, mêmes relations pacifiques. J’ai sur ce dernier point le témoignage de mes fouilles. Dans le charnier du souterrain, si riche en larves de muscides, je ne parviens pas à découvrir des cadavres de diptères adultes. Si, dans le parcours du vestibule ou, plus bas, les étrangers étaient occis, ils tomberaient au fond du terrier pêle-mêle avec les autres ruines. Or, dis-je, dans ce charnier, jamais de Volucelles mortes, jamais de mouche quelconque. Les entrants sont donc respectés. Leurs affaires terminées, ils ressortent indemnes.

Cette tolérance des Guêpes a de quoi surprendre. Alors un doute vient à l’esprit : est-ce que la Volucelle et les autres ne seraient pas ce que dit l’histoire classique, des ennemis, des égorgeurs de larves saccageant le guêpier ? Informons-nous ; interrogeons-les dès l’éclosion.

Aux mois de septembre et d’octobre, rien n’est plus facile que de récolter les oeufs de la Volucelle en tel nombre que l’on veut. Ils abondent à la face externe du guêpier. En outre, comme le font d’ailleurs les larves de la Guêpe, ils résistent assez longtemps à l’asphyxie par l’essence de pétrole : aussi l’éclosion de la grande majorité est-elle certaine. Avec des ciseaux, je détache de l’enveloppe du nid les morceaux de papier les mieux peuplés et j’en remplis un bocal. Ce sera l’entrepôt où journellement, pendant près de deux mois, je puiserai des larves naissantes.

L’oeuf de la Volucelle reste en place, tranchant toujours par sa blanche coloration sur le fond gris de son appui. La coque se ride, s’affaisse, et le bout antérieur bâille d’une déchirure. Il en sort une gentille larve blanche, atténuée en avant, quelque peu dilatée en arrière et toute hérissée de papilles charnues. Sur les flancs de la bête, ses papilles s’étalent en dents de peigne ; en arrière, elles s’allongent et divergent en éventail ; sur le dos, elles se raccourcissent et se rangent en quatre séries longitudinales. L’avant-dernier segment porte deux brefs canalicules respiratoires, d’un roux vif, dressés obliquement et accolés l’un à l’autre.

L’avant, à proximité de la bouche pointue, s’assombrit de brunâtre. C’est, vu par transparence, l’appareil buccal et moteur, formé de deux crochets. En somme, gracieuse bestiole avec son hérissement et sa blancheur, qui lui donnent l’aspect, d’un tout petit flocon de neige. Mais cette élégance n’est pas de longue durée : devenue forte, la larve de la Volucelle se souille de sanie, se colore de roussâtre et rampe sous la forme d’un grossier porc-épic.

Que devient-elle au sortir de l’oeuf ? Mon bocal entrepôt me l’apprend en partie. D’équilibre peu stable sur des surfaces déclives, elle se laisse choir au fond du récipient, où je la trouve, par éclosions quotidiennes, errant inquiète. Ainsi doivent se passer les choses chez la Guêpe. Inhabiles à se maintenir sur la pente de la muraille de papier, les nouveau-nés tombent au fond du souterrain. Là s’amasse, à la fin de la saison surtout, copieuse provende de Guêpes défuntes et de larves mortes extraites des cellules et rejetées hors du logis, le tout faisandé et devenu victuaille chère aux asticots.

Eux-mêmes asticots, malgré leur parure neigeuse, les fils dela Volucelle trouvent dans ce charnier vivres à leur goût, incessamment renouvelés. Leur chute des hauteurs de l’enceinte pourrait bien ne pas être un accident, mais un moyen d’atteindre au plus tôt, sans recherches, les bonnes choses qu’il y a là-bas, tout au fond de la caverne. Peut-être aussi quelques-uns des vermisseaux blancs, à la faveur des lacunes qui font de l’enveloppe un couvert spongieux, parviennent-ils à se glisser dans l’intérieur du guêpier.

vToujours est-il que, pour la majeure part, les larves clé la Volucelle, à tous les degrés de développement, se tiennent dans le bas-fond du terrier, parmi les résidus cadavériques. Les autres, établies dans le domicile même des Guêpes, sont relativement en petit nombre.

Ces relevés affirment déjà que les vers de la Volucelle ne méritent pas la réputation qu’on leur a faite. Satisfaits de la dépouille des morts, ils ne touchent pas aux vivants ; ils ne ravagent pas le guêpier, ils l’assainissent.

L’expérience confirme ce que nous apprend l’examen des lieux. Dans de petites éprouvettes, d’observation commode, je mets en présence, maintes et maintes fois, des larves de Guêpes et des larves de Volucelles. Les premières sont bien portantes, en pleine vigueur ; je viens de les extraire à l’instant de leurs cellules. Les autres sont variées d’état, depuis celui de flocon neigeux né du jour, jusqu’à celui de robuste porc-épic.

La rencontre n’a rien de tragique. Les vers des diptères rodaillent dans l’éprouvette sans toucher à l’andouillette vivante. Tout au plus, ils appliquent un moment la bouche sur le lardon, puis la retirent, insoucieux du morceau.

Il leur faut autre chose : un blessé, un mourant, un cadavre qui difflue en sanie. Si je pique, en effet, de la pointe d’une aiguille la larve de Guêpe, les dédaigneux de tantôt viennent s’abreuver à la blessure saignante. Si j’offre une larve morte, brunie par la pourriture, les vers l’éventrent et se repaissent de ses fluides.

Il y a mieux. Je peux très bien les alimenter avec des Guêpes devenues putrilage sous leurs anneaux cornés ; je les vois humer avec satisfaction le suc de larves de Cétoine en décomposition ; je les maintiens prospères avec un hachis de viande de boucherie, qu’ils savent fluidifier suivant la méthode des vulgaires asticots.

Et ces indifférents sur la nature de la proie tant que celle-ci est morte, la refusent quand elle est vivante. En vrais diptères qu’ils sont, en francs défricheurs de cadavres, avant de toucher à une pièce, ils attendent que la mort ait fait son ouvrage.

A l’intérieur du guêpier, les larves valides sont la règle, et les impotentes la rare exception, à cause de l’assidue surveillance qui élimine tout ce qui dépérit. Là néanmoins, sur les gâteaux, parmi les Guêpes en travail, des larves de Volucelle se rencontrent ; non aussi nombreuses, il est vrai, que dans le charnier d’en bas, mais enfin assez fréquentes. Or, que font-elles en ce séjour où les cadavres manquent ? S’attaquent-elles aux bien portants ? Leurs continuelles visites, d’une cellule à l’autre, tout d’abord le feraient croire ; mais nous serons vite détrompés si nous suivons de près leurs manoeuvres, ce que permet l’établissement sous cloche.

Je les vois ramper affairées à la surface des gâteaux, ondulant du col et s’informant des loges. Celle-ci ne convient pas, cette autre non plus ; la bête hérissée passe outre, cherche toujours, dardant, de-ci, de-là, son avant pointu. Cette fois, la cellule paraît être dans les conditions requises. Luisante de santé, une larve y bâille, croyant à l’approche de sa nourrice. De ses flancs rebondis, elle remplit la chambrette hexagone.

Le sordide visiteur, lame d’exquise souplesse, s’infléchit, glisse son avant délié entre la paroi et l’habitant, dont la molle rotondité doucement cède à la pression de ce coin animé. Il plonge dans la loge, ne laissant au dehors que son large arrière-train, où font tache rousse les deux tubes respiratoires.

mouche2-131x150Quelques temps il reste dans cette pose, occupé de son travail tout au fond de la loge. Cependant les Guêpes présentes laissent faire impassibles, preuve que la larve visitée n’est pas en péril. L’étranger en effet, se retire d’un glissement doux. Le poupon, sac d’une parfaite élasticité, reprend son volume sans avoir rien éprouvé de fâcheux, comme en témoigne son appétit. Une nourrice lui présente une gorgée, qu’il accepte avec tous les signes d’une vigueur non offensée.

Quant au ver, de la Volucelle, quelques instants il se pourlèche à sa manière, rentrant et sortant son double croc ; puis, sans perdre temps, il va recommencer ailleurs son coup de sonde.

Ce qu’il convoite, à l’arrière des larves, au fond des cellules, ne saurait être déterminé par l’observation directe ; il faut le deviner. Puisque la larve visitée reste intacte, ce n’est pas une proie que le ver de la Volucelle recherche. D’ailleurs, si le meurtre entrait dans ses projets, pour quels motifs descendre au fond de la loge, au lieu d’attaquer directement la recluse sans défense ? Il serait bien plus simple de sucer la patiente par l’orifice même de la cellule. Au lieu de cela, un plongeon, toujours un plongeon, et jamais d’autre tactique.

Qu’y a-t-il donc en arrière de la larve de Guêpe ? Essayons de le dire aussi décemment que possible. Malgré son extrême propreté, cette larve n’est pas affranchie des misères physiologiques conséquence inévitable du ventre. Elle a, comme tout mangeur, des scories intestinales, au sujet desquelles sa claustration lui impose une extrême réserve.

Comme le font tant d’autres larves d’hyménoptères logées très à l’étroit, elle diffère, jusqu’au moment de la transformation, le débarras de ses déchets digestifs. Alors, en une fois pour toutes, se rejette l’immonde amas dont la nymphe, délicat organisme en résurrection, ne doit garder la moindre trace. Cela se retrouve plus tard, en toute loge vide, sous forme d’un tampon d’un noir violacé.

Mais sans attendre cette épuration finale, ce bloc, de temps à autre s’évacuent de maigres résidus, aussi limpides que de l’eau. Il suffit de tenir une larve de Guêpe dans un petit tube de verre pour reconnaître ces excrétions fluides, de loin en loin rejetées.

Eh bien, je ne vois pas autre chose qui puisse expliquer le plongeon des vers de la Volucelle au fond des cellules sans blesser les larves. Ils y recherchent cette humeur, ils en provoquent l’émission. C’est pour eux une friandise qui s’ajoute à la nourriture plus substantielle fournie par les cadavres.

Officier de santé de la cité vespienne, la Volucelle remplit double office : elle torche les enfants de la Guêpe, elle débarrasse le guêpier de ses morts. Aussi, est-elle accueillie paisiblement, en auxiliaire, quand elle pénètre dans le terrier pour y déposer ses oeufs, aussi, au coeur même de la demeure, où nul ne vaguerait impunément, sa larve est-elle tolérée, mieux que cela, respectée.

Rappelons-nous le brutal accueil fait aux larves de Saperde et d’Hylotome que je dépose sur un gâteau. Aussitôt happés, meurtris, lardés de l’aiguillon, les misérables périssent. C’est une tout autre affaire avec les fils de la Volucelle. Ils vont et viennent à leur guise, sondent les cellules, coudoient les habitants, et nul ne les moleste. Précisons par quelques exemples cette mansuétude, bien étrange chez l’irascible Guêpe.

Pendant une paire d’heures, mon attention se porte sur une larve de Volucelle établie dans une cellule, côte à côte avec la larve de Guêpe, maîtresse de céans. L’arrière-train émerge, étalant ses papilles. Parfois aussi se montre l’avant pointu, la tête, qui se meut avec de brusques oscillations de serpent. Les Guêpes viennent de se remplir le jabot à la flaque de miel ; elles distribuent la becquée. Le travail est très actif, et les choses se passent en pleine lumière, sur une table, devant la fenêtre.

Allant d’une cellule à l’autre, les nourrices, à nombreuses reprises, frôlent l’intrus, l’enjambent. Elles le voient certainement. L’autre ne bouge, ou, piétiné, rentre pour reparaître tout aussitôt. Quelques-unes des passantes s’arrêtent, penchent la tête sur l’orifice, semblent s’informer, puis repartent sans autrement se préoccuper de l’état des choses. L’une d’elles fait mieux : elle essaye de donner la becquée au légitime propriétaire de la loge ; mais celui-ci, comprimé par son visiteur, ne se sent pas en appétit et refuse. Sans le moindre signe d’inquiétude au sujet du nourrisson qu’elle vient de voir en gênante compagnie, la Guêpe se retire, va distribuer ailleurs sa gorgée.

En vain mon observation se prolonge : d’émoi, il n’y en a pas. On traite le ver de la Volucelle en ami, ou du moins en indifférent. Nul essai pour le déloger, le harceler, le mettre en fuite. Le ver non plus ne semble guère se préoccuper des allants et des venants. Sa tranquillité dit qu’il se sent chez lui.

Soit encore le témoignage que voici. Le ver est plongé, la tête en bas, dans une cellule vide, trop étroite pour le recevoir en entier. L’arrière déborde, très visible. De longues heures il stationne, immobile, dans cette position. A tout instant des Guêpes passent et repassent tout à côté. Trois d’entre elles, tantôt ensemble et tantôt isolées, viennent rogner les bords de la cellule ; elles en-détachent des parcelles qu’elles réduisent en pâte pour un nouvel ouvrage.

Si les passantes, préoccupées de leurs affaires, n’aperçoivent pas l’intrus, ces dernières certainement le voient. Pendant leur travail de démolition, elles le touchent des pattes, des antennes, des palpes, et cependant nulle n’y prend garde. Le gros ver, si reconnaissable à sa tournure étrange, est laissé tranquille, et cela au grand jour, sous les regards de tous. Qu’est-ce donc lorsque la profonde obscurité des souterrains le protège de ses mystères !

Je viens d’expérimenter avec des larves de Volucelle déjà fortes et colorées de ce roux sale que l’âge amène. Quel effet produira le blanc pur ? Je sème à la surface des gâteaux des larves récemment issues de l’oeuf. Les vermisseaux neigeux gagnent les cellules voisines, y descendent, en ressortent, cherchent ailleurs. Très pacifiquement, les Guêpes les laissent faire, insoucieuses des petits envahisseurs blancs comme des gros envahisseurs roux.

Parfois, quand elle pénètre dans une loge occupée, la bestiole est saisie par la propriétaire, la larve de Guêpe, qui la happe, la tourne et la retourne entre les mandibules. Est-ce morsure défensive ? Non, mais simple confusion avec une bouchée présentée. Le mal n’est pas grand. Grâce à sa souplesse, le petit ver sort intact des tenailles et continue ses recherches.

L’idée pourrait nous venir d’attribuer cette tolérance à quelque défaut de perspicacité dans le coup d’oeil des Guêpes. Voici de quoi nous détromper. J’introduis isolément dans des cellules vides une larve de Saperde scallaire et une larve de Volucelle, toutes les deux blanches et choisies de façon à ne pas remplir tout à fait la loge. Leur présence ne se révèle que par la pâleur du râble qui fait tampon à fleur de l’orifice. Un examen superficiel resterait indécis sur la nature du reclus. Les guêpes ne s’y méprennent pas : elles extirpent le ver de la Saperde, le tuent, le jettent aux gémonies ; elles laissent en paix le ver de la Volucelle.

Les deux étrangers sont très bien reconnus dans le secret des cellules: ici est l’importun qu’il faut chasser, ici se trouve l’hôte habituel qu’il faut respecter. La vue vient en aide, car les événements se passent au grand jour sous la cloche ; mais les Guêpes ont d’autres moyens d’information dans l’obscurité du terrier. Si je fais la nuit en couvrant l’appareil d’un voile, le meurtre des non tolérés ne s’accomplit pas moins.

Ainsi le veut la police du guêpier : tout étranger surpris, doit être massacré et jeté aux ordures. Pour déjouer cette vigilance, il faut aux vrais ennemis une immobilité sournoise, une dissimulation de haute scélératesse. Mais le ver de la Volucelle ne se dissimule pas. Il va et vient, à découvert, où bon lui semble ; il recherche au milieu des Guêpes les cellules à sa convenance. Qu’a-t-il donc pour se faire ainsi respecter ?

La force ? Certes non. C’est un inoffensif que la Guêpe découdrait d’un coup de ses cisailles. Atteint de l’aiguillon, il serait foudroyé. C’est un hôte connu, à qui, dans un guêpier, nul ne veut du mal. Pourquoi ? Parce qu’il rend des services ; loin de nuire, il travaille à l’assainissement. Ennemi ou simplement importun, il serait exterminé ; auxiliaire méritoire, il est respecté.

Alors quelle nécessité pour la Volucelle de se déguiser en Guêpe ? Gris ou bariolé, tout diptère est admis dans le terrier du moment qu’il est utile à la communauté. Le mimétisme de la Volucelle, l’un des plus concluants, dit-on, est, en somme, une puérilité. L’observation patiente, en continuel tête-à-tête avec les faits, n’en veut pas ; elle l’abandonne aux naturalistes de cabinet, trop enclins à voir le monde des bêtes à travers l’illusion des théories.

 

source : Souvenirs entomologiques, Jean-Henri FABRE, 1903, VIIIème Série, Chapitre 21. 

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Comment prendre soin de son lapin

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Comment prendre soin de son lapin dans LAPIN - LIEVRE lapin

Vous êtes l’heureux maître d’un lapin bélier ou d’un lapin nain tête de lion ? Vous avez beaucoup de chance, car le lapin est un animal particulièrement affectueux et attachant. Toutefois pour son épanouissement, vous devez bien veiller à lui prodiguer les soins dont il a besoin. Suivez le guide.

Votre petit compagnon à 4 pattes – dont deux plus longues que les autres à l’arrière – a besoin d’un lit, ou plus exactement d’une cage équipée d’une litière. « Elle doit être située dans un endroit frais car les lapins sont sensibles aux coups de chaleur », soulignent les vétérinaires de l’Hôpital Lesage, Robin, Tousignant à Québec. La litière pour sa part, doit de préférence être fabriquée à base de papier recyclé. Evitez à tout prix le papier journal -même recyclé – car votre animal risquerait d’absorber l’encre qui y reste imprimée. Quant aux copeaux de bois, souvent poussiéreux, « ils prédisposent aux troubles respiratoires ». En revanche – pas étonnant que ce conseil nous vienne du Québec…- vous pouvez tout-à-fait placer une mini-cabane en bois à l’intérieur de sa cage. Il adorera s’y réfugier de temps en temps.

En pleine santé

Les lapines sont prédisposées à présenter des tumeurs de l’utérus, du type adénocarcinome. C’est l’une des principales causes de mortalité chez ces animaux. Pour en réduire le risque et augmenter l’espérance de vie de votre lapine, faites-la stériliser entre 6 mois et 2 ans. Les mâles aussi peuvent être stérilisés, après 6 mois. Tout simplement pour votre confort personnel, car la réputation des lapins est loin d’être usurpée.

Ces petits animaux de compagnie sont sujets à d’autres problèmes de santé. « En période de mue, il est essentiel de leur fournir des aliments qui éviteront les boules de poils. Les pâtes laxatives sont d’excellents choix », conseillent les vétérinaires québécois. Elles réduiront le risque d’occlusion des viscères par les poils que votre lapin aura avalés. Par ailleurs et notamment en période estivale, si votre lapin sort dans le jardin, prévoyez de le protéger des puces et des tiques. Demandez conseil à son vétérinaire. Leslapins ayant besoin d’user leurs dents tout au long de leur vie, vous pourrez lui donner quelques branches de pommier. Mais de pommier non traité…

Régime équilibré

Votre lapin a besoin de trois éléments essentiels pour l’équilibre de son régime : du foin, de la moulée (sous forme de granulés), et des légumes frais. « Le foin régularise le système gastro-intestinal et améliore l’usure normale des dents », expliquent nos vétérinaires québécois. Evitez toutefois le foin de luzerne. Il contient trop de calcium, ce qui peut « favoriser la formation de sable et de pierres dans le système urinaire ». D’où un risque de coliques néphrétiques…

Suivez le même conseil pour le choix de la moulée. Evitez la luzerne, pour les mêmes raisons que le foin. Et privilégiez une moulée à base d’autres graminées, comme la fléole des prés par exemple. En revanche, contrairement au foin que vous pouvez lui donner à volonté, soyez moins généreux avec la moulée. Sinon votre lapin risque de prendre un peu d’embonpoint !

Les légumes font partie intégrante de son régime alimentaire. Misez sur les carottes (évidemment !), le céleri avec son feuillage, les endives, le persil ou encore la laitue. Et sachez également qu’il apprécie la coriandre ! Quant aux fruits comme les pommes ou les bananes, ils ne doivent pas représenter plus de 5% de son régime quotidien. Enfin, évitez absolument de lui proposer des mélanges de graines, de noix ou de fruits séchés. Trop riches en amidon, ils prédisposeraient votre petit compagnon à l’obésité. Evitez aussi les friandises sucrées et salées, le chocolat, les légumineuses, les pâtes et les céréales.

Source : Hôpital vétérinaire Lesage, Robin, Tousignant à Québec, Canada, 21 juillet 2011

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Libellules Sympétrum sanguin

Posté par othoharmonie le 7 avril 2013

 

Libellules Sympétrum sanguin dans LIBELLULE nature-300x237Sympetrum sanguineum (Müller, 1764). Sanguineum de  sanguineus (lat) = sanguin, rouge sang : l’abdomen des mâles matures est rouge clair.

 Répartition /

L’aire de répartition de Sympetrum sanguineum s’étend de l’ouest de l’Europe au sud-ouest de la Sibérie. L’espèce est notée dans la totalité des départements français. Elle est omniprésente sur l’ensemble du Poitou-Charentes où elle a été recensée sur 587 communes (50 %).

Phénologie

Les dates extrêmes d’émergence sont un 2 mai pour la plus précoce et un 10 août pour la plus tardive. Quant à la période de ponte, elle s’étend du 10 juin au 19 septembre. Le pic d’activité se situe à cheval sur les mois de juin et juillet et les imagos se raréfient considérablement à partir de la deuxième semaine de septembre, les derniers individus ayant été notés le 11 octobre. Il semble tout de même que les adultes puissent rester en activité jusqu’aux gelées importantes de novembre.

En Poitou-Charentes le Sympétrum sanguin a été noté sur une multitude de milieux. Toutefois, pour sa reproduction, il fréquente préférentiellement les eaux stagnantes telles que les mares, les étangs, les marais à condition que leurs berges soient fortement colonisées par les hélophytes. Il s’observe plus rarement sur les eaux légèrement courantes, mais il est possible de trouver l’espèce sur les annexes alluviales, tels que les bras morts ou les fossés. Les berges doivent posséder des pentes douces et l’espèce s’accommode des zones d’exondation. Les jeunes larves s’accrochent aux plantes aquatiques, puis plus tard, préféreront se déplacer sur le sédiment, sans pour autant s’enfouir.

 Pendant la période de maturation, les imagos fréquentent des habitats variés dès lors qu’ils se trouvent à l’abri du vent.

Biologie

Après que le mâle ait saisit la femelle, le tandem vole quelques instants et se pose au sol ou sur un arbuste. La ponte se fait en tandem, la femelle lance de préférence ses œufs sur la vase exondée ou sur les secteurs marginaux secs qui seront recouverts par les eaux en fin de saison. Les œufs du Sympétrum sanguin sont parmi les plus gros des libellules d’Europe. Ces derniers vont passer l’hiver sans se métamorphoser et ce n’est que pendant les mois de mars et avril de l’année suivante qu’ils vont éclore. Les larves de l’année hivernent après 2 à 5 mues.

 Elles ne passent que quelques mois dans l’eau et émergent un matin, 3 à 4 semaines après la dernière mue. Le cycle entier prend moins d’un an. Les larves se développent sur les plantes aquatiques d’où elles chassent à l’affût les larves d’insectes et autres animaux qui passent à leur portée.

 La métamorphose se déroule en une ou deux heures à une dizaine de centimètres de l’eau sur une plante du rivage.

 Les densités peuvent être importantes comme le montre un échantillonnage réalisé sur la vallée de la Seugne où il a été trouvé un maximum de 185 exuvies par m² pour une moyenne de 58 par m² (Jourde, 2004). Après l’émergence, les mâles se retirent, pendant une dizaine de jours, dans les chemins, prairies ou clairières environnantes pour finir leur maturation. Après cette courte période, Ils reviennent fréquenter les points d’eau tels que les bords d’étangs et les marais sans s’y constituer réellement de territoire. Le Sympétrum sanguin se perche sur les endroits les plus chauds, sur les buissons bas. Une tige de roseau ou une branche morte sert souvent de poste de chasse.

 La disparition des ceintures denses de végétation des mares ou des étangs pourrait conduire à la raréfaction de l’espèce même si actuellement le Sympétrum sanguin est une espèce très commune en Poitou-Charentes.

Protection

Du fait de l’abondance de l’espèce et de sa vaste répartition régionale, l’espèce ne bénéficie pas de mesures de gestion ou de protection particulières. Toutes les mesures contribuant à maintenir des ceintures d’hélophytes autour des plans d’eau lui seront favorables.

Johan TILLET & Miguel GAILLEDRAT

Extrait du livre libellules du Poitou charente

 

Vous pouvez visualiser à titre personnel quelques pages du livre « Libellules du Poitou-Charentes » au format PDF correspondant aux images ci-dessous. Pour cela, cliquez sur les images.
Vous pouvez aussi avoir un aperçu du sommaire.

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La Libellules d’Asie

Posté par othoharmonie le 7 avril 2013

 

 

Ce sont en vérité, des libellules en bambou

La société LILOUBEE  présente :

 « Spécialisé dans la vente en gros de libellules en bambou, nous importons directement du Vietnam. En tant que grossiste, nous vous garantissons un prix au plus bas. Ces libellules flottantes sont magiques, elles tiennent toute seule sur le bout des doigts. Elles sont entièrement réalisées à la main par des artisans vietnamiens qualifiés. »

 Originaires d’Asie, les libellules y ont une symbolique très forte. Elles sont le symbole de la force, du courage et du bonheur. Leur représentation, telle que nous la proposons sur ce site, remonterait au temps du terrible chef mongol Genghis Khan. Les mongols descendaient des montagnes pour piller les cultures des habitants des plaines. Mais avant qu’ils n’arrivent, les libellules se mettaient à osciller, indiquant à leur propriétaire qu’il avait juste le temps de mettre en lieu sûr les récoltes…

 Les vietnamiens possèdent un savoir-faire ancestral concernant la fabrication artisanale de ces libellules équilibristes.

Elles sont fabriquées exclusivement en bambou: un matériel présent en abondance au Vietnam!

La Libellules d'Asie dans LIBELLULE bambou-225x300

Le bambou appartient à ces espèces végétales dites « invasives ». Son exploitation par bouturage du rhizome est facile. Sa croissance est très rapide et est la plus productive de biomasse. Dix tonnes de bambou sont récoltées par hectare et par an en Asie, contre seulement trois tonnes pour le pin en Europe. De plus, une forêt de bambou se régénère tout les 8 ans, sans avoir besoin de la reboiser!

De plus, le bambou libère 30% d’oxygène de plus que les autres arbres, il limite l’érosion des sols et restaure les sols appauvris. C’est une culture qui ne nécessite ni d’engrais, ni d’autre produits phytosanitaires!

Entre le savoir-faire des vietnamiens et la matière première disponible sur place, il nous est apparu légitime de faire fabriquer les libellules sur place, directement au Vietnam!

 Il faut également savoir que le travail des enfants est interdit là-bas. 95% des enfants sont scolarisés et 90% de la population est alphabétisé. Des chiffres qui tendent d’année en année à rattraper les chiffres européens.

Les tailleurs de libellules travaillent 8 heures par jour, dans des conditions de travail et de salaire décents.

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La Libellule pour les chercheurs

Posté par othoharmonie le 7 avril 2013

 

La Libellule pour les chercheurs dans LIBELLULE lib2Des chercheurs de l’Université d’Adelaïde, en Australie, ont découvert un réseau de neurones impliqué dans l’attention sélective chez la libellule. Une capacité qui permet à l’insecte de se concentrer sur une proie en faisant abstraction de toutes les autres cibles potentielles. 

Si les libellules n’ont pas le cerveau aussi développé que celui des humains, elles présentent, à l’instar des primates, des cellules cérébrales spécifiques impliquées dans la faculté d’attention sélective. En d’autres termes, ces insectes sont capables de se concentrer sur un objectif précis en faisant abstraction de toutes autres informations qui pourraient les distraire. Une particularité qui, jusqu’à présent, était considérée comme exclue du groupe des invertébrés. 

A la base de cette découverte, Steven Wiederman et David O’Carroll, spécialistes en neurosciences de l’Université d’Adelaïde, en Australie. Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont isolé l’activité de neurones permettant l’attention sélective, au sein du cerveau des libellules. Cette opération, réalisée à l’aide d’une sonde en verre, près de 1 500 fois plus petite que la largeur d’un cheveu, permet de suivre les processus neuronaux lorsque les libellules sont confrontées à plusieurs cibles visuelles. 

Les résultats, parus dans la revue Current Biology, indiquent que dans le cas où plusieurs informations visuelles sont données aux sujets de l’expérience, les cellules neuronales spécifiques s’activent. Ce processus permet aux libellules de focaliser leur attention sur une proie particulière tout en évitant d’éventuelles distractions. « Une fois que la libellule a choisi un insecte au cœur d’un essaim, ses neurones excluent toutes les autres proies potentielles. Le prédateur se précipite alors droit sur sa cible et l’obtient dans 97 pour cent du temps » explique Steven Wiederman.
 

Quant aux éventuelles applications dérivant de cette découverte, les chercheurs pensent que leur étude pourrait être utile notamment dans la modélisation robotique. « Nos travaux pourraient être utilisé pour modéliser un système de vision robotique. Parce que le cerveau des insectes est simple et accessible, les travaux futurs pourraient nous permettre de mieux comprendre le réseau de neurones sous-jacent et le copier sur des robots intelligents » conclut Steven Wiederman.

 

Source: Maxisciences

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La Libellules et les signes

Posté par othoharmonie le 7 avril 2013

La Libellules et les signes dans LIBELLULE lib1Foi dans la force de la lumière

Ces insectes très anciens ont un symbolisme incroyablement uniforme dans toutes les parties du globe. Pour les japonais , elles symbolisent la joie et la lumière nouvelles , et dans plusieurs traditions , elles sont dépeintes comme la forme nouvelle revêtue par les dragons de jadis . Lorsque la libellule fait son apparition , il est temps de faire confiance au pouvoir de la lumière .

Les libellules possèdent des yeux à facettes ; elles détectent les moindres variations de la lumière, les plus infimes mouvements . Quand elle apparaît, nous percevons les changements les plus subtils qui surviennent dans notre vie . Elles nous rappellent que nos perceptions varient d ‘ intensité , et celles-ci se révèlent d ‘ une justesse et d ‘ une acuité rares en ce moment .

Les libellules habitent deux mondes différents – les mondes de l ‘ air et de l ‘ eau . L ‘ apparition de cet insecte signale qu ‘ il est temps de sortir de notre chrysalide , d ‘ émerger des eaux de l ‘ immaturité et de révéler notre véritable nature . Nos intuitions sont puissantes, et c ‘ est le bon moment pour exprimer librement ce que nous avons mûri au cours de l ‘ année qui vient de passer . Nous pouvons compter sur nos intuitions et sur la force de notre lumière intérieure pour réussir . Nos efforts viennent à maturité. Voici le temps de briller.

La libellule nous rappelle que nous sommes lumière et que nous avons la liberté de rayonner puissamment, si nous jugeons bon de le faire. C ‘ est le moment idéal pour permettre à notre imagination créatrice de s ‘ exprimer . La vie n ‘ a jamais le visage qu ‘ elle présente , cependant la libellule nous aide à ne pas nous laisser tromper par les illusions . La transformation et la maturité sont au tournant. Les visions pleines de fraîcheur et de vivacité devraient nous inspirer confiance. Le soleil et la lumière se refléteront dans toutes nos activités, en particulier celles ayant un lien avec la guérison, la transformation, la créativité et la guidance. Notre travail sera reconnu et recherché par autrui.

D ‘ un point de vue négatif , il est possible que nous n ‘ ayons pas une claire vision des choses ; Nous ferions bien d ‘ enlever la poussière dans notre oeil , ou il se peut que quelqu’un nous induise en erreur . L ‘ apparence ne correspond pas à la réalité et il est nécessaire d ‘ y regarder de plus près . La libellule indique un besoin de conquérir notre équilibre émotionnel. Il se peut que nous ayons besoin de nous donner de l ‘ air .

Questions : Faisons-nous peu de cas des émotions , Avons-nous besoin d ‘ envisager les choses sous un nouvel angle ? Avons-nous besoin d ‘ exprimer nos émotions ? Omettons-nous de procéder aux changements qui s ‘ imposent ? Refusons-nous le changement alors que nous devrions l ‘ accepter ? Doutons-nous de nos facultés intuitives et créatrices ? Refusons-nous de reconnaître les signes dans notre environnement, en particulier chez autrui ? Négligeons-nous de chercher nos propres réponses ?

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La Libellule, animal totem

Posté par othoharmonie le 6 avril 2013

La libellule, l’être du vent, symbolise la duperie des sens et transformation. Ses ailes scintillantes rappellent les temps magiques et permettent de prendre conscience que le monde n’est fait que d’une réalité apparente.

L’enseignement lié à la libellule dit que rien n’est fait conforme aux apparences et qu’il est nécessaire de prendre ses distances par rapport aux distorsions induites par la perception sensorielle. En outre, la libellule transmet des messages des êtres élémentaires et des esprits des plantes.

Quand vous voulez changer quelque chose, appelez en à l’énergie de la libellule.
S’il est votre animal de pouvoir, vous êtes expert dans votre domaine car vous avez poli vos savoirs par la répétition, la discipline et l’attention aux détails. Vous êtes très émotifs et éprouvez intensément les choses. Vous réagissez passionnément à la vie. Comme vos devez travailler à contrôler vos émotions, vous comprenez ceux qui se battent avec les leurs, ce qui fait de vous un excellent conseiller ou thérapeute. Vous voyez à travers les illusions et les limitations de l’existence physique et savez que la vie n’est pas ce qu’elle parait. En analysant la situation sous divers angles, vous trouvez les solutions qui échappent aux autres.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :La Libellule, animal totem dans LIBELLULE totem
- être plus organisé et efficace au travail.

-équilibrer votre mental et vos émotions grâce à la méditation.
– être plus conscient du pouvoir curatif de la lumière.

ACCEDEZ A SON POUVOIR EN :
- installant un jeu d’eau dans votre jardin pour les attirer.

– portant des vêtements ou des bijoux chatoyants.

EN TANT QUE GUERISSEUR :
- favorise la vision parfaite.

– soigne la boulimie.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
- protège les enfants.

– empêche la pensée rigide.

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Rêver de Libellule

Posté par othoharmonie le 6 avril 2013

Rêver de Libellule dans LIBELLULE libellule-gifLa légèreté de la libellule est très enviée. Mais elle symbolise un déséquilibre dès qu’elle est dans un rêve. C’est le contraire de cohérence et de stabilité. Si une femme fait un rêve et que dans celui-ci elle voit une libellule, c’est que la tentation est forte. La femme est surtout attirée par des flirts et des amourettes. Ce qui risque de nuire ou d’entrainer des maux inutiles. Et pour un homme, c’est une alarme. Il doit revoir ses priorités et songer à être plus sérieux dans les décisions qu’il prend. Tout ce qu’il dit ou fait est externe, donc qui relève de la frivolité.des relations passagères, des amours sans avenir, sans projet. Et c’est valable aussi dans le domaine professionnel, la libellule ne prédit que le manque de professionnalisme. Prendre tout à la légère et se moquer des conséquences, le plus souvent, néfastes. Méfiez-vous de ces petits insectes !

Demoiselle, grâce, féerie, séduction. Peur de la femme séductrice, trop belle, mais artificielle, froide et dévorante.

Certains des liens suivants peuvent compléter cette définition : Femme 

Dans de nombreux rêves masculins, une femme apparaît de façon régulière. Il s’agit d’une femme inconnue, belle et silencieuse qui regarde le rêveur avec une attente au fond du regard. Il s’agit de cette partie féminine de l’individu que beaucoup d’homme ne vivent pas de l’intérieur que la psychanalyse appelle l’Anima. Ils la projettent à l’extérieur d’eux. Elle correspond au mythe de l’éternel féminin. C’est la mémoire inconsciente de leur mère, jeune et belle qui les regardait avec un amour infini.

 

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La libellule ou.. le haricot

Posté par othoharmonie le 6 avril 2013

 

Livre écrit Par Bernard Bro

 La libellule ou.. le haricot dans LIBELLULE libelulibelu1 dans LIBELLULE

un jour, un poète arrête Hokusaï.  » Ô maître, écoute une libellule, ôtez-lui les ailes, c’est un haricot.  » Hokusaï médite puis revient.  » Non, écoute plutôt un haricot, mettez-lui des ailes, c’est une libellule.  » Ce haïku reflète la conviction profonde du père Bro : nous avons tous le pouvoir de mettre des ailes à la réalité, afin que surgisse dans l’univers ce qu’il y a de meilleur. Son livre, témoignage d’une figure marquante du catholicisme du XXe siècle, invite le lecteur à un regard différent sur le monde. À travers une méditation sur ses cinquante ans de sacerdoce, le père Bro livre une réflexion intimiste, fruit de ses rencontres avec les plus grands penseurs du siècle, et éclaire ces années d’un oeil neuf. Ses entretiens hebdomadaires avec Hubert Beuve-Méry, son amitié avec André Frossard, Maurice Clavel ou Pierre Emmanuel, nourrissent sa pensée et ses confidences. Lui qui mit son intelligence au service de la foi en tant que responsable de la publication de la Bible oecuménique et de l’oeuvre de Thérèse de Lisieux offre une analyse sans équivalent sur l’Eglise. À partir de ses nombreuses missions dans tous les continents, de ses réunions à Rome avec les plus éminents cardinaux et de ses dialogues avec des personnes de tous milieux, nous retirons une lecture passionnante des questions les plus décisives de notre temps. Dans cet admirable livre de mémoire, le père Bro permet à chacun de mieux comprendre ce que furent les enjeux spirituels, éthiques et moraux du siècle écoulé. 

 

 

 

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Libellules de nos ancêtres

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

Libellules de nos ancêtres dans LIBELLULE libelAux confins de nos mémoires, flottent encore d’anciennes croyances selon lesquelles les libellules, habitantes de milieux aquatiques réputés hantés par les forces de l’au-delà, seraient des manifestations d’esprits mauvais. « Sorcière », « Pou de Serpent », « Aiguille du Diable » sont quelques-uns des noms donnés à ces insectes encore de nos jours, et la croyance selon laquelle les libellules piquent ou mordent demeure tenace. Les libellules sont en fait inoffensives pour l’homme, n’ayant ni dard, ni pince, pas même de glande à venin…

Au Japon, les libellules sont considérées comme des insectes porteurs de chance et de bonheur. Le premier empereur Jimmu Tenno ayant gravi une petite montagne du Yamato laissa errer son regard sur ses terres, et déclara : « Mon pays a la forme de deux libellules (Akitsu)  accouplées. » C’est de ce jour que date la première appellation du Japon ; Akitsu Shima, «  l’île aux Libellules ».

De l’adulte brillamment coloré virevoltant au dessus des mares, à sa larve aquatique au redoutable harpon, en passant par l’accouplement dont il n’existe pas d’équivalent dans le monde animal, l’exposition offre un voyage à travers le cycle de vie de ces insectes, souvent méconnus, devenus aujourd’hui l’emblème de la protection des milieux aquatiques.

 Si l’on en croit l’histoire mythologique du Japon ancien, le premier nom du Japon fût Akitsu Shima (L’île aux libellules). Cette appellation est attribuée au premier empereur Jimmy Tenno qui, du haut d’une petite montagne du Yamato, constata : « Mon pays a la forme de deux akitsu accouplés. »

C’est sur cette île aux libellules, créée par Amaterasu déesse du soleil et peuplée de la multitude des kami, que sont nées les grandes croyances du shintoïsme.

Cette très ancienne religion du Japon a voisiné dès le 6e siècle avec le bouddhisme venu de Chine, un bouddhisme qui trouvera son identité japonaise au sein des différents courants, principalement ceux issus des sectes zen. Ces spiritualités, nous les étudierons au fil de nombreux documentaires, évoquant rituels d’ascétisme, de marche ou de méditation, au fil des images de Ken Oguri, Arnaud Desjardins, Daniel Moreau et bien d’autres… Nous découvrirons aussi l’étrangeté des Aïnus, l’étonnant « esprit du thé » et le mythique personnage de Sen no Rikyû porté à l’écran par le réalisateur Kei Kumai.

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L’île aux libellules

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

L'île aux libellules dans LIBELLULE lib-281x300  En ce moment au Japon, impossible de faire un pas dehors sans entendre le chant strident des semi (cigales) qui résonnent à chaque coin de rue. Avec les kabutomushi (scarabées-rhinocéros japonais), les hotaru (lucioles) et parfois malheureusement les gokiburi (cafards japonais), ce sont les insectes symboles de l’été au Pays du Soleil Levant.

Mais s’il y a bien un insecte-roi au Japon, c’est bien la libellule !

 Dans de nombreuses cultures occidentales, les libellules étaient – voire sont toujours – considérées comme mauvaise ou diabolique. “Poux de Serpent” ou “Aiguilles du Diable” sont quelques-uns des surnoms donnés à ces insectes, et la croyance selon laquelle les libellules mordent ou piquent demeure vivace. Les libellules sont en fait inoffensives pour l’homme.

Au Japon c’est tout le contraire : les libellules sont considérées comme des insectes porte chance. Comme elles volent toujours vers l’avant sans jamais reculer, elles sont un symbole de persévérance qui inspira surtout les guerriers samouraïs des siècles précédents dans leur batailles. La libellule a même donné son nom à une lance légendaire créée par le forgeur renommé Masazane Fujiwara et qui aurait appartenu au daimyô Honda Tadakatsu : la Tonbogiri ou Trancheuse de Libellule. La lance tiendrait son nom du fait qu’une libellule s’étant posée sur sa lame se vit instantanément coupée en deux…

 Au Japon, il existe environ 200 espèces de libellules, la quasi-totalité ayant une appellation traditionnelle propre. On en trouve de toutes les couleurs. A titre de comparaison, on ne trouve “que” 150 espèces sur l’immense territoire de la Russie… Elles sont si ancrées dans la culture et l’histoire du pays qu’elles lui ont même donné un de ses premiers surnoms “Akitsushima“. En ancien japonais, libellule ne se disait pas tombo mais Akistsu . Le légendaire premier empereur Jimmu ayant gravi une petite montagne laissa errer son regard sur ses terres et aurait déclaré : “Mon île a la forme de deux libellules accouplées.” Ce serait à partir de cette déclaration que le surnom de Akitsu-Shima, “l’île aux Libellules”, que l’on retrouve dans de nombreux écrits médiévaux comme le Man’yôshû, fit sont apparition.

Quels poètes ces Japonais

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La libellules entre ciel et terre

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

Au printemps et en été des insectes très gracieux volent au dessus des plans d’eau…

La libellules entre ciel et terre dans LIBELLULE libellulaLes libellules volent en plein jour et sont des êtres de soleil.
Les libellules, au moins pour partie, sont souvent appelées  » demoiselles « . Elles le doivent peut-être à la longueur de leur corps, à leur taille fine. Certains les surnomme également  » papillons d’amour « .
Au Japon, elles sont associées à l’empereur : le premier d’entre eux surnomma son pays  » îles des libellules « .

Ces insectes constituent parfois et dans certaines régions (Indonésie) une ressource alimentaire humaine.

Il existe deux groupes de libellules, ce sont les zygoptères, ou demoiselles (les petites) et les anisoptères, ou libellules (les grandes).

La libellule appartient à la famille des Odonates. Cependant, le mot « libellule » vient du latin « libra », qui signifie « Balance » et ceci parce que dans son vol, la libellule tient ses ailes bien à l’horizontal. Pour d’autres, le mot « libellule » dériverait du latin « libella » désignant l’instrument qui sert à faire le niveau. Dans les deux cas, il s’agit d’instrument de mesure et d’équilibre, ce que représente la balance

 Savez-vous que la libellule est le symbole du Japon, pays qu’on désigne parfois sous le nom « d’île de la libellule ». Cette dénomination ne s’explique pas seulement par la forme générale de l’île de Hondô, mais elle proviendrait de l’exclamation légendaire de Jimmu-tennô, fondateur de la dynastie, alors qu’il contemplait le pays d’une hauteur : « On dirait une libellule » et il baptisa aussitôt son pays « Ile des libellules ». Pour les Japonais, la libellule est synonyme de force et de bravoure, symbolisant bonheur et victoire, aussi certains guerriers l’adoptèrent comme blason. A noter que le nom vernaculaire anglais de « mouches-dragons ». En Angleterre, on allait jusqu’à dire que leur corps se transformait en aiguilles et cousaient les bouches des enfants menteurs.

 Chez les Hopi de l’Arizona, en Amérique du Nord, la libellule représente la vie et orne de nombreuses poteries. De tous temps, la libellule a été admirée pour son élégance et sa légèreté. Pour certains, elle passe pour être une messagère des rêves. Pour d’autres, et notamment chez les Amérindiens, elle serait synonyme de duperie des sens car ses ailes scintillantes ont un effet magique , ce qui devrait nous donner à réfléchir sur la réalité apparente de notre monde. D’ailleurs, la libellule ne naît pas libellule. Elle nous arrive sous forme d’oeuf. Puis , pour une courte durée , elle devient nymphe, ensuite elle passe par l’état de larve pour se transformer en libellule adulte, celle qui nous fait rêver…

La libellule  représente le POUVOIR DE LA LUMIERE et  de la TRANSFORMATION , l’habilité de voir  à travers les Illusions. Elle apporte la Prospérité et l’Harmonie . Le totem de la libellule enseigne l’action habile tout en maintenant un sens libre et joyeux d’être.    

Par son allure longue et affinée et ses 2 paires d’ailes si fines et transparentes , la libellule fait penser aux fées

 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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La libellule médecine amérindienne

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

 

Libellules, c’est la médecine du rêve et de la façade illusoire que nous prenons pour la réalité physique. Avec ses ailes iridescentes, l’élégante nous renvoie à des couleurs introuvables dans notre vie quotidienne. Quand Libellule transforme ses couleurs, son énergie, sa forme et ses mouvements, l’esprit de l’observateur explose et il y surgit de vagues souvenirs d’un temps ou d’un espace où la magie régnait. Certaines légendes racontent que Libellule fut d’abord Dragon et que ce Dragon avait des écailles comme Libellules. Dragon était plein de sagesse et dans son vol, il illuminait la nuit de son haleine fougueuse. Le souffre du Dragon fit naître l’art de la magie et l’illusion de la transformation. Puis, Dragon se fit prendre à son jeu. Coyote le leurra, lui demandant de changer de forme, et Dragon se transforma en Libellule. En acceptant de relever ce défi pour démontrer la puissance de ses prouesses magiques, Dragon perdit cette puissance. Léger comme le vent, Libellule représente la nature même des souffles du changement : un message de sagesse et de lumière ainsi que les communications du monde de l’esprit. Ce monde de l’esprit englobe les esprits infiniment petits des plantes tout comme ceux des quatre éléments : air, terre, feu et eau. Ce monde fourmille essentiellement d’esprits de la nature.

 Libellule en anglais se dit Dragon fly.

 Source . Les cartes médecines de Jamie Sams et David Carson au Eduction du Roseau

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Paraboles de la Libellule

Posté par othoharmonie le 1 avril 2013

….. ET DU CASSE-TÊTE.

Dans le fond du marécage aux eaux tièdes vivent les larves de libellules. Elles en sont à la première étape de leur vie. Le soleil de juillet réchauffe les eaux du marais et les larves ressentent un envie irrépressible de monter vers la surface de l’eau. Et une fois montées à la surface, les larves connaissent un moment euphorique. Elles sentent en elles des forces insoupçonnées de libération. Elles vivent un moment exceptionnel, une transformation. Elles passent de l’état larvaire à celui de nymphe. Des ailes translucides apparaissent sur leur dos, des ailes aux nervures bien apparentes et des yeux globuleux viennent animer leur visage. Ces larves viennent de vivre une grande transformation, elles ne se reconnaissent plus et initient leur premier vol au-dessus de l’étang. Leur vol est tellement gracieux qu’elles nous font penser à de belles demoiselles distinguées. Pendant ce temps, les larves au fond du marais se posent des questions.

Paraboles de la Libellule dans LIBELLULE sympetrum-279x300

 Qu’est-il advenu d’une telle ou d’une telle, on ne l’a pas revue! Et entre elles, les larves font un pacte. Celle qui vivra quelque chose de spécial s’engage à venir le dire aux autres. Et le lendemain, une de ces larves sent en elle un appel à monter vers la surface de l’étang. Le soleil la réchauffe et lui fait vivre momentanément une grande transformation. Elle s’envole en quête de lumière et d’espace. Toute la journée s’écoule comme un rêve, elle passe de ravissement en ravissement. Elle a l’impression d’être montée au septième ciel! Le soir venu, cette libellule se rappelle sa promesse.

 Elle revient vers l’étang où elle a vécu ses premiers temps et tente de plonger dans les eaux tièdes du marais pour rejoindre ses  sœurs. Ses quatre ailes lumineuses l’empêchent de descendre dans les eaux.  Par toutes sortes de signes, elle tente d’alerter ses sœurs, mais peine perdue, aucune ne la reconnaît. Elle a trop changé. Et de guerre lasse, elle doit se résigner à reprendre son vol à la recherche de nourriture et d’insectes virevoltant au-dessus du marais.

 Il nous arrive souvent d’entendre cette parole : « On sait pas s’il y a quelque chose de l’autre bord, personne n’est revenu nous le dire! » Cette parabole nous rappelle qu’après la mort nous vivons une grande transformation spirituelle, une résurrection, qui nous empêcherait d’être reconnu. Une transformation inespérée nous rendra méconnaissable aux yeux des personnes qui voudraient nous voir comme nous étions avant alors que nous sommes devenus transformés et transfigurés. Ressusciter ce n’est pas revenir comme avant mais c’est continuer comme après. L’apôtre Paul nous dit qu’il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable, que ce qui est mortel en nous revête l’immortalité. Présentement nous sommes dans le monde du provisoire, comme ces larves de libellules au fond de l’étang. Un jour, nous passerons dans le monde de l’éternel. Dieu construira pour nous chez lui une demeure éternelle qui ne sera pas l’œuvre des hommes. (Cf. 2 Cor. 5,1)

 La résurrection, selon l’apôtre Paul, c’est donc la recréation spirituelle de notre personne. Notre mode de vie actuel nous semblera bien larvaire en regard de la gloire et de la lumière dont nous serons revêtus dans le monde de la recréation ou de la résurrection. Alors Dieu sera tout en tous, il déposera en chacun de nous sa plénitude d’être, sa divinité.(Cf 1 Cor.15,28).

 La parabole de la libellule nous rappelle donc ce grand mouvement de vie éternelle qui est en nous depuis notre baptême, notre identification au Christ, et qui nous projettera jusque dans la gloire finale. Ce jour où nous serons revêtus de lumière comme ces libellules revêtues de leurs grandes ailes translucides.

 Passons maintenant à la parabole du casse-tête. Un jour, Dieu le Père projeta de lancer une grande œuvre de création dans le monde. Un grand projet en voie de réalisation. Un projet en constante évolution pour ainsi dire!  Et Dieu travaillait à la manière des grands maîtres qui construisirent les mosaïques de la cathédrale de Ravenne. Ces mosaïques constituées de milliers tesselles nous rappellent l’humanité aux multiples visages. La mosaïque humaine devient pour le Seigneur un véritable casse-tête! Chaque petite pièce du casse-tête, chaque abacule est essentielle à la réalisation de cette œuvre qui fait rêver Dieu, qui  fait sa gloire! Inlassablement et patiemment, le Seigneur s’emploie à faire en sorte que chaque pièce contribue à la réalisation de ce grand casse-tête. Le cosmos tout entier aspire lui aussi à partager la gloire des enfants de Dieu (Rom.8,21)

 Il traverse les douleurs d’un long enfantement qui dure encore et qui aspire à la libération et à la délivrance. Notre monde et l’humanité qui l’habite aspirent  de toutes leurs forces à la plénitude. L’apôtre Paul nous rappelle que l’Esprit-Saint qui présidait à la création du monde en survolant les eaux primales est le même que nous avons reçu et qui nous fait aspirer vers la plénitude. Notre Histoire a donc un sens, un avenir, un accomplissement ou encore un achèvement. Chaque personne est une pièce de ce casse-tête, un abacule irremplaçable contribuant à la réalisation du grand rêve de Dieu. Notre monde est donc un casse-tête voué à sa réalisation et Dieu se casse la tête pour que chacun contribue à la gloire des enfants de Dieu.

 -Pierre-Gervais Majeau ptre-curé, Diocèse de Joliette, QC.

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Libellules, clin d’oeil de dieu

Posté par othoharmonie le 1 avril 2013


Au fond d’un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi nul du groupe ne revenait après avoir rampé le long des tiges de lys jusqu’à la surface de l’eau.

Libellules, clin d'oeil de dieu dans LIBELLULE dieuElles se promirent l’une à l’autre que la prochaine qui serait appelée à monter reviendrait dire aux autres ce qui lui était arrivé. Bientôt, l’une se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface ; elle se reposa au sommet d’une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d’elle une libellule avec de fort jolies ailes. Elle essaya en vain de tenir sa promesse. Volant d’un bout à l’autre du marais, elle voyait bien ses amies en bas. Alors, elle comprit que même si elles avaient pu la voir, elles n’auraient pas reconnu comme une des leurs une créature si radieuse.

Le fait que nous ne pouvons voir nos amis et communiquer avec eux après la transformation que nous appelons la mort n’est pas une preuve qu’ils ont cessé d’exister.

Walter Dudley Cavert

Commentaires : Très belle métaphore ! Quand ma mère est décédée à l`age de 85 ans, à ses funérailles, je l`ai vue arriver assise sur un trône royal. Elle était heureuse, lumineuse, sereine et très souriante. Elle était une reine et elle le savait ! J`étais heureuse pour elle ! Et je l`ai dis à ma famille mais eux non pas compris. Alors ils l`ont accompagné dans ce Royaume avec de la tristesse au coeur et des pleurs ! Aujourd`hui, certaines de mes soeurs me disent comprendre maintenant. Je garderai toujours cette belle image d`elle dans mon coeur.

Commentaires : La mort devrait changer de nom. Cela pourrait s’appeler EVEIL car je pense que notre passage ,ici, est pour évoluer oui ,mais dans mon coeur je vois cette partie sombre. eh ! tout n’est pas gris ! On rit, on vit, on aime mais peu importe ce que je vis, quand je pense a ce que je verrai, et que tous verront ce sera ceci : retrouver ma vraie vie, c’est retrouver tout ceux et celles que j’ aime .Il y a tant d’ amour ! Merci mon Dieu !

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La Libellule et le philosophe

Posté par othoharmonie le 1 avril 2013

Est un livre Alain Cugno

La Libellule et le philosophe dans LIBELLULE philo“La philosophie est affaire d’enfance, tout comme la fascination par les animaux de tout ce qui est à l’état naissant, de tout ce qui inaugure un monde.” 

Quelques questions à l’auteur : 
Quand et comment vous est venue cette passion pour les libellules ? 
J’ai toujours aimé passionnément les animaux sauvages, dès l’enfance. J’ai commencé par être ornithologue, mais quand j’ai eu des enfants, il est devenu impossible d’approcher les oiseaux avec une escorte aussi bruyante. Alors je me suis mis à photographier les libellules. Et j’y ai pris goût, parce que les libellules sont fascinantes. 

La beauté des libellules a-t-elle quelque chose de spécifique ? 
Oui ! Leur beauté leur vient de leur étrangeté, de l’élégante fermeté de leur silhouette et de la grande variété de leurs couleurs. Mais cela, on peut le dire de beaucoup d’animaux. Ce qui fait leur originalité foncière est qu’il faut les observer de près pour les voir vraiment, pour voir ce que l’on n’a jamais vu dans la nature. On entre dans un tout autre monde. 

L’observation des libellules a-t-elle enseigné quelque chose au philosophe ? 
Que la nature ne se réduit pas à un ensemble de processus physico-chimiques. Elle est exubérante, inventive, ostentatoire, pleines de signes et de signaux, de comportements extravagants. Les libellules sont comme des propositions insolites ; comme si, bien que muettes, elles s’adressaient à un spectateur invisible pour lui signifier quelque chose. Mais quoi ? 

Y aurait-il des « correspondances » entre la passion du philosophe et celle de l’entomologiste ? 
J’ai longtemps cru qu’elles étaient étrangères et mêmes hostiles l’une à l’autre, que j’aurais dû choisir la philosophie, et m’en tenir à elle. Et puis je me suis rendu compte qu’il y avait une profonde parenté, qu’elles se nourrissaient l’une de l’autre. On part le coeur battant attendre que ce qu’on aime s’offre : les insectes, les mots. Passion amoureuse, en somme. 

Sénèque a écrit un traité sur la « brièveté de la vie » (De brevitate vitae). Quel sens donner à celle, plus brève encore, de la libellule ? 
Ce qui compte, pour atteindre l’éternité, ce n’est pas la durée mais l’intensité et la noblesse du geste. Les héros de Pour qui sonne le glas avaient trois jours pour vivre une vie plus riche, plus profonde et plus intelligente qu’aucune vie de centenaire ; les libellules ont quelques semaines pour se donner sans réserve à une vie explosive, brillante, aérienne. 

“Les libellules s’en vont, quittent, vont ailleurs, et cet ailleurs est justement ce qu’elles habitent, là où elles volent, maintenant. Elles sont le détachement même. Elles ne tiennent à rien, si ce n’est à s’en aller. Elles habitent leur départ – elles sont toujours déjà arrivées là où elles ne finissent pas de partir.”

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Une libellule

Posté par othoharmonie le 1 avril 2013

 

Une libellule dans LIBELLULE liliDepuis longtemps, je crois que tout dans la vie n’arrive pour rien et que chaque chose, chaque événement a sa raison d’être. Lors de l’enterrement des cendres de mon frère, à Cobalt au nord de l’Ontario, j’avais remarqué la présence de nombreuses libellules. Ça m’avait touché de voir autant de libellules virevolter comme ça tout le long de la cérémonie. À mon retour à la maison, Benoît l’ami de Pat m’avait raconté comment il avait aperçu une libellule, à son appartement en pleine ville, et qu’elle restait là, à voler sur place et à le regarder… Je ne lui avais même pas encore parlé de ma propre expérience ! Depuis, disons que j’accumule les petites anecdotes liées aux libellules et à chaque fois, je souris. Mais surtout, il y a celle où la femme d’un oncle de ma mère tenait absolument à ce que ma grand-mère remette à ma mère un certain objet… une toute petite libellule faite de soie ! Elle non-plus n’était pas au courant des autres anecdotes…

Je crois que dans la vie, oui il est possible d’avoir des signes de toutes sortes… à condition de leur porter un minimum d’attention, bien entendu ! Je me suis donc mise à chercher la signification totémique des libellules. Voici ce que j’ai trouvé :

« La libellule représente le pouvoir de la lumière et de latransformation, et l’habilité de voir à travers les illusions. Elle apporte la prospérité et l’harmonie. Le totem de la libellule enseigne l’action habile tout en maintenant un sens libre et joyeux d’être. » (Source :http://troislunes.com/grimoire/animaux/totem.php)

« La libellule symbolise la duperie des sens et de la transformation. Ses ailes scintillantes rappellent les temps magiques et permettent de prendre conscience que ce monde n’est fait que d’une réalité apparente. L’enseignement de la libellule dit qu’en fait il ne faut pas se fier aux apparences et qu’il est nécessaire de prendre ses distances par rapport à notre perception sensorielle. En outre, la libellule transmet des messages des êtres élémentaires et des esprits des plantes. Quand vous voulez changer quelque chose, appelez en l’énergie de la libellule. » (Source :http://users.skynet.be/moony/pagetotem2.htm)

« LIBELLULE : Il s’agit du messager des rêves , celui qui nous apprend à reconnaître l’illusion que nous nommons « réalité ». Les ailes de la libellule permettent de reconnaître les niveaux de rêves et d’amener à la surface de notre conscience les souvenirs enfouis. Ce guide permet la communication avec les créatures reliées aux éléments. (Source :http://www.chemainsdelumiere.com/chamanisme.htm#animaltotem)

N’est-ce pas intéressant ? Pour revenir sur ce que j’écrivais plus haut, si rien n’arrive pour rien et que les signes existent, je crois que celui de la libellule en est un tout particulier. Avec les significations que j’ai découvertes, je peux penser qu’on essaye peut-être de nous faire passer un message, une leçon…

Je vais certainement relire plusieurs fois encore ces significations pour mieux en comprendre le sens… Et vous, qu’est-ce que ça vous dit ? Quelle interprétation faites-vous de tout ça ?

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