Les sous-espèces de Libellules

Posté par othoharmonie le 22 mars 2013

 

Les libellules appartiennent au sous-ordre des anisoptères ; à leurs côtés figure le sous-ordre des zygoptères, qui rassemble les demoiselles (souvent confondues avec les précédentes dans le langage courant). Au repos, les demoiselles referment leurs ailes antérieures et postérieures, alors que les libellules écartent du corps leurs ailes dissemblables. Les zygoptères ont un vol lent et maladroit, car les battements de leurs ailes ne se font pas dans le même sens ; les anisoptères, en revanche, volent avec beaucoup d’adresse.

   La classification des odonates repose principalement sur la nervation de leurs ailes et, parfois, sur la morphologie des yeux ou la couleur des individus. La classification des larves est plus délicate, fondée essentiellement sur la morphologie des antennes, du masque labial et des lamelles caudales (uniquement pour les zygoptères). Les anisoptères fréquentent tous les types de milieux humides : tourbières, rivières, lacs ou étangs.

   Les anisoptères se répartissent en huit familles.

 Les gomphidésLes sous-espèces de Libellules dans LIBELLULE gonfidee

Cette famille comprend en Europe 14 espèces réparties en 5 genres : Gomphus (7 espèces), Paragomphus (1 espèce), Ophiogomphus (1 espèce), Onychogomphus (4 espèces) et Lindenia (1 espèce).

Identification : adultes : yeux largement séparés, coloration jaune ou vert olive tachetée de noir.

Larves : larves aplaties dorso-ventralement, antennes composées de 4 articles courts et massifs.

Répartition : essentiellement près des eaux courantes (sauf deux espèces préférant les eaux stagnantes, dont le gomphe gentil, Gomphus pulchellus). Les larves sont généralement enfouies dans la vase, leur développement se déroule sur plusieurs années (de 2 à 5 ans).

 Quelques espèces : le gomphe très commun, Gomphus vulgatissimus, se rencontre en petit nombre près des ruisseaux et des fleuves, voire des étangs et des lacs, dans une grande partie de l’Europe (hors Europe méridionale et septentrionale). Les mâles ont un comportement territorial, à l’instar de tous les gomphes.

   Le gomphes à pinces, Onychogomphus forcipatus, est également une espèce commune qui se caractérise, comme les autres Onychogomphus, par la présence de « crochets » au bout de l’abdomen. On peut parfois observer le mâle, pourtant très craintif, posé à plat sur des pierres, mais beaucoup plus rarement la femelle.

 Les æscnidés

aeschn-300x245 dans LIBELLULECette famille est représentée en Europe par une vingtaine d’espèces regroupées en 7 genres, dont le plus représenté est Æshna (environ 10 espèces).

Identification : adultes : yeux très développés se touchant sur une ligne plus ou moins longue ; abdomen long et cylindrique, bleu-vert, jaune ou brun ; l’ovipositeur des femelles est bien visible.

Larves : masque plat et palpes labiaux sans soie ; antennes comprenant 7 articles ; abdomen très allongé.

Répartition : eaux stagnantes, mais peuvent s’éloigner très facilement des milieux aquatiques grâce à leur vol puissant. La durée du développement larvaire varie, suivant les espèces, de un an chez l’æschne mixte, Æshna mixta, à 3 ou 4 ans chez l’æschne paisible, Boyeria irene.

Quelques espèces : l’anax empereur, Anax imperator, se rencontre de mai à début octobre loin des milieux aquatiques. Les femelles pondent leurs œufs dans les tiges de plantes aquatiques et parfois dans des végétaux morts. Elles se caractérisent par un vol puissant, mais, bien que communes, ne se rencontrent pas en grand nombre au bord des étangs. L’æschne printanière, Brachytron pratense, s’observe très tôt dans la saison, dès la mi-avril ; son vol est lent et elle se pose fréquemment. L’anax porte-selle, Hemianax ephippiger, est un très bon voilier, grand migrateur, provenant d’Afrique et d’Asie méridionale : elle s’installe en Europe dans des mares permanentes ou temporaires. L’æschne des joncs, Æshna juncea, se rencontre en Europe, en Asie septentrionale et centrale et en Amérique. Les larves vivent dans les eaux stagnantes. Cette æschne de grande taille n’est abondante qu’en altitude.

 Les cordulégastéridés

odonate-300x200Un seul genre compose cette famille : celui des Cordulegaster, qui comprend une dizaine d’espèces.

Identification : adultes : les yeux se touchent en un seul point, les individus sont de grande taille, l’abdomen est jaune et noir.

Larves : masque concave, palpes labiaux comportant des dents irrégulières, abdomen allongé.

Répartition : uniquement près des eaux courantes, des torrents de montagne, jusqu’à 1 400 mètres d’altitude. La larve vit enfouie dans le sol ; son développement s’étale sur 3 ans en plaine et sur plus de 5 ans en montagne.

Quelques espèces : le cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii, espèce la plus connue, fréquente les ruisseaux. On l’observe communément en montagne à partir de la fin mai et jusqu’au début du mois de septembre.

 Les corduliidés

Cette famille comprend 17 genres répartis en deux sous-familles (les corduliinés et les macromiinés – élevés par certains auteurs au rang de famille). Le plus commun est Somatochlora(une trentaine d’espèces).

Identification : adultes : taille moyenne, couleur métallisée à une exception près (la cordulie splendide, qui est jaune et common_whitetail-300x230noire et de grande taille). Les yeux se touchent et présentent une indentation nette sur leur bord postérieur.

Larves : masque concave, mais les palpes labiaux ne présentent pas de dent marquée, leur abdomen est ovoïde, et leurs pattes, longues.

Répartition : les larves se développent en eaux stagnantes jusqu’à plus de 2 000 mètres d’altitude et fréquentent les tourbières. Toutefois, certains genres, comme les Macromia, se trouvent également en eaux vives. Les larves, selon les espèces, vivent soit enfouies dans la vase, comme la cordulie splendide, soit sur les végétaux, comme la cordulie bronzée.

Quelques espèces : la cordulie splendide, Macromia splendens, semblait en voie d’extinction, mais elle réapparaît au sud de la France. Les mâles de cette espèce ont un territoire linéaire le long des berges.

   La cordulie bronzée, Cordulia aenea, est, en revanche, fréquemment rencontrée dans tous les types de milieux : petites mares ou grands étangs, tourbières acides ou alcalines, en plaine comme en montagne (jusqu’à 1 800 mètres d’altitude).

 Les libellulidés

Cette famille, la plus grande au sein des anisoptères, comprend plus d’un millier d’espèces. En Europe, les genres les plus représentés sont Orthetrum (10 espèces), Sympetrum (12 espèces),Leucorrhinia (5 espèces), Libellula (3 espèces).

Identification : adultes : yeux contigus sans indentation, coloration variable mais non métallisée.

libellula_luctuosa_burmeisterLarves : masque concave, palpe labial à bord interne subrectiligne.

Répartition : grande diversité des milieux colonisés, eaux stagnantes ou eaux courantes, en plaine ou en montagne. Les larves sont enfouies sous la vase, comme dans le genre Libellula, ou vivent sur les végétaux, comme Sympetrum.

Quelques espèces : une des espèces les plus communes en plaine est la libellule déprimée,Libellula depressa, qui doit son nom à la forme de son abdomen, court, large et aplati dorso-ventralement (chez le mâle mature, cet abdomen devient bleu pulvérulent). On la trouve indifféremment dans les étangs ou dans les ruisseaux à courant lent ; elle cherche toujours une zone sans végétation. On peut observer la libellule déprimée durant une courte période, en mai, en juin et en juillet, bien qu’il soit possible de trouver quelques individus jusqu’en août. L’orthétrum réticulé, Orthetrum cancellatum, est également commun ; il fréquente les étangs, les rivières et même les tourbières. Il se pose facilement au sol, et s’observe d’avril à septembre. Les femelles, pour pondre, frappent l’eau de leur abdomen. Le sympétrum rouge sang, Sympetrum sanguineum, vit principalement à proximité de milieux stagnants, tourbières ou étangs. Communément rencontré, il est actif de juin à octobre. Les femelles lancent leurs œufs sur la vase ou dans l’eau. Ces œufs sont les plus gros œufs de libellule connus. Le sympétrum à nervures rouges, Sympetrum focolombii, se rencontre fréquemment près des lacs et des étangs, voire des rizières. Son développement larvaire peut être rapide, lui permettant de faire naître deux générations par an.

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