Lapin Aztèque

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2012


Le lapin est le signe emblématique du sud. Pour les Aztèques, le sud correspond géographiquement au Plateau central mexicain. c’est une région de haute tradition agricole, de haute pression démographique, un pays de vieille culture où les Aztèques font figure d’envahisseurs tardifs. situé à une latitude tropicale, le Plateau central connaît néanmoins un climat tempéré en raison de son altitude, de l’ordre de 200o mètres au-dessus du niveau de la mer. Le régime des précipitations instaure deux saisons assez tranchées, un hiver sec et frais et un été chaud et pluvieux. Le sud dans le pensée mexicaine a donc une valeur changeante. Nous retrouvons naturellement cet aspect fluctuant des influences méridionales dans la personnalité du lapin qui se déplace en sautant d’un côté et de l’autre.

Lapin Aztèque dans LAPIN - LIEVRE 250px-lapin_japonais Dans l’ensemble, le lapin est un bon signe. Il est fondamentalement associé à la lune et au monde agricole. ce sera en conséquence un signe de prédilection pour les agriculteurs; symbole d’abondance, le lapin apporte la richesse car, disait-on, il mange toujours à sa faim sans se donner aucune peine. D’ailleurs le lapin n’est pas un signe qui prédispose à la paresse; ses natifs passent pour être de grands travailleurs; leur succès est donc assuré:

 On trouve dans les textes un profil assez détaillé des êtres nés sous le signe du lapin. On y apprend qu’ils font preuve d’un esprit industrieux et mènent leurs affaires avec bonheur. s’ils savent saisir les opportunités, ce sont néanmoins des calculateurs qui supputent, prévoient et évaluent. Aux yeux de leurs proches, ils se montrent toujours circonspects et vigilants, peu enclins aux effusions. Les « lapins  » ont – naturellement – l’esprit craintif : ils sont perpétuellement inquiets pour leur santé, même s’ils ne sont pas malades. Ils ont également peur qu’an leur dérobe leurs biens et vivent dans la hantise du procès. Ils souhaitent par-dessus tout pouvoir transmettre un héritage décent à leurs enfants. c’est l’une des motivations essentielles qui les poussent à accumuler et à thésauriser. On les dit encore pointilleux sur l’honneur et animés d’un grand sens de la justice, notamment à l’égard de leurs enfants. Enfin, ces « débrouillards » qui réussissent sont souvent de grands timides, trait qu’ils partagent avec les natifs du signe « cerf ». ,

 Jugé sur ces seuls critères, le lapin apparaîtrait un peu comme un symbole de respectabilité. Pourtant, le signe présente une seconde facette, nettement plus frivole.

 Le sud, le Plateau central, est aussi la terre du maguey, cet agave gigantesque qui produit une abondante sève sucrée dont on tire une boisson fermentée, le pulque. connu et apprécié depuis des millénaires, ce breuvage alcoolisé était la principale source d’ivresse du Mexique précolombien. Or dans la mythologie aztèque, ce pulque est intimement associé à la lune et au lapin. Les anciens Mexicains vénéraient une multitude de petits dieux de l’ivresse qu’ils appelaient  » les 400 lapins »; il y en avait 400, c’est-à-dire une infinité, car – disaient-ils – les façons de s’enivrer sont innombrables… certains ont l’ébriété joyeuse; ils chantent à tue-tête ou racontent des histoires égriardes ponctuées de forts éclats de rire; d’autres au contraire deviennent prostrés, les yeux dans le vague, noyés dans leurs rêves silencieux. certains gesticulent, d’autres pleurent doucement. Certains ont des visions érotiques, d’autres deviennent agressifs ou fanfarons. Bref, comme le dit le proverbe aztèque, « à chacun son lapin « .

 On imagine facilement que l’ivrognerie, avec son cortège obligé de vices – l’arrogance, la fatuité, le goût du jeu -, n’était pas tenue en grande estime par les Mexicains. L’ivresse était d’ailleurs en principe interdite en dehors de certaines fêtes très précises, seules les personnes âgées pouvaient s’enivrer sans encourir de sanction. Néanmoins, le goût de l’ivresse demeurait latent dans toutes les couches de la population, et c’est le signe du lapin qui en porte la responsabilité.

Qu’un  » lapin  » aime boire, soit; c’est dans la nature de son thème. Mais il lui faut être sobre et prudent afin de toujours rester sur le bon versant de son signe.

 

en rapport avec Mayauel, déesse du maguey (agave)

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