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Le crapaud et son Bestiaire

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

 Jamais à court d’imagination, en ce qui concernait l’incarnation du Malin sur terre ou en mer, l’homme a donné bon nombre de visages au diable.

C’est à travers religion et mythologie, que l’homme utilisa l’animal pour exprimer sa peur, ses fantasmes, son côté sombre ou encore son dévouement envers la religion.
Chaque animal a, un jour été considéré comme incarnation du Malin et traîné en justice ! Si, siiii!
On a retrouvé des preuves de procès où on jugeait des animaux (bien qu’on ne jugeait pas directement l’animal lui-même, mais bien le démon qui sommeillait en lui).

Et le crapaud a longtemps fait partie de ces animaux maudits.

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Cette chose grosse, moche, visqueuse, baveuse, brune et remplie de pustules pouvait atteindre les 12cm de long et vivre jusqu’à 35 ans !
Considéré comme un animal diabolique, le crapaud aimait à se balader non loin des marécages et des espaces boueux et humides.
Ce qui ne lui donne pas fière réputation.

Son nom proviendrait du vieux français, signifiant « ordure ». Charmant ! (ou prince charmant, à qui veut tenter de l’embrasser !).

Les superstitions que l’on attribue à cette petite bête ont prit une grande ampleur au Moyen-âge.
C’est alors que bave de crapaud, œil de crapaud, pustules de crapaud,… sont autant de noms que l’on utilise pour parler des ingrédients de potions de sorcières.
Et si, par malheur, un crapaud se baladait joyeusement autour de votre maison, vous étiez alors immédiatement considéré comme sorcier(ère). Il n’en fallait pas plus pour que tout le village en soit convaincu.

Mais le crapaud était aussi un symbole de luxure, parce qu’il est « laid » comme elle, disait-on.
Qui plus est, le crapaud était utilisé dans les philtres d’amour des sorciers !

Evidemment tout ce qui fait peur est intriguant. Voilà aussi pourquoi, l’on prétendait que, si un crapaud croisait le chemin d’un couple nouvellement marié, leur bonheur était assuré.

Allier crapaud et femme allait un peu de soi, heureusement pas en comparaison de sa beauté ! Mais d’un point de vue fécondité. Le crapaud était déjà, au temps des Egyptiens, un symbole de vie et de nombre (comparaison à l’hiéroglyphe du têtard représentant le chiffre 111000).
Peut-être que ce mélange de peur et d’espoir ont fait de cette bête un symbole à part entière et est devenu une icône, une image pour faire passer le message de l’attente du prince charmant pour fonder une famille nombreuse.
Ainsi on en revient au péché de la luxure que le crapaud représente. Les enfants ne se font pas tout seul… ainsi l’Eglise faisait de ce symbole le mal, tandis que pour la femme, il devenait une forme d’espoir.

Pour conclure, il n’est pas rare de trouver une symbolique du crapaud dans diverses civilisations.

Ainsi, à défaut d’être porteur de joie et fécondité en Egypte, porteur de malheur mais aussi d’espoir par chez nous, résurrection et immortalité en Chine ou encore pouvoir et domination chez les indiens de Colombie, le crapaud reste un animal pataud que vous ne regarderez plus de la même façon.

GIFS  GRENOUILLE
Sources :
http://www.dark-stories.com/superstition/animaux.htm
http://www.dinosoria.com/animal_diable.htm

http://www.dinosoria.com/crapaud.htm

http://www.sovet.nom.fr/maite_crapaud_feu.htm

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Le crapaud qui se marie

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Conte.

Il y avait une fois un bonhomme si vieux, si vieux, que la mousse lui poussait sur les jambes. Ce bonhomme était père de trois jeunesses qui s’en allaient tous les jours travailler loin de chez elles, pour subvenir aux besoins de la famille.

Chaque matin, lorsqu’il faisait beau temps, le vieillard, qui pouvait à peine marcher, se faisait conduire par la plus jeune de ses filles, appelée Lida, sur un banc placé sous un pommier, au bas de son courtil.

Un jour qu’il était assis à sa place habituelle, il entendit un bruissement dans l’herbe et vit apparaître un énorme crapaud qui s’avança gravement jusqu’à lui et lui dit : 

— Aimerais-tu, bonhomme, à redevenir jeune ?

— Ce que tu me proposes-là, répondit le vieillard, n’est pas possible, et cependant ce serait le plus cher de mes désirs.

— Eh bien ! il ne tient qu’à toi de recommencer une nouvelle existence.

— Que faut-il faire ?

— Décider l’une de tes filles à m’épouser.

— J’avais bien raison de dire que ce n’était pas possible. Comment veux-tu que l’une de mes filles épouse un crapaud ?

— C’est à prendre ou à laisser. Je te donne trois jours pour la décider, je reviendrai savoir sa réponse et si tu n’as pas réussi, tu ne me verras plus.

Et le crapaud disparut dans les herbes.

Le soir lorsque Lida vint chercher son père pour le ramener à la maison, elle le trouva triste et pensif.

Le crapaud qui se marie dans GRENOUILLE le-crapaud-picasso-239x300La jeune fille qui l’aimait beaucoup, lui dit : « Père tu n’es pas gai comme de coutume, il a dû t’arriver quelque chose de particulier. Dis-le moi, je t’en supplie. »

De retour à la maison, le bonhomme raconta, devant ses filles, sa conversation avec le crapaud, la proposition de celui-ci, et la condition qu’il y avait mise.

Les deux aînées se récrièrent aussitôt, disant qu’elles ne consentiraient jamais à se sacrifier de la sorte pour être sans doute les dupes d’un vil imposteur.

La plus jeune ne dit rien.

Deux jours s’écoulèrent, et Lida, voyant que son père ne mangeait plus, ne dormait plus et songeait sans cesse à la proposition du crapaud, lui dit enfin, en le conduisant le troisième jour sous son pommier : « Cher père, annonce au crapaud que je consens à l’épouser et que je me tiens à sa disposition. »

Le bonhomme fut tellement heureux du dévouement de son enfant qu’il en pleura de joie en l’embrassant.

À la même heure que la première fois, la bête hideuse aborda le vieillard, et lui dit : « Eh bien ! quelle nouvelle m’apportes-tu ? »

— Lida, la plus jeune, la plus jolie de mes filles veut bien te prendre pour mari. 

Le crapaud devint fou de joie. Il se mit à exécuter une danse insensée, à marcher sur les pattes de devant, à se rouler par terre, et à faire des cabrioles plus extraordinaires les unes que les autres.

Lorsque la joie du monstre se fut calmée, il dit au vieillard :

— Cher beau-père, amenez-moi demain Lida, au même endroit, à la même heure, et aussitôt je vous ferai redevenir jeune, et j’emmènerai ma fiancée dans mon royaume.

Le lendemain, la pauvre enfant, plus morte que vive, accompagna son père à sa place habituelle.

Cette fois le crapaud fut le premier au rendez-vous, et en voyant la charmante figure de sa promise, il recommença ses danses échevelées.

L’infortunée Lida frémit de tout son corps en songeant qu’elle allait devenir la femme de cette affreuse bête.

Le crapaud s’approcha du bonhomme, lui toucha le pied d’une baguette qu’il portait au côté, et la métamorphose s’accomplit : 

Le vieillard redevint ce qu’il était à quinze ans, un jeune et beau cavalier plein de jeunesse, de vigueur et de santé.

Le crapaud pria ensuite Lida de vouloir bien le suivre.

La jeune fille obéit avec résignation.

De sa baguette, il toucha un morceau de roc énorme qui pivota comme par enchantement et laissa entrevoir l’ouverture d’un souterrain dans lequel ils s’engagèrent tous deux. Le rocher se referma sur eux, et ils se trouvèrent dans l’obscurité la plus complète.

La frayeur qu’éprouva la pauvre enfant, en se voyant ainsi prisonnière, fut tellement grande qu’elle s’évanouit.

Le maître de ce séjour ténébreux appela au secours, et plus de mille petits crapauds, portant chacun sa lumière, arrivèrent de toutes parts et entourèrent la malheureuse Lida. D’autres la soulevèrent de terre et la portèrent doucement sur un lit de mousse.

Son mari, roi de ce peuple immonde, lui chatouilla le nez avec des herbes odo rantes qui lui firent bientôt reprendre ses sens. S’habituant peu à peu à son entourage, elle accepta, il le fallait bien, des mets et des liqueurs préparés exprès pour elle.

Deux grenouilles vert pâle, de dos, accrochées à une brancheAu bout de quelques jours, le gros crapaud ordonna la célébration du mariage. Un dîner splendide fut servi. Puis des jeux et des danses se succédèrent avec rapidité. Des milliers de crapauds se lançaient les uns aux autres de petites couleuvres frétillantes, brillantes comme du feu, qui allaient ensuite s’accrocher par la queue aux interstices du rocher, et éclairant ainsi l’appartement mieux que n’auraient pu le faire toutes les lampes du monde réunies ensemble. Des gymnasiarques célèbres exécutèrent sur des joncs tendus des tours de leur façon. Enfin, des grenouilles coassèrent à qui mieux mieux en s’accompagnant de divers instruments. Ces plaisirs, toujours variés, durèrent plusieurs semaines.

Malgré toutes les distractions que s’efforçait de lui procurer son mari, Lida, privée d’air, de jour, de soleil, dépérissait à vue d’œil.

Le crapau en eut pitié et lui dit un jour :

« Femme, le chagrin te consume, et tu tomberais malade si je ne t’accordais quelques jours de liberté. Eh bien ! Je te permets d’aller passer huit jours dans ta famille, pars, guéris-toi, et reviens ensuite ici gouverner en reine souveraine. »

La triste mariée ne se le fit pas dire deux fois et partit aussitôt.

En la quittant, le batracien lui dit : « Ne fais connaître à personne le lieu de notre retraite, ne raconte, à âme qui vive, ce que tu as vu, et ne chagrine pas ta famille en lui disant que tu n’es pas heureuse. »

Elle promit tout ce qui lui était demandé, et partit.

Trois semaines s’étaient à peine écoulées depuis le mariage de Lida, et cependant bien des changements avaient eu lieu dans la maison de son père.

D’abord, ce dernier, redevenu jeune, avait voulu tenter la fortune et était parti pour le pays des îles. Ses deux filles, sup posant que leur sœur ne devait pas revenir, avaient partagé tout ce qu’il y avait à la maison ; aussi furent-elles fort désappointées en apercevant Lida. Celle-ci les rassura en leur disant qu’elle venait seulement passer huit jours avec elles, et qu’elle leur donnait de grand cœur la part pouvant lui appartenir. Les aînées devinrent alors plus aimables et voulurent questionner leur sœur sur ce qui lui était arrivé.

« Je regrette, répondit Lida, de ne pouvoir satisfaire votre curiosité, mais j’ai promis de ne rien raconter de ce qui s’est passé depuis mon départ et je tiendrai mon serment. »

Les curieuses ne se tinrent pas pour battues, et revinrent plusieurs fois à la charge ; mais tout fut inutile, la jeune mariée resta muette.

Lorsque le délai fatal fut expiré et qu’il lui fallut reprendre le chemin du souterrain, elle se laissa aller à un désespoir affreux.

Tout à coup, le crapaud qui, sans se faire voir, avait suivi sa femme et s’était caché dans un coin d’où il avait vu et entendu tout ce qui s’était passé depuis huit jours, s’avança au milieu de l’appartement et dit à Lida :

« Je vois que, malgré tout ce que j’ai pu faire, je ne suis pas parvenu à captiver ton cœur. Je le regrette sincèrement. Rassure-toi, néanmoins, puisque tu as su garder ton serment, je n’abuserai pas du droit que m’a donné ton père en m’accordant ta main, je te rends la liberté. Ne voulant pas non plus, ajouta-l-il, en se tournant vers les sœurs aînées, que ma femme soit une charge pour vous, je lui fais don de ma baguette de magicien avec laquelle elle obtiendra tout ce qu’elle pourra désirer. »

Cela dit, il disparut.

220px-Bullfrog_-_natures_pics dans GRENOUILLE regretta bien un peu de faire autant de peine à ce pauvre crapaud, mais elle se consola vite et ne songea bientôt plus qu’à utiliser la baguette magique.

Les trois sœurs, pour se distraire, effectuèrent chaque jour de charmantes promenades dans les environs. Une après-dînée qu’elles étaient allées plus loin que de coutume, elles gravirent un coteau du sommet duquel on avait une vue splendide. Le paysage leur plut tellement qu’elles s’écrièrent : « Qu’un château ferait bien ici, et comme on y passerait volontiers sa vie ! »

Lida ayant formé ce vœu en touchant sa baguette, elles se trouvèrent immédiatement à la porte d’un superbe château entouré d’un jardin ravissant, clos de murs de toutes parts. Elles inspectèrent leur nouvelle propriété, et furent ravies des merveilles qu’elles y découvrirent. Tout ce qu’il était possible de rêver de plus charmant se trouvait réuni en ces lieux. Tout à coup, leur attention fut attirée par des cris qui venaient de l’entrée du jardin. Elle dirigèrent leurs pas de ce côté et aperçurent, derrière la grille du château, trois individus de mauvaise mine, qui secouaient la porte avec violence et menaçaient de la briser si on ne leur ouvrait aussitôt.

Lida s’avança résolûment vers ces gens et leur demanda ce qu’ils voulaient.

— Nous voulons l’hospitalité dans cette demeure et un dîner succulent, arrosé de vos meilleurs vins. 

— Ma maison n’est point une auberge, allez ailleurs commander en maîtres. Je défends que cette porte vous soit ouverte, et elle ne le sera pas.

— Vraiment ! Eh bien ! nous la briserons. Et l’un deux, saisissant une hache, se mit à frapper à coups redoublés sur la grille.

Lida, serrant la baguette entre ses mains dit, tout effrayée : « Que celui qui cherche à entrer chez moi de force, se brise un membre ! »

Elle n’eut pas plutôt prononcé ces mots, que le malheureux qui, en ce moment brandissait la hache, se l’abattit sur le poignet gauche, qu’il coupa d’un seul coup.

Il poussa un cri de douleur et se roula par terre de désespoir.

« Le maladroit ! » s’écria l’un de ses compagnons, et, s’emparant de l’arme, voulut, à son tour, entamer la grille ; mais la hache mal dirigée lui sépara le genoux en deux. Il s’en alla rejoindre son camarade sur le sol.

Le troisième se précipita, lui aussi, sur l’instrument encore sanglant, et voulut, par un mouvement de rage, lui faire décrire un cercle autour de sa tête ; la hache, lancée avec trop de vigueur, lui échappa des mains et lui trancha le chef ! …

À l’instant même, le bruit d’une voiture se fit entendre, et l’on vit, conduite par quatre chevaux, une calèche dans laquelle se trouvait un joli garçon qui s’arrêta devant la grille, sauta à terre, et tendit les bras vers Lida, en s’écriant :

« Chère épouse, tu viens, sans t’en douter, de me délivrer de mon plus cruel ennemi. Par son pouvoir, il me tenait depuis des siècles métamorphosé en crapaud, et il a fallu que ce fût toi qui me délivrasses d’un pareil monstre ! »

La jeune femme reconnut son mari, ouvrit précipitamment la porte et s’élança vers le charmant magicien qu’elle combla de caresses, lui faisant oublier la répulsion qu’elle avait eue jadis pour l’affreux crapaud.

À partir de ce jour, leur bonheur fut sans nuages.

(Conté par Jeannette Legaud, bonne d’enfants à Vitré).

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Phobie des batraciens

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Phobies des batraciens ou des mollusques

7 cas de phobies des batraciens ou mollusques tentaculaires.

Pour en savoir plus sur les modalités de cette étude, consultez le site www.tipi.fr

Phobie des batraciens dans GRENOUILLE grenouille2Comme pour la phobie des araignées et la phobie des serpents, les trois phobies des batraciens étudiées trouvent leur origine dans la décomposition d’un jumeau monozygote mort en période prénatale. La dissolution des parties molles produit des sortes de bulles gélatineuses de couleurs vertes ou brunes qui se déplacent dans le liquide amniotique. Suivant les mouvements maternels, lorsque ces déplacements sont brusques, les bulles heurtent le fœtus qui redoute ce contact visqueux qui « brûle » la peau. Contre toute attente, cette sensation de brûlure correspond bien à ce qu’appréhendent les phobiques des batraciens lorsqu’ils se trouvent à proximité de ces animaux. Cet exemple, rapproché de celui de la phobie des serpents, met bien en évidence, au-delà de l’incohérence apparente (peur d’un contact qui brûle avec les batraciens et peur d’être entravé par les serpents), la justesse de ressenti de ces phobies attribuées aux animaux les plus représentatifs de par leur forme et leur consistance pourtant en décalage avec leurs actions potentielles.

Les quatre phobies des mollusques tentaculaires (pieuvres, calmars…) sont les seuls cas de phobies animalières étudiées qui ne trouvent pas leur origine dans la décomposition d’un jumeau monozygote. C’est l’évacuation d’un jumeau dizygote qui, dans les quatre cas, a été revécue et trouvée responsable de cette phobie. Le ressenti correspond à l’attraction de plus en plus puissante d’une sorte de grosse « bouche » noire entourée d’un voile mouvant ou de tentacules qui aspirent le fœtus survivant. Néanmoins, aucune indication ne permet de cerner ce qui différencie ces quatre cas de tous les autres cas étudiés pour d’autres pathologies, également confrontés à l’évacuation d’un jumeau dizygote, et qui ne présentent pas ce type de phobie.

Pour accéder à l’étude complète sur l’agoraphobie, commandez le livre de Luc Nicon « Tipi : technique d’identification des peurs inconscientes » aux éditions « Emotion Forte« . 

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Conte du Crapaud

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Pâté au crapaud (Le) : punition divine
réservée aux enfants ingrats ?

(D’après « Quelques scènes du Moyen Age. Légendes
et récits », paru en 1853)

On fit de la singulière tradition du pâté au crapaud une moralité dramatique imprimée à Lyon en 1589, sous le titre : « Le miroir et l’exemple moral des enfants ingrats, pour lesquels les pères et mères se détruisent pour les augmenter ; qui à la fin les déconnaissent : moralité à dix-huit personnages, par Antoine Thomas », et dont l’héroïne est une belle-fille exerçant une mauvaise influence sur un fils dont l’ingratitude lui vaut un sort peu enviable

Conte du Crapaud dans GRENOUILLE grenouille-noelUn gentilhomme de Saintonge, mariant son fils unique, lui abandonna toutes ses possessions, sans se rien réserver que le bonheur de vivre avec son fils. Le jeune homme avait fait à son père et à sa mère, qui se dépouillaient pour lui, de tendres protestations ; car la possession de toute leur fortune lui faisait contracter une riche alliance. Il était baron de Pont-Alliac, au bord de la mer, près de Royan, seigneur des Martinets, de Mons, de Maine-Baguet, et d’autres borderies ou fiefs. Il avait sur les côtes de l’Océan d’immenses prairies, et de belles vignes sur les deux rives de l’embouchure de la Gironde. Il épousait la brillante Judith, héritière de Saint-Serdolein, suzeraine de Saint-Pallais, et dame des vastes domaines et du château de Soulac.

Bientôt ce jeune seigneur, dont le cœur sans doute était avare et le naturel mauvais, approuva sa jeune épouse, au cœur sordide et cruel, qui faisait le compte de la dépense que leur causaient encore un père et une mère habitués à l’opulence. La jeune dame désirait la mort des vieillards. Assez criminel pour former ces vœux horribles, le jeune couple reculait toutefois devant l’idée d’un parricide. Mais ils le commettaient à petits coups, par des privations ignobles,.des duretés journalières, et d’indignes traitements, au bout desquels le baron de Pont-Alliac, poussé par sa femme, chassa de sa maison son père et sa mère.

C’était au mois de novembre. Comme ils s’éloignaient en pleurant, ne sachant où traîner leur misère, au moment où ils allaient franchir la grande porte du château, qui faisait face à l’Océan, le vieux père et la vieille mère rencontrèrent le cuisinier portant un gros pâté de venaison. Ils le prièrent de leur en donner une tranche, car ils avaient faim. Le maître-queux, n’osant rien faire sans ordre, courut demander à son jeune maître la permission d’accéder à la requête des vieillards. Judith se trouvait présente ; le baron refusa ; et le cuisinier alla, le cœur triste, signifier ce refus. Le vieux père et la vieille mère sortirent sans maudire leur fils.

Le jeune seigneur, qui était gourmand, s’était fait une fête de manger son pâté de venaison. Cependant on ne sait quel mouvement lui agita le cœur ; il s’arrêta au moment d’entamer le pâté. C’est que, dit la tradition, le ciel s’était obscurci ; les vents du nord sifflaient avec violence par les verrières ; la mer s’était tout à coup soulevée ; les vagues serpentaient en hurlant contre la base des rochers anguleux. On eût cru entendre au loin les sourdes clameurs de plusieurs tonnerres, mêlées aux craquements des rocs qui se divisaient en éclats et roulaient dans lamer.

La plage se couvrait de méduses, de crabes, velus et de monstrueux débris ; des myriades de flocons écumeux tigraient l’Océan ; les sables des conches tourbillonnaient avec fureur et formaient partout d’effrayantes fondrières. Les lames venaient heurter jusqu’à la porte du château, lançant. avec fracas des torrents de sable et d’eau salée.

Le baron ne songea pas aux souffrances que la tempête accumulait sur la tête de sa mère et de son vieux père, qu’il venait de chasser. Mais il n’osa pas toucher à son pâté ce jour-là. Il le fit mettre à part pour le lendemain. Le lendemain, au déjeuner, quoique la tempête ne se fût calmée qu’à demi, il se fit servir le pâté de venaison. Le cœur lui battait encore avec violence sans qu’il pût se définir ce qu’il éprouvait. Il ouvrit donc le pâté avec une sorte d’empressement et de colère. Aussitôt, dit la naïve relation, il s’en élança un gros et hideux crapaud, qui lui sauta au visage et s’attacha à son nez…

Le baron de Pont-Alliac poussa un cri d’effroi, cherchant à rejeter loin dé lui l’animal immonde qui venait de le saisir. Tous ses efforts furent inutiles. La dédaigneuse Judith, surmontant une horreur profonde, ne fut pas plus puissante. Toute la peine que prirent les serviteurs épouvantés ne put faire démordre l’affreux animal, dont les yeux, fixes et saillants, demeuraient immuablement attachés sur les yeux du baron.

Le jeune seigneur, terrifié, commença à entrevoir là une punition surhumaine. On le mena chez le curé de Saint-Serdolein, qui, dès qu’il sut comment le baron avait chassé son père et sa mère, trouva le cas trop grave pour en connaître, et l’envoya à l’évêque de Saintes. Le prélat, informé de l’excès de son ingratitude, jugea, dit toujours la relation, qu’il n’y avait que le pape qui pût l’absoudre et le secourir ; il lui enjoignit d’aller à Rome. Il fallut bien obéir.

Pendant tout ce voyage, la douleur et la honte, qui suivaient pas à pas le baron de Pont-Alliac, l’avaient fait rentrer en lui-même. Il se jeta aux pieds du Saint-Père, et lui confessa toute la laideur de son crime. Le Souverain-Pontife, voyant son repentir sincère, crut devoir lui donner l’absolution, subordonnant néanmoins la remise de sa faute énorme au pardon de ses parents. Mais à l’instant le crapaud tomba ; car un père, une mère, pardonnent aussi vite qu’on offense. Le jeune seigneur et sa femme repartirent pour la Saintonge, avec le remords dans le cœur et la résolution d’expier leur faute.

En arrivant à Pont-Alliac, ils ne trouvèrent plus leur château, que la mer avait englouti, et qui est remplacé maintenant par une conche, ou petite baie sablonneuse, où l’on prend des bains de mer. Le hameau de Saint-Serdolein, Saint-Pallais, les Martinets, Soulac, et d’autres domaines qui leur appartenaient aussi, avaient également disparu, ne laissant apercevoir au-dessus des sables que les flèches de leurs clochers, qu’on va voir encore avec terreur.

La métairie de Mons, dont le tenancier avait recueilli les vieillards, restait seule au baron de Pont-Alliac, dominant de loin le sol dévasté et les flots de la grande mer. Le baron s’y rendit avec Judith repentante ; il tomba aux pieds de son vieux père et de sa mère en pleurs, supporta sans se plaindre les châtiments du Ciel, combla les vieillards de soins et de bons traitements jusqu’à la fin de leurs jours, et pour l’instruction de son jeune fils il écrivit de sa main dans ses archives cette légende du crapaud.

Voici une seconde histoire, qui a tant de points de ressemblance avec la première, que quelques-uns ont cru que l’une des deux était une altération de l’autre. On découvrit en Suisse, dans les fouilles faites à Lassaraz, durant l’automne de 1835, une statue de guerrier du XIVe siècle ayant deux crapauds aux joues et deux crapauds aux reins, Voici les récits traditionnels qui expliquent ce monument bizarre, que les curieux ont appelé le guerrier aux crapauds.

grenouille1 dans GRENOUILLEDans des temps reculés, un jeune chevalier suisse, qui n’est connu que sous le nom du sire de Lassaraz, mérita, par sa vaillance dans les combats, les regards d’un seigneur dont il était vassal. Il devint épris de la fille de ce seigneur, qui était belle et riche, mais à qui l’on reprochait un cœur dur et une âme peu sensible. Le sire de Lussaraz, s’en inquiétant peu, la demanda en mariage. On la lui promit s’il pouvait lui apporter pour dot trois cents vaches à la montagne et un manoir. C’était toute la fortune de son père et de sa mère, dont il était le fils unique. Ces bons parents, voyant leur fils dans le chagrin, se dépouillèrent, pour le rendre heureux, de tout ce qu’ils possédaient ; et le sire de Lassaraz épousa celle qu’il aimait.

Bientôt son père et sa mère, qui ne s’étaient rien réservé, tombèrent dans une profonde détresse. Le guerrier ne s’en aperçut pas. L’hiver marchait rude et horrible. Un soir que la neige tombait à flocons, lancée par un vent glacial, les vieillards vinrent heurter à la porte de leur fils. On les reçut, mais de mauvaise grâce : on les nourrit un peu de temps ; on leur fit sentir vite qu’ils étaient à charge. Le sire de Lassaraz, de concert avec sa femme, aussi impitoyable que lui, ne tarda pas à chasser de sa maison son père et sa mère. L’hiver n’avait pas encore diminué de rigueur. On mit les vieillards dehors, à demi-vêtus, l’estomac vide ; et on refusa, par ordre du maître, de leur donner des provisions.

Pendant qu’ils cheminaient en pleurant, dans la brume obscure, à travers les sentiers glacés, le sire de Lassaraz se félicitait du parti qu’il venait de prendre, et devant un foyer ardent il se mettait à table pour souper. On servit devant lui un pâté de belle apparence ; un pot de bière mousseuse pétillait à côté. Il se plaça devant son pâté ; il se mit à l’ouvrir, avec cet empressement que donne aux âmes grossières l’espoir d’un plaisir sensuel.

Mais il n’eut pas plus tôt soulevé la croûte épaisse qui couvrait le pâté qu’il se rejeta en arrière avec un cri effroyable. Sa femme, le regardant, fut frappée de terreur et appela du secours. Deux crapauds s’étaient élancés du pâté, et, fixés aux joues du guerrier, ils paraissaient envoyés là par quelque puissance suprême. La jeune femme, après avoir surmonté le dégoût que lui inspiraient ces deux monstres, fit tous ses efforts pour les arracher de la place qu’ils avaient mordue et qu’ils semblaient dévorer, eu couvrant de leurs yeux implacables les yeux sanglants du chevalier : les tentatives de la dame furent vaines ; les serviteurs de la maison ne réussirent pas davantage.

Le guerrier, après deux heures de honte et de souffrance, songea enfin à sa cruauté filiale et se demanda si ce qui lui arrivait n’était pas un châtiment de Dieu. Il fit appeler un prêtre. Le curé d’un hameau voisin s’empressa devenir. Il entendit la confession du parricide ; mais, n’osant pas absoudre un cas si grave, il renvoya le coupable à l’évêque de Lausanne. Le sire de Lassaraz, à l’aube du jour, se mit en chemin avec un commencement de repentir dans le cœur. Ses deux crapauds ne le quittaient point. Conduit par sa femme, il était obligé de se voiler le visage en marchant, pour n’être pas un objet de risée et de mépris. L’évêque le reçut ; mais, informé de son crime, il n’osa pas non plus prononcer sur lui les paroles qui délient. « « Le pape seul peut vous juger ici-bas », dit il ; et le pénitent fut obligé d’aller à Rome.

Durant ce long voyage, il réfléchit profondément, courbé sous l’opprobre et la douleur, à sa dureté infâme pour les auteurs de ses jours. Il se jeta aux genoux du père commun des fidèles, pénétré de remords. Le pape lui imposa, pour mériter l’absolution de son crime, une austère pénitence ; puis il lui dit : « Allez trouver maintenant votre père et votre mère ; s’ils vous pardonnent, le signe qui vous a été mis tombera. »

Le sire de Lassaraz revint en Suisse avec sa femme. Mais où découvrir les vieillards qu’il avait chassés ? Pendant trois mois, il les chercha avec persévérance. Enfin, dans un ermitage écarté, il trouva deux cadavres, un vieil homme et une vieille femme morts depuis longtemps de faim et de froid. C’était son père et sa mère. Il tomba à genoux et pleura toute la nuit. Au matin, les deux crapauds se détachèrent de ses joues ; et ; comme si l’expiation n’eût pas été suffisante, les deux monstres, ne quittant pas leur victime, se glissèrent à ses reins, s’y attachèrent, et y demeurèrent vingt ans encore.

Alors seulement le sire de Lassaraz fut tué par son fils, qui voulait avoir ses biens, et on découvrit les deux crapauds, qu’il cachait avec un soin extrême. L’héritier de Lassaraz périt dévoré par les ours. Le manoir passa dans une branche collatérale. Pour conserver, dit-on, le souvenir du parricide puni, on éleva dans l’église la statue d’un guerrier avec les deux crapauds aux joues et aux reins. Cette statue, renversée aux jours destructeurs de la réforme, a été retrouvée, comme nous l’avons dit, en 1835.

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Les batraciens

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La région Champagne-Ardenne compte cinq espèces d’Urodèles (salamandre et tritons) et onze espèces d’Anoures (grenouilles et crapauds) soit seize espèces sur la trentaine rencontrée en France. 

 Deux espèces ont, semble t-il, disparu, le Pélobate brun et le Crapaud vert. Les dernières mentions du Crapaud vert datent de 1924 et les observations les plus récentes de Pélobate brun proviennent du département des Ardennes dans les années 1979-1980. En 1948, cette espèce étant encore considérée commune dans ce département mais a visiblement décliné suite à la dégradation de ses habitats.

Les batraciens dans GRENOUILLE batraciens-210x300 Le Sonneur à ventre jaune atteint sa limite septentrionale de répartition dans notre région en Argonne ardennaise.

 Le Triton alpestre, le Triton palmé et la Grenouille verte sont communes et possèdent une répartition assez large dans les quatre départements. La répartition et le statut de conservation de la Grenouille de Lesson sont inconnus pour le moment. En effet, les grenouilles de Lesson et verte ne peuvent  difficilement être différenciées avec certitude sur le terrain (des études génétiques seraient d’une grande aide). La Grenouille rieuse est une espèce localisée issue de populations échappées de captivité. Il s’agit donc d’une espèce exogène dont la présence n’est pour le moment qu’anecdotique. Aussi, ces cinq espèces ne seront pas considérées comme présentant un enjeu de conservation dans la région.

Répartition

Toutes les espèces de batraciens de la région Champagne-Ardenne occupent les quatre départements. Le Sonneur à ventre jaune que l’on rencontre encore assez facilement dans de nombreux secteurs, symbolise notre région dans ses parties les plus forestières.

 Les régions naturelles riches en forêts humides (Argonne, Champagne humide, Bassigny, Montagne de Reims, forêts ardennaises…) avec des étangs, des mares, des ruisseaux, des sources sont les habitats principaux d’une dizaine d’espèces de nos batraciens (Salamandre tachetée, Tritons alpestre, ponctué, palmé et crêté, Grenouilles rousse, agile et verte, Crapaud commun, Sonneur à ventre jaune). Orientations Régionales de Gestion de la Faune sauvage et de l’amélioration de la qualité de ses Habitats

La Champagne crayeuse est la zone la plus pauvre avec un nombre de sites favorables très faibles, même si de petites vallées (et les vestiges de marais) traversant la grande plaine réservent encore bien des surprises. Les drainages importants réalisés depuis un siècle, l’irrigation qui entraîne un rabattement de nappe et assèche des zones humides, les remblaiements qui ne laissent guère de mares, fossés ou étangs ont largement affecté les populations de batraciens. Toutefois, l’activité des camps militaires a permis de conserver les anciens savarts qui sont devenus de véritables sanctuaires pour des espèces comme le Crapaud calamite et le Pélodyte ponctué.

 Les régions calcaires (Langres, Barséquanais…) sont des secteurs plus secs moins favorables aux batraciens (hormis l’Alyte accoucheur qui recherche ce type de milieux).

Les régions d’élevage (Bassigny, Chaourçois, Apance-Amance…) ayant conservé leurs pâtures et leurs nombreuses mares abreuvoirs sont très appréciées par des espèces comme la Grenouille agile ou le Triton crêté.

 Les anciennes carrières, sablières et les mares temporaires sont d’une grande importance pour plusieurs espèces de batraciens (Pélodyte ponctué, Alyte accoucheur et Crapaud calamite). Les gravières en exploitation sont devenues les sites de reproduction principaux pour le Crapaud calamite qui recherche des zones régulièrement décapées et dépourvues de végétation comme pouvaient l’être, jadis, les bancs de graviers et de sable creusés de dépressions inondées, laissés par les crues lorsque les fleuves et rivières avaient encore un fonctionnement naturel.

La protection

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl est difficile d’évaluer la vulnérabilité de certains batraciens de notre région, compte-tenu de la discrétion de certaines espèces et du faible nombre de spécialistes. Ainsi, certaines régions naturelles sont sous prospectées. C’est le cas d’une grande partie de la Haute-Marne et d’une partie de la Marne et de l’Aube. De plus, certaines informations détenues par les nombreuses structures concernées par la problématique batraciens ne sont pas centralisées.

 Malgré l’édition d’un l’atlas des reptiles et amphibiens paru en 1995 très peu de mesures de gestion et de protection furent mises en place. Plusieurs sites abritant des espèces en danger ont disparu depuis.

 Aujourd’hui, nous constatons que la majorité des espèces de batraciens sont en net déclin. La dégradation des zones humides, la disparition des mares, les pollutions, les infrastructures routières et les insecticides sont autant de menaces qui contribuent à l’érosion des populations. Certaines espèces, assez rares il y a dix ans, sont maintenant dans une situation critique comme la Rainette arboricole ou le Pélodyte ponctué. D’autres, comme l’Alyte accoucheur, le Crapaud calamite ou le Triton crêté voient leurs habitats se réduire et se dégrader très rapidement.

 La survie de la majorité des espèces passe par la protection de sites de reproduction (mares abreuvoirs, anciennes carrières et gravières, queues d’étangs, ornières…) mais aussi par une réflexion plus globale sur l’écologie des différentes espèces : leurs milieux de chasse et leurs déplacements. Il est par exemple peu  utile  de  protéger  un  ensemble  de  mares  si  l’on ne peut proposer aux batraciens un territoire de chasse et d’hibernation satisfaisant aux alentours. 

Dans le cadre des déplacements migratoires des batraciens, il faut également tenir compte des

problématiques liées aux axes routiers très fréquentés. Ces derniers, en plus d’engendrer une forte mortalité de batraciens en période de migration, favorisent la fragmentation des populations et empêchent les échanges génétiques nécessaires à leur survie. Cela passe par une réflexion en amont de la création des axes routiers. 

 En forêt, des actions doivent être menées avec les gestionnaires et organisations professionnelles afin d’adapter certaines méthodes de gestion favorables à la batrachofaune. 

Les anciennes carrières, sablières et les mares temporaires sont avec les camps militaires, les derniers refuges pour le Pélodyte ponctué, espèce rare et très menacée dans la région. Leur protection est donc devenue prioritaire et urgente. Cette protection jouera aussi en faveur d’espèces comme le Crapaud calamite, l’Alyte accoucheur ou encore les crustacés d’eau douce.

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Symbolique de la grenouille

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La grenouille est utilisée à divers acceptions symboliques, dont la principale est en rapport avec son élément naturel : l’eau.

 Symbolique de la grenouille dans GRENOUILLE grenouilleDans le Chine ancienne, aujourd’hui encore au Cambodge, les grenouilles sont utilisées ou imitées pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient figurées sur les tambours de bronze, représentant la course apparente du soleil (début de la croissance du yang) parce qu’ils rappellent le tonnerre (voie de Yahvé – annonce d’une théophanie) et appellent la pluie (de nature yin, d’origine lunaire – immanente de la nature représentant la sagesse, agent fécondateur de la terre).

La grenouille est un animal lunaire qui correspond à l’eau, à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu (yang  est censée se transformer en grenouille, animal aquatique (ying) puis devenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Mais – et les différents ponts de vue ne sont pas sans rapport – la Grande Grenouille est aussi, en Inde, le support de l’univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

C’est pourquoi le nom de grenouille est parfois donné au mandala à 64 cases ; mandala (résumé de la manifestation spatiale, image du monde et représentation de puissance divine) dont on dit qu’il est le corps d’un asura vaincu.

En occident même, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps. La maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Elie l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde.

Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens modernes qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal ; ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps. Leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesse qu’il a faite à la lune. On parle de leur  ivresse, on les qualifie de Brahames du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre–mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig Veda se termine ainsi :

                               Plaise aux grenouilles lors du multiple pressurage,

                               Nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger

                               Le temps de notre vie !

La grenouille a l’habitude d’aspirer.

Au Japon l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Elle est devenue ainsi une sorte de protecteur des voyageurs.

Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante » c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. 

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La grenouille par Aigle Bleu

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

  Le mot-clef de la médecine de la grenouille est la purification.

La grenouille par Aigle Bleu dans GRENOUILLE grenouille007Le chant de la grenouille est réputé pour attirer la pluie. La médecine de la grenouille est celle de l’eau, elle nous enseigne par exemple à honorer nos larmes, qui sont le bain de l’âme. On dit que tous les rites et initiations effectués avec l’eau appartiennent à la grenouille.

 Nous sommes un peu comme le têtard, deuxième stage dans la vie de la grenouille, lorsque nous sommes un embryon dans l’utérus maternel. C’est là que nous apprenons le plus à comprendre ce que c’est que d’être dans un monde fluide.

Quand la grenouille chante, elle appelle les oiseaux tonnerre, pour qu’ils viennent nettoyer et énergiser la terre grâce aux éclairs et à la pluie.

 Lorsque nous rencontrons la grenouille ou qu’elle nous est donnée comme signe, il est temps pour nous de nous purifier, de nous renouveler et de régénérer notre âme.

Lorsque nous sommes fatigués, inquiets, frustrés, que nous nous sentons nerveux, vides, à plat, affaiblis, c’est le moment d’appeler la médecine de la grenouille, de prendre un bon bain chaud et relaxant, d’éteindre le téléphone et de prier afin que les vertus purificatrices de l’eau puissent nous apporter le pardon et le renouveau. La médecine de la grenouille va éliminer les distractions et remplacer la boue par l’énergie limpide.

 Ceux qui ont la médecine de la grenouille sont souvent des gens dont le travail consiste à purifier les environnements: maisons, commerces et autres lieux affectés par des énergies discordantes ou maléfiques.

 La grenouille est toujours la bienvenue dans nos jardins. Elle apporte une énergie qui équilibre l’élément eau dans les plantes, et bien des insectes indésirables seront mangés par la grenouille. Elle est aussi un bon baromètre de l’écologie des lieux. En observant l’absence ou la présence de beaucoup de grenouilles, nous pouvons voir si le lieu est malsain ou rempli de vitalité.

 Comme toutes les créatures que le Grand Esprit a créées, la grenouille répond à ses désirs et nous indique une médecine particulière et très importante dans nos vies, celle de la purification.

Issu du site d’Aigle bleu : http://www.aiglebleu.net/4-categorie-11273758.html

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