Le Héron des bassins

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2013

 

Des astuces pour dissuader les hérons d’anéantir les poissons des bassins ont été données à l’émission de samedi « Silence, ça pousse ! » de Stéphane Marie et Noëlle Bréham.

Allez-vite les lire et même regarder la vidéo complète de l’émission.

C’est un souci que nous avions évoqué l’aprés-midi même (lors de la visite du beau jardin qu’Armelle nous a très gentiment ouvert ce même samedi sous des couleurs automales et un soleil radieux, un bon moment.

En effet, même en plein ville, au milieu de maisons et immeubles, l’oeil perçant du héron repère le moindre point d’eau miroitant, petit bassin constitué d’un demi tonneau (n’est-ce pas Dominique ?), ou mini bassin amoureusement aménagé (n’est-ce pas Carmel ?) et fonce la nuit tombée sur vos pauvres petits amis en costume d’écailles.

Si vous voulez les protéger, il est peut-être temps de prendre des mesures…

Le Héron des bassins dans HERON heron-vert1-258x300Le héron et les feuilles mortes n’ont pas leur place dans le bassin. Le miroir d’eau est installé depuis plusieurs semaines, des poissons y ont été introduits car les moustiques étaient venus y pondre et cela allait devenir une véritable unité de production de bébêtes qui piquent. Il y a là trois carpes koï et une dame guppy, plus grande mais moins extravagante que le mâle du même nom. En trois jours, les quatre poissons avaient éliminé toutes les larves, donc, fini les moustiques. A présent, la question du héron qui vient lorgner sur les poissons pourrait se poser. 

Petit rappel : le héron est un animal protégé depuis 1974. Cette année-là, on en avait recensé 2 400 couples sur le territoire français. Quinze ans plus tard, grâce à cette sauvegarde, ils étaient 19 600. La population s’est depuis stabilisée, mais les hérons sont accusés de dévorer les poissons en pisciculture. C’est vrai, mais ils dévorent en premier les poissons malades, ils font par anticipation un travail de fossoyeur, empêchant les bêtes de pourrir dans la vase ou d’être dévorées par leurs congénères, propageant ainsi les maladies dont ils souffraient. De plus, le héron au long bec, emmanché d’un long cou, mange aussi des campagnols. Sa période de pêche est plutôt le printemps, lorsqu’il niche et doit nourrir ses petits.

Dans un bassin, si les bords sont abruptes et la profondeur supérieure à 40 cm, les poissons n’ont rien à craindre. Sinon, afin de les protéger, vous pouvez commencer par prendre une large dalle de pierre ou de béton, qui, lorsqu’elle sera posée sur quatre pots renversés au fond du bassin (à la façon d’une table basse), servira de refuge aux poissons effarouchés.

Si le volatile persiste à hanter le bassin, munissez-vous d’un fil de pêche de bonne résistance, maintenu par des sardines. Encadrez la pièce d’eau de 20 cm à l’intérieur de ses bords, puis traversez et quadrillez la surface de plusieurs longueur de fil. Ainsi, si la bestiole se prend les pieds dedans, sa frayeur sera telle que vous ne la reverrez pas.

La saison avance et déjà les premières feuilles commencent à tomber, ramassez régulièrement à l’aide de l’épuisette celles qui sont tombées au fond du bassin. Avant les chutes massives de l’automne, mieux vaut être prévoyant et tendre un filet au-dessus de la surface de l’eau, les feuilles n’iront pas pourrir au fond et ainsi ne feront pas tourner l’eau au printemps prochain. Chaque semaine, ramassez les feuilles, car leur poids finirait pas avoir raison du filet, qui de plus, ce dernier couvert, plongerait bientôt les poissons dans une semi pénombre.

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