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Dromadaire adapté à la sécheresse

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 

Les mécanismes d’adaptation à la chaleur mettaient en œuvre un ensemble de procédures physiologiques qui contribuent à économiser l’eau. Mais c’est dans les situations extrêmes, notamment lors de déshydratations poussées que le dromadaire montre ses exceptionnelles qualités. L’animal est alors capable d’économiser l’eau corporelle par des mécanismes de réduction des pertes hydriques (diminution de la diurèse, arrêt de la sudation, diminution du métabolisme de base, variation de la température corporelle, réactions chimiques : l’hydrogène issu de la fonte des graisses se combine à l’oxygène procuré par la respiration pour fournir l’indispensable complément d’eau) tout en maintenant une homéostasie vitale pour sa survie, à la fois en limitant la variation de la concentration des paramètres vitaux et en assurant une excrétion maximale des déchets métaboliques. Celle-ci est permise par l’émission d’une urine très concentrée. Toutefois, l’excrétion des éléments dont l’élimination nécessite des grandes quantités d’eau (glucose, urée notamment) est contrôlée de façon rigoureuse. Ces mécanismes d’adaptation qui font la réputation du dromadaire expliquent également qu’il s’agit d’une des rares espèces domestiques qui n’ait pas quitté son aire d’origine. Mais le chameau possède plus d’eau que le dromadaire, car il a deux bosse et que pour ce procurer cette eau il doit extraire de la graisse, celle-ci se trouve dans les ou la bosse(s).

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Adaptation du dromadaire

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

Adaptation du dromadaire dans CHAMEAU - DROMADAIRE piedLe milieu désertique se caractérise aussi par la faiblesse des ressources alimentaires, leur grande dispersion et une forte variabilité temporelle. Le dromadaire présente une meilleure capacité à digérer les fourrages pauvres que les ruminants domestiques. Cette supériorité s’explique par une plus grande rétention des particules solides dans les pré-estomacs, se traduisant par un temps de contact plus long des aliments avec les micro-organismes qui les digèrent. Il supporte très mal l’excès de nourriture et 4 à 5 kg d’acacia par jour lui suffisent en période de disette.

Chez toutes les espèces de mammifères, les lipides de réserve constituent la forme la plus concentrée du stockage d’énergie dans l’organisme, concentré chez le dromadaire dans la bosse. Contrairement aux autres ruminants qui assurent l’essentiel de leurs besoins énergétiques à partir de la production d’acides gras volatils et génèrent ainsi une faible quantité de glucose, le dromadaire présente une glycémie comparable à celle de l’homme. Son économie d’eau se fait également lors de son excrétion. L’animal perd environ 7 fois moins d’eau que la vache. Ainsi, le volume de l’urine d’un dromadaire deshydraté est de 0,1 % du poids du corps alors que c’est 2 % de ce poids chez le mouton deshydraté. L’urine est très concentrée car les reins réalisent une plus grande réabsorption de l’eau et des électrolytes : en situation de déshydratation, l’urine du dromadaire est 2 fois plus concentrée que l’eau de mer.

Sur le plan des minéraux, tout se passe chez le dromadaire comme si son métabolisme était tourné vers une anticipation des périodes de sous-nutrition minérale. Il signe son adaptation à ces périodes de restriction alimentaire par divers mécanismes : augmentation des capacités d’absorption en cas de pénurie, plus grande capacité de stockage de certains éléments minéraux, plus grande tolérance à certains électrolytes, maintien des activités enzymatiques de base en dépit des situations déficitaires.

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Dromadaire, animal d’élevage

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 

On ignore souvent que le dromadaire est élevé pour sa viande ou pour son lait, voire pour effectuer des travaux agricoles. On ignore encore plus souvent que la productivité laitière, chez certaines chamelles bien nourries, est bien supérieure à celle des bovins laitiers élevés dans les mêmes conditions. Le développement d’une véritable industrie laitière caméline est récent et s’opère dans plusieurs villes subsahariennes parfois sous des formes intensives de production comme en Arabie saoudite. En production de viande, il existe une tradition d’embouche caméline dans la Corne de l’Afrique, qui a permis le développement d’un commerce international du cheptel camélin, celui-ci étant exporté depuis le Soudan, l’Éthiopie, Djibouti et surtout la Somalie vers les pays de la péninsule Arabique.

Si le dromadaire a fait sa réputation comme animal de bât ou comme animal de selle, et si son utilisation agricole est ancienne en Inde, au Maroc, en Éthiopie, de nouveaux usages sont observables comme par exemple le transport des ordures ménagères dans les villes nigériennes ou de façon plus anecdotique le développement des camel-library en Inde ou au Kenya, les dromadaires étant voués au transport des bibliothèques ambulantes de village en village. Chargé l’animal peut se déplacer entre 4 à 7 kilomètres à l’heure et marcher 40 à 50 kilomètres par jour, pendant des jours voire pendant des semaines.

Dromadaire, animal d'élevage dans CHAMEAU - DROMADAIRE elzvage

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Répartition du dromadaire

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

Le dromadaire a été répertorié dans 35 pays, tel que l’Inde, la Turquie, le Kenya, le Pakistan, la corne de l’Afrique et bien d’autres encore. Domestiqué au Moyen-Orient et plus précisément dans le sud de la péninsule arabique, le dromadaire a été réintroduit en Afrique du Nord à l’état domestique au début de l’ère chrétienne au moment de l’assèchement du Sahara. La forme sauvage, qui devait exister au début des temps historiques, a disparu mystérieusement, sans laisser de trace.

Répartition du dromadaire dans CHAMEAU - DROMADAIRE 320px-DromedaryGroupIsrael052611Il occupe actuellement tout l’Afrique sahélienne et du Nord de la Mauritanie (et même les îles Canaries) à Djibouti. En 1999, une étude a démontré que 80 % de la population des dromadaires se trouvait en Afrique avec près de 10 millions de têtes dans la corne d’Afrique. L’essentiel des effectifs est concentré dans trois pays : la Somalie, le Soudan et l’Éthiopie par ordre d’importance. C’est la Somalie qui abrite le plus important cheptel : 6 millions de têtes (ce qui fait 2 bêtes par habitant) sur environ une population mondiale estimée à près de 20 millions de têtes. On compte en moyenne 1 dromadaire pour 20 personnes dans 18 pays d’Afrique. Il a été répertorié environ 51 races de dromadaires. En Asie, il occupe tout l’arc aride de la péninsule Arabique jusqu’au désert du Rajasthan en Inde, zone la plus orientale de sa répartition d’origine. Vers le Nord, il occupe les régions limites de l’Asie centrale (Turkménistan) où il peut d’ailleurs s’hybrider avec le chameau de Bactriane à deux bosses.

Il a été introduit aux cours des XIXe et XXe siècle dans d’autres régions, comme l’Australie ou l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Afrique du Sud, avec des résultats inégaux. Ce n’est qu’en Australie qu’il a été utilisé de façon intensive dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe, on estime que 20 000 têtes ont été importées durant cette période. Les animaux provenaient à la fois d’importation (principalement du nord de l’Inde et du Pakistan) et d’élevages locaux (qui ne suffisaient pas à répondre à la demande). Avec l’apparition des voitures et camions, depuis les années 1920, le dromadaire a perdu l’essentiel de son rôle économique en Australie, et un grand nombre a été relâché dans le désert. La population des dromadaires australiens est revenue à l’état sauvage (phénomène de marronnage) et augmente de façon exponentielle (doublement en 8 à 12 ans) pour dépasser sans doute 1 000 000 têtes actuellement dont 400 000 en Western Australia.

L’animal peut survivre dans des contrées bien plus au nord, comme en France en Espagne ou en Suisse, où il existe de petits troupeaux, servant essentiellement d’attraction.

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Dromadaire Landais

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 

De 1803 à 1865, une expérience consista à acclimater des dromadaires dans les Landes de Gascogne afin de leur faire réaliser divers travaux.

Dromadaire Landais dans CHAMEAU - DROMADAIRE dromadaireAvant la loi d’assainissement des Landes de Gascogne et la fixation des dunes d’Aquitaine, les Landes ont souvent été comparées au désert africain, plus ou moins assimilées à une colonie, une terre sauvage, propre à toutes sortes d’expérimentations. Ceci expliquerait peut-être l’idée d’adapter des dromadaires à la région des Landes, autour du bassin d’Arcachon. Déjà une première expérience exotique avait été développée en 1801 : le préfet avait tenté d’implanter la culture de l’arachide, ce qui se solda par un rapide échec.

Dès 1803, des membres de la société d’agriculture se penchent sérieusement sur la question des chameaux. Les grands travaux de nettoyage de la forêt pourraient tirer profit de ces solides bêtes. Ils seraient très utiles pour tirer aisément des tonnes de branchages destinés à protéger les jeunes semis de pins maritimes.

Antoine de Sauvage, grand propriétaire landais, se lance dans l’aventure en 1827. Il devient alors à la mode d’investir dans le dromadaire landais. Les bordelais voient défiler au cœur de leur ville les premiers animaux du désert, fraîchement débarqués d’Égypte, et sûrement fort désorientés. D’autres propriétaires forestiers en font venir d’Algérie. Les animaux vont accomplir le travail que l’on attend d’eux : tirer de fortes charges, se reproduire et même promener les touristes sur les dunes, donnant au littoral des airs de Sahara. L’expérience va se poursuivre une quarantaine d’années.

Que deviennent ces déracinés ? Quelques-uns finissent dans un cirque. D’autres subsistent en un maigre troupeau jusqu’en 1865, date à laquelle les dernières bêtes périssent, affaiblies, mourant de froid, rongées par l’humidité et décimées par la tuberculose. Ce sont ensuite de malheureux buffles qui sont acheminés dans les Landes mais la population ne supporte pas cette nouvelle idée des conseillers agricoles. Les animaux sont tous massacrés, accusés de porter malheur.

Lorsque, récemment, on retrouva des ossements de dromadaires vers Parentis-en-Born, on crut exhumer un dinosaure.

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Dromadaire du Sud

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 Dromadaire du Sud dans CHAMEAU - DROMADAIRE du-sud


Le dromadaire n’est pas qu’un simple animal domestique pour l’élevage ou la consommation, ou encore un symbole de richesse et de prestige, il est bien plus que cela, un fondement de la culture au Sahara depuis l’éternité, dans nos provinces du sud.

Du 5 au 8 mars, la ville de Laâyoune va vivre la fête du dromadaire, à travers le premier salon international du dromadaire, initié par le ministère de la Culture, la wilaya de Laâyoune, l’agence du sud et l’association synergie Sakia El Hamra.

Le dromadaire symbolise la prospérité, la patience, l’endurance, la fierté et toute la culture du Sahara sont axées sur cet animal particulier, cité dans le Coran à plusieurs reprises. Il représente également un symbole religieux et mythologique pour tous les pays arabes.

Sa viande, sa graisse, sa peau, son lait et ses tripes ont une valeur nutritive et médicale importante. Avec la graisse du dromadaire, on guérit les maladies respiratoires, avec son rein on soigne la jaunisse, avec ses tripes et ses pattes, appelés lfarass, on soigne les maladies intestinales et avec son lait on guérit l’asthme et les maladies rhumatismales, de sa peau on fait des tapis pour la tente, et des gourdins et plusieurs autres produits nécessaires à la femme des sacs surtout pour le mariage. Le dromadaire est le principal don de la dot.

Pas moins d un dromadaire pour les démunis et parfois plus de 10 pour les nantis.

Les poètes l’ont vénéré dans leur poésie comme symbole de grandeur et de fierté. Ils l’ont décrit dans sa marche nonchalante, assis avec ses yeux contemplatifs. C’est un philosophe patient et attentif. Le dromadaire est un animal qui pleure et il exprime sa tristesse.

Il est autoritaire et affectueux de ses femelles dont il est le chef et le partenaire fidèle. Si jamais un dromadaire étranger s’approche de sa troupe, il lui donne une bonne leçon, et le gagnant devient le maître des dromadaires femelles.

Le dromadaire est précieux, son prix peut atteindre plus de 10.000 DH. Le dromadaire blanc est en quelque sorte l’animal bourgeois fort et le maître absolu. C’est le don par excellence.

En Mauritanie, une femme a réussi, pour la première fois, à fabriquer un fromage dérivé du lait du dromadaire. Comme le lait de femelle ne peut être conservé plus de 24 heures, il est préférable de le boire sans le chauffer ou le cuire.

De 1976 à nos jours, le nombre de têtes de dromadaires dans la province de Laâyoune est passé de 3.000 a plus de 90.000 têtes. Ce qui explique les efforts déployés par le ministère de l’Agriculture, pour non seulement préserver la race du dromadaire, mais la multiplier car sa consommation dépasse celle des autres viandes et du poisson et son foie s’achète sur commande.

Les Sahraouis la cuisent dans l’eau sans sel ni épices, car elle est déjà très salée. Comme celle des puits est salée, ils préparent le thé avec l’eau de pluie.

Le nombre des éleveurs dépasse 2.500 dans la province de Laâyoune. Le dromadaire coûte entre 7000 et 15000 DH. Chaque troupe de dizaine ou milliers de tête constitue une banque itinérante. Le ministère de l’Agriculture assure une assistance médicale et des campagnes contre les maladies ou les virus qui peuvent menacer son existence.

Pour la première fois lors du premier salon international du dromadaire, une exposition permettra de découvrir les races diverses de cet animal avec la participation de plusieurs pays arabes en particulier la Mauritanie. Aussi un forum scientifique spécialisé, permettra d’organiser des concours d’élevage et de consulter les professionnels du secteur pour également s’informer sur l’évolution des races dans le monde.

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Bibliographie du Chameau et Dromadaire

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

Bibliographie

  • G. Curasson, Le chameau et ses maladies, Paris, Vigot Frères, 1947.
  • FAYE B., 1997. Guide de l’élevage du dromadaire. Ed. Sanofi, Libourne, France, 126 pp.
Bibliographie du Chameau et Dromadaire dans CHAMEAU - DROMADAIRE draum

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