Le lapin domestique

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2012

 

Il a la particularité de pratiquer la cæcotrophie, c’est-à-dire qu’il réingurgite certaines de ses crottes, les crottes molles. Ce Le lapin domestique dans LAPIN - LIEVRE 290px-romerolagus_diazi_dispale_001comportement est permis par la variation du fonctionnement du côlon proximal au cours de la journée. Le matin, les boules de contenu cæcal qui rejoignent le côlon sont enrobées d’un mucus produit par les parois coliques. Elles sont évacuées par la suite sous forme de grappes allongées : ce sont les cæcotrophes dites également « crottes molles ». Le restant de la journée, les crottes sont « essorées » dans le côlon lors de contractions de sens alterné qui refoulent les petites particules et la fraction liquide vers le cæcum. Les grosses particules sont évacuées par l’anus et forment les « crottes dures ». Ces dernières s’accumulent dans les litières, tandis que les premières sont récupérées par le lapin dès leur excrétion.

Les cæcotrophes contiennent des bactéries et des résidus alimentaires non dégradés, ainsi que quelques résidus des diverses sécrétions digestives. L’intérêt nutritionnel de leur consommation est essentiellement lié aux nombreuses bactéries qu’elles contiennent. Celles-ci sont en effet riches en protéines, mais surtout en vitamines hydrosolubles (B et C). Dans des conditions d’alimentation normales, la cæcotrophie permet de fournir 15 à 25 % des apports en protéines et la totalité des vitamines B et C à un lapin sain.

Le jeune lapereau commence à développer ce comportement à partir de l’âge de trois semaines, c’est-à-dire quand il se met à consommer des aliments autres que le lait maternel.

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