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Des Garennes aux clapiers

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

 

À partir du XIIIe siècle il n’est plus fait état que de lapins élevés en garennes. Celles-ci sont gérées par des nobles, et posent rapidement problème à cause de la pullulation des lapins qui s’en échappent aux alentours, et des dégâts qu’ils causent aux cultures. Des captures de régulation doivent donc avoir lieu régulièrement. À l’époque, le droit de garenne est réservé aux nobles, seuls à pouvoir chasser dans ces lieux, tandis qu’en dehors des garennes tout le monde peut chasser à sa guise.

Des Garennes aux clapiers dans LAPIN - LIEVRE garenneOlivier de Serres fait état de l’élevage du lapin en clapier en 1605 dans son Théâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs. Il établit à cette occasion les premières règles d’élevage, conseillant la mise à la reproduction juste après la mise bas, en transportant la femelle dans le clapier du mâle. En 1625, Jean Liébault précise dans L’Agriculture, Maison rustique que l’élevage en clapier est un complément de l’élevage en garenne, qui présente notamment l’avantage de multiplier les portées par lapine (pas loin d’une portée par mois contre 3 ou 4 par an en garenne). Les lapereaux nés en clapier sont par la suite destinés à alimenter la garenne en individus. Ainsi, il est conseillé d’installer les clapiers à proximité de la garenne et d’y faire des ouvertures de petite taille permettant aux jeunes d’aller et venir entre la garenne et le clapier tout en conservant les adultes à l’intérieur. Les lapins de clapier doivent être alimentés par l’homme, et sont généralement nourris avec diverses plantes comme des choux, laitues, chicorées, chardons, navets ou pois chiche, et un peu de céréales (blé, avoine). Il faut également veiller à l’époque à ce que la garenne fournisse suffisamment de fourrages pour sustenter les lapins vivant à l’extérieur. Parfois il est nécessaire d’intervenir en semant des arbustes et diverses plantes fourragères ainsi que des céréales. Toujours selon ces auteurs, une garenne bien gérée permet de produire « entre 80 et 100 douzaines de lapins par an », ce qui correspond à 20 à 25 lapins par femelle et par an, un chiffre finalement peu éloigné des réalités actuelles. La plupart des bases de l’élevage des lapins en clapiers sont établies et évolueront très peu jusqu’au XIXe siècle.

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Elevage moderne du lapin

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

 

Au début XIXe siècle, les connaissances concernant la biologie du lapin se sont quelque peu améliorées, mais il n’y a pas eu de Elevage moderne du lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Wild_black_Oryctologus_cuniculuschangements majeurs dans la production. Au cours de ce siècle, la révolution industrielle amène de plus en plus de personnes à quitter les campagnes pour venir vivre en ville comme ouvriers. Là, l’élevage du lapin en clapiers devient populaire car il demande peu de place et est facile à mettre en œuvre dans les petits jardins dont disposent les citadins. L’élevage en clapier supplante donc rapidement la garenne, malgré l’unanimité des auteurs sur la meilleure qualité gustative des lapins élevés en garenne. Certains auteurs de l’époque revoient les objectifs de production à la baisse par rapport aux préconisations des auteurs de la Renaissance. Ainsi, l’auteur belge Max Devaize conseille une mise à la reproduction à 8 mois plutôt que 5 à 6 mois, et un accouplement 3 à 5 semaines après la mise bas. La deuxième moitié du siècle voit l’apparition des premières races, selon l’idée que l’on s’en fait aujourd’hui, c’est-à-dire une certaine stabilité des principales caractéristiques morphologiques. On peut noter que la sélection qui a été opérée sur les lapins domestiques a permis d’augmenter significativement leur taille par rapport au lapin sauvage.

L’élevage de lapin prend réellement son essor au cours du XXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, l’Angleterre incite par exemple à produire des lapins en allouant une dotation au son de blé à tous les éleveurs de lapins. Puis l’entre-deux-guerres verra le développement de grandes structures, de plus de 100 lapines. Le début du siècle voit s’accélérer l’amélioration des lapins avec l’apparition de nouvelles races très productives comme le géant blanc du Bouscat, le californien ou le néo-zélandais. Une unité de recherche créée en Floride en 1928 va établir les bases de l’élevage moderne du lapin, en prônant notamment l’élevage sur grillage qui permet de limiter l’incidence de la coccidiose et l’alimentation par granulés qui fournit une ration complète en empêchant tout tri par l’animal.

Le californien et le néo-zélandais se montrent par ailleurs bien adaptés à la vie sur grillage, et ils seront à l’origine de la plupart des lignées utilisées par la suite. L’INRA va prendre le relais de ces premiers travaux de recherche en France à partir des années 1960, et elle sera rapidement suivie par les institutions des autres pays d’Europe de l’Ouest, puis par l’URSS. La Chine commence à s’intéresser à cette production plus tardivement, dans les années 1980.

La seconde moitié du XXe siècle voit le déclin des exploitations familiales au profit des exploitations spécialisées. Ce phénomène est accéléré par l’épidémie de myxomatose apparue en 1952 qui décime les lapins sauvages et des petits élevages alors que les élevages importants s’en prémunissent par une vaccination qui se révèle efficace. Durant les années 1960 et 1970, l’utilisation des cages en grillage se généralise. Elles sont désormais placées dans des bâtiments adaptés. L’accouplement post-partum est de nouveau employé à partir de cette époque. Par ailleurs l’amélioration des animaux se fait par croisements successifs et certaines exploitations se spécialisent dans la sélection des reproducteurs. Les années 1970 voient également le développement d’élevage en batterie avec des cages superposées. L’alimentation fait de grand progrès à ce même moment, puisqu’on comprend mieux les besoins en acides aminés essentiels et en fibres des animaux. L’insémination artificielle continue de se développer et elle est désormais rendue plus efficace par l’utilisation d’hormones de la reproduction permettant d’induire les chaleurs. Dans les années 1980, les saillies sont repoussées à dix jours après la mise bas et les lapines commencent à être conduites en bande. Cette conduite en bande, avec des animaux tous dans le même stade physiologique au même moment, va se confirmer dans les années 1990 grâce à la généralisation de l’insémination artificielle.

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L’élevage du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

L’élevage traditionnel du  lapin

Une des caractéristiques de l’élevage du lapin est la possibilité de chacun d’élever quelques lapins pour sa propre consommation. Cette production vivrière est très développée dans le monde, et rend difficile l’estimation de la production et de la consommation réelles de viande. Les lapins y sont souvent élevés de manière extensive. La cuniculture de loisir dite « hobbyiste » est un cas particulier de cet élevage traditionnel, cherchant avant tout à sélectionner des races pures plutôt que de nourrir l’éleveur.

L’élevage rationnel

L'élevage du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Domestic-rabbit-drinking-waterUne bonne partie de la production de lapin actuelle se fait dans de grands ateliers industriels, en particulier dans les pays industrialisés. On parle d’élevage rationnel. Les lapines sont conduites en bande, c’est-à-dire que la mise à la reproduction de toutes les lapines se fait le même jour, et donc que les mises bas sont synchronisées, tout comme les dates de sevrage et toutes les interventions dans l’élevage. Les tâches de l’éleveur sont donc bien organisées dans le temps, d’où le nom de rationnel à ce fonctionnement complètement planifié. Il est donc pleinement efficace et ce type d’atelier nécessite une main d’oeuvre limitée. Un autre avantage de ce système est d’avoir des animaux au même stade physiologiques, qui présentent des besoins alimentaires, des risques de pathologie ou des besoins d’éclairement similaires, auxquels il est facile de s’adapter précisément pour répondre parfaitement aux besoins des animaux. Par ailleurs, une proportion conséquente de ces élevages pratiquent le « tout plein – tout vide », c’est-à-dire qu’ils vident entièrement leur bâtiment à la fin du cycle de production de leurs lapines pour procéder à un vide sanitaire (désinfection complète du bâtiment qui est laissé quelques jours sans animaux pour détruire la flore microbienne).

L’élevage rationnel utilise par ailleurs les techniques modernes de l’élevage, comme l’insémination artificielle utilisée comme mode de reproduction exclusif dans la plupart des élevages.

Ces élevages, certes bien moins nombreux que les élevages traditionnels, compensent par leur taille et leur productivité. En effet, en France la très grande majorité d’entre eux comprend entre 300 et 800 lapines.

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Cycle de production du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

 

Cinq lapins serrés au fond d'une cage.Actuellement la grande majorité des élevages pratiquent la conduite en bande. Cela consiste à mettre toutes les lapines de l’élevage à la reproduction le même jour, de façon à ce que toutes les femelles de l’élevage soient au même stade physiologique, ce qui simplifie la conduite de l’alimentation, permet de faire des adoptions (les lapereaux naissent tous au même moment). Cette pratique a été rendue possible par le développement de l’utilisation de l’insémination artificielle dans les années 1980.

En élevage rationnel, la mise à la reproduction des lapines a lieu 11 jours après la naissance de la portée précédente, soit tous les 42 jours. Pour améliorer la réceptivité des lapines alors qu’elles sont en lactation, diverses méthodes sont employées comme l’usage d’hormones telles que l’equin chorionic gonadotrophin et la PGF2α, ou d’autres méthodes moins éprouvées comme le flushing alimentaire, l’adjonction de vitamines, le traitement lumineux ou la séparation temporaire de la lapine et de ses lapereaux.

Après mise bas, la lapine allaite ses petits pendant 35 jours, jusqu’au sevrage. Au sevrage, les lapines sont transférées dans une autre partie du bâtiment et mettent bas un nouveau lot de lapins quelques jours après le transfert. Pour les lapereaux restés dans l’ancienne cage de la mère, suit la phase d’engraissement (durée : 40 jours environ), pendant laquelle ils vont passer d’un poids avoisinant 900 grammes à un poids avoisinant 2,5 kg. À l’abattage, les lapins sont donc âgés de 70 à 75 jours (maternité + engraissement).

Certaines races de lapins, destinées à la commercialisation de luxe, comme l’Orylag, bénéficient de conditions d’élevage privilégiées.

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Installations d’élevage du Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Autrefois, les lapins étaient majoritairement élevés en garennes. Olivier de Serres conseille d’ailleurs à l’époque de clore celles-ci avec un mur d’environ 2,5 à 3 m de haut et 1 m de fondation, ou avec un fossé rempli d’eau de 3 m de largeur. Les garennes comportent un certain nombre d’inconvénients. Tout d’abord, les femelles . L’élevage sur le sol comporte également des risques sanitaires, puisque les déjections des animaux restent, facilitant les contaminations. Ce système nécessite un sol dur, pour empêcher les lapins de creuser et de pouvoir s’enfuir ou se terrer dans des terriers. L’élevage en plein air est encore d’usage aujourd’hui, même dans des exploitations modernes, mais pour l’engraissement des lapins. Les maternités sont quasi-exclusivement en clapiers ou cages grillagées.

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Cages et clapiers

En 1883, Morant décrit en Angleterre la cage qui porte aujourd’hui son nom. Elle consiste en une cage à fond grillagé que l’on pose sur l’herbe d’une prairie et que l’on déplace tous les deux jours environ, pour permettre aux animaux qu’elles abritent de manger l’herbe. Ces cages sont aujourd’hui à nouveau utilisées, notamment dans le cadre de la production de lapin biologique.

Traditionnellement, les lapins étaient élevés dans des clapiers. Ceux-ci peuvent être en divers matériaux : bois, ciment, fibrociment ou métal. Ils sont munis d’un plancher incliné et imperméable permettant l’écoulement de l’urine. Leur taille peut varier, mais il est généralement considéré qu’un clapier doit mesurer au moins 70 cm de largeur sur 70 cm de longueur avec 60 cm de haut. Ils doivent aussi être équipés d’abreuvoirs et de mangeoires. On trouve dans certaines fermes des clapiers en maçonnerie, solides mais souvent difficiles à nettoyer.

Bâtiments d’élevage modernes

220px-%C3%89levagemodernelapin dans LAPIN - LIEVRE, les lapins sont très majoritairement élevés dans des cages à plancher grillagé qui permettent une meilleure maîtrise sanitaire par l’évacuation immédiate des excréments. Les lapines reproductrices sont placées dans des cages individuelles d’une surface variant entre 2500 et 3 200 cm², munie d’un nid pour la mise bas. Les jeunes à l’engraissement sont quant à eux placés dans des cages collectives, avec généralement entre 2 et 10 lapins par cage avec 450 à 600 cm² disponibles par lapin. Les cages mesurent entre 30 et 35 cm de hauteur. Les bâtiments qui hébergent ces cases peuvent être de plusieurs types. On observe principalement des bâtiments classiques en dur, et des tunnels. Certains élevages sont également abrités dans des bâtiments moins spécialisés, conçus pour un autre usage et qui ont par la suite été adaptés à l’élevage du lapin.

Petit matériel d’élevage

L’équipement des éleveurs de lapins se complète par les divers petits matériels nécessaires aux soins des lapins. Parmi ceux-ci on compte notamment les mangeoires, les abreuvoirs, les râteliers à fourrage ou les boites à nid. Chacun de ses équipements peut prendre diverses formes suivant le type d’élevage. Les élevages traditionnels utilisent souvent comme mangeoires des petits récipients en poterie ou maçonnerie, confectionnés artisanalement. On trouve même des mangeoires faits à partir de boites de conserve, ou en bambou dans les régions du monde où cette plante est courante. Ces récipients ne présentent généralement pas une ouverture

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Alimentation du Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012


Alimentation du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-pellets_for_rabbitsLe lapereau tête généralement une fois par jour, le rythme de tétées dépendant surtout de la mère qui vient se positionner au-dessus de la portée pour donner accès aux tétines aux lapereaux. Il commence à consommer l’aliment de sa mère et un peu d’eau à partir de l’âge de trois semaines, lorsque sa mobilité le lui permet.

Après sevrage, les jeunes effectuent pas moins de 30 à 40 repas solides et liquides par jour, et consacrent 3 heures sur 24 à leur alimentation, contre 2 heures pour un individu plus âgé. La consommation d’eau varie surtout suivant l’alimentation, et un fourrage comportant 70 % suffit à pourvoir les besoins de l’animal. Toutefois, en l’absence de fourrage, il faut assurer d’importants apports d’eau, une lapine allaitante pouvant consommer un litre d’eau par jour. Le lapin mange préférentiellement dans l’obscurité, et plus particulièrement le soir et le matin.

En élevage, l’alimentation des lapins est souvent exclusivement composée de granulés fabriqués à partir de diverses céréales, qui permettent d’avoir une très bonne croissance et de contrôler au mieux la qualité sanitaire des produits ingérés par les animaux. Les lapines en consomment 150 à 350 g selon leur stade physiologique, et les lapereaux en engraissement 100 à 120 g. Toutefois, divers systèmes de production proposent une alimentation plus variée. Ainsi, certaines cages déplaçables permettent aux lapins de pâturer l’herbe qui poussent naturellement à la belle saison. Chez les éleveurs traditionnels, les lapins sont nourris avec du foin, des choux fourragers, des betteraves fourragères, des graines de céréales germées, des tourteaux, des pommes de terre, des topinambours, des fruits et bien d’autres aliments à disposition des éleveurs.

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Elevage pour la fourrure et les poils de Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Elevage pour la fourrure et les poils de Lapin dans LAPIN - LIEVRE lapin1L’utilisation de la fourrure du lapin s’est rapidement développée au XIXe siècle comme produit dérivé de la viande. Des marchands passent chez les particuliers collecter les peaux qui seront ensuite tannées pour produire un cuir assez souple, ou utilisées par la chapellerie pour faire du feutre. En effet, la chapellerie française consomme au début du XIXe siècle environ 15 millions de peaux par an. Les peaux argentées des lapins riches et les peaux à poil long des lapins angoras sont particulièrement appréciées. La fourrure des lapins angoras n’est plus du tout utilisée aujourd’hui, et on ne récolte plus que ses poils. Dans les années 1970, la valorisation des peaux constitue encore le bénéfice des abattoirs. Les peaux ont alors deux utilisations. Elles peuvent être utilisés dans l’industrie de la pelleterie ; les poils sont alors séparés mécaniquement de la peau, et sont filés puis utilisés pour « diluer » le poil angora, ou pour la conception traditionnelle du feutre. Le cuir est quant à lui utilisé pour fabriquer de la colle ou de l’engrais. Autrement, c’est l’industrie de la pelleterie qui valorise les peaux en les tannant et en faisant de la fourrure. Aujourd’hui, les peaux ont perdu de leur importance, à l’exception de celles produites dans certains pays d’Europe de l’Est où les fourrures permettes la fabrication de vêtements chauds pour l’hiver rude, et au cas de pays d’Asie du Sud-Est, du Maroc et du Mexique qui voient se développer un petit artisanat autour des peaux de lapin. Au cours du XXe siècle se développent les lapins rex, caractérisés par une mutation génétique qui fait qu’ils ne possèdent que du sous-poil et qu’ils ont donc une fourrure douce et soyeuse. La création d’une souche appelée Orylag par l’INRA a permis la production de cette fourrure à grande échelle et elle est aujourd’hui utilisée pour la confection de produits de luxe.

220px-Fluffy_white_bunny_rabbit dans LAPIN - LIEVRELe poil des lapins angoras, qui en raison d’une mutation génétique est particulièrement long, est utilisé par l’industrie textile comme une fibre « spéciale », de la même façon que les fibres obtenues à partir des races de chèvres spécialisées (mohair, cachemire) et de certains camélidés (lama, alpaga, vigogne, chameau). Il permet la confection de produits dits « fantaisie » ou « haut de gamme ». Le poil angora est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) et la production mondiale s’élève à environ 9 000 tonnes par an. Le principal producteur est la Chine, malgré l’arrivée récente de cette production dans le pays. La chute des prix causée par le développement de l’élevage chinois a engendré une forte diminution des élevages ailleurs dans le monde. Ces poils sont essentiellement transformés au Japon et en Italie, et les produits manufacturés sont écoulés sur les marchés japonais, allemand et américain.

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Lapin, animal de laboratoire

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Lapin, animal de laboratoire dans LAPIN - LIEVRE 220px-ExperimentalrabbitsLe lapin intéresse depuis bien longtemps les scientifiques comme modèle animal. Ainsi, dès le XVIIe siècle, des lapins sont utilisés en ophtalmologie, puis comme modèle d’investigation pour les études pharmacologiques de transfert placentaire de médicaments, métabolites et stéroïdes, sa placentation étant similaire à celle de la femme. Cet animal présente notamment les avantages d’être prolifique, de petite taille et de pouvoir être élevé dans des conditions bien maîtrisées, conditions indispensables pour en faire un animal de laboratoire. Les trois races préférentiellement utilisés par les scientifiques sont le néo-zélandais, le hollandais et le bélier. Du fait de sa bonne réponse immunologique, il peut permettre la production d’anticorps spécifiques. Il est également utilisé actuellement dans les domaines cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires, ainsi qu’en oncologie et diabétologie. C’est un modèle en approprié pour étudier l’hypertension et l’athérosclérose, bien que la souris le remplace de plus en plus dans ce secteur. Il est adéquat pour étudier l’arthrose et pour valider les nouvelles technologies d’imagerie ostéo-articulaire. La lapine a également longtemps été utilisée comme diagnostic précoce de grossesse chez la femme. En effet, les hormones particulières à la femme enceinte et présentes dans ses urines (des dérivés de la progestérone) provoquent la reprise d’activité de l’ovaire de la lapine qui se les voit injecter par intraveineuse.

220px-kaninchenkontakt dans LAPIN - LIEVREUn lapin a été pour la première fois cloné à partir de cellules adultes en 2002, performance qui a par la suite été réitérée à plusieurs reprises. Les diverses mutations que l’on rencontre dans certaines souches offrent des opportunités pour réaliser des études génétiques. Par ailleurs, on considère généralement que le lapin est plus représentatif des mammifères que la souris pour étudier le développement embryonnaire précoce, et notamment la période d’activation transcriptionnelle du génome et la gastrulation. Enfin, sa domestication tardive en fait une espèce idéale pour étudier le processus de domestication et les processus génétiques associés.

Dans le monde, ce sont environ 1,5 million de lapins qui sont utilisés comme animaux de laboratoire en 1995, ce qui reste une valeur modeste en comparaison de ceux d’autres animaux utilisés pour les mêmes fins. Les pays les plus concernés sont l’Allemagne et les États-Unis qui élèvent chacun 300 000 lapins de laboratoire. On peut d’ailleurs noter qu’aux États-Unis un élevage à vocation commerciale sur quatre est destiné à la production de lapins pour des laboratoires. Le Japon, et dans une moindre mesure les autres pays d’Europe de l’ouest, le Canada ainsi que la Chine et la Corée du Sud utilisent également des lapins comme modèles d’expérimentations. L’opinion publique n’approuve pas toujours ces expérimentations, et des mouvements se développent pour s’y opposer au Royaume-Uni et aux États-Unis, comme le Human against rabbit exploitation (HARE).

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La Mule du diable

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

Mule du diable (La)
et le seigneur Geoffroi le Mauvais (Deux-Sèvres)

(D’après « Revue de l’Aunis » paru en 1869)

par LA RÉDACTION

 

 

La Mule du diable dans ANE Sil-00722.1LOn voyait autrefois sur la rive gauche du Thoué, à peu de distance de la ville de Thouars, un château en ruines dont les sombres murailles contrastaient singulièrement avec le riant paysage qui les entourait. Ses tours éventrées, asile des corbeaux et des oiseaux de nuit, ses fossés fangeux, où les reptiles grouillaient en paix au milieu des ronces, lui donnaient un aspect des plus sinistres. Ce vieux logis féodal s’appelait le château de Marsais. A la fin du XIIIe siècle, il était habité par un seigneur cruel et batailleur, redouté de tous ses voisins. On comptait par centaines les victimes qu’il avait tuées en combat singulier. Il s’appelait Geoffroi mais le peuple avait ajouté à ce nom une épithète bien méritée : partout on le nommait Geoffroi le Mauvais.

Personne n’osait s’aventurer sur la terre de ce farouche châtelain. Un soir d’hiver il arriva quelque chose d’insolite à Marsais. Geoffroi sommeillait depuis quelques minutes au coin de son feu, lorsqu’un bruyant son de trompe se fit entendre à la porte du château. La nuit était proche. L’arrivée d’un visiteur, à pareille heure surtout, était quelque chose de si étrange que le seigneur réveillé en sursaut s’élança d’un bond, pour donner l’ordre de courir sus à l’insolent qui venait troubler son repos. Au moment où il arrivait à la fenêtre, un spectacle singulier frappa ses regards : le pont s’abaissait de lui-même et la herse se relevait devant un chevalier qui arrivait monté sur une mule noire. Les serviteurs, accourus pour barrer le passage à l’inconnu, restaient cloués sur place et s’inclinaient sans oser lever la tête.

L’apparition du personnage avait en effet quelque chose d’effrayant. Revêtu d’une armure aussi sombre que la nuit, il s’avançait lentement en étendant le bras comme pour commander le silence. Sous la visière de son casque, on voyait, à l’endroit où devaient se trouver les yeux deux lueurs éclairant d’une façon sinistre la vaste cour du château. Les yeux de la mule lançaient aussi des sortes de flammes. Parvenu en face du seigneur, l’inconnu s’arrêta et lui adressa la parole en ces termes :

« Geoffroi, je viens de bien loin pour t’offrir le combat. Jusqu’à présent tu as toujours été heureux, mais le destin se lasse de t’être favorable. Il faut enfin que tu sois vaincu ». Le seigneur lui répondit : « Je n’ai pas l’habitude de me battre avec ceux que je ne connais pas. Qui es-tu ? Montre-moi ta figure ». Et l’étranger de lui rétorquer : « Je te croyais brave : je me trompais. Si tu veux voir mes traits, viens à minuit dans la forêt, au carrefour des Trépassés. Je suis le chevalier maudit. Oseras-tu croiser le fer avec moi ? ».

Geoffroi lui répondit : « Il suffit. Tu ne saurais m’effrayer. Je me battrais avec le diable même, si je me trouvais en face de lui. A minuit, chevalier de la sombre figure, je t’enverrai rejoindre le roi des ténèbres, qui est sans doute un de tes proches ». L’inconnu se contenta de lui dire : « En attendant, tu peux faire préparer ta fosse ». A ces mots, le chevalier maudit disparut en laissant derrière lui un sillon de fumée. Malgré sa grande bravoure, Geoffroi le Mauvais n’était pas sans inquiétude. Ce sombre personnage, pensait-il, est sans doute Satan lui-même. Comment faire pour le battre ? Tout à coup une pensée lui vint : « Je le vaincrai », s’écria-t-il !

Le seigneur de Marsais croyait beaucoup au diable et fort peu à Dieu. Il avait cependant conservé, dans son château, une petite chapelle dans laquelle on célébrait quelquefois le service divin. Il se dirigea de ce coté et courut au bénitier. Il tressaillit de joie en voyant qu’il était encore à moitié plein. L’eau bénite versée dans le fourreau de son épée devait lui assurer la victoire. A minuit il arrivait au carrefour des Trépassés. L’inconnu s’y trouvait déjà. Debout à côté de sa mule, il attendait son adversaire. Suivant sa promesse, il avait le visage découvert.

L’horrible expression de ses traits ne pouvait laisser aucun doute dans l’esprit : c’était bien le souverain de l’enfer. Geoffroi se plaça en face de lui et tira précipitamment son épée. Aussitôt le diable poussa un cri de douleur ; l’eau bénite venait de frapper sa figure. Couvert de brûlures, aveuglé, il était hors d’état de se défendre. « Je suis vaincu », s’écria-t-il avec rage. « Comme preuve de ta victoire je te laisse ma mule. Prends-la sans crainte, elle te rendra de grands services. C’est une bête précieuse ; elle ne se lasse jamais et n’a pas besoin de nourriture ; il ne faut pas même lui donner à boire » Sans attendre la réponse de Geoffroi, le démon disparut. La mule était restée à la même place. Le seigneur de Marsais ne savait trop s’il devait accepter ce singulier cadeau. Il finit cependant par se décider à l’emmener.

 dans ANELe diable avait dit vrai ; sa monture était infatigable. Geoffroi s’en servit pour la reconstruction de son vieux château. Elle fut employée au transport des matériaux. Les ouvriers ne pouvaient suffire à mettre en œuvre les pierres qu’elle apportait sans trêve ni repos, le jour et la nuit. L’édifice s’élevait comme par enchantement à la grande satisfaction de Geoffroi, mais au grand effroi des paysans de la contrée. En voyant monter si vite les hautes tours du château, ces derniers se signaient et disaient tout bas que c’était une œuvre infernale.

Comme pour donner raison à leurs propos, le seigneur acheva sa construction sans relever la chapelle qu’il avait démolie. Le travail se termina pourtant sans accident et Geoffroi put s’installer dans sa nouvelle demeure. Il l’habitait depuis quelques jours, lorsqu’un soir un valet d’écurie croyant bien faire donna de l’avoine à la mule. Celle-ci, mise aussitôt en fureur, lança contre la muraille une si terrible ruade que le château s’ écroula tout entier, en ensevelissant sous ses ruines le seigneur et ses gens.

Le chevalier maudit apparut, dit-on, alors au milieu des ruines. « Je suis vengé », s’écria-t-il. Il s’élança ensuite sur sa mule, qui prit en galopant le chemin de Maranzais. On voit encore, sur le piédestal de la croix Mathon une trace de son passage. C’est l’empreinte du fer de la monture de Satan. La mule avait voulu renverser la croix en passant, mais elle n’avait réussi qu’à entamer légèrement la pierre.

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Concours et expositions de Lapins

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Concours et expositions de Lapins dans LAPIN - LIEVRE 220px-CilantroLes premiers concours dans lesquels apparaissent des races de lapins se tiennent en Europe occidentale et aux États-Unis au XIXe siècle. On peut noter que certaines races ou certaines couleurs de robe ont été spécifiquement sélectionnées pour de telles manifestations. Les standards très stricts que doivent respecter les animaux pour justifier de leur appartenance à la race qu’ils représentent contribuent à la sélection des animaux sur des critères physiques plus que sur des performances zootechniques. On peut noter qu’il n’y a pas de véritable pedigree pour les lapins de race. Les concours sont donc ouverts à tous les animaux, mais la notation des juges sur les standards de la race permet de donner l’avantage aux animaux de race pure. Les éleveurs se regroupent dans des clubs locaux, parfois voués à une race en particulier. Les expositions avicoles, auxquels les lapins participent, sont aujourd’hui courantes en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Aux États-Unis et au Canada, ces concours et expositions sont gérés par l’American Rabbit Breeders’ Association (ARBA). La principale manifestation annuelle qu’elle organise sur le plan national rassemble pas moins de 25 000 lapins venus de tout le pays. En France, c’est la Fédération française de cuniculture qui parraine ces expositions, rassemble les éleveurs et intervient dans la sélection et la sauvegarde des diverses races.

Si la production de viande n’est pas la préoccupation principale de ces éleveurs, elle accompagne irrémédiablement cette activité du fait de l’abattage des lapins non retenus comme reproducteurs pour la consommation personnelle ou pour la vente. Cette production est loin d’être négligeable, et est même la principale source de viande de lapin aux États-Unis et en Allemagne où elle représente respectivement 60 % et 50 % de la production. On estime cette production à entre 100 000 et 200 000 tonnes de viande par an. Ces éleveurs de loisir représentent par ailleurs un marché important par le biais des diverses revues qui leur sont destinées et les divers concours et foires organisés pour les rassembler. Enfin, les éleveurs de loisir permettent la sauvegarde de nombreuses races de lapins, et donc d’une vaste variabilité génétique gage des progrès futurs de la sélection, tandis que les élevages de rente n’utilisent que quelques races.

On estime en 1995 que 1 à 1,5 million d’éleveurs sont concernés par cette activité dans le monde. Cette activité de loisir connait un succès particulièrement important en Allemagne et aux États-Unis, où l’on compte 200 000 éleveurs dans chacun de ces pays. Les autres pays de l’Europe germanique sont également tournés vers ce loisir (Autriche et Suisse), ainsi que leurs voisins (Est de la France, Belgique, Pays-Bas, Italie du Nord, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Danemark). Il est également implanté avec des effectifs moindre au Royaume-Uni et au Canada.

Concours de saut

220px-kaninhoppning-king_of_joyride dans LAPIN - LIEVRELes concours de saut d’obstacles sont apparus en Suède dans les années 1970, avant de se développer à l’ensemble de la Scandinavie, puis à l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les premières règles étaient très inspirées des compétitions de saut d’obstacles pour chevaux, mais des règles plus adaptées ont par la suite été conçues au fur et à mesure du développement de ce loisir. La première fédération nationale est créée en Suède en 1995. Des compétitions locales et nationales dans les différents pays où cette pratique s’est développée permettent aux entraîneurs de gagner des prix, mis en jeu par divers groupes comme l’U.S. Rabbit Agility Association, Rabbithopping-USA, l’American Association of Sporting Events for Rabbits ou le 4-H Club.

Les records de saut sont détenus par des lapins danois : 3 m en longueur et 99,5 cm en hauteur.

Autres utilisations

Bien que le lapin de garenne ne soit pas menacé dans son aire d’origine, certaines régions ont vu la raréfaction de ce gibier à la suite d’une modification du milieu naturel et une forte pression de chasse. Quelques élevages existent donc en France et en Espagne pour fournir des lapins qui repeupleront ces régions et approvisionneront les chasses.

Les déjections produites par les lapins élevés pour la viande ou les poils sont particulièrement riches en éléments fertilisants que sont l’azote, le phosphore et le potassium. Il a été relevé qu’au XIXe siècle au Royaume-Uni la commercialisation de ce fumier était une source de revenu au même titre que la viande et la fourrure pour les élevages. Aujourd’hui, la trop forte pression de l’élevage dans les zones concernées par la production de lapin et les problèmes de fertilisation associés font de ces matières fertilisantes autant une source de problèmes que de richesse dans les pays développés. Toutefois, elles restent un moyen de fertilisation important en Afrique. Les déjections de lapins sont aussi utilisées pour nourrir les poissons de piscicultures. Cette pratique a été signalée en Chine, en Malaisie et au Cameroun.

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Le Lapin en Afrique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Le Lapin en Afrique dans LAPIN - LIEVRE 220px-Algiers_cathedral_1899L’élevage du lapin est très ancien au Maghreb, où il a été introduit par les Romains. Il s’est développé au XIXe siècle avec l’arrivée de colons français qui apprécient cette viande. Deux types d’élevage coexistent dans ces pays, comme dans la plupart des pays qui ont une longue tradition cunicole : un élevage traditionnel peu productif destiné à l’autoconsommation et un élevage rationnel avec de grandes structures. Il est difficile de donner avec précision la production de ces pays, mais on l’évalue à 30 000 tonnes en 1995, le Maroc et l’Algérie étant les deux principaux producteurs. L’introduction de la cuniculture est beaucoup plus récente en Égypte, où elle prenait d’abord la forme de petits ateliers vivriers avant de voir quelques élevages plus importants voir le jour. Elle représente 15 000 tonnes de viande produites par an.

Dans le reste de l’Afrique, l’élevage de lapins est très peu développé, voire inexistant, du fait des conditions climatiques pas toujours favorables (zones tropicales, désertiques), des traditions pastorales qui tranchent avec l’élevage en claustration de cet animal, et de l’absence du lapin des habitudes alimentaires des populations. Le lapin a généralement été introduit dans ces pays par des missionnaires européens au cours du XIXe siècle. On trouve tout de même quelques petits élevages pour l’autoconsommation, où de très rares élevages de grande taille pour approvisionner les grandes villes. Il faut toutefois noter l’exception du Nigéria (15 000 tonnes par an) et dans une moindre mesure du Ghana (5 000 à 7 000 tonnes par an), où la production s’est bien implantée et où cette viande est de mieux en mieux acceptée par les consommateurs. L’Afrique du Sud montre quant à elle une production assez proche de ce que l’on connait en Europe, avec beaucoup d’éleveurs de loisirs concourant lors d’expositions, et une consommation parfois gênée par l’idée de plus en plus forte qu’il s’agit d’un animal de compagnie.

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Le Lapin en Asie

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

La cuniculture est quasiment inexistante au Moyen-Orient, où la viande de lapin est d’ailleurs fréquemment l’objet d’interdits alimentaires. En Inde, il existe quelques élevages vivriers de petites tailles et le pays produit environ 7 500 tonnes de chair par an, ce qui et peu important au regard de la population du pays. Par contre, avec 100 tonnes produits par an, le pays se Femme portant des lapins en cage.classe parmi les plus importants producteurs de poils de lapin angora. Très peu d’informations sont disponibles quant à l’importance de l’élevage de lapins dans la péninsule indochinoise. Il semble exister toutefois en Thaïlande une cuniculture traditionnelle avec des élevages de 10 à 20 femelles et une forte autoconsommation. Les produits principaux de cette activité sont les peaux, utilisés pour la confection de petits objets par des artisans locaux. La production de viande atteint 18 000 tonnes, et une forte proportion de celle qui n’est pas auto-consommée est destinée aux restaurants pour touristes.

Une tradition cunicole remontant au XIXe siècle persiste dans les États insulaires de l’Asie du Sud-Est. Les lapins sont élevés pour fournir une alimentation protéique à la population. La production est assurée par des élevages traditionnels de 5 à 10 lapines, mais présents en très grand nombre. Les élevages de grande taille professionnels sont extrêmement rares dans ces pays. On estime ainsi qu’environ 50 000 tonnes de viande sont produites en Indonésie, 9 000 en Malaisie et 18 000 aux Philippines. En Corée du Sud, la production a fortement chuté du fait de la baisse des prix causée par l’importante production chinoise. La Corée a longtemps utilisé la peau des lapins, notamment de lapins rex, pour faire fonctionner les tanneries et pelleteries locales présentent en nombre conséquent. Introduit par les Hollandais dès 1350, l’élevage du lapin au Japon s’est révélé surtout être une production de subsistance, qui se développa pendant chacune des guerres qui marquèrent le pays. Aujourd’hui, il est très marginal, le pays important de la viande venue de Chine. Le Japon est par contre un gros importateur de peaux et surtout de poils angora, transformant 2 000 tonnes de poil par an et se classant ainsi premier transformateur avec l’Italie et premier consommateur. Il utilise par ailleurs de nombreux lapins de laboratoires pour mener des expérimentations.

La Chine est un très gros producteur de lapins, tant pour la viande (120 000 tonnes produites par an) que pour le poil (7 000 tonnes produites par an). Cette production est principalement assurée par de petits élevages traditionnels, même s’il existe quelques grosses unités de plusieurs centaines de lapins, principalement des fermes d’État. La province du Sichuan est la plus forte productrice. Elle se caractérise également par une grande popularité de la consommation de viande de lapin. La production chinoise est principalement tournée vers l’exportation. Ainsi, la Chine exporte 40 000 tonnes de viande, principalement vers l’Europe occidentale (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie), et 6 000 tonnes vers l’Italie et le Japon essentiellement.

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Le Lapin en Amérique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Le Lapin en Amérique dans LAPIN - LIEVRE 220px-Kr%C3%A1l%C3%ADk_novoz%C3%A9landsk%C3%BD_b%C3%ADl%C3%BDÀ l’échelle de la taille de ces pays, la production des États-Unis et du Canada est relativement faible. Les États-Unis ont une cuniculture qui se caractérise par la grande importance de l’élevage pour le loisir, dont la viande est un sous-produit, mais qui représente 60 % de la production du pays, qui s’élève, elle à 35 000 tonnes. À côté de ces petits élevages « hobbyistes » existent de grandes structures de plusieurs centaines de lapines. On trouve aussi de tous petits élevages familiaux destinés à l’autoconsommation dans le Sud du pays. Le lapin est aussi utilisé comme lapin de laboratoire. La production de poils n’est pas du tout développée dans le pays. Malgré des efforts importants du gouvernement pour la développer et une assez bonne popularité de sa consommation, la production de lapins reste modeste au Mexique, avec 15 000 tonnes, provenant surtout de petits élevages familiaux. Dans le reste de l’Amérique centrales et aux Antilles, la cuniculture familiale traditionnelle est assez bien implantée, et est surtout tournée vers l’autoconsommation.

En Amérique du Sud, il existe une tradition cunicole ancienne en partie liée à l’influence espagnole, de gros consommateurs de lapins. Ainsi, on trouve de nombreux élevages traditionnels et quelques plus grosses unités de production pour la chair mais aussi le poil angora. Les volumes produits restent toutefois modestes (6 000 tonnes de viande au Venezuela, 12 000 au Brésil ou 4 000 au Pérou). L’Argentine et le Chili sont spécialisés dans la production de poils angora pour l’exportation. Avec respectivement 400 et 550 tonnes de poils produits en 1995, ils se placent au 3e et au 2e rang mondiaux.

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Le Lapin Crétin

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

Le Lapin Crétin dans LAPIN - LIEVRE 230px-the-lapins-cretins-la-grosse-aventure-wii-home_titleThe Lapins Crétins : La Grosse Aventure est une comédie d’aventure, jeu vidéo d’action et d’aventure et de plates-formes développé par Ubisoft Montpellier et publié par Ubisoft. Il est sorti le 5 novembre 2009 sur Wii. Aux États-Unis, le jeu a été vendu sous le titre Rabbids Go Home.

Vivant paisiblement dans leur décharge sur terre, au milieu des humains, les lapins se voient soudain interrompus dans leurs jeux par une vision : la Lune. Fascinés par la splendeur de la « chose », ils décident de profiter de leur lieu d’habitation pour créer un « tas de trucs » tel que nommé dans le jeu.

Partant à l’aventure, deux lapins partent dans le monde des humains avec un chariot, chercher encore d’autres « trucs » pour atteindre la Lune. Ils passeront par les canalisations des égouts pour entrer en ville et découvrir une société ultra-capitaliste, véritable caricature de notre société de consommation. Au fil de l’aventure, ils seront de plus en plus pourchassés par des humains en combinaison armés de chiens.

La jouabilité du jeu a beau être simple, il est cependant très varié. Déjà, le jeu à beau être divisé en plusieurs niveaux, ce dernier est réparti en « hauteurs ». Ainsi, plus votre tas est haut, plus vous avez accès à de nombreux niveaux.

Le joueur contrôle trois lapins, l’un assis dans un chariot de supermarché et un autre le poussant. Le troisième, lui, est présent dans la wiimote et peut-être lancé sur diverses grilles ou interrupteurs avec le bouton Z pour actionner divers systèmes. Ils doivent récupérer des objets en « roulant » dessus. Chaque niveau contient un gros objet spécial à trouver.

Malgré une jouabilité très simple au départ (A pour accélérer et secouer la wiimote pour crier l’attaque « Bwaaaaaah »), les « gros trucs » à récupérer sont parfois variés et les manœuvres chamboulées. Ainsi dans certains niveaux, le joueur doit diriger un réacteur d’avion, emmener un malade sur une civière, ou encore faire la course dans un pneu. Le jeu n’est toutefois pas d’une difficulté accrue.

Doublage

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Les Lapins en humour

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

L’humour est la marque de fabrique des Lapins Crétins. Dès l’origine, Michel Ancel les qualifiait de « vicieux » et « complètement stupides ». Ils sont souvent affublés d’une ventouse à déboucher les toilettes. Leurs yeux bleus deviennent rouges et un peu fous, avec un regard divergeant, quand ils se mettent à hurler. Particulièrement bêtes, ils proposaient un humour qui tranchait avec l’esprit assez classique de la série Rayman. Cela qui leur a valu de nombreuses critiques de joueurs, qui prônaient leur disparition et le retour aux épisodes traditionnels de Rayman. Mais le succès des Lapins Crétins leur a donné droit à un nouvel opus qui leur est entièrement dédié : The Lapins Crétins : La Grosse Aventure, sur une musique originale de la Fanfare Vagabontu.

Les Lapins Crétins sont des lapins de fiction anthropomorphes, créés par Ubisoft, en tant qu’antagonistes de la franchise Rayman. Ils sont les personnages principaux des jeux vidéo Rayman contre les lapins crétinsRayman contre les lapins encore plus crétinsRayman Prod’ présente : The Lapins Crétins ShowThe Lapins Crétins : La grosse aventureThe Lapins Crétins : Retour Vers Le Passé et des personnages jouables de Rayman Kart (sur téléphone mobile). Ils font également une petite apparition dans d’autres jeux vidéo tels que Red Steel et Teenage Mutant Ninja Turtles: Smash-Up. Grâce à des vidéos parodiques et des partenariats avec les marques Renault et Coca-Cola, leur notoriété va s’accroître auprès du grand public.

Les Lapins apparaissent comme étant humanoïdes, habituellement lagomorphes blancs avec de grands yeux circulaires et une grande bouche laissant paraître deux grandes dents. Ils sont quelque part mentalement instables, et laissent souvent paraître de grandes et étranges doses d’adrénaline, durant lesquelles leurs yeux deviennent rouges et qu’ils hurlent un énorme « BWAAAAAAAH! ». Ils communiquent apparemment avec un simple charabia incompréhensible.

Les Lapins en humour dans LAPIN - LIEVREEn octobre 2010, Ubisoft et Aardman annoncent un partenariat dans le but de produire une série télévisée basée sur les Lapins Crétins et les quelques personnages de la franchise.

Les Lapins Crétins ont été créés par le Français Michel Ancel à l’occasion du développement du jeu Rayman contre les lapins crétins. Le studio de développement d’Ubisoft Montpellier cherchait des ennemis à opposer à Rayman. Dans une interview, Loïc Gounon, coordinateur chez Ubisoft à Montpellier, raconte que Michel Ancel « assistait à une réunion durant laquelle il faisait des petits dessins qui ressemblaient à une espèce de lapin avec les yeux sur le côté ». Le lendemain, les personnages sont modélisés en 3D. Ils provoquent l’hilarité dans le studio, qui décide de les conserver pour le jeu. Les premières images des Lapins Crétins sont dévoilées en mai 2006 à l’occasion du salon du jeu vidéo de l’E3.

En 2009, le constructeur automobile Renault, comme il l’avait fait avec d’autres figures de l’animation, Wallace et Gromit ou encore Les Simpson, a utilisé les Lapins Crétins afin de promouvoir un de ses véhicules. Sur internet et à la télévision, ces publicités pour le modèle Grand Scénic visent une cible familiale, grâce au ton humoristique des Lapins Crétins. On y voit notamment les animaux tester les nouveautés de cette voiture. Le partenariat entre Ubisoft et Renault est prolongé en 2010, avec une nouvelle campagne intitulée « Grand Scénic et le tour du monde crétin des Lapins Crétins », où les animaux se rendent en France, en Chine, au Brésil et au Japon.

Un deuxième partenariat, avec Coca-Cola, va conforter la reconnaissance des mascottes d’Ubisoft auprès du grand public. Souhaitant investir dans l’univers des jeux vidéo, Coca-Cola annonce fin avril 2010 un partenariat avec Ubisoft. Cette association est l’origine du lancement en juin de trois canettes de Coca-Cola Zero à l’effigie des Lapins Crétins. Sur les canettes de la boisson gazeuse, les Lapins Crétins revêtent les costumes de héros des licences Ubisoft : Sam Fisher (de la série des Tom Clancy’s Splinter Cell), Prince of Persia et Ezio (Assassin’s Creed II).

Le dernier partenariat en date, fin 2010, voit les lapins crétins associés à Motorola et son dernier téléphone mobile : Le Defy

Les Lapins Crétins sont doublés par une seule personne : Yoan Perrier, développeur chez Ubisoft. Il s’est fait remarquer par le producteur alors qu’il amusait les personnes du studio à faire une de ces voix. Dans le jeu, les voix ne sont quasiment pas retravaillées, certaines sont justes augmentées de 3 demi-tons plus aigu seulement.

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Les lapins domestiques

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

Les lapins domestiques dans LAPIN - LIEVRE 220px-Rabbit_sharing_appleLe lapin domestique est exclusivement issu d’une espèce : le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus). Son élevage, appelé cuniculture, s’est développé à partir du Moyen Âge. Son but premier est la production de viande, mais il permet également la production de poils et de fourrures. Par ailleurs, les lapins sont aujourd’hui employés comme modèles dans les laboratoires, et peuvent également devenir des animaux de compagnie, du fait de leur caractère affectueux. Diverses races ont été développées suite à la sélection par l’homme. Elles présentent une très vaste gamme de tailles et de couleurs de robe et sont chacune adaptée à un de ces usages.

Le lapin domestique est un lapin européen qui a été domestiqué. Issus du « lapin de garenne » sauvage, élevés à l’origine en semi-liberté dans de vastes espaces clos, les lapins de clapier sont de petits mammifères herbivores qui diffèrent très peu de l’espèce souche. Tout comme leur ancêtre des garennes, ils sont en effet de l’espèce Oryctolagus cuniculus, classée dans l’ordre des lagomorphes, la famille des léporidés et le genre Oryctolagus. Le lapin domestique est également caractérisé par ses fortes pattes arrières, adaptées à la locomotion par bonds, et ses longues oreilles. Ses dents poussent continuellement et lui permettent de ronger ses aliments, il pratique aussi la cæcotrophie, ré-ingérant une partie de ses crottes pour les digérer à nouveau. C’est un animal social mais très territorial. Il peut être docile, voire affectueux vis à vis des hommes, s’il est habitué jeune à leur compagnie. Il existe plus de 100 races de lapins domestiques recensées au début du XXIe siècle, toutes descendent du lapin européen qui a été domestiqué au Moyen Âge en Europe occidentale : une époque relativement récente comparée avec d’autres animaux domestiques.

220px-bundesarchiv_bild_183-2005-0626-510_berlin_frau_beim_kaninchenfttern dans LAPIN - LIEVRELe lapin domestique est particulièrement prolifique et donne naissance à des portées nombreuses à de faibles intervalles de temps, notamment dans les élevages à vocation commerciale. Facile à élever bien que relativement fragile, il est d’abord destiné à l’approvisionnement en viande, mais aussi en fourrure et en poils grâce à l’apparition des lapins angoras. Il est aujourd’hui utilisé comme animal de laboratoire et c’est devenu un animal de compagnie (NAC) populaire, au point de donner lieu à l’organisation de concours raciaux ou bien de saut. Les très nombreuses races de lapins ont été créées à la faveur de la sélection effectuée par l’homme afin de les adapter aux divers usages précités.

Le lapin est, de manière générale, un animal qui a fortement marqué la culture en raison de sa douceur et de sa prolificité, symbole lunaire de fertilité. Il est de nos jours principalement associé à l’univers enfantin.

Le lapin domestique est issu du lapin de garenne, et reste donc très proche de cette espèce qui forme son ancêtre sauvage. L’aspect extérieur des lapins domestiques peut toutefois varier considérablement selon les races sélectionnées par les éleveurs, et l’animal se démarquer du lapin de garenne tant par sa taille, puisqu’il existe des races dites naines ou géantes, que par sa fourrure, puisque le lapin domestique peut arborer des poils plus ou moins longs ainsi que des coloris variés.

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Constitution du Lapin

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

L’aspect général du lapin, tout comme son poids et sa taille, dépendent de sa race. Ainsi, certains sont plutôt élancés comme le lièvre belge quand d’autres ont un port plus ramassé comme le bélier français. De même le corps peut être cylindrique, conique ou convexe, et on trouve des lapins nains comme des races dites géantes. Le poids du lapin se situe généralement entre 0,5 et 8 kg. La tête est pourvue de nombreux poils tactiles appelés vibrisses. Elle est surmontée de deux oreilles placées sensiblement vers l’arrière, qui lui sont reliées par une solide attache cartilagineuse. Ces oreilles sont recouvertes de poils très courts.

 

Constitution du Lapin dans LAPIN - LIEVRE lapin-f-300x204

Leur taille et leur port varient grandement suivant la race : si elles se dressent souvent sur la tête, elles sont au contraire pendantes chez le lapin bélier. Le pavillon est bien irrigué par la circulation sanguine. La lèvre supérieure de la bouche du lapin est fendue en deux pour former le bec de lièvre. Le museau est formé d’un rhinarium, situé juste au-dessus de la bouche et formant une zone glabre en Y. Le philtrum, barre verticale traversant de haut en bas la lèvre supérieure et formant la base du Y, est surmonté des narines qui s’ouvrent en oblique pour constituer les branches du Y. La peau avoisinante peut recouvrir la zone glabre et oblitérer les narines. Les yeux, placés de part et d’autre de la tête, disposent de trois paupières. Deux d’entre elles ont un mouvement vertical, sont munies de cils et recouvertes de poils à l’extérieur. La troisième, dite paupière nictitante, est située entre le globe oculaire et les deux précédentes et ne recouvre qu’un tiers de la surface de l’œil, dans l’angle interne de l’orbite. Le front est plutôt large, le chanfrein plus ou moins courbé et les joues sont bien remplies.

Certaines lapines portent un fanon, formant un bourrelet sous leur menton, qui joue notamment un rôle de réserve graisseuse. Chez les mâles, on observe une légère excroissance de glande et de peau qui borde le menton appelée bouton.

 dans LAPIN - LIEVRELa tête est rattachée au tronc par un cou très court et musclé, et peu perceptible. Ce tronc se caractérise par une ligne dorsale régulière, plus ou moins incurvée, et de largeur homogène sur toute sa longueur, même si le râble présente une masse musculaire un peu plus importante. La région pectorale est ample et ne laisse pas transparaître de saillie sternale. Les épaules sont resserrées et proches du corps. Elles se prolongent par des membres antérieurs courts se terminant par cinq doigts, armés chacun d’une griffe longue et arquée, non rétractile. La voûte plantaire n’est pas munie de coussinet mais est recouverte d’une fourrure particulièrement grossière. Les pattes postérieures sont plus longues et ne portent que quatre doigts, également munis de griffes. Elles sont bien charnues, et surmontées d’une croupe arrondie. À la base de cette dernière, on trouve la queue, de longueur moyenne et généralement plaquée contre le corps de l’animal. Comme les autres membres de la famille des Leporidae, le lapin ne dispose pas de glandes sudoripares. Toutefois, les glandes alvéolaires de type sébacé sont abondantes. Les différentes glandes tégumentaires spécialisées présentes chez le lapin sont les glandes paraproctodéales, qui s’ouvrent dans le rectum, les glandes inguinales, des glandes sébacées qui s’ouvrent dans une invagination en forme de sac, les glandes préputiales (chez le mâle) et clitoridiennes (chez la femelle), les glandes sous-mandibulaire, localisée en arrière de la lèvre inférieure et qui permettent aux lapins de marquer leur territoire, et la glande pigmentaire, composée d’un amas de glandes sébacées et située à l’extrémité du museau.

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Nature du Lapin

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2012

 

Excepté le cas des races naines, les mâles et les femelles se distinguent par leur allure générale. Les mâles ont généralement une tête plus large, un thorax plus développé et des membres plus épais présentant une musculature bien apparente, quand les femelles présentent une tête plus fine, un corps plus allongé et une ossature plus légère. Le bassin est toutefois un peu plus large chez ces dernières. Un fanon est parfois visible chez la femelle tandis qu’il est quasi inexistant chez le mâle.

Squelette

Nature du Lapin dans LAPIN - LIEVRELe lapin, comme tous les mammifères, possède 7 vertèbres cervicales, dont les deux premières, l’atlas et l’axis, jouent un rôle primordial dans la rotation de la tête. La colonne vertébrale se poursuit par 12 vertèbres thoraciques qui portent les 12 paires de côtes, dont seules les 9 premières sont reliées au niveau du sternum tandis que les 3 dernières sont dites « flottantes ». Les vertèbres lombaires sont au nombre de 7, et précèdent le sacrum composé de 4 vertèbres sacrées soudées entre elles. Il porte les os du bassin. Enfin, la colonne se termine par 15 vertèbres coccygiennes, dont les dix dernières forment la queue de l’animal.

Les os des membres antérieurs du lapin comportent une clavicule rudimentaire, un humérus qui a la particularité de posséder un grand orifice au niveau de la fosse coronoïde, un radius et une ulna (l’ancien cubitus) qui sont en contact sans qu’il n’y ait fusion. Dans les membres postérieurs on trouve le tibia et la fibula qui ont fusionné dans leur moitié distale. Le lapin se caractérise par des métatarsiens très développés, conséquence d’une adaptation au saut. Les pattes postérieures n’ont que quatre doigts contre cinq pour les antérieures.

Le squelette du lapin est plutôt fragile, et ne représente que 8 % du poids total de l’animal. Par contre, les muscles sont bien développés.

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La digestion du lapin

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe lapin domestique possède 28 dents, réparties de la manière indiquée sur la formule dentaire. Les incisives sont dites à racine ouverte, ce qui signifie qu’elles poussent durant toute la vie du lapin qui les use en rongeant. Elles ont une forme légèrement courbée, et une table d’usure en biseau. La présence de deux paires d’incisives à la mâchoire supérieure permet de classer le lapin dans l’ordre des lagomorphes et de le différencier des rongeurs. Le lapin n’a pas de canines et ses incisives sont séparées de ses molaires, elles aussi dépourvues de racines, par un espace édenté. Les dents de lait que possèdent les lapereaux (incisives et prémolaires) tombent après environ 18 jours de vie, et sont très rapidement remplacés par les dents définitives.

L’intégralité du tube digestif d’un lapin adulte mesure 4,5 à 5 mètres. Après avoir traversé l’œsophage, les aliments arrivent dans l’estomac qui représente à lui seul 40 % du système digestif du lapin. On peut noter qu’il n’y a jamais de reflux de l’estomac vers la bouche chez le lapin. Dans l’estomac, les aliments sont soumis à un milieu acide, dans lequel la paroi stomacale excrète de l’acide chlorhydrique et de la pepsine, et ils commencent à être dégradés, avant d’être dirigés vers le duodénum, la première partie de l’intestin grêle. Là, les enzymes produites par le pancréas vont continuer à dégrader les aliments et les nutriments vont être absorbés par la paroi de cette première partie de l’intestin grêle, qui se poursuit par le jejunum et l’iléon. Le cæcum du lapin est particulièrement important en taille, puisque c’est ici qu’ont lieu les diverses fermentations qui permettent au lapin de digérer les fibres végétales. Les diverses bactéries présentes dans cet organe produisent au cours de ces fermentations des acides gras qui seront ensuite absorbés par les parois du cæcum et du gros intestin. Il s’agit principalement d’acide acétique, d’acide propionique et d’acide butyrique. Les bactéries cæcales synthétisent également de la thiamine (vitamine B1).

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Reproduction du lapin

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2012

 

Mâle

Reproduction du lapin dans LAPIN - LIEVRELes testicules du lapin sont de forme ovoïde et se trouvent dans des sacs scrotaux ouverts sur la cavité abdominale, ce qui permet aux mâles de rentrer leurs testicules par l’action du muscle crémaster lors de combats avec d’autres mâles, d’une bagarre avec une femelle ou s’ils sont effrayés. Les testicules gagnent les sacs scrotaux alors que le lapin est âgé de deux mois. Ils sont assez volumineux chez l’adulte et se tuméfient au moment de l’accouplement. À chacun des testicules est accolé un épididyme, qui permet la maturation des spermatozoïdes et leur transport vers le canal déférent. Les canaux déférents permettent d’acheminer les spermatozoïdes vers le canal uro-génital. Celui-ci est bordé de diverses glandes annexes parmi lesquelles on trouve notamment les vésicules séminales bilobées entre le rectum et la vessie, la glande vésiculaire, la prostate, les glandes paraprostatiques et la glande bulbo-urétrale ou glande de Cowper.

Le pénis est dirigé vers l’arrière au repos mais se porte vers l’avant en érection. Il est dépourvu de gland et mesure 3 à 5 cm. Deux glandes préputiales, localisées juste en arrière du pénis, sécrètent une substance odorante qui joue un rôle dans le déclenchement de l’ovulation de la femelle.

Femelle

220px-Domestic-rabbit-Leo-front-0a dans LAPIN - LIEVRELes ovaires de la lapine sont ovoïdes et mesurent 1 à 1,5 cm. Ils se trouvent dans la cavité abdominale, juste en arrière des reins. Sous chacun d’eux, on trouve le pavillon qui, avec l’ampoule et l’isthme, constituent l’oviducte, long au total de 10 à 16 cm. L’utérus est divisé en deux cornes, chacune mesurant 7 cm de longueur et débouchant sur le vagin par un conduit cervical. Les cornes sont réunies en un seul corps au niveau de leur partie postérieure, mais elles ne communiquent pas entre elles et ont donc deux cols distincts, de 2 cm chacun. Le vagin est long de 6 à 10 cm. L’urètre s’ouvre dans le vagin au niveau du vestibule vaginal, où l’on trouve les glandes de Bartholin et les glandes préputiales. Le clitoris est particulièrement développé et mesure 2 à 3 cm. L’urètre s’ouvre dans le vagin au niveau du vestibule vaginal, où l’on trouve les glandes de Bartholin et les glandes préputiales. Le clitoris est particulièrement développé et mesure 2 à 3 cm. Le ligament large, attaché à la colonne vertébrale, soutient l’ensemble de l’appareil reproducteur.

Le nombre de tétines fonctionnelles est variable chez la lapine. Il a notamment été accru par la longue sélection sur la prolificité des animaux. On rencontre sur la partie ventrale deux rangées de 4, 5 voire 6 mamelles. Ainsi, le nombre total de mamelles fonctionnelles peut être pair (8 ou 10 tétines) ou impair (9, ou plus rarement 11 tétines). Chaque tétine est munie de 5 à 6 canaux évacuateurs et dispose d’une glande mammaire séparée. Le cas de lapines possédant 12 tétines a été récemment signalé. Quel que soit leur nombre, on trouve systématiquement une paire de tétines axillaires localisées entre les pattes avant, au niveau des 7e et 8e côtes, et une paire de tétines inguinales situées entre les cuisses. Les variations concernent donc les paires de tétines ventrales, auxquelles les lapereaux ont le plus facilement accès.

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