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Mode de vie des Libellules adultes

Posté par othoharmonie le 16 mars 2013

 

Mode de vie des Libellules adultes dans LIBELLULE sympetrum_flaveolum_-_side_akaAvec le vol initial commence la phase préreproductive de la vie de l’imago (développement adulte), tandis que la maturation de la libellule adulte se poursuit. Le vol initial conduit en général tout droit à la cime des arbres entourant le marécage, et peut, si ceux-ci manquent, provoquer un déplacement de plusieurs centaines de mètres. Le risque d’être mangé par des prédateurs – avant tout des oiseaux – est particulièrement élevé pendant ce vol initial, parce que les libellules qui ne sont pas encore totalement durcies, ne peuvent voler et manœuvrer que de façon maladroite. Pendant leur maturation, les libellules vivent dans leur habitat de maturation, (la végétation), loin des eaux, dans des clairières ou des terrains parsemés de buissons espacés. Toutes les libellules émeraude adoptent des habitats similaires. C’est ainsi que S. sahlbergi se trouve dans la forêt de bouleaux subarctique, et S. arctica dans la forêt claire de résineux, en utilisant les canopées pour se reposer. Contrairement à bien d’autres espèces de libellules, les libellules émeraude (et d’autres Corduliidae) n’utilisent pas d’observatoires d’où elles guetteraient leurs proies pour les chasser, mais elles chassent en vol. Elles chassent ainsi d’abord de petits insectes comme des moustiques (en particulier des chironomes) et des mouches. Leur vol est plus ou moins rectiligne, éventuellement coupé d’ondulations ou de zigzags, avant tout dans les essaims d’accouplement de leurs cibles qu’elles attrapent avec leurs pièces buccales une par une pour les dévorer en plein vol. Il est plus rare qu’elles chassent de plus gros insectes comme des plécoptères, des éphémères, des Haematopota. On a aussi démontré pour S. metallica la chasse à la libellule à quatre taches. Dans ces cas, la chasse a lieu sur la terre, dans des endroits ouverts à quelque distance de l’eau, ou au-dessus des espaces ouverts des marais, ou dans des pentes peu arborées, ou des clairières. Les libellules chassent rarement les insectes dans leur lieu d’accouplement ou au-dessus de l’eau. À l’occasion, les libellules émeraude chassent aussi en meute, et on a ainsi observé des meutes de 23 individus de la S. viridiaenea japonaise, et même de 30 à 70 individus de S. hineana américaine. Par contre, S. alpestris peut se faire un territoire de chasse qu’elle défend contre les représentants de la même espèce.

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Reproduction de Libellules

Posté par othoharmonie le 16 mars 2013

À la fin de la période de maturation, et donc pendant la période active pour la reproduction, les mâles et les femelles libellules se retrouvent pour l’accouplement dans le domaine du « marécage de reproduction », et les heures de vol nuptial varient selon les espèces. S. flavomaculata se trouve entre 8 h 30 et 17 h sur le marécage de reproduction, tandis que S. alpestris y reste jusqu’à 19 h. La S. linearis américaine, elle, est matinale, et ne se trouve sur le domaine de reproduction que de tôt le matin jusqu’à 8 h au plus tard.

Reproduction de Libellules dans LIBELLULE anisoptera_4_by-208x300Le lieu de rendez-vous des sexes correspond chez la plupart des espèces au marécage de ponte. Cependant chez les espèces qui pondent leurs œufs dans de petites mares, comme S. arctica et S. alpestris, ce peut quand même être en-dehors de cet endroit Les mâles parcourent le lieu de rendez-vous à la recherche de femelles réceptives, et peuvent patrouiller là pour plusieurs heures, ou chercher dans la végétation environnante. Certaines espèces sont territoriales et défendent leur territoire contre les autres mâles ou aussi contre les autres espèces. Ainsi, S. clavata, au Japon, se construit des domaines dans les canaux d’irrigation de champs de riz. On a aussi observé des défenses territoriales chez S. metallica sur de petits lacs, et chez S. meridionalis sur d’étroits ruisseaux. Les femelles, elles, ne viennent que rarement, et généralement pour une courte durée à l’espace de rendez-vous, si bien que le pourcentage des mâles présents dépasse souvent 90 % (operational sex ratio (OSR) > 0,9), alors que le rapport dans la population générale est à peu près équilibré.

Les préludes à l’accouplement n’ont lieu chez les libellules émeraude (comme chez d’autres Corduliidae) que très rarement loin du lieu de rendez-vous, et du marécage de ponte. Les femelles sont reconnues à la vue, les mâles réagissant d’abord à la manière de voler, puis reconnaissent la femelle à la forme de son abdomen. Les accouplements échouent très rarement, mais il peut y avoir des hybridations entre espèces, produisant des descendants viables. Cela a été observé en particulier chez S. sahlbergi avec S. hudsonica et S. albicincta dans le Yukon au Canada. Les femelles non prises signalent leur disponibilité pour l’accouplement par un comportement de vol spécial, dans lequel elles s’immobilisent à de nombreuses reprises (vol précopulatoire, premating flight). Quand elles sont alors découvertes, elles sont abordées par un mâle et prises pour l’accouplement.

L’accouplement a lieu chez tous les Corduliidae, comme chez la plupart des grandes libellules de la même manière : le mâle commence par attraper la femelle au niveau du thorax, puis progresse vers la tête. Là, il attrape avec ses cerques la tête de la femelle, et continue à voler en tandem avec elle. En pliant à nouveau son abdomen vers l’avant, il fait passer du sperme dans son appareil copulatoire au-dessous de son deuxième segment abdominal. Puis il pousse la femelle à former la « roue copulatoire », où la femelle plie le bout de son abdomen vers l’appareil copulatoire du mâle et l’y fixe. Tandis que la plupart des espèces s’envolent alors rapidement vers la végétation, certaines libellules émeraude, comme S. arctica et S. flavomaculata continuent de voler en rond plusieurs minutes au-dessus du lieu de rendez-vous, et s’installent alors à un endroit sûr dans la végétation, où a vraiment lieu l’accouplement.

La durée de l’accouplement peut aussi varier considérablement selon les espèces, elle se situe en général entre un quart d’heure et une heure (ou même plus). Les hamuli d’accouplement du mâle sont accrochés à la plaque subgénitale de la femelle, tandis que le « pénis » est introduit entre les deux parties de la plaque subgénitale, et le sperme est poussé par des mouvements de pompe dans l’ouverture génitale de la femelle. Après l’accouplement, les parties génitales se séparent, et, une ou deux secondes après, la prise en tandem se relâche, avant que l’un des partenaires ne s’envole, tandis que l’autre reste encore un petit moment sur le lieu de l’accouplement.

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